Partager

cover art for #29 Laure Adler (épisode complet)

Le goût de M

#29 Laure Adler (épisode complet)

Saison 2, Ep. 29

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

---


Laure Adler est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La journaliste et écrivaine, animatrice de «L'Heure bleue» sur France Inter, chroniqueuse pour l'émission «C ce soir» sur France 5 et autrice du récent essai La Voyageuse de nuit, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Laure Adler évoque son enfance en Guinée, alors encore une colonie française, entre un père ingénieur agronome, passionné par les plantes, et une mère qui avait abandonné son métier de sténo-dactylo pour suivre son mari et élever ses enfants. Elle a alors une vie simple, sans journaux ni livres centrée autour de l'océan où elle aime aller nager. A 17 ans, après un passage par la Côte d'Ivoire, la famille rentre en France du côté de Clermont-Ferrand, mais Laure Adler très engagée dans le mouvement de Mai 68 part vite poursuivre ses études à Paris. Elle y rencontre Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Gilles Deleuze et, étudiante, participe à l'effervescence intellectuelle du moment. «Je suis arrivée à un moment où les jeunes étaient accueillis partout. On était considérés presque comme des égaux. On nous disait tout le temps que nous étions l'avenir.»


Le goût des livres, du cinéma, de l'art qui s'est formé à cette époque-là en autodidacte continue de l'accompagner. Marguerite Duras, dont elle signera une biographie, et Annie Ernaux font partie des quelques écrivains qu'elle vénère. «Il faut avoir l'esprit d'aventure avec les livres, s'ensauvager un peu soi-même», prône celle qui est entrée à France Culture comme secrétaire avant de devenir des années plus tard la directrice de la station. Une période dont elle ne garde pas un bon souvenir. La journaliste révèle que faire des interviews l'«angoisse» là où son dernier ouvrage, carnet de voyage autour de la vieillesse, l'a libérée d'un poids et l'a aidée à assumer ses 70 ans. «Mon amoureux se moque de moi, il dit que je suis devenue la madone des Ehpad.»


Un podcast produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

Réalisation : Sulivan Clabaut

Musique : Gotan Project 

More episodes

View all episodes

  • REDIFF Julien Gosselin, metteur en scène : « C’est ma mission de faire un art qui échappe aux demandes du public telles qu’elles sont formulées par HBO ou Netflix »

    54:14||Saison 7
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Julien Gosselin.Le metteur en scène Julien Gosselin revient en 2026 au Festival d’Avignon avec une nouvelle création qui reflète son sens de la démesure. Du samedi 4 juillet au dimanche 12 juillet, Maldodor, d’une durée de cinq heures, sera interprété dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Le metteur en scène y fait dialoguer les œuvres de l’écrivain chilien Roberto Bolaño avec le poète français du XIXe siècle Lautréamont. Une captation de ce spectacle sera diffusée sur Arte le 18 juillet à 22 h 40, avant d’être accessible sur sa plateforme, Arte.tv. « Le Goût de M » avait rencontré le directeur de l’Odéon - Théâtre de l’Europe en novembre 2025, à l’occasion de la présentation de son Musée Duras, aux Ateliers Berthier.Cet épisode a été publié la première fois le 21 novembre 2025. Crédit photo : Simon Gosselin.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
  • #185 Harry Gruyaert, photographe : « Dans la rue, je suis comme un pickpocket, je vole des trucs à gauche, à droite, je photographie des gens sans demander leur permission »

