Franzine

Partager

ep. 17 : Vincent Combe, lettres, et personnalité prof’ expatrié

Cet épisode vous fait entendre ma belle et joyeuse rencontre avec Vincent Combe.

Axé communication, Vincent continue d’apprendre à vie, il aime se diversifier… Nos points communs littéraires, d’études, et sur le professorat nous amènent à débattre.

 

2’40 : Vincent voit le littéraire comme un parcours pratique, et non pas détaché de la société. Vincent commence à entreprendre.

3’15 : sur ses origines, il est fils et frère de professeurs, de chefs d’établissement, cela s’imposait de soi-même.

Vincent rebondit sur le professorat pour ouvrir d’autres activités.

4’00 : sa sœur Christelle et lui ont déjà parlé ensemble dans des colloques. On a des compétences naturelles quand on est enfant de profs, il faut trouver sa propre personnalité.

5’00 : les méthodes et les voies d’un parcours littéraire. On apprécie les œuvres dans leur environnement historique, on apprécie l’analyse du schéma textuel, on lui donne de la valeur et on comprend ce qui fait une œuvre réussie. On apprend à parler des textes…

On en apprend sur l’humain, par assimilation sur les personnages, ou bien de répulsion.

6’20 : Les élèves ne comprenant pas l’utilité de la littérature, aiment retrouver les aspects humains. Vincent cite Mme Bovary, Bérénice.

7’15 : Son sujet de thèse, a été trouvé de manière concrète, dans le Lagarde et Michard, un auteur l’intéresse et a été peu étudié : c’est un gain de temps et cela permet de mettre un jalon. Les récits sanglants écrits par les auteurs catholiques pour promouvoir la religion. Ce sont des nouvelles de revendication, de punition de criminels ou de mécréants. Le châtiment prend une grande part. La France risquait de devenir protestante, et ces récits ont été missionnés.

9’50 : sur la littérature médiévale et son utilité pour les jeunes d’aujourd’hui. Pour Vincent, la part importante de ces récits est bénéfique, il s’agit de récits violents parfois. L’ancien français et le moyen français permet aux élèves de voir qu’ils s’inscrivent dans une langue en évolution, le français même ancien n’est pas une langue morte !

11’00 : sur les thèmes de l’apocalypse, la catastrophe, l’actualité et les discours actuels peuvent être mis en perspective. Les fins du monde -il y a eu plus de 200 annonces de fin du monde- jusqu’en l’an 1000 c’est l’Europe qui était au centre de ces annonces. Cela a amené une dimension plus commerciale, plus tournée vers la jouissance de la vie, si les jours sont comptés. Au XX° siècle, les Etats-Unis prennent le relai des annonces d’apocalypse, avec les différentes églises et théories. Armageddon, les Mayas.

13’00 : des humains pessimistes ? qui se libèrent du carcan des religions, de leurs craintes. Une conscience qu’on est à la merci de quelque chose qui dirige le monde.

13’30 : les origines et le parcours de Vincent. Venant de Lyon, les mutations l’ont fait voyager en France, Vincent a dû s’adapter, s’est enrichi, il a rencontré beaucoup de monde. Vincent a des amis partout. Il a grandi dans les Alpes, garçon de la Montagne, puis a étudié à l’Université de Nice et salue ses professeurs. Sa carrière de prof a commencé à Paris, pendant 6 ans, puis 6 ans dans le Sud. Entre collèges et lycées, Vincent a souvent changé d’établissements.

15’10 : Vincent arrive à Genève en 2012, souhaitant avoir un poste enrichissant, dans un établissement privé qui l’a bien formé sur l’examen de maturité suisse... L’institut Florimont, privé, a accepté sa candidature, il les remercie de leur confiance. Il y est resté 5 ans, il a trouvé un regard différent à la France, s’est senti considéré.

16’45 : les attentes en littérature pour la Maturité sont très différentes de la France, cela traduit l’état d’esprit du pays : dans les pays anglo saxons l’approche est encore différente d’ailleurs.

Dans le système français on se concentre sur la méthode et l’analyse du texte hors de son contexte. L’élève doit pouvoir le situer, en parler, disserter.

Dans l’examen suisse il s’agit d’œuvres intégrales, et très axé sur la culture générale, ce qu’il y a autour du texte. Il faut tout connaître de l’œuvre pour l’oral. (dans le nouveau Bac on a aussi des œuvres intégrales désormais)

La maturité Suisse demande une restitution empirique, transversale.

