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16. 02/10/2026 - Samira El Mouzghibati
28:16||Saison 2026, Ep. 16Marquant la fin de la résidence autour de « Amar a réalisé son rêve » de Samira El Mouzghibati , ce « Half & Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30 minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec l’artiste sur son travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre (notre version non alcoolisée du légendaire « Half and Half » bruxellois).Au sujet de sa résidence :Nous sommes toustes porteur·euses de silences, fragments d’une histoire peut-être avec un grand H. Ce sont toutes ces petites mémoires, ces souvenirs, ces corps, cette constellation que je souhaite rassembler et avec laquelle je voudrais travailler.Au sujet de l’artiste :Samira El Mouzghibati est réalisatrice et monteuse, diplômée de l’INSAS à Bruxelles. Elle développe un travail documentaire centré sur les récits intimes, les transmissions familiales et les identités plurielles. Son parcours artistique est marqué par une diversité d’expériences, de la scène à la post-production. En 2010, elle interprète le rôle principal dans « Le Mariage de Leïla », une pièce de théâtre créée collectivement par l’asbl Les Fourmis et les Scouts et Guides Musulmans de Belgique. Par la suite, elle travaille comme monteuse sur de nombreux projets documentaires et de fiction, en Belgique et à l’international, collaborant avec des réalisateurs et réalisatrices aux univers variés. En 2024, elle signe son premier long métrage documentaire en tant que réalisatrice, Les Miennes, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et récompensé, entre autres, par le Magritte du Meilleur Documentaire.
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15. 18/09/2026 - Emmanuel Cortés
27:40||Saison 2026, Ep. 15Marquant la fin de la résidence autour de « S.H.A.R.E. (Sharing Hardships Accords Resonant Experiences) » d'Emmanuel Cortés, ce « Half & Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30 minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec l’artiste sur son travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre (notre version non alcoolisée du légendaire « Half and Half » bruxellois).Au sujet de sa résidence :Ma carrière artistique traverse un tournant essentiel où l'écriture devient le socle de mon processus créatif. Bien que je travaille actuellement sur un roman, mon objectif principal est de développer un cadre méthodologique pour la création artistique, qui intègre des retours d'expérience ciblés auprès de communautés spécifiques (queer, trans, racialisées, immigrées ou vivant avec le VIH). L'écriture me permet de transposer nos histoires en art de manière constructive plutôt qu’extractive.Ma recherche interroge la manière dont un artiste plasticien peut explorer la performance à travers la fiction spéculative et la collaboration communautaire. Avec une approche auto-ethnographique, je m’attache à mettre en lumière les nouvelles formes qui émergent lorsque la performance devient une méthode d'investigation plutôt qu'un simple moyen d'expression. Je m’intéresse en particulier au rôle du mouvement dans un espace partagé, à la transformation de l’« objet » visuel en une « partition » de performance, ainsi qu’aux façons dont les non-artistes peuvent révéler les enjeux politiques liés à l’accès à la scène.Ce travail s'articule autour de mon projet S.H.A.R.E. (Sharing Hardships Accords Resonant Experiences), un roman spéculatif qui mêle récit et critique communautaire. Les expressions artistiques issues de ce texte — performances et pièces de théâtre — serviront à engager des dialogues transformateurs avec le public et mes pairs. À travers ces échanges, j’espère aborder des thèmes centraux comme l'homophobie, la sérophobie, le racisme et les questions d’agentivité en usant de mon expérience de l'action communautaire pour définir de nouveaux cadres de création collective.
