Les Déviations

8/8/2022

Lucero Martinez : d'ingénieur industriel à coach

Grâce à son emploi de conductrice de métro à Lyon, Lucero Martinez a pu rassembler plus de 17000 euros pour se payer ses études. Née au Mexique, Lucero a grandi près de Mexico où elle intègre un lycée français. Bien qu’elle y fasse 4 ans au lieu d’un afin de mettre son français à niveau, elle en ressort avec un projet professionnel. Alors une des meilleures de sa promo, elle touche une bourse d’excellence lui permettant de poursuivre sa carrière en en France. Arrivée à Lyon, elle rejoint les rangs de l’INSA et devenir ingénieure. L’occasion aussi pour elle de commencer à se faire de l’expérience en travaillant pour diverses entreprises: «J’ai eu la chance de faire des très beau stages chez Loreal par exemple».Une fois la licence en poche, elle souhaite se réorienter dans le marketing. Elle trouve un master intéressant pour son parcours à l’ESSEC, mais ce dernier coûte 17000 euros. Ne possédant pas cette somme, elle décide de travailler à côté afin d’économiser. Elle trouve un emploi étudiant, pour le moins hors du commun et devient conductrice de métro pendant 2 ans. Une fois qu’elle obtint un peu plus que nécessaire, elle se lance dans son master à Cergy. «Après l’ESSEC ça m’a ouvert les portes du marketing et c’est ce que je voulais. J’ai eu à nouveau la chance de travailler pour des grand groupes, comme Häagen-Dazs et KFC ».Malgré des très hautes attentes, le milieu professionnelle ne se révèle pas exactement comme elle l’a prévue. «Au début j’ai la pêche, je me dis que je vais évoluer et bien gagner ma vie». Désenchantée par ce qu’elle vie, elle prend la décision de changer de vie lorsqu’elle tombe enceinte de son premier enfant. Cherchant à retrouver du sens dans son travail et ne souhaitant plus rentrer dans le moule, elle suit une formation de coaching en parrallèle. Elle reprend alors ses études pendant 1 ans et demi pour devenir coach. Une formation, qui l’oblige de faire une dizaine d’heures payante lui permettant de mettre le pied à l’étrier.
5/20/2022

Mélanie Agazzone, archi passionnée !

"Je me suis dit qu'est-ce que tu risques ? Au pire, tu te plantes et tu sauras rebondir, et au mieux, ça marche !"Après 20 ans dans la communication, Mélanie Agazzone avait le sentiment d'avoir "atteint le Graal" à son poste de directrice communication chez Instagram. Elle s’épanouissait dans son travail et dans sa vie personnelle mais une petite voix revenait pourtant sans cesse lui dire qu’une autre voie l’attendait. « J’avais envie de changement et je n’ai pas voulu attendre une crise, attendre d’aller mal. » Le premier confinement accélère ses réflexions, elle réalise qu’il lui reste plus de vingt ans à travailler et des événements douloureux la conduisent à acter sa reconversion.Première étape, le bilan. « A un moment donné, j’ai vraiment douté qu’il y ait un autre métier fait pour moi. »Accompagnée par le parcours Chance pendant plusieurs mois, Mélanie remet le doigt sur sa passion pour l’architecture d’intérieur. « Je viens d’une famille d’entrepreneurs, mes parents avaient un magasin d’ameublement, mon grand-père était ébéniste, bref… j’avais quelques signaux depuis longtemps mais j’avais enfoui cette passion. » La barrière des longues études nécessaires à ce métier tombe lorsqu’elle réalise qu’il existe en réalité des formations bien plus courtes pour se lancer.La décision est prise mais les enjeux ne sont pas minces : quitter un métier qu’on connaît et qu’on maîtrise, chambouler un confort et une sécurité matérielle avec une famille et des enfants en bas âge à assumer… « Une prise de risque, c’est un calcul à faire et j’ai réalisé que j’avais quand même des soutiens solides autour de moi. »*Cette vidéo a été réalisée en partenariat avec Chance.Pour en savoir plus sur le parcours Chance suivi par Mélanie, c'est ici :https://cutt.ly/zFGBHlu
5/10/2022

Stéphanie Maubé : une bergère aux déviations plurielles

Rien ne prédestinait Stéphanie Maubé, 42 ans, qui a travaillé les six premières années de sa vie professionnelle dans le milieu du cinéma et de la communication à devenir bergère ! Des déviations plurielles largement mises en avant dans notre magazine sur la quête de sens et le changement de vie (en vente ici : https://lesdeviations.fr/magazine-les-deviations/).C'est lors d'un séjour dans la Manche en Normandie qu'elle découvre par hasard l'univers, très particulier des prés salés et des moutons. "Cela a été un électrochoc". Enceinte de son fils, elle quitte Paris pour suivre une formation pendant un an au Lycée agricole de Coutances, un BPREA - Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole-. Elle s'installe à Lessay. Les débuts sont difficiles. Elle parvient à obtenir 50 000 euros, une somme qui l'aide à démarrer et qu'elle mettra huit ans à rembourser. "Cela m'a empêchée de me payer pendant les premières années. Heureusement j'ai eu l'aide du RSA qui m'a permis de tenir et d'élever mon fils." Et Stéphanie de reconnaître :" je n'envisageais pas que devenir éleveuse serait un tel combat". Mais la bergère des prés salés va vite trouver sa place en se faisant élire à plusieurs fonctions locales clés. "J'ai découvert que j'étais engagée et que je ne pouvais plus défendre mon propre confort ou ma qualité de vie." Prise par ses différents mandats, Stéphanie prend, cependant, la décision de conserver son exploitation pour ne pas devenir une élue déconnectée de la réalité professionnelle. " Cet engagement politique est une déviation dans ma déviation. Il donne du sens à une vie : se sentir utile. J'ai beaucoup de chance, et oui je suis infiniment épanouie". Et cela se voit bien à travers ce reportage tourné dans le bureau de sa mairie.Reportage-montage : Cédric RamezInterview : Nicolas Pigasse