Les Voix de la Photo

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#17 Patrick Bouteloup (Circad)

Saison 1, Ép. 17

Patrick Bouteloup, passionné du tirage photographique, revient sur les origines de Circad. Fondée pour encadrer et accrocher des photos pour Robert Delpire au Centre National de la Photo, la société est constituée aujourd'hui d’une dizaine de personnes. Il nous explique les évolutions de l'encadrement et ses étapes de fabrication, liées aux changements de formats et techniques. Véritable artisan passionné, il profite de cet épisode pour lancer un appel afin de trouver la relève. A bon entendeur !

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Plus d'épisodes

7/13/2022

#66 Michel Poivert (Historien chercheur)

Saison 1, Ép. 66
Le professionnel que nous écoutons dans cet épisode ne vous est sûrement pas étranger. Michel Poivert est historien-chercheur en histoire de la photographie et vous avez pu croiser son travail au travers d’un livre, d’une exposition ou d’une conférence. Dans cet échange, nous sommes revenus sur son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie et sur les différents courants de pensée dans cette discipline, mais aussi l’organisation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets lié à ses sujets de recherche (expositions, livres …). Nous avons aussi abordé un projet ambitieux qui lui tient particulièrement à cœur : le Collège Internationale de photographie qui a pour ambition de mettre en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public. Bonne écoute !1’50 – Sa formation d’histoire de l’art et la rédaction d’une thèse sur les rapports entre la peinture et la photographie 07’30 – Les évolutions de son métier d’enseignant-chercheur en histoire de la photographie10’20 – Comment enseigne-t-on l’histoire de la photographie en fonction des pays14’30 – L’articulation de ses projets : la recherche, l’enseignement et le développement de projets liés à ses sujets de recherche (expositions, livres …) et la question du réseau professionnel 25’ – Le projet du collège international de photographie : une structure mettant en relation la création expérimentale, les savoir-faire des métiers de la photographie et le grand public36’30 – Les évolutions dans le milieu de la photographie44’ - Le politique nous a fait croire que la photographie est un art démocratique, que c’est simple et facile. Les images ce ne sont pas toujours des photographies. Abus culturel de langage de confondre image et photographie49’ – Ses conseils : Se donner du temps, car le risque en photo c’est la surproduction. Ne pas faire des belles images, mais de la photographie.Le LinkedIn de Michel Poivert : https://www.linkedin.com/in/michel-poivert-4b949b37/L'Instagram de Michel Poivert : https://www.instagram.com/michelpoivert/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/29/2022

#65 Sylvie Hugues (Festival du Regard)

Saison 1, Ép. 65
Comme de nombreux interviewés à ce micro, Sylvie Hugues a plusieurs casquettes; elle est photographe, mais elle a aussi travaillé pendant 20 ans au magazine Réponses photo où elle a quitté le titre en tant que rédactrice en chef, elle est codirectrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube, commissaire d’exposition, journaliste et elle a été élue en 2021 correspondante de la section photographie à l’Académie des Beaux Arts. Dans cet échange elle nous a dévoilé ses apprentissages pour comprendre l’évolution du milieu de la photographie : l’arrivée d’internet et la chute de la diffusion de la presse qui a provoqué l’écroulement des droits photo, le passage de l’analogique au numérique qui entraîne des soucis d’obsolescence technologique pour les logiciels et appareils photo, la plongée de la photographie dans le marché de l’art et la dictature des réseaux sociaux qui pousse à la reproduction d’un seul type d’images. Bonne écoute !1’ - Qui est Sylvie Hugues ? Elle vient d’une famille ouvrière avec une vie entre l’Espagne et la France.3’50 – Elle a commencé à faire des photos de chantier et des films d’entreprises en tant qu’intermittente du spectacle en cinéma.5’10 – Elle a participé au magazine Réponses photo depuis le début en tant que rédactrice jusqu’en 2014 en tant que rédactrice en chef. Ils cherchaient des photographes qui savaient écrire. Les trois piliers du magazine : pratique, esthétique et technique.12’50 – L’arrivée d’internet a provoqué une chute de diffusion de la presse qui a provoqué un écroulement des droits photo. Et en même temps que la presse était menacée, un nouvel espace s’est construit avec le marché de l’art et des photographes ont voulu intégrer cet espace.17’ – Après son licenciement il y a eu un mouvement de solidarité dans le milieu de la photo et elle a commencé à faire des lectures de porte-folio, des formations, des collaborations avec des galeries et des suivis de projets d’artistes.20’50 – Elle est désormais la directrice artistique du festival du regard avec Mathilde Terraube. En 2022, ce sera la 7ème édition. Un festival dans un lieu différent qui doit être remis en état tous les ans.40’ – Une des évolutions dans le milieu de la photographie est que les photographes ont a la chance de pouvoir disposer d’une palette d’outils : photo numérique pour avoir des négatifs, tirer ses photos avec des procédés anciens et faire de l’argentique et le tirer soi-même.50’05 – Ses conseils pour des photographes : la présentation du travail est très importante et elle insiste pour que les tirages soient présentés sous la forme de beau tirage. Il faut y aller et s’accrocher si on a la foi et qu’on est sincère. C’est difficile d’être photographe, car on se retrouve à travailler dossiers sur dossier et on doit aussi être actif sur les réseaux sociaux. Ils doivent avoir plein de talents.55’45 – Je souhaite que les travaux des femmes et des hommes soient considérés de la même façon. On a un gros retard à rattraper car de nombreuses femmes ont été oubliées. Il y a des trous dans l’histoire de l’art.Le LinkedIn de Sylvie Hugues : https://www.linkedin.com/in/sylvie-hugues-923b14162/L'Instagram de Sylvie Hugues : https://www.instagram.com/sylviehugues/Le site de Sylvie Hugues : http://www.sylviehugues.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto
6/15/2022