    42:23||Saison 7
    Harry Gruyaert, membre de l’agence Magnum depuis 1982, est l’une des stars des Rencontres d’Arles, qui débutent le 6 juillet. Le photographe belge de 84 ans y présente, jusqu’au 4 octobre, « A Sense of Place », une exposition qui rassemble des images réalisées à travers le monde depuis la fin des années 1960, dans des décors urbains.Sa signature visuelle, extrêmement forte, est marquée par une intensité chromatique inspirée du pop art et par de vibrants morceaux de jazz – genre musical qu’il adore –, dans lesquels l’humain ne semble jamais occuper la première place. Ce coloriste de la photographie, qui a toujours voulu être libre, se définit comme un flâneur, un observateur passionné, un voleur d’instants et d’émotions.Dans ce dernier épisode de la saison 7 du « Goût de M », le photographe nous accueille dans son atelier du 11e arrondissement parisien, une petite pièce en rez-de-chaussée sur rue, remplie d’archives, de classeurs, de livres, d’affiches de ses expositions en cours… et d’un lit de camp. Symbole d’une personnalité hyperactive et voyageuse, que la longue carrière a amené à rencontrer de grandes figures de la photographie dans la seconde moitié du XXᵉ siècle : William Klein, Jeanloup Sieff, Robert Delpire, Henri Cartier-Bresson…Il raconte son enfance près d’Anvers, auprès de parents catholiques très pratiquants : « A la maison, la hiérarchie, c’était Dieu, le pape, mon père. » Ce dernier, qui aimait beaucoup la photo, l’a pourtant dissuadé d’en faire son métier en l’envoyant dans une école de manutention. Rien n’y fait : Harry Gruyaert a commencé à prendre ses premières photos à l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Dans cette même ville, il se passionne pour le cinéma de Bergman, de Truffaut et d’Antonioni. Il a récemment regardé un long-métrage, plus contemporain, qui le passionne : « J’ai revu pour la troisième ou quatrième fois La Vie d’Adèle, un film absolument formidable, et moi qui ne comprend pas tellement la jeunesse, j’ai l’impression de comprendre ces filles. »---Cet épisode a été publié le 26 juin 2026. Crédit photo : Roger Szmulewicz.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son et Benoît Thuault à la réalisation.Musique : Gotan Project
  • #184 Villa Médicis 2/2 « La Villa Médicis est un lieu où un certain nombre d’idées de demain s’inventent, tout en rappelant qu’on ne construit que sur des maisons déjà bien bâties »

    44:54||Saison 7
    Pour ce second épisode consacré à la Villa Médicis, splendide demeure du XVIe siècle qui abrite depuis 1803 l’Académie de France à Rome, « Le Goût de M » promène son micro dans le vaste jardin de 7 hectares, à la rencontre du personnel et des pensionnaires de l’institution. Cette oasis de verdure ressemble encore, à peu de chose près, à ce qu’avait imaginé le cardinal Ferdinand de Médicis lorsqu’il avait acquis la Villa, à la fin du XVIIe siècle : quatre espaces distincts, le parterre et le piazzale, les 16 carrés, la braccheria et le bosco.Cette déambulation commence dans le fameux bosco, une petite forêt en plein cœur de la capitale italienne, lieu préféré de nombre de résidents et source de mystères. Notre première guide est l’architecte Françoise Laurent, responsable des travaux et des jardins depuis le début des années 2000 et qui en a pensé le virage écologique – elle nous raconte notamment le retour des lucioles, après plusieurs années sans utilisation de pesticides. A ses côtés, nous croisons les paons qui ont élu domicile parmi les plantes et les arbres « il y a une dizaine d’années » et nous observons les chênes verts « dans un état de sénescence totale », qui souffrent du changement climatique.Du haut de la colline du Parnasse, qui domine Rome et le bosco, nous apercevons le jardin des agrumes, récemment réhabilité sous la houlette de Sam Stourdzé, directeur de l’Académie de France à Rome depuis six ans, qui nous raconte ce projet. Vingt variétés de citronniers, qui étaient cultivées à la Villa Médicis au XVIᵉ siècle, ont été réintroduites dans des pots travaillés par l’artiste céramiste Natsuko Uchino et accompagnés d’un poème de Laura Vazquez : vingt mots inscrits sur vingt pierres disséminées dans le jardin.Dans cet épisode du « Goût de M », nous écoutons l’artiste plasticien Pol Taburet expliquer l’exposition qu’il a conçue pour la Villa, « Paranoia as a Method » ; mais aussi la romancière Diaty Diallo, révélée en 2022 par Deux secondes d’air qui brûle, développer son projet d’écriture autour des symptômes physiques sans cause apparente. La compositrice Giulia Lorusso nous reçoit dans sa « caverne », parmi de nombreux livres sur le mythe de Circé et nous joue « un set de piano, avec un peu de guitare électrique et quelques dispositifs électroniques », pour nous montrer sa manière d’« explorer ».---Cet épisode a été publié le 19 juin 2026. Crédit photo : Assaf Shoshan.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, et avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
  • #183 Villa Médicis 1/2. « A la Villa Médicis, on sait qu’on a un pouvoir magique, très français, un pouvoir de sidération. Parce que la beauté sidère »

