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L'AFFRANCHIE PODCAST
C'est comme ça que je disparais // Rencontre avec Mirion Malle
Rencontre avec Mirion Malle à l'occasion de la parution de son très beau roman graphique C'est comme ça que je disparais aux éditions La ville brûle !
Mirion Malle est dessinatrice et autrice de bande dessinée, particulièrement préoccupée par les questions du genre et du féminisme. Elle est l’autrice du très remarqué Commando Culotte, les dessous du genre et de la pop culture (Ankama, 2016) et de La Ligue des super-féministes (La ville brûle, 2019). Elle a également illustré des ouvrages de référence pour ados, toujours aux éditions la ville brûle : Les règles, quelle aventure ! (textes d'Elise Thiébaut, 2017), Ce que pèsent les mots (textes de Lucy Michel, 2020), Sous nos yeux (textes d'Iris Brey, 2021). En 2020 est parue sa première BD de fiction intitulée C'est comme ça que je disparais (La ville brûle), et en 2021 son premier album jeunesse (textes d'Anne Dory, la ville brûle).
https://www.lavillebrule.com/cata.../auteur/mirion-malle,139
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Vous souhaitez vous offrir ce livre ? c'est par ici : https://www.laffranchielibrairie.com/livre/16155499-c-est-comme-ca-que-je-disparais-mirion-malle-la-ville-brule
Saison #6 : Univers graphique : Mirion Malle | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline, accompagné de la chorale Dònas d'Òlt d'après le chant La Rota composé par Nadèta Carita | À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet.
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46. La série INTIMES : désirer [contenu explicite]
42:13||Saison 6, Ep. 46La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.[contenu explicite] EPISODE 2 : désirerDans ce court texte composé d'éclats en prose, Déborah Costes raconte ses relations sexuelles avec des femmes, son désir, le leur, comment il naît, sur quel type de rapports il débouche, parfois passionnels, parfois tendres. Surtout, elle cherche ici à célébrer l'euphorie du sexe lesbien.Déborah Costes est travailleuse du sexe et autrice. Ses autres romans, entre témoignages et essais, décortiquent et critiquent les mécanismes de honte et de silenciation. Dans Te rappeler que nous sommes chiennes, elle s'essaie à un nouveau genre, mélangeant la poésie et la pornographie.Dans cet épisode, Déborah Costes évoque le travail de l'autrice Claire Von Corda, retrouvez les références de cette autrice juste ici : L'Affranchie
45. La série INTIMES : se dire
41:55||Saison 6, Ep. 45La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.EPÏSODE 1 : se direRencontre avec Lénaïg Cariou, à l'occasion de la parution de son livre, LES DIRES, aux éditions MF.LES DIRES sont nés d’un projet d’entretiens radiophoniques, avant de devenir une série de poèmes conversationnels. Ils proposent de travailler la parole recueillie comme un matériau, de faire de la poète non pas seulement celle qui parle, mais celle qui écoute, et retranscrit. Dans la retranscription poétique, des paroles se perdent, d’autres se modifient : c’est comme un résidu de paroles, passées au crible de la mémoire. Des traces de dialogues, et de leurs silences. Elles disent leur rapport à la langue maternelle, à la langue étrangère, à leur langue de désir. Elles font l’expérience de l’exil, de la désorientation, de la fragmentation du moi. Un parcours narratif qui se tisse de l’une à l’autre.Dans cet épisode, nous parlons des oeuvres de Monique Wittig, publiées aux éditions de minuit, d'Adrienne Rich, et de Rêve d'un langage commun, publié aux éditions de L'Arche, aisni que de May Ayim, publiée aux éditons Ypsilon.Photo © Romy Alizée
44. Pardonner à nos mères, rencontre avec Claire Richard
50:34||Saison 6, Ep. 44Rencontre avec Claire Richard, à l'occasion de la parution de son livre, Pardonner à nos mères, dans la collection Les renversantes.*Matrophobie*: peur des filles de devenir comme leur mère.Je ne serai jamais comme elle : ce serment secret que Claire Richard s’est murmuré en regardant sa mère, bien des filles l’ont fait. Pourquoi les filles en veulent-elles tant à leur mère ? Pourquoi cette relation, souvent idéalisée, se révèle-t-elle parfois si douloureuse ? Autrement dit : que dit la matrophobie de la relation mère-fille ?