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LYON DEMAIN Gérald BOUCHON
Domorrow finance et accompagne la transition écologique et sociale
À Lyon, le fonds de dotation Domorrow soutient depuis plusieurs années des associations engagées dans la transition écologique et sociale. Mais son action ne se limite pas à un simple apport financier. Pour les structures accompagnées, Domorrow joue aussi un rôle de partenaire, capable d’aider à franchir un cap.
C’est ce que souligne Caroline Sabah, directrice d’Arthropologia. L’association, engagée autour de la préservation des pollinisateurs, bénéficie depuis plusieurs années de l’appui du fonds. Un soutien qui a permis « de nous structurer, de recruter et d’accompagner le changement d’échelle », explique-t-elle.
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Au-delà de l’argent versé, Arthropologia met aussi en avant l’accompagnement proposé par Domorrow : échanges réguliers, regard extérieur sur les projets, rencontres avec d’autres associations, ou encore financement d’un coach pour accompagner une réorganisation interne. « Ce n’est pas seulement un mécène qui finance, c’est vraiment un partenaire qui nous aide à grandir », résume Caroline Sabah.
Cette confiance accordée par Domorrow a aussi joué un rôle de levier. En quelques années, Arthropologia a considérablement augmenté la part du mécénat dans son budget, passant d’environ 2 000 euros en 2021 à plus de 350 000 euros aujourd’hui. Un développement facilité, selon sa directrice, par la crédibilité apportée par le soutien du fonds.
De son côté, Nicolas Depoorter, délégué général de Domorrow, insiste sur la méthode de sélection des projets. Le fonds dit recevoir de nombreuses sollicitations et s’appuie sur des expertises extérieures pour faire ses choix. Les dossiers sont instruits par l’équipe opérationnelle, puis examinés en comité avec des administrateurs et des spécialistes des sujets concernés.
Domorrow concentre aujourd’hui son action autour de trois grands axes. Le premier concerne l’agriculture durable et l’alimentation, une thématique portée depuis l’origine. Le deuxième, baptisé « société durable », vise des associations qui interrogent les règles, les institutions ou les cadres de vie, notamment à travers le plaidoyer. Enfin, un troisième axe, plus récent, porte sur la santé et le soutien aux aidants familiaux.
Le fonds est également impliqué dans un autre projet lyonnais d’envergure : la rénovation du chalet du Parc de la Tête d’Or. Un lieu qui doit mêler restauration responsable, sensibilisation aux enjeux de transition et accueil du grand public.
Au-delà du financement, Domorrow entend ainsi aider des projets de terrain à gagner en solidité et en ampleur, pour inscrire leurs actions dans la durée.
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LE 1/4H LYONNAIS | jeudi 18 juin 2026
12:53|ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce jeudi 18 juin 2026Le département du Rhône et la métropole de Lyon passent en vigilance orange canicule à partir de ce jeudi midi. Météo-France annonce un coup de chaud brutal avec un pic à 40 degrés dimanche.Le préfet Étienne Guyot appelle à la plus grande vigilance, en particulier pour les personnes âgées, les enfants et les personnes isolées. Les consignes sont claires : mouillez-vous le corps, buvez de l'eau, évitez l'alcool et évitez les sorties aux heures les plus chaudes.Malaise social à la mairie d'Oullins-Pierre-Bénite. Nouvelle action demain à l'appel de la CGT pour contester la fermeture de la cuisine centrale à la rentrée.Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a transmis ses priorités à la Métropole. Parmi ses doléances : le projet Rive Droite, plus de moyens pour la propreté, l’expérimentation d’un métro nocturne 24h/24, mais aussi l'abandon définitif du projet de métro E. Véronique Sarselli assure étudier le document, mais rappelle que Lyon n'est « pas le centre du monde ». C’est un premier anniversaire réussi pour la navette fluviale Navigône. Avec déjà près de 200 000 passagers séduits entre Vaise et Confluence, Le service passe à la vitesse supérieure. Deux nouveaux catamarans 100 % électriques, baptisés « Le Canut » et « La Soyeuse », entrent en serviceDécarboner ses déplacements : c'est possible même quand on est artisan. Le deuxième épisode du podcast "Programme Marguerite" nous conduit chez Damien Dumas, ébéniste à Brindas. Pour entrer plus facilement dans la ville, il a fait l'acquisition d'un vélo cargo Fends la BiseNos invités : Damien Dumas, ébéniste, et Maxence Sarazin, dirigeant de Fends la BiseAujourd'hui, la place de la République se mobilise pour sauver des vies. En amont de la Journée nationale du 22 juin, les HCL, la Ville, l’Université Lyon 1 et le collectif Greffes + lancent la deuxième édition de « l’Appel au don ». Objectif : briser les tabous autour du don d’organes et de tissus. Terrible série pour l’OL. Un an, jour pour jour, après le décès de Bernard Lacombe, trente-cinq jours après celui de Fleury Di Nallo... Et neuf jours après avoir dit adieu à Bryan Bergougnoux, le club lyonnais annonce la mort d’Eric Roy, décédé d’un cancer, à 58 ans
LE 1/4H LYONNAIS | mercredi 17 juin 2026
14:25|ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce mercredi 17 juin 2026« La Capitale de la Résistance ne peut rester associée à une nation qui bafoue le droit international. » : le groupe La France Insoumise met la pression sur le maire écologiste, Grégory Doucet pour qu'il acte la rupture du jumelage avec Beer-Sheva, L'opposition municipale explose après les révélations visant le directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, Roman Abreu, visé par une plainte pour viol, mais présumé innocent. désormais trois groupes sont constitués. Un élu claque la porte de "Coeur Lyonnais" pour siéger en non-inscrit.La CGT appelle à un rassemblement militant ce vendredi midi devant le siège social du groupe SEB, à Écully. Au cœur de la colère : la pollution aux PFAS. Le syndicat dénonce un climat lourd et une répression de la direction envers ceux qui ont alerté sur les risques sanitaires. À Lyon, la justice donne raison à des militants antipub. Quatre activistes ont été relaxés hier par le tribunal correctionnel.Alerte à la cybersécurité dans la région. L'Académie de Lyon a été victime d'un piratage massif visant l'application Affelnet, le « Parcoursup » des collégiens. 61 000 fiches d’élèves de troisième ont été compromises... Le festival international des arts de la rue, Les Invites de Villeurbanne, fait son grand retour pour une 19e édition qui s'annonce déjà historique. Cette édition 2026 pousse le curseur de l'implication citoyenne encore plus loin.Notre invitée : Pauline Diaz, adjointe à la Culture et aux Droits CulturelsC’est désormais officiel : Caroline Weir portera les couleurs d’OL Lyonnes pour les trois prochaines saisons.
Canicule et animaux : des précautions indispensables...
04:14|Lorsque les températures grimpent et que les alertes canicule se déclenchent, nos animaux de compagnie sont en première ligne. Moins armés que nous face aux vagues de chaleur, les chiens, chats et nouveaux animaux de compagnie (NAC) risquent le coup de chaleur, une urgence vétérinaire absolue. Comment les protéger efficacement ? Quels sont les gestes à bannir et les signes d'alerte ? Le point sur les précautions indispensables avec les conseils d'experts du secteur animalier.Contrairement aux humains, les chiens et les chats ne transpirent presque pas. Ils régulent leur température corporelle principalement par le halètement. Ce mécanisme entraîne une perte d'eau rapide par évaporation, ce qui augmente considérablement le risque de déshydratation.Multipliez les points d'eau : disposez plusieurs gamelles dans la maison et sur le balcon/jardin, à l'ombre.Renouvelez l'eau régulièrement : L'eau doit être fraîche, mais jamais glacée, pour éviter les chocs thermiques ou les troubles digestifs.L'astuce pour les chats : Les félins préfèrent souvent l'eau en mouvement. Une fontaine à eau peut les inciter à boire davantage durant les fortes chaleurs.Adapter le rythme des sorties (et attention au bitume brûlant !)Pendant la canicule, l'activité physique de votre animal doit être réduite au strict minimum. Les longues séances de lancers de balle ou les joggings avec votre chien sont à proscrire.Le bon timing : Sortez votre chien tôt le matin (avant 8h) et tard le soir (après 21h), lorsque l'air est plus respirable. En journée, contentez-vous de courtes sorties hygiéniques à l'ombre.Le test du bitume : Le goudron stocke la chaleur et peut atteindre plus de 50°C en plein soleil, provoquant de graves brûlures aux coussinets. Posez le dos de votre main sur le bitume pendant 7 secondes. Si c'est trop chaud pour vous, c'est trop chaud pour les pattes de votre chien. Privilégiez l'herbe et les zones ombragées.Ecoutez le podcast et l'interview de Théo Noguer, vétérinaire et directeur de l'association Solivet
LE 1/4H LYONNAIS | mardi 16 juin 2026
10:49|ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce mardi 16 juin 2026Cinq jours après la déflagration politique, l'enquête s’accélère à Lyon. Suite au dépôt d’une plainte mi-mai pour viol aggravé visant le communicant Roman Abreu, les premières auditions ont débuté cette semaine....Charles-Franck Levy, conseiller municipal du 8e arrondissement et ancien proche de Gérard Collomb, reprend les rênes du groupe Cœur Lyonnais à la Ville de Lyon. Dont il ne reste que 10 aficionados de Jean-Mivhel Aulas, lui-même en retraitDes moustiques pour combattre les moustiques… C’est l’arme insolite qui séduit l’Est lyonnais pour combattre le moustique tigre. Une méthode écologique : le lâcher de moustiques mâles stériles, fournis par la start-up Terratis. Dès midi ce mardi, le département du Rhône passe en alerte jaune canicule On attend 33 degrés aujourd'hui, avant une escalade étouffante : 37 degrés vendredi, et un pic irrespirable ce week-end pouvant frôler les 40 degrés lundi prochain.Face aux vagues de chaleur, nous adoptons tous les bons réflexes : de l'eau fraîche, de l'ombre et ventilo à fond. Mais qu’en est-il de nos compagnons à quatre pattes ? Chiens, chats, mais aussi nouveaux animaux de compagnie : eux aussi souffrent de la canicule. Parfois bien plus que nous...Notre invité : Téo Noguer, vétérinaire et directeur de Solivet, une association qui œuvre pour le soin des animaux des plus démunis. Colère dans les cuisines des Hospices Civils de Lyon. Le syndicat CGT appelle les personnels de l’Unité Centrale de Production Alimentaire à faire grève ce vendredi 19 juin.C’est une véritable bouffée d'oxygène dans un secteur pourtant miné par la morosité. Kem One a trouvé un accord de principe avec ses partenaires financiers pour effacer... 80 % de sa dette nette. Oubliées les fermetures de Jennyfer ou de Gibert Joseph en 2025. Malgré le départ récent de Boulanger fin mai, le centre commercial Carré de Soie affiche une santé de fer avec seulement 4 % de vacance, bien loin de la moyenne nationale. Cet été, quatre nouvelles enseignes débarquent....Avec le retour des beaux jours, ils illuminent nos soirées, mais pas toujours de manière légale. La préfecture du Rhône tape du poing sur la table face à la multiplication des feux d'artifice sauvages. Et rappelle les règles...
Printemps de Pérouges : entre légendes du rock et révélations pop
11:18|À l’aube de souffler sa 30ème bougie, le festival du Printemps de Pérouges s’apprête à faire vibrer la plaine de l’Ain dès le 23 juin 2026. Entre une programmation XXL portée par l’icône planétaire Lenny Kravitz, un virage écoresponsable affirmé et un engagement social sans précédent, Marie Rigaud, fondatrice et directrice, nous dévoile les coulisses de l'édition 2026.Le compte à rebours est lancé. Dans quelques jours, les balances résonneront et les projecteurs illumineront un domaine particulièrement cher au cœur des Lyonnais. Pour sa cuvée 2026, le Printemps de Pérouges pose à nouveau ses valises dans un écrin d’exception : le parc de la maison d’enfance d’Antoine de Saint-Exupéry, situé sur la commune de Saint-Maurice-de-Rémens, à deux pas d'Ambérieu-en-Bugey...Un cadre enchanteur et une histoire de femmes« Nous avons la chance d’être sur un site très inspirant, très bucolique, très rural, les pieds dans l’herbe et dans le vert », confie Marie Rigaud avec un enthousiasme communicatif. Ce lieu historique, marqué par l’âme de l’auteur du Petit Prince, confère au festival une "vibration" immédiate que les festivaliers ressentent dès l'entrée.Porté par une structure associative loi 1901, le festival a su préserver au fil des décennies un esprit de famille et de proximité unique, qui transparaît dans la qualité de son accueil.Un festival autofinancé à... 97 %Dans un paysage culturel dépendant souvent de subventions, le modèle économique du Printemps de Pérouges force le respect. L’association s'autofinance en effet à près de 100 %, ne s’appuyant que sur un infime 3 % de subventions publiques pour son édition 2026.Ce tour de force repose sur un maillage territorial ultra-serré et des partenariats privés fidélisés depuis près de 30 ans, combinés à une billetterie populaire et solide. Preuve de cet ancrage et de la ferveur locale, le festival bat cette année son record historique avec 522 demandes de bénévoles survoltés pour encadrer l’événement.Printemps de Pérouges : un événement solidaireCette réussite financière ne détache pas le festival de ses valeurs de partage. Bien au contraire, l’édition 2026 marque un engagement solidaire majeur. Marie Rigaud a pris l'initiative personnelle de se rapprocher des têtes de réseaux caritatives locales et départementales (Secours Populaire, Secours Catholique, les Restos du Cœur, ou encore l'association locale La Rénovrie) afin de leur offrir des billets gratuits.Éco-responsabilité : le festival "fait sa part"Interrogée sur l’impact écologique inhérent aux grands rassemblements musicaux, la directrice refuse de pratiquer la langue de bois : « Organiser des concerts de plus en plus spectaculaires, cela n’a rien d’écolo en soi. On met du son, de la lumière, et c’est ce que le public demande pour vivre un moment d'exception. Néanmoins, comme le colibri, nous faisons notre part avec nos moyens. »Sur le terrain, les actions écolos sont très concrètes. D'abord une incitation forte au covoiturage, un éclairage scénique 100 % LED, des groupes électrogènes verts et des toilettes sèches, Infrastructures et habillage du site intégralement démontables, réutilisables et recyclables.Grâce à un partenariat fort avec GRDF, le festival affichera d'ailleurs chaque soir avec une transparence totale le tonnage exact de ses déchets triés et retraités.Six soirées d'anthologie : la programmation 2026 décryptéeCôté scène, l’alchimie s'annonce grandiose avec six soirées thématiques fortes, mêlant légendes internationales, monstres sacrés nationaux et pépites de la nouvelle génération actuelle. Avec Lenny Kravitz en ouverture. Attendu de pied ferme depuis des années par les sœurs Rigaud, l'interprète de Are You Gonna Go My Way promet une soirée d'ouverture mémorable.Suivront Magma & The Australian Pink Floyd Show , Jean-Louis Aubert, Christophe Maé, Théodora, Louane ou encore Mentissa Pour réserver vos places, rendez-vous sur le site officiel du festival : festival-perouges.org.
