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Belle Trace

Dorian Coninx : "On ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut le perdre"

Cette semaine dans Belle Trace, Florence Masnada reçoit Dorian Coninx, champion d'Europe de triathlon en 2021, triple champion du monde en relais mixte en 2018, 2018 et 2020 et médaillé de bronze aux derniers Jeux Olympiques.


Dorian commence cet "entretien" par le commencement et raconte comment il a décidé du jour au lendemain de passer de la natation au triathlon après une séance qui ne se passait pas très bien (1:45).


Il explique la spécificité de sa discipline avec cet adage tout trouvé : "on ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut la perdre". Son passé de nageur est à cet égard un avantage pour bien démarrer ses triathlons même si Dorian est habitué à faire la différence à la course à pied (7:30).


De la préparation mentale qu'il a commencé depuis 2016 à la récupération et à la nutrition en passant par la notion de groupe qu'il cultive à travers ses entraînements, Dorian s'épanche sur les coulisses de son sport : le fameux travail de l'ombre (13:13)


Avec Flo Masnada, Dorian Coninx revient sur sa médaille de bronze en relais mixte au Jeux Olympiques de Tokyo, mélange de joie et de frustration compte tenu des résultats de l'équipe de France précédant la course (25:53).


À partir des champions du triathlon qui l'ont marqué, Dorian avoue ce qui le motive à pratiquer ce sport dans lequel l'athlète va puiser jusqu'à ses dernières forces, quitte à défaillir en pleine course, de quoi "passer pour des fous" (33:23).


Des efforts qui ne sont forcément pas toujours récompensés. Alors comment gérer l'échec ? Notre invité nous raconte sa méthode et la pire des choses selon lui lorsque nous y sommes confrontés : "le pire dans l'échec, c'est quand on ne comprend pas pourquoi" (37:44)


Bonne écoute !


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Animation : Flo Masnada


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  • 116. Katarina WITT: "A cette époque (de la guerre froide), j'avais peur de rentrer à la maison avec une défaite."

    19:05
    Je vous propose un épisode de #belletrace « hors piste », court (20mn) mais exceptionnel avec une légende du patinage artistique. C’est une icône du sport mondial, une femme qui a révolutionnée son sport et la société. Madame Katarina WiitC’est donc un honneur de l’avoir reçu au micro de Belle trace tant elle se fait rare dans les médias. Merci @sportelawardsC’est un podcast en anglais donc pas possible de le sous-titrer… mais voici en français les grandes lignes et messages de Katarina. (si vous souhaitez la transcription complète MP)Sinon bonne écoute en anglais« je ne fais pas juste du patinage sur glace..., cela demande beaucoup de compétences difficiles avec une superbe chorégraphie et la plupart du temps, vous ressentez ce que vous faites, vous savez, vous ressentez la musique, le public. Mais pour moi c’était plus : j'aime être devant un public, ce sont tellement de bons moments. Quand tu es dans un spectacle aussi, tu sais et il fait noir, tu as une place et avant que la musique ne commence tout est silencieux et vous pouvez juste entendre une aiguille tomber, vous savez, puis vous êtes capable de transformer tout sur cet anneau de glace et vous les amenez dans votre performance, vous terminez et vous obtenez ces applaudissements, vous savez et c'est tellement gratifiant »« vous savez que vous entrez dans ce tunnel de concentration, vous bloquez tout ce qui vous entoure, donc vous n'avez aucune sorte de distraction et vous vous concentrez vraiment. Vous donnez à vos muscles le moment de mémoire musculaire, vous savez alors pourquoi vous vous êtes entraînée pendant tant d'années et si dur donc en gros ton corps sait quoi faire sans le dire. Tu sais que c'est automatique tu sais que tu dois juste le faire.Je pense que l'une de mes plus grandes forces était que je pouvais être plus performant et sous la plus grande pression lorsque le prix était le plus élevé et je savais que je n'avais aucun moyen de le faire, c'est à ce moment-là que j'ai le mieux concouru, »Sur le bord de la patinoire, Je baillais ! les autres devait dire : oh mon dieu, elle s'en fiche de la compétition. C’est étrange, elle est tellement détendue. Mais c'était un mélange d'être vraiment nerveuse et d'essayer d'avoir plus d'oxygène a rendu mon corps ok je bâille tu sais juste avoir plus d'oxygène c'était mon mode de préparation. Sur la pression du résultat, je lui ai demandé comment elle avait généré cette pression médiatique des journalistes ce qui ne l’a pas du tout gêné à la différence de la pression des instances de son pays l’Allemagne de l’est:« à cause de la guerre froide, vous savez, nos propres pays ont également beaucoup utilisé le sport pour dire que nous avons de très bons athlètes, ce qui signifie que le socialisme est meilleur que ce que vous avez, c'était donc ça donc la véritable pression sur nos épaules. sauf que je veux dire tu ne vas pas à la compétition en pensant :ok je dois gagner mais c’est ce qui m'a fait peur de rentrer à la maison avec un échec. Car les officiels du pays me disaient : »tu sais ton pays paie pour vos sports et vous devez ensuite rembourser en gagnant… » Heureusement, je n'ai pas eu beaucoup de ces moments parce que la plupart du temps, j'ai gagné mais honnêtement, j'aurais eu peur de rentrer à la maison avec une défaite, » Sur son entraineure : J'avais besoin d'un entraîneur fort comme mon Jutta l’était et je la respecte pour ça, mais la façon dont elle m'a traitée et à quel point elle était dure avec moi, c'était parfois blessant et je pense que c'est pourquoi je ne pourrais jamais faire ça à quelqu'un d'autre, tu sais, même si maintenant, bien sûr, il y a d'autres éthiques dans la façon dont tu enseigner à quelqu'un je veux dire il y a 35 ans c'était une époque différente 
  • 115. Vincent Defrasne :"« On me parle de ce sprint aux Jeux Olympiques 2006 avec Bjorndalen au moins une fois par jour »

