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L'AFFRANCHIE PODCAST
Cancer colère, rencontre avec Fleur Breteau
Rencontre avec Fleur Breteau à l'occasion dela parution de son livre, Cancer colère, aux éditions du Seuil.
"Pour défendre nos vies et l’idée même d’avenir, pour me guérir tout à fait, ma colère devait devenir politique. De la maladie à la colère et de la colère à la lutte, c’est l’itinéraire que je partage avec vous dans ce récit." F. B.
Fleur Breteau est la fondatrice et porte-parole de Cancer Colère, un collectif qui réunit des malades, ex-malades et futur.es malades du cancer pour qui « guérir du cancer » n’est plus une promesse suffisante. Cancer Colère politise les causes de cette maladie devenue épidémie : il exige un moratoire européen sur l'usage des pesticides et une transformation profonde du modèle agricole soutenue par les pouvoirs publics. Le collectif s’est notamment illustré dans le combat citoyen contre la loi Duplomb durant le printemps 2025.
Photo © Astrid di Crollalanza.
Saison #6 : Univers graphique : Mirion Malle | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline, accompagné de la chorale Dònas d'Òlt d'après le chant La Rota composé par Nadèta Carita | À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet.
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49. EPISODE BONUS : Autrices de théâtre à Paris (1789-1914), rencontre avec Julie Rossello Rochet
51:39||Saison 6, Ep. 49La canicule de juin nous avait empêchées de faire cette rencontre, nous nous sommes appelées en juillet pour discuter de ce livre important pour l'histoire des femmes de théâtre, bonne écoute de ce dernier épisode de la saison 6 de L'Affranchie podcast !Rencontre avec Julie Rossello Rochet à l'occasion de la publication du livre, Autrices de théâtre à Paris (1789-1914), préfacée par Reine Prat, dans la collection théâtre dirigée par Sophie Proust aux Presses universitaires du Septentrion.Des femmes écrivent pour le théâtre depuis des siècles. Leurs noms sont pourtant absents des manuels d’histoire du théâtre. Pourquoi une telle carence ? Ce minutieux travail de recherche se penche sur le long XIXᵉ siècle en explorant les trajectoires de vingt autrices dramatiques ayant œuvré à Paris de la Révolution française à la Première Guerre mondiale. Leur pugnacité à faire entendre leurs voix dans l’espace public, en dépit des nombreux interdits pesant sur leur genre, révèle les stratégies qu’elles ont dû mettre en place pour faire jouer leurs textes et ainsi partager leurs idées au plus grand nombre. S’appuyant sur leurs écrits et des ouvrages récents, Julie Rossello Rochet réhabilite simplement la place des femmes dans l’histoire du théâtre en France. Ce livre s'est vu décerner le prix acef-XIX (Association Canadienne des Études Francophones du XIXe siècle) du meilleur livre en 2026 !Sur L'Affranchie podcast vous pouvez retrouver d'autres épisodes sur le théâtre et les arts du spectacle engagés :Soeurs, nos forêts aussi ont des épines, rencontre avec Penda DioufLe Tribunal permanent des peuples, rencontre avec Patricia Allio et Mortaza BehboudiL'œuvre de Shakespeare a-t-elle été écrite par une femme ? une enquête d'Aurore Évain#METOOTHÉÂTRE // Rencontre avec Séphora Haymann et Louise Brzezowska-DudekExploser le plafond, l'égalité femme/homme dans la culture // Rencontre avec Reine PratPhoto © Peichen Chi
48. La série INTIMES : entre femmes
49:08||Saison 6, Ep. 48La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.EPISODE 4 : entre femmes Rencontre avec Alexandre Antolin et Marine Rouch à l'occasion de la parution de leur livre, Entre femmes - Le lesbianisme dans les écrits intimes (1945-1971), aux éditions du Mauconduit.Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, l'heure est à la reconstruction nationale : les femmes sont renvoyées au foyer, perçues comme des mères et des épouses contributrices des Trente Glorieuses (1945-1973). Quid de celles qui ne se retrouvent pas dans les normes hétérosexuelles ? les discours scientifiques et moraux condamnent le lesbianisme et continuent d'en faire une perversion. Avant les mouvements féministes, gais et lesbiens des années 1970, lettres et journaux personnels sont le lieu privilégié où les individus peuvent exprimer leurs questionnements et vivre leurs amours. À partir d'archives intimes de ces années d'après-guerre, ce livre explore le « continuum lesbien », selon l'expression d'Adrienne Rich. On y découvrira la correspondance inédite entre l'autrice d'Histoire d'O, Dominique Aury, et son amie et amante Edith Thomas, le journal intime de la jeune Colette Avrane et de Luce Haccard-Perrin ou encore les lettres adressées à Simone de Beauvoir et à Christiane Rochefort â€- Les deux responsables d'ouvrage éclairent chaque ensemble par une mise en contexte historique et partagent leurs propres journaux, dans un geste éthique de réciprocité qui fait résonner ces archives avec les expériences lesbiennes et queer contemporaines. Entre femmes est le 10ème titre de la collection « Vivre/Écrire ». Les textes rassemblés dans ce livre proviennent de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA), la BNF, l'Imec, les Archives nationales et de collections personnelles.
