Les Voix de la Photo

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#63 Judith Peyrat (Galerie Baudoin Lebon)

Saison 1, Ép. 63

Judith Peyrat, directrice artistique de la galerie d’art contemporain Baudoin Lebon revient avec honnêteté et transparence sur sa carrière et ses questionnements professionnels. Avec son rire spontané, elle nous dévoile son métier de galeriste loin du glamour des vernissages mais aussi ses interrogations et initiatives pour réduire l’impact carbone de ce son métier. Elle nous explique entrevoir une évolutions du marché de l’art vers des foires plus locales où l’on peut trouver des œuvres adaptées aux collectionneurs locaux. Ses conseils pour les artistes qui souhaitent présenter leurs travaux à des galeristes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut présenter son travail, passer du temps à faire des emails personnalisés et présenter un portefolio papier ou indiquer des infos sur l’accrochage des œuvres (les papiers, formats et encadrements,…) et aussi savoir clôturer une série pour pouvoir passer à un autre sujet. Bonne écoute !


1’ – Sa formation en arts plastique, son passage dans une agence de publicité, une expérience à New York au Dumbo Arts Center pendant un an, un tour du monde pendant deux ans et son arrivée à la Galerie Baudoin Lebon.

9’30 – Les évolutions dans le milieu de la galerie et dans sa galerie : les prix des photographies du 19ème et photographies classiques s’effondrent.

13’30 – "Quand j’ai commencé en tant qu’assistante on m’a beaucoup demandé si j’étais la fille ou la maitresse de Baudoin Lebon". "Pour beaucoup de personne je ne pouvais pas être là parce que j’avais travaillé et que je méritais mon poste".

15’20 – Le métier de galeriste : préparer une dizaines d’expos à la galerie par an, préparer les foires, le quotidien de la galerie, gérer les équipes, les aspects financiers. Répondre à toutes les demandes des personnes qui viennent à la galerie.

17’55 – La galerie : lieu d’échange entre artiste, galeriste et visiteur.

18’54 – Les initiatives pour réduire l’ impacts carbone des galeristes durant leurs participations aux foires internationales : volonté de réutiliser des caisses des œuvres, difficulté de grouper des envois car on ne prévoit jamais six mois avant les transports des œuvres. Le problème est que l’avion est devenu moins cher et plus rapide que le train. Les collectionneurs français sont ceux qui se déplacent le plus dans le monde pour voir des œuvres.

30’30 – Les évolutions du marché de l’art : des foires plus locales avec des œuvres exposées adaptées aux collectionneurs.  

34’50 – Il y a parfois des grosses injustices : lors de la commission du CNAP lancé pendant le confinement, 40% des artistes dont les œuvres ont été achetés ne respectaient pas les critères de l’appel d’offre.

37’50 – Ses conseils pour les artistes : faire des recherches sur la galerie avec laquelle on veut travailler et faire des emails personnalisés. Concernant le portefolio : proposer une version papier ou indiquer les papiers les formats et encadrement, donner des infos sur la présentation, avoir des textes de présentation de son travail, savoir clôturer un sujet pour passer à autre.


Le LinkedIn de Judith Peyrat : https://www.linkedin.com/in/judith-peyrat-9624a924/

Le site de la Galerie Baudoin Lebon : https://promenadesphotographiques.com/index.html


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Plus d'épisodes

11/8/2022

#69 Éric Remy (Fonds photographique Christian Bouqueret)

