Les Déviations

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Clémence, prend le temps de se poser des questions

« C’était plus simple de suivre le chemin de ma famille, de mes amis, de ce que la société a l’air de vouloir que l’on fasse. »

Clémence passe ses études et ses premières années professionnelles « à faire l'autruche », sans rien choisir vraiment, poursuivant un parcours dans la finance tout en sachant bien que ce n’est pas son chemin.

Lorsqu'un ami la recontacte un jour pour discuter d'un projet qu'ils ébauchaient ensemble des années plus tôt, « c'était le déclic, une évidence, il fallait absolument que je démissionne. »

Elle retrouvera du sens et renouera avec ses aspirations profondes en co-fondant Chance, la plateforme de coaching digital qui vise à aligner les gens avec qui ils sont vraiment sur le plan professionnel et qui se donne pour mission de favoriser la mobilité sociale.

Et c'est à l'intérieur même de son entreprise qu'elle changera elle aussi de métier quelques années plus tard : « Arrêtons de faire des choix par défaut et prenons le temps de se poser un certain nombre de questions. C'est un enjeu personnel et sociétal. »

Ses déviations, elle nous les raconte aujourd’hui.

Plus d'épisodes

5/10/2022

Stéphanie Maubé : une bergère aux déviations plurielles

Rien ne prédestinait Stéphanie Maubé, 42 ans, qui a travaillé les six premières années de sa vie professionnelle dans le milieu du cinéma et de la communication à devenir bergère ! Des déviations plurielles largement mises en avant dans notre magazine sur la quête de sens et le changement de vie (en vente ici : https://lesdeviations.fr/magazine-les-deviations/).C'est lors d'un séjour dans la Manche en Normandie qu'elle découvre par hasard l'univers, très particulier des prés salés et des moutons. "Cela a été un électrochoc". Enceinte de son fils, elle quitte Paris pour suivre une formation pendant un an au Lycée agricole de Coutances, un BPREA - Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole-. Elle s'installe à Lessay. Les débuts sont difficiles. Elle parvient à obtenir 50 000 euros, une somme qui l'aide à démarrer et qu'elle mettra huit ans à rembourser. "Cela m'a empêchée de me payer pendant les premières années. Heureusement j'ai eu l'aide du RSA qui m'a permis de tenir et d'élever mon fils." Et Stéphanie de reconnaître :" je n'envisageais pas que devenir éleveuse serait un tel combat". Mais la bergère des prés salés va vite trouver sa place en se faisant élire à plusieurs fonctions locales clés. "J'ai découvert que j'étais engagée et que je ne pouvais plus défendre mon propre confort ou ma qualité de vie." Prise par ses différents mandats, Stéphanie prend, cependant, la décision de conserver son exploitation pour ne pas devenir une élue déconnectée de la réalité professionnelle. " Cet engagement politique est une déviation dans ma déviation. Il donne du sens à une vie : se sentir utile. J'ai beaucoup de chance, et oui je suis infiniment épanouie". Et cela se voit bien à travers ce reportage tourné dans le bureau de sa mairie.Reportage-montage : Cédric RamezInterview : Nicolas Pigasse