Sur l’implication des élèves étant en gymnase, seulement 20% des élèves, cela fait une différence. Les universités suisses sont très prisées, et la Suisse augmente ses conditions d’accès aux étudiants étrangers. La langue du canton est aussi déterminante.

19’30 : sur la reconnaissance de diplôme et de compétences, comment font les professeurs de l’Education Nationale française pour se faire engager en Suisse ?

Vincent évoque son expérience, le Canton de Genève qui reconnaît CAPES et Doctorat, c’est une démarche administrative à faire. A creuser pour Zürich.

20’25 : Dans le podcast d’Hortense on a évoqué que les professeurs sont employés par leur direction, ils ne sont pas en mission pour un Ministère contrairement à la France. Qu’est-ce que cela change de devoir se vendre ? Cette situation de mise en alerte sur la carrière impacte les professeurs sur des questions de choix, de mettre à jour leur CV, envisager l’établissement comme une entreprise les stimule sûrement plus ! Les établissements publics recrutent comme une entreprise. On doit prouver sa valeur, c’est un plus.

21’50 : pour les élèves cela peut donner lieu à des instabilités. On est dans un rapport de service. Certains professeurs doivent s’y habituer, ce challenge permet d’avoir des responsabilités supplémentaires et la profession prend un autre éclairage, une plus grande implication.

22’50 : Vincent part aux Etats-Unis après Genève. Il a une forte attirance avec les USA, mais y habiter est différent. La French American School of New York l’a pris en 2017 (il avait été accepté à NY Washington ou Los Angeles).

24’13 : Vincent est alors rentré dans l’AEFE le réseau d’enseignement français à l’étranger. Vincent avait grâce à cet esprit AEFE un lien aux méthodes et esprits français, et il a développé son réseau.

25’00 : L’AEFE est un réseau d’établissement, une grande famille, on se connaît presque tous, à travers le monde. On partage les informations sur les postes vacants.

Après 3 ans à New York ville monde, Vincent a souhaité se retrouver, retrouver ses montagnes. Il a été mis en contact avec le LFZ, Sandrine Kéroullé qu’il remercie infiniment. Sandrine est très professionnelle, un plaisir de travailler avec elle. Les différents projets d’établissement et le numérique ont été déterminants pour son choix du LFZ aussi. M. Latouche lui a fait confiance et lui a confié la mission de professeur référent pour le numérique, il l’en remercie.

26’40 : Vincent décide de monter sa boîte de conseil en « relocation » de professeurs, les aidant à s’expatrier : Time2Leave. Vincent évoque sa formation à la Haute Ecole de Commerce de Genève, qui a cultivé sa fibre entrepreneuriale et pratique, en 2 ans. Son projet de fin d’étude était cette idée d’agence de conseils pour les professeurs.

En 2020 Vincent souhaite concrétiser cette idée, il crée son site internet.

L’objectif est d’aider les professeurs dans leurs démarches, les accompagner, ou bien pour être mis en relation avec des chefs d’établissement … Ce sont aussi des conseils fiscaux, des renseignements plus spécifiques aussi. Vincent administre le groupe FB : échanges entre professeurs à l’étranger, qui regroupe 15'000 professeurs qui échangent sur de précieux renseignements de détachement, disponibilités etc…

30’25 : Le conseil, l’esprit altruiste anime Vincent, on a besoin de spécialistes à certains moments de sa vie. Vincent est une vraie motivation.

31’26 : le temps de l’idée à l’action, la mise en place du projet. Le fait que Vincent marie ses centres d’intérêt par ce projet, met à profit ce qu’il a pu apprendre. Il a mûri le projet en parallèle de ses cours.

33’00 : la solidarité francophone, le développement de contacts, permet de la croissance.

A propos des jeunes professeurs après le Master.

34’18 : à propos du nouveau BAC, Vincent y voit une dimension cyclique, le retour de choses déjà demandées avant, comme la mode ! C’est un format de type agrégatif.

35’30 : sur le BAC international, plus anglo-saxon on apprend qu’il a été créé à Genève pour les enfants de l’ONU, pour donner à tous un socle commun de connaissances. Ce BAC brasse un grand nombre d’œuvres issues du patrimoine mondial, traduites ou en langues étrangères, c’est fascinant de voir des œuvres contemporaines, peu connues, cela amène une grande ouverture sur l’enseignement et l’apprentissage.