14. 02/07/2026 - Haolin Huang
35:04||Saison 2026, Ep. 14Mon précédent projet, « Autoportrait of the Moon / 水中捞月 », prenait la forme d’une autobiographie poétique. À travers la question philosophique « Le papillon se souvient-il des souvenirs de la chenille ? », j’explorais le passage du temps et la métamorphose.En réagissant à des objets symboliques et en recréant mon rêve d’enfance sisyphéen, je suis revenu de mon alter ego, Elpis, à mon prénom d’origine, 皓霖 (Haolin), signifiant « la pleine lune dans la forêt pluvieuse ».Aujourd’hui, ma recherche se concentre sur un espace et un temps spécifique : la chambre d'enfance, un huis clos où le corps présent dialogue avec le corps du passé. À travers des dialogues avec des jouets abandonnés par des enfants locaux qui veulent grandir, j’échange les enfances : la mienne, silencieuse, et la leur, en devenir.Pendant ma résidence de dramaturgie à La Bellone, avec Lili Brieu Nguyen, avec qui je partage certains codes sociaux et symboles issus de la culture asiatique, nous explorons ensemble comment traduire ces symboles visuels en dispositifs scéniques et concevoir un espace dramaturgique où mémoire, temporalité et transformation peuvent se rencontrer.Au sujet de l’artiste :Je suis Haolin HUANG (they/them), artiste multidisciplinaire d’origine chinoise, basé·e à Bruxelles. Formé·e à l’École de Recherche Graphique (ERG, MA) en photographie, vidéo, sculpture et installation, j’ai progressivement orienté ma pratique vers la performance.
13. 30/06/2026 - La Clash Machine
36:19||Saison 2026, Ep. 13Après s’être battu lors de performances frénétiques, bourrées aux hormones de synthèse dans des fêtes techno, des soirées de soutien et des fêtes de quartier, la Clash Machine prépare son premier spectacle.Les trois semaines de résidence à La Bellone sont l’occasion pour le collectif de mettre en perspective les enjeux dramaturgiques rencontrés jusque-là :De quelle manière le catch brouille-t-il les limites entre fiction et réalité ?Qu’est ce que cela signifie dans le paysage culturel actuel, de défendre un art du divertissement ?Sur le ring, on joue et déjoue les antagonismes habituels du catch : les héros / les méchants (baby face/heel), afin que le public puisse y déposer ses propres affects et vivre, avec nous, une forme de catharsis. Animée par l’urgence du présent et fidèle à la spontanéité du monde du catch, la Clash Machine se laisse transformer par le réel qui fait irruption lors des représentations. Que ce soit les violences vécues par d’autres et qui nous touchent, parce qu’on habite cette ville (ce pays, ce monde) ou bien des violences vécues directement par des membres de notre collectif, le résultat est le même : l’envie d’en découdre. Comme lorsqu’au mois d’août 2025, un des membres du collectif perd son procès dans le cadre d’une affaire de violences policières.À l’occasion de la soirée « Clash Against Fascism » en janvier 2026, la Clash a pu rejouer ce procès et faire justice sur le ring. Elle aspire à prolonger ce processus hors du ring en entretenant des liens de collaborations et de solidarité avec des collectifs militants à Bruxelles.Comment s’emparer du réel pour transformer le ring en un espace de réflexion collective sur la justice ?Au sujet des artistes :Après la rencontre avec le coach NSimba, aka Cowboy pas fatigué, la Clash Machine intègre la BYWS où iels se forment aux techniques martiales. Par la suite, le collectif a eu l’occasion de performer à la Gay Haze, ainsi qu’à La Bellone dans le cadre du festival Homografìa ou encore, au sein d’événements auto-produits tels que le Gala de la BYWS et la soirée Clash against Fascism (en soutien aux victimes de violences policières) à la Bodeek. En mai 2026, la Clash Machine joue en France pour la première fois au SLAP (Montreuil), festival du livre queer et féministe. Les membres de la Clash Machine performent également en tant qu’athlètes de la BYWS lors d’événements catch tels que Recycatch, Couleur Café, Future Shock…Issu·es de backgrounds divers, les membres de la Clash Machine se sont rencontré·es lors du master chorégraphique de Charleroi danse en 2022. Iels sont au nombres de quatre :Loü Viret aka L’Bouro du Bitume, fait de la danse depuis tout petit, aujourd'hui, iel veut la réinventer en en faisant bouger ses limites, iel aime autant danser dans des teufs, qu’en manif, sur des scènes de théâtre, ou comme maintenant sur un ring.Violette Lacroix mais tout le monde l'appelle Vio. Elle est la romantique Marry me Nathalie sur le ring. Avant le catch elle s'entraînait dans la catégorie runway de la ballroom, au sein de la kiki house of Gabbana.Justine Richard, performeuse et poète, possédée à heure fixe par Mimi la Rage, bagarreuse et tricheuse chronique, qui débarque sur le ring pour écraser des os sous ses plateformes.Aimé Gaster aka Erotiko, a grandi dans les rues de Marseille, c’est un agitateur, un fauteur de trouble, un danseur et un catcheur qui utilise ses mots et son corps pour haranguer les foules. Iels travaillent en collaboration avec plusieurs MC la drag queen Vakah Profana et la vogueuse Jhaya Caupenne (Mother of the kiki house of Gabbana in Belgium).
12. 12/06/2026 - Ondine Cloez et Saghar Hosseinpour
31:35||Saison 2026, Ep. 12« Il faut les faire sortir de la gorge et les crier باید از حلق بیرون آمده و فریاد شوند » est un projet de Saghar Hosseinpour & Ondine Cloez. Qu’est-ce que serait une performance qui serait une pratique ? Qui resterait mobile ?À l’inverse d’un spectacle qu’il faudrait répéter jusqu’à l’améliorer, nous aimerions inventer une forme qui nous mettrait en jeu (par nous, il faut entendre nous deux + vous, le public)Une question nous obsède : que vois-tu ? Nous ne voyons pas les mêmes choses. Mais nous voyons. Ce qui est là et ce qui est ailleurs, ou qui a disparu. L’absence aussi. چه میبینی؟ Que vois-tu? Il faut les faire sortir de la gorge et les crier باید از حلق بیرون آمده و فریاد شوند is a project by Saghar Hosseinpour & Ondine Cloez. What would a performance that is a practice be like? One that remains mobile?Unlike a show that has to be rehearsed until it is perfected, we would like to invent a form that would keep us in the play (by us, we mean us two + you, the audience).One question obsesses us: what do you see? We don't see the same things. But we see. What is there and what is elsewhere, or what has disappeared. Absence. چه میبینی؟ What do you see? Plus d'info sur les artistes : https://bellone.be/programmation-publique/ondine-cloez-and-saghar-hosseinpour
11. 19/05/2026 - Louise Vanneste
34:39||Saison 2026, Ep. 11Marquant la fin de la résidence « L’archive comme perspective » de Louise Vanneste, ce « Half & Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30 minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec l’artiste sur son travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre (notre version non alcoolisée du légendaire « Half and Half » bruxellois). Au sujet de sa résidence : Mes processus de création s’accompagnent de livres références : essais, romans, bandes dessinées, romans graphiques. Ils s’accompagnent également d’une écriture poétique et littéraire personnelle qui n’est pas toujours incluse dans la forme finie de l’œuvre. Inspirée par le concept d’anarchivage développé par Erin Manning et Brian Massumi, je vais retraverser ces documents, les enrichir et les penser sous une forme éditoriale hybride (poésie, dessin, extraits littéraires et informations scientifiques). Je désire aborder le document pour qu’il ne soit ni le reflet d’une pensée individuée, ni univoque, mais qu’il prenne la forme d’une assemblée en mouvement qui se projette dans le futur.Au sujet de l’artiste : Au sein de Rising Horses, Louise Vanneste développe une œuvre chorégraphique qui s’émancipe d’une écriture uniquement par et pour le corps. Elle est attachée à la notion de chorégraphie de l’environnement qui considère son, lumière, matière, espace, humains et non-humains, visible et invisible comme des terrains chorégraphiques qu’elle élargit par le dessin, le langage littéraire, la présence d’œuvres plastiques sur le plateau. Elle considère ces croisements de disciplines comme des assemblées, partageant avec ces dernières le caractère vivant d’un dialogue, d’une pensée en construction, à même de faire émerger des formes.Après une formation en danse classique, Louise Vanneste entre à P.A.R.T.S. dont elle est diplômée. Une bourse de la Fondation SPES (Be) lui permet ensuite de poursuivre sa formation à New York, notamment au sein de la Trisha Brown Dance Company. Ses œuvres ont été présentées en Belgique et à l’étranger : Kunstenfestivaldesarts, Charleroi danse, Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Théâtre de Liège, Halles de Schaerbeek, Tanzwerkstatt Europa Munich, Atelier de Paris /CDCN, l’ADC Genève… Elle a créé le solo 3 jours, 3 nuits en novembre 2024, occasion pour elle de retrouver la