47. La série INTIMES : bisexualité fusion
51:26||Saison 6, Ep. 47La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.EPISODE 3 : bisexualité fusionRencontre avec Pauline Harmange et Stéphanie Ouillon à l'occasion de la publication du livre collectif, Bi-es, aux éditions Points.À quoi ressemble la bisexualité ?Quel est son récit, son histoire ?Que signifie être bi·e ?Quelles sont les vécus, discriminations comme fiertés, que vivent spécifiquement les personnes bisexuelles et pansexuelles ? Peu d’images et de réponses viennent à l’esprit, tant ces identités sont aujourd’hui encore invisibilisées, à l’extérieur comme au sein des communautés LGBTQI+. Régulièrement considérée comme un simple passage entre l’hétérosexualité et l’homosexualité, la bisexualité semble toujours devoir prouver son existence et sa spécificité. Ni hétéros ni homos, il est temps de partager des témoignages et expériences spécifiquement bisexuelles et pansexuelles. A travers un collectif de neuf auteur·ices, ce recueil se veut une contribution à une pensée politique bi, toujours en construction, qui trouble les lectures binaires du monde. Une occasion de faire résonner les mots « bisexualité » et « pansexualité » avec de nouveaux récits, heureux, complexes, divers et nécessaires.Sous la coordination de Camille Regache, avec les textes de Amandine Gay, Jeanne Godard-Davant, Mathis Grosos, Pauline Harmange, Morgan N. Lucas, Stéphanie Ouillon, Préca et Charlotte Puiseux. Dans cet épisode, Stéphanie Ouillon parle de sa newletter, la newseletter bie, de la série tv Clara Sheller, du livre Vers un monde univoque de Thomas Bauer publié à L'échappée et du travail de Marjorie Garber, non traduit en français.Pauline Harmange parle d'une note de bas de page dans son livre Moi les hommes je les déteste, disponible chez Points.
46. La série INTIMES : désirer [contenu explicite]
42:13||Saison 6, Ep. 46La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.[contenu explicite] EPISODE 2 : désirerRencontre avec Déborah Costes, à l'occasion de la parution de son livre pornogrpahique, Te rappeler que nous sommes chiennes, dans la collection Prismes des éditons La Musardine.Dans ce court texte composé d'éclats en prose, Déborah Costes raconte ses relations sexuelles avec des femmes, son désir, le leur, comment il naît, sur quel type de rapports il débouche, parfois passionnels, parfois tendres. Surtout, elle cherche ici à célébrer l'euphorie du sexe lesbien.Déborah Costes est travailleuse du sexe et autrice. Ses autres romans, entre témoignages et essais, décortiquent et critiquent les mécanismes de honte et de silenciation. Dans Te rappeler que nous sommes chiennes, elle s'essaie à un nouveau genre, mélangeant la poésie et la pornographie.Dans cet épisode, Déborah Costes évoque le travail de l'autrice Claire Von Corda, retrouvez les références de cette autrice juste ici : L'Affranchie
45. La série INTIMES : se dire
41:55||Saison 6, Ep. 45La série INTIMES : quatre épisodes pour se raconter, en quotidien, en ordinaire, en joies et en orages. Pour nourrir les archives queers, en toute intimité.EPÏSODE 1 : se direRencontre avec Lénaïg Cariou, à l'occasion de la parution de son livre, LES DIRES, aux éditions MF.LES DIRES sont nés d’un projet d’entretiens radiophoniques, avant de devenir une série de poèmes conversationnels. Ils proposent de travailler la parole recueillie comme un matériau, de faire de la poète non pas seulement celle qui parle, mais celle qui écoute, et retranscrit. Dans la retranscription poétique, des paroles se perdent, d’autres se modifient : c’est comme un résidu de paroles, passées au crible de la mémoire. Des traces de dialogues, et de leurs silences. Elles disent leur rapport à la langue maternelle, à la langue étrangère, à leur langue de désir. Elles font l’expérience de l’exil, de la désorientation, de la fragmentation du moi. Un parcours narratif qui se tisse de l’une à l’autre.Dans cet épisode, nous parlons des oeuvres de Monique Wittig, publiées aux éditions de minuit, d'Adrienne Rich, et de Rêve d'un langage commun, publié aux éditions de L'Arche, aisni que de May Ayim, publiée aux éditons Ypsilon.Photo © Romy Alizée