LE 1/4H LYONNAIS | lundi 15 juin 2026
15:47|ECOUTEZ LE 1/4H LYONNAIS Toute l'actualité de ce lundi 15 juin 2026Nouvelle mobilisation ce soir contre les violences faites aux enfants. À l’appel de différents collectifs, un rassemblement est prévu à 19 heures sur le parvis des 24 colonnes... Une semaine après un premier hommage qui avait réuni des milliers de personnes suite à la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans.Métropole de Lyon : la présidente LR, Véronique Sarselli, a officiellement retiré leurs délégations à trois de ses vice-présidents : Jean-Michel Aulas, Emmanuel Imberton et Laure Cédat Une sanction qui fait suite aux révélations d'une plainte pour viol par soumission chimique visant un ex-conseiller politique, Roman Abreu, toujours présumé innocent.A la Ville de Lyon, Jean-Michel Aulas, chef de file de Cœur Lyonnais, a choisi de se mettre en retrait. Idem pour Laure Cédat. De nombreux élu.e.s ont aussi fait le choix de quitter le groupe "Coeur Lyonnais".Le Collectif des lycées en éducation prioritaire a déposé un préavis de grève pour ce premier jour du bac. Colère chez les policiers municipaux de Villeurbanne... Vendredi matin, une vingtaine d’agents se sont rassemblés dans l'hôtel de ville pour dénoncer une grave pénurie de personnel. Manifestation vendredi devant les Prud’hommes de Lyon. Au coeur de la colère : l’instauration d’un timbre fiscal de 50 euros pour pouvoir saisir la justice de proximité ou les Prud'hommes. Pour les syndicats, cette mesure pénalise les plus précaires. La 29eme édition du Printemps de Pérouges débute le 23 juin au Château de Saint-Maurice de Rémens. Au total, 6 soirées et de très belles affiches...Marie Rigaud, organisatrice du Printemps de Pérouges, est notre invitéeTour Auvergne-Rhône Alpes : Paul Seixas, tombé lourdement samedi, a abandonné pendant la dernière étape. L'épreuve s'est terminée hier avec la victoire du Mexicain Isaac Del Toro, qui empoche une deuxième étape et le général final.
Bonjour Néo : le vélo électrique Vefaaultra-pratique à moins de 2000 euros
09:05|Le constructeur lyonnais Vefaa frappe un grand coup sur le marché du vélo à assistance électrique (VAE) urbain. Avec son tout nouveau modèle, le Vefaa Bonjour Néo, la marque propose un vélo électrique à courroie, ultra-confortable et assemblé en France pour seulement... 1 999 €. Un positionnement ultra-compétitif qui vise à démocratiser le VAE au quotidien sans aucun sacrifice.Un vélo électrique conçu pour les "Néo-pratiquants"Le marché des vélos électriques urbains est en pleine expansion. Mais le prix et la complexité de l'entretien freinent encore de nombreux usagers. C’est en partant de ce constat que Vefaa a développé la gamme Néo.Roc Argiles Baro, fondateur de Vefaa, explique le choix de ce nom évocateur lors de notre interview.« Néo parce qu’on est une marque qui est destinée aux "néo-pratiquants". Donc ceux qui veulent se mettre au vélo pour la première fois. Et un point important, c’est d’avoir un vélo qui soit très facile d’utilisation et qui nécessite le moins d’entretien possible. »Pour séduire ce nouveau public, la marque mise sur un mot d'ordre : la simplicité d'usage. Terminés les déraillements et les mains couvertes de graisse. Le Vefaa Bonjour Néo démocratise la transmission par courroie, en lieu et place de la traditionnelle chaîne de vélo.« C’est un produit qui ne va pas dérailler, qui ne nécessite pas d'entretien. Et qui vous permet de faire 3 à 4 fois plus de distance que sur une chaîne classique », souligne le fondateur.L'assistance intelligente sans vitesse : comment ça marche ?L'une des grandes forces du Bonjour Néo réside dans son minimalisme mécanique combiné à une grande intelligence électronique. Le vélo dispose d'une transmission monovitesse (single-speed) à courroie. Mais il compense l'absence de vitesses par une gestion moteur d'une grande fluidité.Grâce à des capteurs de couple situés au niveau du pédalier et à une IA embarquée, le moteur roue arrière adapte instantanément sa puissance. Roc Argiles Baro précise l'avantage de cette technologie.« Aujourd’hui, l’intelligence des vélos et la partie embarquée se sont nettement améliorées. En fonction de la puissance que vous allez mettre sur les pédales et de la vitesse de rotation, on va déterminer la pente que vous êtes en train de rencontrer. On va adapter l’assistance qu’on va vous délivrer. Si vous attaquez une pente, et bien tout de suite on va comprendre ça et on va donner un peu plus de puissance. »Et pour les démarrages ou les côtes abruptes (comme la montée de Fourvière à Lyon, testée et approuvée par les équipes), Vefaa a intégré une gâchette "booster" au guidon. Une simple pression permet d'indiquer au moteur un besoin immédiat de puissance maximale. Bien entendu, le modèle respecte scrupuleusement la législation. L'accélérateur ne fonctionne que si l'on tourne les pédales, confirmant son statut de vélo à assistance électrique.Une conception robuste, un confort premium et une batterie repenséeCôté fiche technique, le Vefaa Bonjour Néo ne fait pas de compromis :Poids : 25,4 kg (un poids standard pour un VAE urbain tout équipé).Moteur : Moyeu roue arrière, choisi pour sa fiabilité et sa réparabilité facilitée en cas de SAV.Batterie : Une capacité de 504 Wh offrant plus de 70 km d'autonomie en usage quotidien normal (pour un utilisateur d’environ 80 kg).
Ecole de Botanique de Lyon : se reconnecter à la biodiversité
06:54|Fermée au public pendant un an et demi pour une métamorphose complète, l’École de Botanique du Jardin Botanique de Lyon, située au cœur du Parc de la Tête d’Or, rouvre ses portes. Grâce à une scénographie entièrement repensée, contemporaine et accessible, ce lieu d'apprentissage historique se réinvente. Il propose désormais un parcours immersif axé sur l’ethnobotanique — la relation entre l'Humain et les plantes — tout en reconnectant les citoyens aux enjeux de la biodiversité.Créée à l'origine en 1857 par les frères Bühler, l'École de Botanique présentait autrefois les végétaux de manière académique et linéaire, de la plante la plus simple à la plus évoluée. Mais la science progresse et les attentes des visiteurs évoluent. Une refonte totale a été menée pour redonner vie à ce secteur de plein air et lui conférer une approche moderne, ancrée dans les réalités du XXIe siècle.Une restructuration scientifique et paysagère majeureLe principal motif de cette transformation réside dans la mise à jour des connaissances. La classification ancienne, devenue obsolète au fil du temps, ne reflétait plus la réalité phylogénétique et scientifique des espèces. De plus, la structure historique en plates-bandes concentriques rigides n'incitait pas à la déambulation spontanée.C'est ce qu'explique avec précision Juliette Babin, responsable du Jardin Botanique de Lyon.« Pourquoi tout a été refait ici ? Tout a été refait parce que déjà la classification, la façon dont on avait d'organiser les plantes, était totalement obsolète, donc n'avait plus de réalité scientifique. Et parce que l'aménagement paysager n'invitait pas à la balade. L'idée du Jardin Botanique, c'est de répondre à tous les publics : ceux qui veulent se balader et juste avoir un jardin d'agrément, à ceux qui veulent venir apprendre des choses qui ont un fondement scientifique. »Le tracé historique d'origine a été soigneusement préservé. Mais l'expérience paysagère et le contenu intellectuel ont été entièrement renouvelés. Pour offrir une déambulation fluide et agréable...L'Ethnobotanique au centre de l'expérience : 4 grands thèmes lyonnaisLa grande nouveauté de cette réouverture réside dans l'intégration de l'ethnobotanique (l'étude des relations entre les hommes et les plantes). Le jardin met en scène la flore à travers quatre prismes thématiques majeurs qui ont profondément marqué l'histoire, l'économie et le rayonnement de la ville de Lyon : l'agronomie, la gastronomie, le textile & la soierie, et enfin la médecine & les sciences vétérinaires.Agnès, jardinière botaniste au Parc de la Tête d'Or, détaille comment ces thématiques prennent concrètement vie sur le terrain.« Ici on présente des plantes qui sont liées à quatre grands thèmes importants pour l'histoire de Lyon : l'agronomie, les textiles et soierie, la gastronomie, et la médecine et sciences vétérinaires. On retrace ces thèmes à travers les plantes organisées par sous-thème. Si je prends le secteur textile et soierie, on parle de l'évolution des motifs au cours des siècles, l'évolution des goûts, mais aussi l'évolution des découvertes botaniques qui se reflètent dans les tissus. On parle aussi des plantes tinctoriales organisées par couleur... et enfin les fibres, la matière première, où on présente le lin, le coton... ou le mûrier pour les vers à soie. »Cette approche permet de raconter l'histoire locale de manière particulièrement vivante. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir au fil des parcelles des variétés potagères emblématiques développées par les obtenteurs de la région, comme la fameuse tomate Monstrueuse de Lyon, le cardon de Vaulx-en-Velin ou encore le poireau de Solaize.