    44:48
    Alors que démarrent les championnats du monde de Biathlon à Nove mesto, c’est le champion olympique de Turin @Vincent defrasne qui est venu nous partager au micro de #belletrace, sa passion pour ce sport devenu si populaire.Vincent nous fait revivre cette journée folle où il coiffe l’immense Bjordalen au sprint, mais aussi ses émotions partagées avec le staff de l’équipe de France. Il rend également hommage à l’immense @Raphael Poirée avec qui il a gagné une médaille olympique en relais.On a parlé aussi reconversion avec son rôle de consultant TV et de la création de sa marque de vêtements Outdoor AYAQ où il s’investit totalement car c’est exactement sa manière de fonctionner, pas de demi-mesure.Encore une sacrée Belle trace à découvrir !!
  • 114. Jessica Houara d’Hommeaux « Le turban c’est un cheminement personnel qui correspond à mes convictions »

    45:53
    C’est avec un grand plaisir que j’ai reçu pour la première fois une footballeuse au micro de Belletrace, Jessica Houara-d’Hommeaux.Un épisode très enrichissant où elle nous partage les grands moments de sa carrière en équipe de France et en club mais également ses choix de vie avec le port du turban et son regard sur la place des femmes musulmanes. Elle nous parle de sa peur d’avoir un enfant pendant sa carrière et son admiration pour Amel MAJRI qu’elle a suivi pour son documentaire Baby-Foot.Bonne écoute
  • 113. Stéphane Diagana: « L’hiver, je déneigeais mon couloir pour continuer à m’entrainer »

    48:26
    C’est un sage, un champion tellement inspirant que je vous propose d’écouter dans ce nouvel épisode de Belletrace.Dés le début Stéphane nous parle du sport comme un équilibre de vie, un régulateur d’humeur qui est un enjeu de santé publique.On replongera dans son enfance et de ses débuts dans l’athlétisme dont la motivation a toujours été la passion de la course et surtout la recherche de sa propre excellence et non un combat contre ses adversaires. Lui qui a été accompagné pendant 16 ans par Fernand Urtebise son coach qui avait pour objectif de faire grandir ses athlètes.Stéphane Diagana déclare d’ailleurs qu’il adorerait être coach ! A bon entendeur...Nous avons bien sûr parlé de ce fléau du dopage, ainsi que de ce titre de champion du monde en 2003 en relais et de ses doutes sur sa participation.Dans cet épisode vous découvrez également ses autres passions…Bref une superbe belle trace inspirante. 
  • 112. Johan Clarey

    49:23
    Dans cet épisode je vous propose d’écouter un passionné de son sport, le ski alpin, qui l’a amené sur les plus beaux podiums.Yohann Clarey, vice champion olympique de descente en 2022 et médaillé mondial, nous parle de sa relation particulière avec les 2 pistes de descentes les plus impressionnantes et difficiles du circuits coupe du monde: Bormio et Kitzbuhel.Yo nous parle des moments particuliers dans cette cabane de départ qu’il a appris à aimer et à dominer sa peur. Nous avons parlé de ses forces et faiblesses, de l’esprit unique de cette confrérie des skieurs de vitesse. Ces liens qui leur ont permis de surmonter ensemble le décès de David poisson.Enfin il nous parle de sa carrière où il a notamment explosé sur le tard aux yeux du grand public, et surtout cette auto analyse qui l'a fait grandir et progresser en tant qu'homme.Bref un épisode riche et passionnantBonne écoute.
  • Alain Blondel : "Je suis responsable de l’organisation des épreuves d’athlétisme aux Jeux de Paris 2024"

    50:51
    Alain Blondel est l’invité de Flo Masnada cette semaine dans Belle Trace. L’ancien champion d’Europe de décathlon occupe aujourd’hui le poste stratégique de Sports Manager pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Dans le podcast, il revient sur son parcours d’athlète, d’entraîneur, de manager et désormais son rôle dans l’organisation des Jeux de Paris 2024. Alain Blondel occupe un rôle clé pour Paris 2024, celui de Sports Manager. A ce titre, l’ancien décathlonien est responsable de l’organisation des épreuves d’athlétisme et de para-athlétisme. Il nous explique en quoi consiste son rôle (34:55) que ce soit au stade mais aussi en dehors avec les épreuves de marathon et de marche.Co-organisateur des championnats d’Europe à Zurich en 2014, il se sert de cette expérience pour mettre en place le grand barnum de l’été prochain. "C’est quelque chose d’exceptionnel et en plus je l’organise chez moi", affirme-t-il même s’il reconnait que c’est quelque chose de très exigeant. "Ça va plus vite que je le ne pensais, poursuit-il. C’est une énorme machine à laver, une lessiveuse dans laquelle tu te fais broyer assez souvent, assez régulièrement."  Au cœur de cette machine, Alain Blondel connait sa mission par cœur. Son calendrier est clair dans sa tête et il doit être prêt pour le début des épreuves d’athlétisme. "Le 1er août c’est la marche avant le décathlon le jour suivant", récite-t-il. "Comment faire en sorte que ça fonctionne ? C’est ça mon objectif." Bonne écoute !Ecoutez d'autres épisodes de Belle Trace :Christophe Pinna : "L’art martial c’est ce qui m’a évité la rue"Dorian Coninx : "On ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut le perdre"Yoann Huget : "Tous les joueurs se voyaient Champions du monde !"Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter.Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici.Animation : Flo MasnadaProduction : Eurosport
  • Enak Gavaggio : "Pour être champion en ski, soit tu es extrêmement intelligent, soit tu es un peu naïf et bête"

    55:37
    Cette semaine dans Belle Trace, Florence Masnada reçoit Enak Gavaggio, ancien skieur acrobatique et personnage à part dans le ski français.Le sport et le risque, voilà deux ingrédients qui font saliver Enak Gavaggio, lui qui s'est "un peu tout cassé" (2:20) à forcer de chuter à ski, en VTT ou en parapente. "J'ai horreur de rester dans mon canapé, j'ai besoin de bouger", raconte le Savoyard de 47 ans, qui s'adonne aujourd'hui au hockey sur glace depuis cinq ans.Rentrer dans un moule, ça n'a jamais été pour lui. C'est ce qui l'a poussé vers le free ride et le ski cross, et l'a ainsi éloigné du ski alpin : "on n'avait pas le droit d'avoir les cheveux colorés ou longs, d'écouter la musique dans le bus. J'aurais préféré être Américain." (12:04) Enak Gavaggio a eu un coup de cœur pour une discipline faite de "confrontation directe" (17:43), comme s'il montait "sur un ring de boxe", mais a aussi embrassé l'aspect stratégique. "Je faisais exprès de doubler dans les endroits où on pensait que c'était impossible", partage le médaillé de bronze aux championnats du monde 2007 de ski cross. (21:47)Enak Gavaggio explique aussi comment est né son personnage de "dark lord", lui qui, auprès des autres skieurs, se faisait passer pour "un branleur (29:40) mais pense avoir beaucoup plus travaillé que les autres, dans l'ombre. A la fois relax et concerné, libre et déterminé, toujours dans la remise en question.Bonne écoute !Ecoutez d'autres épisodes de Belle Trace :Christophe Pinna : "L’art martial c’est ce qui m’a évité la rue"Dorian Coninx : "On ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut le perdre"Yoann Huget : "Tous les joueurs se voyaient Champions du monde !"Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter.Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici.Animation : Flo MasnadaProduction : Eurosport
  • Adil Rami : "Ma devise ? On les aura les méchants !"

