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Chroniques du sexisme ordinaire

Le podcast qui débusque le sexisme dans les moindres recoins


Latest episode

  • [Rediffusion] Le pantalon : une histoire sexiste. Vêtements, interdiction, émancipation

    13:03|
    On va bien voir qui porte la culotte. En 1800, une ordonnance du préfet de Paris interdit aux femmes de s'habiller en homme et donc de porter le pantalon. Cette loi restera en vigueur jusqu'en 2013. Oui, vous avez bien lu : 2013. Dans cet épisode, on retrace l'histoire du pantalon féminin, de l'Ancien Régime à nos jours. Pourquoi cette interdiction ? Depuis le Moyen-Age, la confusion des sexes est une des grandes peurs de l'Occident. Les femmes doivent être des femmes, les hommes des hommes. Point. Mais au 19e siècle, le pantalon va progressivement gagner du terrain : pour des raisons de sécurité et d'hygiène, pour s'adapter au travail des femmes qui se diversifie, et surtout grâce à la bicyclette qui révolutionne la mobilité des femmes bourgeoises. Des figures emblématiques défient les codes : George Sand, Rosa Bonheur, Louise Michel. Puis viennent les sportives, les couturiers comme Yves Saint Laurent avec son smoking féminin. En 1969, le Figaro écrit : "le pantalon, c'est gagné". Vraiment ? Aujourd'hui encore, les poches des pantalons féminins sont 48% plus courtes que celles des hommes. Parce que dans notre société patriarcale, le vêtement n'est jamais anodin.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Livre recommandé : "Histoire politique du pantalon" de Christine BardCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALAN Mots-clés :pantalon, vêtements, histoire du féminisme, ordonnance de 1800, interdiction, émancipation, liberté vestimentaire, bicyclette, George Sand, Yves Saint Laurent, stéréotypes de genre, patriarcat, sexisme, confusion des sexes

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  • [Rediffusion] C'est quoi le sexisme bienveillant ? Patriarcat, galanterie, stéréotypes de genre

    04:48|
    L'enfer est pavé de bonnes intentions. Le sexisme aussi. Tenir la porte, porter les courses, complimenter l'apparence : des gestes gentils, non ? Pas si sûr. Derrière ces comportements en apparence bienveillants se cache un message insidieux : les femmes seraient fragiles, inférieures, incapables.Dans cet épisode, on décrypte le sexisme bienveillant, cette forme de discrimination qui se déguise en politesse et en galanterie. Pourquoi ces attitudes renforcent-elles les stéréotypes de genre ? Comment le sexisme bienveillant et le sexisme hostile se nourrissent-ils mutuellement pour maintenir la domination masculine ? De la galanterie aux compliments sur l'apparence, en passant par la protection paternaliste, on t'explique pourquoi ces comportements ne sont ni anodins ni flatteurs, mais bel et bien sexistes. Et surtout, on te donne des clés pour les identifier et les contrer au quotidien.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALANMots-clés :sexisme bienveillant, sexisme hostile, galanterie, stéréotypes de genre, patriarcat, discrimination, domination masculine, politesse sexiste, féminisme, compliments, protection paternaliste, égalité femmes-hommes
  • C'est quoi le body count ? Obsession masculiniste, slut shaming, contrôle des femmes

    07:11|
    Mars 2026. Un site internet baptisé "Check her bodycount" fait le tour des réseaux sociaux. Le principe ? Scanner le compte Instagram d'une femme et prétendre calculer son nombre de partenaires sexuels. Verdict : "extrême, fuis !". Même présenté comme un "jeu ironique", ce site illustre une obsession bien réelle : le contrôle de la sexualité féminine. Cette obsession a un nom : le bodycount.Dans cet épisode, on décrypte comment le bodycount est devenu l'arme privilégiée des masculinistes pour juger et dévaloriser les femmes. Du passage du décompte de morts au décompte de partenaires sexuels, aux pseudo-théories sur l'ocytocine diffusées par des influenceurs d'extrême droite, on t'explique comment ce concept réinvente le vieux contrôle patriarcal de la sexualité féminine. Tandis qu'un homme au bodycount élevé est valorisé comme un "tombeur", une femme est dévalorisée, comparée à une "voiture kilométrée". Le bodycount cristallise la double morale sexuelle : un même comportement jugé différemment selon le genre. Et derrière cette obsession se cache une question fondamentale : à qui appartient le corps des femmes ?Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :bodycount, slut shaming, double morale sexuelle, masculinisme, manosphère, contrôle des femmes, liberté sexuelle, sexualité féminine, réseaux sociaux, TikTok, féminisme, patriarcat, sexisme
  • [Rediffusion] C'est quoi la double morale sexuelle ? Slut shaming, culture du viol et liberté sexuelle

    06:19|
    "Quand je lâcherai mes coqs, vous ferez bien de rentrer vos poules." Cette phrase, Florence Montreynaud l'a entendue quand ses filles étaient petites. Faudrait-il apprendre aux filles à se protéger plutôt qu'aux garçons à respecter ? Bienvenue dans l'univers de la double morale sexuelle.Dans cet épisode, Florence Montreynaud décrypte ce système qui valorise les hommes et dégrade les femmes pour un comportement sexuel identique. Lui, c'est un don Juan. Elle, c'est une salope. Pour le même comportement : avoir un premier rapport sexuel, exprimer son désir, coucher le premier soir, avoir plusieurs liaisons. Un homme est valorisé, une femme dégradée. Cette double morale ne pèse pas seulement sur la réputation des femmes, elle justifie aussi les violences qu'elles subissent. De la métaphore des coqs et des poules aux solutions pour en sortir, Florence Montreynaud nous guide vers un monde où la sexualité ne serait plus synonyme de pouvoir et de domination, mais d'égalité et de partage.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Retrouve Florence Montreynaud : [lien à compléter par l'utilisateur]Crédits :Écriture, voix : Florence MontreynaudProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communcation : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :double morale sexuelle, slut shaming, culture du viol, sexualité, liberté sexuelle, stéréotypes de genre, sexisme, féminisme, Florence Montreynaud, don Juan, réputation, violences sexuelles, patriarcat
  • L'aidance : le travail invisible des femmes

    05:50|
    Sophie, 48 ans, cadre dans une entreprise pharma. Entre deux réunions Teams, elle file faire les courses de sa mère, gérer ses traitements et organiser ses rendez-vous médicaux. Le week-end, c'est ménage et paperasse. Pourtant Sophie ne dit pas qu'elle est aidante. Elle dit : "Je m'occupe de maman, c'est normal". Mais est-ce vraiment si normal que ça ?En France, 7 à 11 millions de personnes accompagnent régulièrement un proche en situation de handicap, de maladie chronique ou en perte d'autonomie. Et 58% de ces aidants sont des aidantes. Ce travail gratuit, réalisé dans l'ombre, pallie le manque de dispositifs et d'infrastructures adaptées. Il correspond parfois à un boulot à temps plein, avec des conséquences majeures sur la santé, la carrière et la vie sociale. Sans surprise, les femmes assurent les tâches les plus lourdes et les plus intimes, renoncent plus souvent à leur emploi, et subissent davantage de répercussions. Comme après la naissance d'un enfant, quand il y a arbitrage au sein du couple, c'est la femme qui arrête de travailler. Pourquoi ? Parce qu'elle gagne moins. Et parce que c'est considéré comme normal qu'une femme sacrifie sa carrière pour prendre soin des autres.Dans cet épisode, on décrypte l'aidance, ce travail invisible qui pèse majoritairement sur les épaules des femmes.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMots-clés :aidance, aidants, care, travail invisible, charge mentale, inégalités de genre, femmes, handicap, vieillissement, perte d'autonomie, sexisme ordinaire, féminisme, santé mentale, conciliation vie pro vie perso
  • C'est quoi le travail cupide ? Inégalités salariales, disponibilité, féminisme

    05:27|
    Travaillez 60 heures par semaine et vous gagnerez plus que le double de 30 heures. Ce n'est pas seulement le nombre d'heures qui augmente, c'est le prix de chaque heure. Bienvenue dans l'univers du travail cupide, où l'entreprise veut votre âme et met le prix pour l'obtenir. Dans cet épisode, on décrypte comment le travail cupide creuse les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Pourquoi les femmes diplômées gagnent-elles moins que leurs homologues masculins ? Pourquoi l'écart se creuse-t-il après la naissance des enfants ? La réponse se trouve dans ces emplois voraces de la finance, du conseil, du droit ou du management qui récompensent la disponibilité totale. Un système qui pénalise systématiquement les femmes qui assument encore la majorité des responsabilités domestiques. De la théorie de Claudia Goldin, prix Nobel d'économie 2023, aux solutions concrètes pour sortir de ce piège, on t'explique tout.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan Mots-clés :travail cupide, greedy work, inégalités salariales, écart salarial, disponibilité, charge mentale, sexisme au travail, féminisme, Claudia Goldin, carrière des femmes, parentalité, maternité, patriarcat
  • Transparence des salaires : une petite révolution pour 2026

    06:27|
    À la machine à café, on demande rarement à ses collègues : et toi, combien tu gagnes ? En France, parler d'argent, c'est encore un peu tabou. Mais ça va changer. D'ici juin 2026, la directive européenne sur la transparence des rémunérations va débarquer. Et elle pourrait bien transformer les relations de travail.Concrètement, qu'est-ce qui va changer ? Fini les annonces vagues du type "salaire à définir" ou "selon profil". Les entreprises devront obligatoirement indiquer le niveau de rémunération dans leurs offres d'emploi, soit un salaire précis, soit une fourchette. Et les recruteurs ne pourront plus vous poser la fameuse question piège : "Quel était votre salaire dans votre dernier poste ?" Cette pratique sera tout simplement interdite. Parce qu'elle perpétue un mécanisme sournois : si vous avez été sous-payée dans votre ancien job, cette information tire vos futures rémunérations vers le bas.Une fois en poste, chaque salarié pourra demander des informations sur les niveaux de rémunération moyens par sexe des personnes qui occupent le même type de poste. Primes incluses. Vous pourrez savoir si vos collègues masculins gagnent significativement plus que vous pour le même travail. Et c'est ça qui fait trembler les entreprises, car jusqu'ici les écarts injustifiés restaient bien planqués sous les non-dits et le tabou de l'argent.Autre révolution : le renversement de la charge de la preuve. Jusqu'à maintenant, si vous pensiez subir une discrimination salariale, c'était à vous de le prouver. Désormais, si les faits laissent présumer une discrimination, ce sera à l'employeur de démontrer qu'il respecte l'égalité de rémunération.Est-ce que cette directive va régler toutes les inégalités salariales ? Non. Elle n'aura pas d'impact sur le temps partiel qui concerne 80% de femmes, ni sur la ségrégation professionnelle, ni sur le plafond de verre. Mais elle va mettre la pression sur les entreprises pour qu'elles arrêtent de faire semblant et respectent enfin la loi. Dans un pays où parler de salaire reste tabou, c'est une petite révolution.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Mon livre "Guide de déconstruction du sexisme au travail" aux éditions Pearson, disponible en librairies.Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :transparence salariale, directive européenne, égalité professionnelle, écart salarial, rémunération, discrimination, inégalités de genre, salaires, travail, entreprise, féminisme, droits des femmes, recrutement, négociation salariale