    45:54||Saison 7
    Ses murs abritent depuis 1803 la plus vieille résidence française d’artistes, l’Académie de France à Rome, installée par Napoléon Bonaparte dans un monument d’architecture surplombant la capitale italienne : la Villa Médicis. C’est ce lieu mythique, qui a accueilli des milliers d’artistes, dont les célèbres Berlioz, Debussy et Balthus, que le « Goût de M » propose de découvrir au cours de deux épisodes, en visitant ses recoins, en racontant son histoire et, surtout, en sondant son goût.Dans cette déambulation, notre premier guide est le directeur de l’Académie de France à Rome, Sam Stourdzé, qui, depuis sa nomination en 2020, impulse un goût nouveau à la Villa, en faisant notamment dialoguer design contemporain et patrimoine. L’ancien directeur des Rencontres de la photographie d’Arles nous conduit dans le long escalier en colimaçon, jusqu’à la loggia, une terrasse intérieure ouverte sur les parterres et leur obélisque ; puis dans les chambres, rénovées par de jeunes architectes dans le cadre du vaste programme « Réenchanter la Villa ». C’est l’occasion pour lui d’évoquer son intention de « décloisonner les disciplines », pour s’adresser tant aux métiers d’art, qu’aux artistes travaillant sur la réalité virtuelle et aux chefs cuisiniers.Un rêve, une étape marquante dans la vie d’un créateur : la Villa Médicis offre à ses pensionnaires douze mois pour développer un projet créatif. Ainsi, chaque année, 16 artistes élisent résidence dans cette immense demeure. On croise dans ses couloirs l’écrivain Hugo Lindenberg, révélé en 2020 par le bouleversant Un jour ce sera vide et qui travaille ici sur sa prochaine fiction. Le romancier nous conduit à la bibliothèque et, installé près d’une fenêtre, fait la lecture d’une page de son futur livre, écrite le matin même. Dans les cuisines, nous rencontrons la cheffe Valentine Desmoulins, en pleine préparation d’une vignarola, « la recette printanière par excellence dans le Latium ». Sa présence dans cette institution est l’illustration même du renouveau voulu par Sam Stourdzé. Sa mission est double : nourrir les pensionnaires et le personnel et poursuivre un projet de recherche.Dans le second épisode de ce « Goût de M » consacré à la Villa Médicis, nous nous tournerons vers le jardin et ses 7 hectares, où se déploie le Festival des cabanes, jusqu’au 28 septembre. Nous irons encore à la rencontre de pensionnaires, pour entendre leurs expériences, leurs projets.---Cet épisode a été publié le 12 juin 2026. Crédit photo : Daniele Molajoli.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, et avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
  • #182 Manu Payet, humoriste et acteur : « Sur scène, je ne me moque que de moi-même, je suis en totale liberté »