    28:57
    Pour une fois, la bouteille à la mer a été trouvée ! Quand Flo Masnada a contacté Adil Rami pour participer au podcast, c'était sans grand espoir d'avoir une réponse. Et pourtant, le champion du monde 2018 a bien accepté de prendre part à ce nouvel épisode de Belle Trace. A 37 ans, le défenseur est sans club après son aventure à l'ESTAC. A l'occasion du Sportel à Monaco, Flo Masnada est revenu avec lui sur sa carrière atypique, lui qui n'a pas connu un parcours classique. Sans être passé par un centre de formation, Adil Rami a réussi à devenir footballeur professionnel à Lille où il a remporté le championnat de France en 2011. Une ascension jusqu'au graal, le mondial 2018 avec l'Equipe de France qui a fait entrer le natif de Bastia dans la légende des Bleus. Très suivi sur les réseaux sociaux, il évoque sa relation avec la notoriété, et revient sur les moments difficiles de sa carrière. Bonne écoute !Ecoutez d'autres épisodes de Belle Trace :Serge Betsen : "Je n'avais pas tous les outils pour jouer en équipe de France"Dorian Coninx : "On ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut le perdre"Florian Jouanny : "Je passe mes vitesses avec la tête, tout a été pensé pour la performance"Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter.Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici.Animation : Flo Masnada
  • Yoann Huget : "Tous les joueurs se voyaient Champions du monde !"

    59:21
    Quelques jours après la fin de la Coupe du Monde de Rugby en France, Flo Masnada reçoit Yohann Huget dans le podcast Belle Trace. Une chose est sûre, c'est que l'ancien rugbyman n'aurait jamais pu être un skieur ! A l'écouter, sa rééducation du côté de la Savoie ne reste pas dans ses moments favoris !Retraité depuis la fin de la saison 2021, Yoann Huget a été consultant pour la dernière Coupe du Monde. Impossible de ne pas revenir sur l'échec des Bleus en quart de finale face à l'Afrique du Sud. D'autant plus que tous les joueurs lui avaient dit, ils se voyaient Champions du monde !Avec Flo Masnada, l'ancien joueur joueur revient sur sa carrière, ses débuts au Stade Toulousain, le club de sa vie. Plus qu'un club, une famille comme il l'explique malgré un palmarès inégalé dans l'Hexagone. Une carrière aussi marquée marquée par des échecs comme sa non-participation au Mondial en 2011, sa grosse blessure quatre ans plus tard avant de faire partie de l'équipe qui s'est lourdement inclinée contre les All Blacks en 2019.Mais la carrière de Yoann Huget a aussi été marquée de trophées, comme celui gagné en 2010 avec le Stade Toulousain. Flo Masnada vous permet aussi de découvrir son après-carrière, lui qui est passé par le CDES à Limoges pour se former.Sans oublier les rencontres qui l'ont marqué !Bonne écoute !Ecoutez d'autres épisodes de Belle Trace :Serge Betsen : "Je n'avais pas tous les outils pour jouer en équipe de France"Dorian Coninx : "On ne peut pas gagner un triathlon à la natation mais on peut le perdre"Florian Jouanny : "Je passe mes vitesses avec la tête, tout a été pensé pour la performance"Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter.Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici.Animation : Flo Masnada