44. Pardonner à nos mères, rencontre avec Claire Richard
50:34||Saison 6, Ep. 44Rencontre avec Claire Richard, à l'occasion de la parution de son livre, Pardonner à nos mères, dans la collection Les renversantes.*Matrophobie*: peur des filles de devenir comme leur mère.Je ne serai jamais comme elle : ce serment secret que Claire Richard s’est murmuré en regardant sa mère, bien des filles l’ont fait. Pourquoi les filles en veulent-elles tant à leur mère ? Pourquoi cette relation, souvent idéalisée, se révèle-t-elle parfois si douloureuse ? Autrement dit : que dit la matrophobie de la relation mère-fille ?À travers son récit intime et une enquête auprès de 150 femmes, l’autrice explore cette peur, non comme un simple conflit psychologique, mais comme l’effet du patriarcat dans les familles, et de la violence que les femmes subissent, voire reproduisent, depuis des générations.En esquissant une cartographie féministe de cette relation à la fois fondatrice et si complexe, Claire Richard nous offre des pistes de réflexion pour, peut-être, échapper à cette peur si partagée.Autrice et documentariste féministe, **Claire Richard** explore les liens entre intime et politique, l’action collective et les paradoxes de l’émancipation. Elle est l’autrice d’essais personnels (*Des mains heureuses*), de BD (*La dernière nuit d’Anne Bonny*), et de podcasts (*Les chemins de désir, La fille du fantôme*), dans lesquels elle partage une approche sensible et située, centrée sur l’écriture et le montage des voix.Dans cet épisode, Claire Richard parle du livre Les argonautes de Maggie Nelson, traduit par Jean-Michel Théroux publié aux Points et du texte d'Adrienne Rich, traduit de l’anglais (États-Unis) par Valentine Leÿs il y a peu aux éditions Hors d'atteinte, La maternité obligatoire - De l'expérience intime au poids. Plus loin dans la conversation, elle parle du livre, Comme nous existons de Kaoutar Harchi, publié chez Actes sud ainsi que de celui de Rozsika Parker, Torn In Two Maternal Ambivalence, non traduit pour le moment. Sur la contrecartographie, retrouvez l'épisode avec Nepthys Zwer : Pour un spatio féminisme, rencontre avec Nepthys Zwer - L'AFFRANCHIE PODCAST | Acast
42. Les filles de la librairie, rencontre avec Giulia Foïs
51:17||Saison 6, Ep. 42Rencontre avec Giulia Foïs à l'occasion de la parution de son roman, Les filles de la librairie, aux éditions Flammarion.À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.Photo © Pascal Ito, éditions Flammarion.
41. Woolf regarde Buffy, rencontre avec Ivan Berquiez
58:21||Saison 6, Ep. 41Rencontre avec Ivan Berquiez à l'occasion de la parution de son livre, Un pieu à soi, Virginia Woolf regarde Buffy, aux éditions La Variation. Virginia Woolf se serait-elle jetée dans la rivière si elle avait pu regarder Buffy contre les vampires ?1941->1997 back to the future c’est exactement le projet d’Ivan Berquiez. Avec une grande finesse, l’auteur entremêle la série épopée et les écrits de l’autrice, quand Woolf rencontre Buffy, c’est évidemment la surprise et d’un épisode à l’autre, leurs combats de vie se mêlent, sans forcer. Au-delà de l’impact de la pop culture sur nos vies, il y a dans ce livre une réflexion profonde sur la mort, sur la vie qui cesse d’être envieuse. Vampire et dépression, écriture et solitude, c’est un récit passionnant qui se déroule sous nos yeux.Photo © Sido Lansari.