Saison 1, Ép. 69
Eric Remy, légataire et gérant du fonds photographique Christian Bouqueret, est l’invité de ce podcast. Dans cet épisode nous avons abordé le travail de son mari historien de la photographie d’entre les deux guerres Christian Bouqueret, les différentes étapes de la constitution du fonds, en particulier l’achat par le Centre Pompidou d’une partie du fond, mais aussi ses réflexions actuelles sur le futur de la collection et sa volonté de la rendre accessible au plus grand nombre. Bonne écoute !01’02 – Sa rencontre avec la photographie et avec l'historien de la photographie Christian Bouqueret03’09 – Sa formation d’architecte d’intérieur 05’45 – Christian Bouqueret défendait une image fabriquée par l’œil du photographe, expérimentale, pas capté par le réel comme le grand public pouvait voir avec la photographie humaniste07’28 – Quand Christian Bouqueret est tombé malade, Eric Rémy l’a aidé dans son activité et c’est là qu’il a découvert un monde qu’il ignorait en rencontrant des conservateurs de musée et des historiens09’07 – Les étapes de la constitution du fonds photographique : Christian rentre en France en 1979 d’Allemagne et il ouvre une petite galerie pendant quelques années, et en parallèle il rentre dans le professorat. Il travaille sur une expo à Arles sur Willy Zielke en 1982. C’est à cette période qu’il s’est décidé à creuser l’activité photographique entre les deux guerres, pas en Allemagne mais en France. Exposition sur Roger Parry avec Monsieur Berthoud et puis il va rencontrer des photographes encore en vie ou des veuves. Accès à une première main d’information et des fonds. Il va commencer à collectionner et à rassembler des fonds et à écrire des articles, des livres et à devenir commissaire d’exposition. Jusqu’en 1990 où cette activité devient de plus en plus prenante. 13’ - En juin 1990, il décide de monter une galerie, et il rencontre des difficultés en 1991 dues à la Guerre du Golf. Il publie un livre de référence : Les années folles, les années noires, couronné du prix Nadar. 16’30 - Il ne s’agit pas d’un fonds, mais de plusieurs fonds photographiques composés de plusieurs types de supports et sur plusieurs thématiques19’48 – Il est invité par Marta Gili à faire une exposition au Jeu de Paume sur sa collection en 201921’30 – Le Centre Pompidou achète une partie du fonds photographique et en 2012, exposition au Centre Pompidou : Voici Paris25’ - La question de la légitimée d’Eric Remy vis-à-vis de la gestion du fonds de son mari après son décès29’30 – Il ne vend pas des pièces du fond mais très ponctuellement il revend des tirages à des galeries (la Galerie les Douches) pour faire connaître des photographes peu connus. Il achète ponctuellement de la photographie contemporaine31’30 - Il mène une réflexion pour créer un lieu dédié aux fonds photographiques Christian Bouqueret accessible à tous, peut-être à Melle, près de Niort, où ils avaient une maison36’55 – Ses conseils pour des collectionneurs L'Instagram d'Éric Remy : https://www.instagram.com/remyeric7/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph
10/26/2022

#68 Michaël Houlette (Maison de la Photographie Robert Doisneau et Lavoir Numérique)