    50:50||Saison 7
    Humoriste, acteur, réalisateur, animateur de radio, Manu Payet – Emmanuel, de son vrai prénom – s’interroge dans ses stand-up sur le temps qui passe, ce qu’il transforme dans nos goûts, comme dans son dernier spectacle, Emmanuel 2. L’acteur de 50 ans, qui a joué dans nombre de comédies, est à l’affiche de Deviens génial, de Léo Grandperret, en salle le 17 juin, où il incarne un professeur d’espagnol qui, pour se rapprocher de sa fille, se fait passer pour un professeur d’allemand et se retrouve embarqué dans un voyage scolaire.Manu Payet nous reçoit en fin de matinée, chez lui, un duplex à la vue dégagée, situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, non loin de la gare Saint-Lazare. La journée s’annonce caniculaire. C’est dans cet appartement et son salon sobrement meublé que le comédien revient sur son enfance « pimentée », à La Réunion. Cette enfance dont il raconte aujourd’hui volontiers des fragments, pourvu qu’ils suscitent le rire.Dans cet épisode du « Goût de M », Manu Payet évoque sa mère, qui lui a transmis le goût du travail bien fait, et son père, directeur du fret d’Air France Océanie, qui préférait voir son fils reproduire les scènes drôles des films – souvent de Louis de Funès – plutôt que de les visionner à nouveau. Il se rappelle les cinq salles de cinéma de Saint-Denis et les films qui l’ont marqué, dont Greystoke (Hugh Hudson, 1984), avec un Christophe Lambert « génial ».L’humoriste liste les objets de son admiration, sous le signe du rock, de son « obsession » pour Kurt Cobain, chanteur et guitariste de Nirvana (« J’ai rencontré en Kurt Cobain le McCartney que j’attendais depuis que mon père m’avait fait découvrir les Beatles ») à son récent émerveillement face à la chanteuse espagnole Rosalia (« Son concert est, paradoxalement, le plus rock que j’ai vu dernièrement ») en passant par les comédiens qui l’ont inspiré, comme l’Afro-Américain Richard Pryor (1940-2005) ou le Français Albert Dupontel.---Cet épisode a été publié le 5 juin 2026. Crédit photo : Arno Lam/Charlette studio.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project
  • REDIFF Spécial musique (3/3) Charlotte Gainsbourg : « Enfant, je n’avais pas le droit d’écouter certaines choses, Annie Cordy, Dorothée »

    53:09||Saison 7
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Troisième et dernière invitée : Charlotte Gainsbourg.Charlotte Gainsbourg, actrice et aussi chanteuse, a signé des albums de pop-rock marquants tels que 5 :55 (2006), IRM (2009) ou Rest (2017). La fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin explore également d’autres formes d’expression artistique. Passionnée de photographie, elle propose cet été un rendez-vous aux 57ᵉˢ Rencontres d’Arles, du 6 juillet au 4 octobre. L’exposition « 5bis » est constituée des images intimes qu’elle avait prises au Hasselblad de la maison de son père, au 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, avant de l’ouvrir au public et d’en faire un musée dédié au chanteur. « Le Goût de M » l’avait rencontrée en bas de chez elle en 2022, à proximité de ce lieu.Cet épisode a été publié la première fois le 29 avril 2022. Crédit photo : François Halard.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
  • REDIFF Spécial musique (2/3) Pomme : « Je ne comprendrai jamais rien de ce qui passe à l’intérieur de moi »

    47:26||Saison 7
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Deuxième invitée : Pomme.« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusion consacrée à la musique avec, cette semaine, Pomme. La chanteuse s’illustre par un univers singulier entre folk et chanson française, comme en témoignent ses albums Les Failles (2019) et Consolation (2022). Son dernier disque, Saisons (2024), qui explorait une veine plus orchestrale, a figuré sur la liste des 20 albums de musique de 2024 plébiscités par les lecteurs du Monde. Depuis la parution de cet épisode, en avril 2023, Pomme a également fait une incursion remarquée au cinéma la même année, dans La Vénus d’argent, de la réalisatrice Héléna Klotz. Pomme sera cet été sur la route des festivals, comme à Europavox, à Clermont-Ferrand (le 26 juin), puis à Sœurs jumelles, à Rochefort (le 27 juin), où elle partagera notamment l’affiche avec Sébastien Tellier.Cet épisode a été publié la première fois le 14 avril 2023. Crédit photo : Elizabeth Landry.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
  • REDIFF Spécial musique (1/3) Sébastien Tellier : « Le perfectionnisme, c’est quelque chose dont j’essaie de me libérer »

