Les Déviations

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Stéphane, improvise sa propre vie !

« Personne ne m'a interdit de faire les choses. Je me les suis interdites tout seul. Par peur sans doute et parce que c'est plus facile de ne rien faire que d'y aller. »


Stéphane est resté toute sa vie en retrait, sur le banc de touche et sans faire de vagues, à se contenter des opportunités qui se présentaient à droite à gauche. Après une carrière sous le signe de la passivité, alors que sa vie de couple traverse une crise majeure, il se prend en main pour la première fois de sa vie. Il consulte un psychologue, se lance dans le théâtre d'impro et fait sa première scène ouverte avec un trac monstre. Il ose enfin être qui il est depuis gamin.

Drôle ! Un de ses sketchs traverse les frontières et fait le buzz sur les réseaux sociaux pendant le confinement, tout s'enchaîne depuis : 5 scènes cet été, une place de finaliste lors d'un concours d'humour à Alès, bientôt des dates à Montpellier et Avignon...

Et on te souhaite de fouler les plus belles scènes de spectacle Stéphane, sans les menottes, à cœur ouvert comme tu as le su le faire en partageant ton histoire avec les déviations.

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5/10/2022

Stéphanie Maubé : une bergère aux déviations plurielles

Rien ne prédestinait Stéphanie Maubé, 42 ans, qui a travaillé les six premières années de sa vie professionnelle dans le milieu du cinéma et de la communication à devenir bergère ! Des déviations plurielles largement mises en avant dans notre magazine sur la quête de sens et le changement de vie (en vente ici : https://lesdeviations.fr/magazine-les-deviations/).C'est lors d'un séjour dans la Manche en Normandie qu'elle découvre par hasard l'univers, très particulier des prés salés et des moutons. "Cela a été un électrochoc". Enceinte de son fils, elle quitte Paris pour suivre une formation pendant un an au Lycée agricole de Coutances, un BPREA - Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole-. Elle s'installe à Lessay. Les débuts sont difficiles. Elle parvient à obtenir 50 000 euros, une somme qui l'aide à démarrer et qu'elle mettra huit ans à rembourser. "Cela m'a empêchée de me payer pendant les premières années. Heureusement j'ai eu l'aide du RSA qui m'a permis de tenir et d'élever mon fils." Et Stéphanie de reconnaître :" je n'envisageais pas que devenir éleveuse serait un tel combat". Mais la bergère des prés salés va vite trouver sa place en se faisant élire à plusieurs fonctions locales clés. "J'ai découvert que j'étais engagée et que je ne pouvais plus défendre mon propre confort ou ma qualité de vie." Prise par ses différents mandats, Stéphanie prend, cependant, la décision de conserver son exploitation pour ne pas devenir une élue déconnectée de la réalité professionnelle. " Cet engagement politique est une déviation dans ma déviation. Il donne du sens à une vie : se sentir utile. J'ai beaucoup de chance, et oui je suis infiniment épanouie". Et cela se voit bien à travers ce reportage tourné dans le bureau de sa mairie.Reportage-montage : Cédric RamezInterview : Nicolas Pigasse