Saison 1, Ép. 68
Dans notre épisode de rentrée, nous rencontrons Michaël Houlette, directeur de deux structures à Gentilly : la Maison de la Photographie Robert Doisneau et le Lavoir Numérique. Historien de formation, il revient sur ses différentes expériences professionnelles auprès des fonds Nadar et Jacques Henri Lartigue, puis au Jeu de Paume pendant 9 ans. Il nous explique que les deux thèmes de la Maison de la Photographie Robert Doisneau et du Lavoir Numérique sont la photographie humaniste et l’audiovisuel et nous dévoile que plus de la moitié de leurs activités sont liées à des projets pédagogiques. Dans cet épisode vous apprendrait comment il conçoit une programmation ainsi que des conseils pour des photographes qui souhaiteraient faire une exposition. Bonne écoute !01’09 – Qui est Michael Houlette ?01’40 – Sa rencontre avec la photographie et sa formation universitaire auprès de Michel Frizot.Ses expériences aux archives de Nadar et Jacques henri Lartigue, puis directeur artistique du Patrimoine photographique. Il devient coordinateur et commissaire d’exposition au Jeu de Paume. L’institution est créée suite à un plan de sauvegarde de l’emploi.18’30 – Il a postulé au poste de directeur de la Maison de la photographie Robert Doisneau, car il rêvait de faire se propre programmation.21’50 – Qu’est-ce que la Maison de la Photographie Robert Doisneau ? Et qu'est-ce que la photographie humaniste ?27’55 – La création du Lavoir Numérique. Le lavoir numérique = lieu dédié à l’audiovisuel (photo, cinéma/vidéo et les arts sonores). La pédagogique représente 60% de l’activité avec trois entrées : qu’est-ce que la création ? Qu’est-ce que la diffusion ? Qu’est-ce que la réception ?45’55 – Il travaille avec deux administrations, le territoire Grand Orly Seine Bièvre et la ville de Gentilly qui lui permettent de rentrer en contact avec d’autres structures de la ville et du territoire. Un de ses enjeux est de transformer un programme politique en un programme culturel.51’ – Les évolutions passées et futures dans le milieu de la photo et les conseils pour les photographes.Comment conçoit on une programmation ? Il défend un cahier des charges avec un budget et une équipe. Position d’historien avec une certaine vision. Ce ne sont pas des coups de cœur.Les évolutions : les parts données à la communication et à la médiation ont été amplifiées aussi. Sur une équipe de 13, 5 personnes sont dédiées à la médiation. La médiation est vraiment ce vers quoi on s’oriente. On peut se demander la place des structures culturelles dans le futur de la médiation?Les conseils pour des photographes : se former à réaliser des ateliers avec Diagonal et si on veut faire une exposition il faut absolument connaître comment fonctionne les structures (connaître les spécialités des structures, les budgets approximatifs et avoir un projet d’édition est un gros plus).Le LinkedIn de Michaël Houlette : https://www.linkedin.com/in/michael-houlette-3b418a231/Le site de la Maison de la Photographie Robert Doisneau : https://maisondoisneau.grandorlyseinebievre.fr/Le site du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/Le podcast du Lavoir Numérique : https://lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr/informations-transversales/en-coulisses/rencontres-du-lavoir-le-podcast-4841Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph
7/27/2022

#67 Nathalie Amae (OVNi Video Festival)

Saison 1, Ép. 67
Nathalie Amae aime créer des concepts en s’inspirant de ce qui l’inspire. Elle a conceptualisé beaucoup de salons avec Rik Gadella : salon de philosophie, Artist Book, Paris Photo en 1997, Paris Design, le Parcours des mondes, … mais aussi le salon L’Antichambre et elle est actuellement la directrice artistique du festival de vidéo OVNi à Nice. Dans cet échange, Nathalie Amae nous interroge sur le statut de la photographie : est-ce une image ? est-ce un langage ? mais aussi sur le regardeur qui va interpréter l’image en fonction de son individualité. Bonne écoute !1’40 – Qui est Nathalie Amae ? Elle a rencontré Rik Gadella avec qui elle a participé à la conceptualisation et création de nombreux salons : un salon de la philosophie en 92-93, en 93, le salon itinérant dans des hôtels entre Paris, Cologne et New York Artist book. Salon itinérant, Paris, Cologne NY, Paris Photo en 1997, Paris Design, Le Parcours des mondes, …Puis Rik Gadella est allé au Laos où il a créé un jardin botanique.16’ – Elle a eu envie de travailler avec ses mains et plus avec sa tête. Elle a été ensemblière pour le cinéma dans le département décoration pendant 5 ans.19’50 – Création d’une société de production, consulting, dans la création artistique avec en particulier la création du salon : l’Antichambre dans l’hôtel de la Nouvelle République à Paris.29’ – Directrice artistique du Festival de vidéo OVNi à Nice.38’ - Quand on a créé le collectif SAVAGE on s’est demandé : pourquoi la photographie ? Maintenant on peut se demander : la photographie est-elle une image ? est-ce un langage ?40’50 – Le médium a changé. Mais rien n’a changé. On se pose toujours les mêmes questions : Pourquoi on a créé cette image ? Quelle est l’impact de cette image sur la vie ? 42’45 - Je préfère une œuvre bancale que je sens viscérale qu’une œuvre bien léchée, décorative.43’ - L’œuvre est autant une présence au monde, une transmission et pas un état du monde. Une photo n’a pas toujours une injonction sociale ou pédagogique. Le LinkedIn de Nathalie Amae : https://www.linkedin.com/in/nathalie-amae-b83b89135/?originalSubdomain=frLe site du festival OVNi : https://www.ovni-festival.fr/Le site du Collectif Savage : https://savagecollective.one/teamPour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaph