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Belle Trace

Florian Jouanny : "Je passe mes vitesses avec la tête, tout a été pensé pour la performance"

Cette semaine dans Belle Trace, Florence Masnada reçoit Florian Jouanny, double champion d'Europe, double champion du monde et champion olympique de cyclisme handisport, en handbike.


Passionné de ski et plus particulièrement de freeride dans sa jeunesse, Florian évoque sa chute dans un snowpark à la suite de laquelle il se casse les cervicales et se retrouve tétraplégique. Et comment de cette blessure, il s'est orienté vers le handbike à la quête des sensations de vitesse que le ski lui procurait (01:38).


Avec Flo Masnada, il décrypte l'importance du matériel dans sa discipline qui n'est ni plus ni moins qu'un véritable sport mécanique avec des restrictions à respecter mais aussi des libertés laissées pour permettre à chacun d'apporter sa patte sur le vélo afin d'améliorer les performances (07:04).


Florian Jouanny revient sur son sacre olympique à Tokyo et comment il a surpris les principaux favoris grâce à une stratégie "ça passe ou ça casse" (10:52). Désormais auréolé d'un nouveau statut, son regard est désormais tourné vers Paris 2024 où, comme il nous l'explique, les places seront chères tant le niveau du paracyclisme français masculin est dense.


Le ski n'étant jamais très loin dans Belle Trace, Florian Jouanny et Flo Masnada discute des parallèles avec le handbike notamment dans les trajectoires en descente mais aussi du ski fauteuil dans lequel notre invité n'a malheureusement jamais retrouvé les mêmes sensations qu'autrefois (18:34).


Premier tétraplégique européen à terminer un Ironman en 2017, Florian raconte comment il a dû apprendre à nager, lui qui avant son accident de ski était selon ses dires "déjà un piètre nageur" (23:08).


Il sera également question de dopage dans le handisport, de plus en plus présent à mesure que la discipline gagne en lumière et la contrainte que peut constituer le système de contrôle des athlètes (27:45).


Petit point technique pour finir afin de mieux comprendre comment fonctionne le handbike et comment Florian utilise la force de ses bras pour piloter son vélo, mais aussi sa tête pour passer les vitesses... (36:17)


Bonne écoute !


Ecoutez d'autres épisodes de Belle Trace :


Jean-François Lamour : "Je descends du podium et Jacques Chirac me met la main sur l'épaule"


Stéphane Caristan : " Je me suis demandé si sans artifice ce serait compliqué de réussir"


Florian Rousseau : "Il y avait de la défiance dans le regard, quelque chose d'animal"


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Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici.


Animation : Flo Masnada


Production : Eurosport

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  • 118. Philippe Bozon :« La NHL c’est un autre monde, une autre intensité, un vrai combat avec beaucoup d’intimidations physiques et verbales. »

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    Philippe Bozon a été le premier joueur français de Hockey sur glace en NHL.Sport peu médiatisé en France à son grand regret, il nous partage son parcours, sa découverte d’un sport bien différent de l’autre côté de l’atlantique où il a subi beaucoup d’intimidations physiques et verbales mais qui ne l’empêcheront pas d’atteindre son rêve.Une carrière pro de 24 ans poursuivie en Europe avant de basculer vers le coaching aujourd’hui en équipe de France. On a parlé de la gestion de ses émotions, du mental (80% de la performance selon Philippe) de sa manière de coacher en équipe de France aujourd’hui la nouvelle génération de joueurs, notamment ses 2 enfants et notamment de ce moment de vie incroyable lors de la méningite de Tim « le miraculé » au Canada il y a 10 ans.Un épisode vraiment très intéressant à découvrir !
  • 117. Fabrice Santoro : "Danser Saga Africa sur le terrain avec l’équipe de France de Coupe Davis ce sont des émotions folles."

    54:04
    Aujourd’hui au micro de Belle trace je reçois le magicien de la petite balle jaune dixit l’immense Pete Sampras. Fabrice Santoro avec sa malice et son intelligence de jeu a battu la plupart des meilleurs joueurs mondiaux et en jouant à 2 mains des 2 cotés. Il nous parle de ses émotions lors de ce match décisif de la Coupe Davis à 18 ans et de la confiance accordée par son capitaine Yannick Noah, avec qui il dansera « Saga Africa » sur le cours lors de la victoire de la France en 1991.Impressionné par Agassi et Fédérer, aujourd’hui il commente toujours le tennis et adore relever des défis qu’il n’est pas sûr de réussir car il aime l’adrénaline de l’incertitude.Bref un épisode riche et passionnant !
  • 116. Katarina WITT: "A cette époque (de la guerre froide), j'avais peur de rentrer à la maison avec une défaite."

    19:05
    Je vous propose un épisode de #belletrace « hors piste », court (20mn) mais exceptionnel avec une légende du patinage artistique. C’est une icône du sport mondial, une femme qui a révolutionnée son sport et la société. Madame Katarina WiitC’est donc un honneur de l’avoir reçu au micro de Belle trace tant elle se fait rare dans les médias. Merci @sportelawardsC’est un podcast en anglais donc pas possible de le sous-titrer… mais voici en français les grandes lignes et messages de Katarina. (si vous souhaitez la transcription complète MP)Sinon bonne écoute en anglais« je ne fais pas juste du patinage sur glace..., cela demande beaucoup de compétences difficiles avec une superbe chorégraphie et la plupart du temps, vous ressentez ce que vous faites, vous savez, vous ressentez la musique, le public. Mais pour moi c’était plus : j'aime être devant un public, ce sont tellement de bons moments. Quand tu es dans un spectacle aussi, tu sais et il fait noir, tu as une place et avant que la musique ne commence tout est silencieux et vous pouvez juste entendre une aiguille tomber, vous savez, puis vous êtes capable de transformer tout sur cet anneau de glace et vous les amenez dans votre performance, vous terminez et vous obtenez ces applaudissements, vous savez et c'est tellement gratifiant »« vous savez que vous entrez dans ce tunnel de concentration, vous bloquez tout ce qui vous entoure, donc vous n'avez aucune sorte de distraction et vous vous concentrez vraiment. Vous donnez à vos muscles le moment de mémoire musculaire, vous savez alors pourquoi vous vous êtes entraînée pendant tant d'années et si dur donc en gros ton corps sait quoi faire sans le dire. Tu sais que c'est automatique tu sais que tu dois juste le faire.Je pense que l'une de mes plus grandes forces était que je pouvais être plus performant et sous la plus grande pression lorsque le prix était le plus élevé et je savais que je n'avais aucun moyen de le faire, c'est à ce moment-là que j'ai le mieux concouru, »Sur le bord de la patinoire, Je baillais ! les autres devait dire : oh mon dieu, elle s'en fiche de la compétition. C’est étrange, elle est tellement détendue. Mais c'était un mélange d'être vraiment nerveuse et d'essayer d'avoir plus d'oxygène a rendu mon corps ok je bâille tu sais juste avoir plus d'oxygène c'était mon mode de préparation. Sur la pression du résultat, je lui ai demandé comment elle avait généré cette pression médiatique des journalistes ce qui ne l’a pas du tout gêné à la différence de la pression des instances de son pays l’Allemagne de l’est:« à cause de la guerre froide, vous savez, nos propres pays ont également beaucoup utilisé le sport pour dire que nous avons de très bons athlètes, ce qui signifie que le socialisme est meilleur que ce que vous avez, c'était donc ça donc la véritable pression sur nos épaules. sauf que je veux dire tu ne vas pas à la compétition en pensant :ok je dois gagner mais c’est ce qui m'a fait peur de rentrer à la maison avec un échec. Car les officiels du pays me disaient : »tu sais ton pays paie pour vos sports et vous devez ensuite rembourser en gagnant… » Heureusement, je n'ai pas eu beaucoup de ces moments parce que la plupart du temps, j'ai gagné mais honnêtement, j'aurais eu peur de rentrer à la maison avec une défaite, » Sur son entraineure : J'avais besoin d'un entraîneur fort comme mon Jutta l’était et je la respecte pour ça, mais la façon dont elle m'a traitée et à quel point elle était dure avec moi, c'était parfois blessant et je pense que c'est pourquoi je ne pourrais jamais faire ça à quelqu'un d'autre, tu sais, même si maintenant, bien sûr, il y a d'autres éthiques dans la façon dont tu enseigner à quelqu'un je veux dire il y a 35 ans c'était une époque différente