scène comme danseuse et d’inclure son travail littéraire. En mai 2025 elle créait le quintette Mossy Eye Moor au Kunstenfestivaldesarts.En parallèle à son parcours chorégraphique, Louise Vanneste est engagée dans la pédagogie et transmission depuis une dizaine d’années essentiellement à l’ISAC et au sein du Master danse et Pratiques chorégraphiques ENSAV - La Cambre /INSAS / Charleroi danse. Elle a récemment été diplômée en Fascia et Somato-Psycho-Pédagogie (Body Mind Academy - 2024). Lauréate du FRArt 2021 (Fonds de Recherche en Art), elle dédie en 2022 un temps spécifique pour sa recherche -PANGÉE, vers les territoires de l’imaginaire et des pratiques hybrides-, autour de l’inclusion du non-humain dans les enjeux artistiques et de l’hybridation des pratiques et des savoirs. De cette recherche, naissent LES PANGEES, ce sont des espaces de partage dont les formes sont élaborées en fonction des enjeux propre au projet en cours ou à une collaboration en cours. Par exemple, une performance in situ qui se poursuit par une rencontre entre Louise et un philosophe ou une géologue ou encore une assemblée de chercheur·euses, étudiant·es et artistes qui traversent un atelier somatique, une pratique de lecture en groupe, une rencontre échange autour de leur pratique ou d’un sujet etc. Louise Vanneste est actuellement artiste associée au Vilar (LLN).
10. 17/04/2026 - Alphonse Eklou Uwantege
33:21||Saison 2026, Ep. 10« failles (oqt) » s’ancre dans l’histoire de mon père, parti du Togo vers l’URSS en 1986. Je nais à Minsk en 1996, et nous arrivons à Bruxelles en 1998, où commence une décennie sans papiers : une enfance faite d’attente, de survie et de silences qui protègent autant qu’ils blessent.En 2003, une obligation de quitter le territoire tombe sur nos noms, révélant la violence d’un État qui fabrique l’exclusion comme règle. Vingt ans plus tard, mon père est belge. Moi, non. C’est là que naît la faille.Deuxième volet du diptyque ouvert avec reste(s), ce projet explore les langues coupées, les héritages contradictoires et les blessures intimes que l’assimilation imprime dans les corps diasporiques. En duo avec mon père, j’invente un troisième territoire : un espace où les papiers deviennent archives sensibles et où nos silences, enfin, se mettent à parler, une tentative de réécrire l’histoire depuis nos marges avec celles et ceux qui acceptent de traverser ce paysage avec nous.Au sujet de l’artiste :Sagittaire queer, néx à Minsk d’une mère rwandaise et d’un père togolais.Alphonse est mannequin, performeureuse et metteureuse en scène baséx à Bruxelles.Son action utilise le corps comme outil, l’écriture comme arme de résurrection, et la performance comme urgence politique. Sa méthode repose sur la volonté de déjouer les normes de la représentation et de déplacer le lien entre spectateurices et performeureuses en perturbant les espaces scéniques.Titulaire d’un master à l’ISAC, iel crée entre Bruxelles, Anvers, Kigali et Paris, en tissant des collaborations qui traversent la performance, la mode, la danse, le théâtre et les arts visuels.Dans le premier volet de son diptyque, reste(s), Alphonse développe sa recherche autour des traumas transgénérationnels, de la mémoire invisible et des transmissions coloniales dans un solo en hommage à son oncle, Alphonse Kanimba, mort pendant le génocide des Tutsis en 1994.Avec failles (oqt), iel poursuit cette recherche depuis son histoire familiale : l’exil, les années sans papiers, l’obligation de quitter le territoire reçue enfant, et la manière dont ces expériences façonnent la manière de se tenir au monde. Le spectacle se construit en duo avec son père, autour des gestes, des langues perdues, des papiers administratifs et des façons de résister à l’effacement.