#64 Catherine Derioz (Galerie le Réverbère)

Saison 1, Ép. 64
Catherine Derioz, galeriste de la galerie le Réverbère à Lyon revient avec générosité et transparence sur sa carrière. Elle nous narre la vie de sa galerie avec Jacques Damez en nous dévoilant leurs difficultés et grandes joies. Nous avons aussi abordé la difficulté d’être entendue par les institutions culturelles, l'apparition et consolidation du marché de la photo, la question du prix des loyers pour les galeristes et l’arrivée des femmes collectionneuses sur le marché de l’art. Je vous conseille d'écouter l’épisode jusqu’au bout, car elle nous lit un doux texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz et Jacques Damez à la fin de l’entretien ! Bonne écoute !1’35 – Catherine Derioz. Qui est -elle ?En 1979 : ses retrouvailles avec la photo et elle rencontre le photographe Jacques Damez. Elle a travaillé dans la première librairie et galerie de photographie de France. Dans ce lieu on a proposé au couple Jacques et Catherine de faire des expositions liées aux livres qui sortaient. Ils ont imaginé un espace dédié à la photographie et aux photographes. 10’ – Le couple trouve un grand espace de 300m2. A cette époque il n’y avait pas de marché de la marché, on vendait pas ou très peu d’image. 14’50 – Ils ne voulaient pas que la galerie soit perçue comme un endroit mondain où se montrer. Ils voulaient que les gens osent pousser la porte. 22’24 – Cela a été plus difficile avec les institutions. Ils ont fait le tour des structures en France.25’40 – Depuis son début dans le milieu de la photographie le système a changé pour des raisons économiques et politiques. Par exemple : Les Rencontres d'Arles sont devenues un événement grand public et non plus un événement pour les professionnels. 29’20 –Les marchands travaillent sur des œuvres déjà connus alors que les galeriste font découvrir et partagent l’intimité d’un artiste. Ils sont les premiers critique des artistes. C'est un métier riche intellectuellement et fragile économiquement. 34’30 – Certains photographes plasticiens se servent de la photo comme support/outils et pas comme une pensée. 38’ – Ils ont été les premiers à faire des expositions dans hors les murs. Depuis, ils en font environ 15-30 expos à l’extérieur de leur galerie.41’30 – Les évolutions dans son métier et le milieu de la photographie :- L’arrivée des foires a changé beaucoup de choses car cela a fait exister la photo sur le marché. - On est passé des « fous de photographies » à une nouvelle génération de collectionneurs plus spéculateurs. - L’arrivée des femmes collectionneuses - En ce moment la photographie est fragile car le marché a pris de la place. - La question des loyers est un grand problème pour les galeries. 53’10 – On n’est pas des grands voyageurs mais on voyage avec les photos. On s’est cultivé avec les images. 56’ – Elle lance un appel à la ville pour créer une institution qui perdure à Lyon. La prochaine expo sera sur le Japon, Géraldine Lay et Marc Riboud. En septembre en résonnance avec la Biennale de Lyon. 1h’ – Elle nous lit un texte écrit par le photographe Denis Roche sur le couple Catherine Derioz, Jacques DamezLe LinkedIn de la Galerie le Réverbère : https://www.linkedin.com/in/galerie-le-r%C3%A9verb%C3%A8re/L'Instagram de la Galerie le Réverbère : https://www.instagram.com/galerielereverbere/Le site de la Galerie le Réverbère : https://www.galerielereverbere.com/Pour suivre l'actualité du podcast vous pouvez vous inscrire à la newsletter ici : https://beacons.ai/lesvoixdelaphoto et retrouvez le podcast sur Instagram, Facebook et LinkedIn @lesvoixdelaphoto