À travers son récit intime et une enquête auprès de 150 femmes, l’autrice explore cette peur, non comme un simple conflit psychologique, mais comme l’effet du patriarcat dans les familles, et de la violence que les femmes subissent, voire reproduisent, depuis des générations.En esquissant une cartographie féministe de cette relation à la fois fondatrice et si complexe, Claire Richard nous offre des pistes de réflexion pour, peut-être, échapper à cette peur si partagée.Autrice et documentariste féministe, **Claire Richard** explore les liens entre intime et politique, l’action collective et les paradoxes de l’émancipation. Elle est l’autrice d’essais personnels (*Des mains heureuses*), de BD (*La dernière nuit d’Anne Bonny*), et de podcasts (*Les chemins de désir, La fille du fantôme*), dans lesquels elle partage une approche sensible et située, centrée sur l’écriture et le montage des voix.Dans cet épisode, Claire Richard parle du livre Les argonautes de Maggie Nelson, traduit par Jean-Michel Théroux publié aux Points et du texte d'Adrienne Rich, traduit de l’anglais (États-Unis) par Valentine Leÿs il y a peu aux éditions Hors d'atteinte, La maternité obligatoire - De l'expérience intime au poids. Plus loin dans la conversation, elle parle du livre, Comme nous existons de Kaoutar Harchi, publié chez Actes sud ainsi que de celui de Rozsika Parker, Torn In Two Maternal Ambivalence, non traduit pour le moment. Sur la contrecartographie, retrouvez l'épisode avec Nepthys Zwer : Pour un spatio féminisme, rencontre avec Nepthys Zwer - L'AFFRANCHIE PODCAST | Acast
43. Cancer colère, rencontre avec Fleur Breteau
01:04:02||Saison 6, Ep. 43Rencontre avec Fleur Breteau à l'occasion dela parution de son livre, Cancer colère, aux éditions du Seuil."Pour défendre nos vies et l’idée même d’avenir, pour me guérir tout à fait, ma colère devait devenir politique. De la maladie à la colère et de la colère à la lutte, c’est l’itinéraire que je partage avec vous dans ce récit." F. B.Fleur Breteau est la fondatrice et porte-parole de Cancer Colère, un collectif qui réunit des malades, ex-malades et futur.es malades du cancer pour qui « guérir du cancer » n’est plus une promesse suffisante. Cancer Colère politise les causes de cette maladie devenue épidémie : il exige un moratoire européen sur l'usage des pesticides et une transformation profonde du modèle agricole soutenue par les pouvoirs publics. Le collectif s’est notamment illustré dans le combat citoyen contre la loi Duplomb durant le printemps 2025.Photo © Astrid di Crollalanza.
42. Les filles de la librairie, rencontre avec Giulia Foïs
51:17||Saison 6, Ep. 42Rencontre avec Giulia Foïs à l'occasion de la parution de son roman, Les filles de la librairie, aux éditions Flammarion.À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.Photo © Pascal Ito, éditions Flammarion.
41. Woolf regarde Buffy, rencontre avec Ivan Berquiez
58:21||Saison 6, Ep. 41Rencontre avec Ivan Berquiez à l'occasion de la parution de son livre, Un pieu à soi, Virginia Woolf regarde Buffy, aux éditions La Variation. Virginia Woolf se serait-elle jetée dans la rivière si elle avait pu regarder Buffy contre les vampires ?1941->1997 back to the future c’est exactement le projet d’Ivan Berquiez. Avec une grande finesse, l’auteur entremêle la série épopée et les écrits de l’autrice, quand Woolf rencontre Buffy, c’est évidemment la surprise et d’un épisode à l’autre, leurs combats de vie se mêlent, sans forcer. Au-delà de l’impact de la pop culture sur nos vies, il y a dans ce livre une réflexion profonde sur la mort, sur la vie qui cesse d’être envieuse. Vampire et dépression, écriture et solitude, c’est un récit passionnant qui se déroule sous nos yeux.Photo © Sido Lansari.
40. Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité, rencontre avec Clélia Gasquet-Blanchard
57:48||Saison 6, Ep. 40Rencontre avec Clélia Gasquet-Blanchard à l'occasion de la parution de son livre, Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité, à La Fabrique éditions.La maternité est un lieu politique. Au-delà des violences gynéco-obstétricales et du pouvoir accaparant du corps médical, Clélia Gasquet-Blanchard démontre que cette emprise n’est ni une fatalité ni un simple effet de la casse de l’hôpital public, et que la médicalisation excessive de la naissance a précisément rendu possible le démantèlement du service public de la maternité.En retraçant l’histoire de la dépossession des savoirs et des solidarités entre femmes, elle renverse notre regard sur l’accouchement, sa marchandisation et les puissantes dynamiques de ségrégation sociale et raciale qui l’entourent.Cet essai appelle à réinventer des liens émancipateurs dans les salles d’accouchement comme hors des murs de l’hôpital afin que la naissance devienne un espace d’autonomie, de savoir partagé et de véritable justice reproductive.Clélia Gasquet-Blanchard est géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études en santé publique et attachée au Laboratoire ESO du CNRS, Université Rennes 2. Depuis 2019, elle coordonne le réseau de santé SOLIPAM qui prend en charge les femmes enceintes en situation de grande précarité en Île-de-France.Photo © Anthony Francin.