    42:08||Saison 7
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Premier invité : Sébastien Tellier.Le septième album de cet auteur-compositeur-interprète est paru le 30 janvier. Avec Kiss The Beast, Sébastien Tellier exprime de nouveau toute sa sensibilité et son sens de la mélodie. L’artiste sera en tournée cet été, notamment au festival We Love Green, à Paris (le 5 juin), aux Nuits de Fourvière, à Lyon (le 19 juin), au Festival de Nîmes avec Charlotte Cardin (le 18 juillet) ou encore au festival Cabaret vert, à Charleville-Mézières (le 21 août). « Le Goût de M » l’avait rencontré chez lui en mars 2022.Cet épisode a été publié la première fois le 18 mars 2022. Crédit photo : Kelly Koffi pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
  • #181 Ugo Bienvenu, réalisateur et auteur de BD : « L’IA est nourrie de fragments de la réalité qui n’ont rien à voir avec l’expérience du monde »

    48:29||Saison 7
    Réalisateur du splendide long-métrage d’animation Arco (2025), cette année nommé aux Oscars et récompensé par le César du meilleur film d’animation, Ugo Bienvenu, 38 ans, continue de construire son œuvre. Déjà auteur d’une dizaine de bandes dessinées, parmi lesquelles Paiement accepté (Denoël Graphic, 2017) et Préférence Système (Denoël Graphic, 2019), il interroge la relation que l’homme entretient avec la machine. Il façonne aussi sa réflexion sur le futur et l’enfance dans son exposition de dessins, « Futur antérieur », visible à la Galerie Martel, à Paris, jusqu’au 25 juillet.Ugo Bienvenu nous accueille un vendredi matin, dans le XXe arrondissement de Paris, dans les locaux de sa société de production, Remembers, cofondée avec le réalisateur Félix de Givry, qui avait cosigné le scénario d’Arco. C’est une petite factory à leur goût, sorte de maison où travaillent une dizaine de personnes. Dans son bureau, deux tables : l’une pour dessiner avec un ordinateur, l’autre avec du papier. Les objets qui lui sont les plus chers ? Son carnet et un stylo. « Si je ne dessine pas, je ne respire pas » : Ugo Bienvenu vit avec un crayon dans la main quand il mange, quand il est en rendez-vous, quand il fait de la comptabilité.Dans cet épisode du Goût de M, le créateur d’Arco revient sur son enfance, du Tchad au Mexique en passant par le Guatemala, accompagnant un père dont le métier de diplomate contraignait la famille à changer de pays tous les trois ans. « J’étais toujours “l’étranger” là où j’étais », confie-t-il. Il passe alors de longues heures à lire – il fait l’éloge des livres « qui donnent l’impression d’avoir vécu une vie de plus » – et à s’ennuyer. Il conseille d’ailleurs de « ne pas oublier de s’ennuyer un petit peu » : « C’est un facteur important d’accès à l’imaginaire. » De l’imaginaire, de la fiction et du futur, il est grandement question dans les propos d’Ugo Bienvenu. Ces obsessions transpirent dans ses inspirations littéraires – la légende arthurienne, les récits d’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne Clifford D. Simak –, dans ses révélations narratives et imagées – les longs-métrages d’animation d’Hayao Miyazaki et Dragon Ball Z diffusé par le Club Dorothée – et dans ses inspirations philosophiques – la pensée du philosophe spécialiste du monde numérique Eric Sadin. Ainsi, Ugo Bienvenu s’est trouvé le médium idéal : « La science-fiction sera ma manière de penser le monde. » ---Cet épisode a été publié le 8 mai 2026. Crédit photo : Eric Garault.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project