ATMO AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : 50 ans et de nouveaux enjeux
10:17|Créé pour surveiller les fumées industrielles à l'époque des Trente Glorieuses, l’observatoire régional de la qualité de l'air fête son demi-siècle. Un anniversaire charnière marqué par la présentation de son plan d’action 2026-2031. Entre nouvelles molécules à traquer, bouleversements climatiques et paradoxe financier, l'institution doit totalement réinventer son modèle.Si la qualité globale de l’air s'est nettement améliorée en Auvergne-Rhône-Alpes depuis cinquante ans, les chiffres stagnent dangereusement depuis trois ans. Pour inverser cette tendance, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes passe à la vitesse supérieure. L’observatoire vient de dévoiler sa feuille de route pour la période 2026-2031, articulée autour d’un double objectif : adapter les espaces urbains au changement climatique et anticiper le durcissement drastique des seuils, imposé par la nouvelle directive européenne de 2027.De l’industrie des Trente Glorieuses aux « polluants éternels »À sa naissance, la mission d'Atmo était avant tout locale et industrielle. Marine Latham, directrice générale de l’observatoire, rappelle cette trajectoire historique.« L'origine des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, c'était d'abord de suivre les émissions industrielles pour protéger les populations qui étaient à proximité, dans une époque qui était les Trente Glorieuses avec un développement industriel un peu à tout va. »Aujourd'hui, si les politiques publiques ont porté leurs fruits — permettant notamment de diviser par deux les émissions de particules fines et de dioxyde d’azote en 20 ans —, les défis ont changé de nature. L'accent est désormais mis sur des polluants non réglementés, émergents et complexes. Au premier rang de ceux-ci : les polluants éternels ou PFAS.Atmo Auvergne-Rhône-Alpes fait figure de pionnier européen en mesurant de manière active ces molécules dans l’air depuis déjà deux ans. Une expertise précieuse mais complexe, car les seuils de tolérance sanitaire restent à définir. « Ce qu’on appelle la valeur toxicologique de référence [...] demande des études épidémiologiques très lourdes qui vont mettre encore quelques années à sortir », précise Marine Latham.Le climat et l'air : deux destins intimement liésL’autre grand défi du plan 2026-2031 réside dans l'impact direct du dérèglement climatique sur l'air que nous respirons. L'ozone, par exemple, est une pollution photochimique qui prolifère lors des vagues de chaleur et d'ensoleillement intense. Les épisodes de canicule de plus en plus fréquents aggravent mécaniquement ce phénomène.De plus, le réchauffement global amène des pollutions exogènes inédites et spectaculaires. L’observatoire a ainsi relevé que certains pics de pollution majeurs enregistrés en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes provenaient... de fumées transportées depuis les grands incendies du Canada ou de l'accélération des nuages de poussières désertiques du Sahara, poussés par la modification des flux d'air mondiaux.Le grand paradoxe : un air plus propre mais moins de financementsC’est le « point noir » qui assombrit cet anniversaire : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes voit ses recettes fondre de 9 % cette année. La raison ? L'institution est financée au tiers par la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP). Paradoxalement, puisque les industries régionales polluent moins, elles paient moins de taxes, privant l'observatoire de ressources indispensables au moment même où ses missions s'élargissent.Face à cette situation, Éric Fournier, président d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, tire la sonnette d'alarme.« On peut y voir un point positif : c'est qu'on pollue moins. Donc on paie moins, ça c'est très vertueux. Par contre, il y a un deuxième facteur qui lui est négatif : c'est que l'assiette de contribution tend à baisser, ce qui est malheureusement un indicateur de la désindustrialisation [...]. Du coup, on a plus de mal à financer nos dispositifs de service public. »