39. Tu nuis à la cause, une mise au point impertinente par Sandrine Rousseau
51:31||Saison 6, Ep. 39Rencontre avec Sandrine Rousseau à l'occasion de la parution de son livre, Tu nuis à la cause #WOKE. Une mise au point impertinente, aux éditions La Meute.Tu nuis à la cause. Toi la féministe arrogante, avec tes poils sous les bras et tes propos clivants, personne n’a envie de t’écouter. #MeToo, #MeToo, vous n’avez que ça à la bouche. Ils nuisent à la cause, les écologistes aux tee-shirts usés qui manifestent contre les bassines. Les bassines c’est la rentabilité, qu’est-ce qu’ils y connaissent, eux, à la rentabilité ? Elle nuit à la cause, la mère de cet enfant tué par des policiers lors d’un contrôle d’identité et qui sourit, quelques jours plus tard, à la tête d’une manifestation en hommage à son fils. Ils nuisent à leur cause, ceux qui ont tagué l’Arc de Triomphe, avec leurs gilets. Eux aussi, ces étudiants, ils nuisent à leur cause en bloquant quelques heures l’entrée d’une grande école pour clamer leur solidarité au peuple palestinien. Ils nuisent à leur cause, ces ultramarins qui déboulonnent les statues des esclavagistes ou des colons. Ils nuisent à leur cause, ces jeunes, ces chercheurs qui bloquent les tarmacs et les périphériques ou jettent de la soupe sur la vitre d’un tableau. Trop d’excès, personne n’écoute. Et ces associations de défense des animaux qui filment en toute illégalité des abattoirs ? Déconstruction, vous ne savez dire que ça. Tonton explique comment il éteint la télé « direct » quand il entend les représentants de ces causes. Il est à un repas de famille, il a bu un verre et prend la tablée complète à témoin. Lui, il est le premier féministe, il est écologiste aussi, et puis antiraciste. Et il l’a été bien avant tout le monde ! Il a aidé cette stagiaire, l’an dernier, qui se faisait embêter par son collègue. Il a dit au collègue d’arrêter. Alors ça suffit. Il n’a pas de leçon à recevoir de sales connes.Sandrine Rousseau remet le monde à l'endroit dans ce plaidoyer rassembleur en faveur de l'impertinence politique. Parce que nous n'avons plus le temps pour la politesse face à un impératif : gagner face au fascisme.Photo ©Juliette Dupuis Carle.
38. Au-delà du feu, rencontre avec Sol Netra
56:31||Saison 6, Ep. 38Rencontre avec Sol Netra à l'occasion de la parution de son livre, Au-delà du feu, aux éditions Blast.On dit que la nuit est danger. Ses nuits étaient funestes, la mienne est terrible et j’y meurs toutes les heures. Ma nuit est splendeur et je la traverse comme je traverserais un enfer. J’en saisis chaque seconde comme des milliers de pépites au travers des ongles. Jamais non plus mon corps n’habite la peur et pourtant je suis soleil. Dans la saison de la pénombre j’explore ce que fait l’ataraxie. La nuit est taiseuse pour qui ne fait pas l’effort ; elle est bavarde si on s’approche. Je vois en creux l’élan de la clarté laissée sur un banc au coucher de la lumière. Toujours milliers de pépites.Au-delà du feu est une respiration brisée, un murmure venu du fond. Le roman dit la mort, le désir, la chute et les murs qu’on subit. Écrit depuis un point de vue queer et anarchiste, il met en miroir le parcours d’Aleksander, ami d’enfance suicidé en prison, avec celui du.de la narrateurice fol et psychiatriséx. Sol Netra écrit comme on saigne doucement, avec une lucidité tendre et implacable. Chaque page creuse, effleure, dérange. On avance à tâtons dans une parole nue, aussi vulnérable que le corps et qui ne fait aucunement fi des violences systémiques. Tous les verbes restent longtemps en nous, comme un silence qu’on n’arrive plus à refermer.Illustration de couverture : Katya Aladinskaya, Heavy Thoughts, 2023.