36’42 : le goût pour le cinéma. La passion de Vincent pour les short movies… Quand on aime la littérature on aime le beau cinéma. Cela recoupe les mêmes techniques de point de vue, d’angles, d’analyses. La beauté de l’image c’est la beauté des descriptions d’un roman. Son premier poste était à Cannes, face à la Croisette et aux marches du Festival. C’est excitant cette création cinématographique. Il a fait le concours de la critique filmique avec ses élèves. Il a fait une spécialité cinéma, le cours Florent à Paris.

39’20 : personnalité qui veut plus, veut apprendre plus, ne reste pas dans sa zone de confort. J’ai touché mes rêves, ou participé à des accomplissements. En terme humain et amical, Vincent coach aussi ses amis et proches.

40’25 : le projet cinéma du LFZ. ( Festival Focus on French Cinema) La pandémie a ralenti les projets.

41’50 : ses élèves du LFZ, l’approche : de beaux moyens mis en œuvre pour donner les meilleures conditions de travail aux élèves. Vincent a eu son heure de club ciné.

42’44 : bloggeur pour la WWF, implication pour la cause animale et environnementale. Implications en politique. Militantisme et citoyenneté sont proches pour prendre soin de la planète. Les actions ponctuelles aident, s’intéresser aux éco-systèmes, au réchauffement climatique. On apprend la biologie.

45’00 : Vincent a deux facettes dans ses goûts littéraires, il évoque l’Apocalypse de Saint Jean, La Terre de Zola et les effets de climat. La littérature hyperbolique : Rabelais, baroque, les passions extrêmes lui plaisent.

Mais aussi les textes joyeux bucoliques : Saint John Perse, Paul Claudel. La révélation littéraire de Vincent c’est Zola. Cette dureté l’accroche.

Plus qu’un mentor, c’est les textes qui l’ont guidé, des morceaux choisis l’alertent et le guident.

Vincent croit à une constellation littéraire, la mise en relation des textes. Il s’attache plus aux thématiques qu’à des styles ou des auteurs.

 

Merci de soutenir Franzine et ces voix francophones de Suisse alémanique.

 

Les différents liens vers les activités de Vincent :

Contact :  info@time2leave.fr

Time2leave : https://time2leave.fr/

Facebook : https://www.facebook.com/vincent.combe1981

LinkedIn: https://www.linkedin.com/mwlite/in/vincent-combe-33a69a30

Thèse : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00643307/document

 

Les différents liens vers les épisodes et les projets de Franzine sont sur www.fran-zine.com...

 

A bientôt

 


Plus d'épisodes

10/15/2021

Franzine Podcast- ép.35: Benjamin Delahaye, l’humoriste qui veut faire rire les Suisse-allemands

Vous voulez rire un peu?Saviez-vous que parmi tous les français vivant en Suisse alémanique, il en est un qui fait rire nos voisins sur les thèmes même qui nous intéressent dans le Podcast: les langues, les différences culturelles, l’expatriation. Je vous présente cette semaine Benjamin Delahaye.Derrière tous ces rires, de grands questionnements de carrière que Benjamin nous partage dans cet épisode.Benjamin est arrivé il y a 11 ans pour le travail chez EF Education dans la région. Après quelques années, Ben s’attache à la région, et ne pense plus à repartir: direction processurs de naturalisation.Il avait déjà fait des scènes à Paris à 20 ans, et y a pris goût, malgré ce qu’il analyse comme une considération accrue aux réactions.Et pendant cette grande crise COVID, Benjamin saute le pas, quitte son travail bien installé, pour se lancer dans l’humour.C’est donc tout frais et Benjamin tourne avec son spectacle «Ein Französe in der Schweiz». Il décrit un peu les salles et la scène de l’humour de la région, comme il a fait de sa particularité une force.On a même droit à des extraits du spectacle!Autant vous dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à mener cette interview, étant bon public, et en live le rire de Benjamin ne vous laisse pas d’autre choix que de rire de concert.Sur le site de Benjamin découvrez aussi qu’il fait du coaching en présence sur scène:www.bendelahaye.comhttps://youtu.be/nhxs-uj-plEBonne écoute, bonne rigolade j’espère!Auf Deutsch:Mit Benjamin Delahaye werden Sie feststellen, dass alle Stereotypen, die Sie über Franzosen kennen, nicht nur wahr sind, sondern auch schlimmer als Sie dachten. Benjamin ist eine typische Expat-Geschichte: für einen Job nach Zürich gezogen, für das Fondue geblieben.Benjamins Comedy wird Sie durch all die Dinge führen, die Benjamin durch seinen Umzug nach Zürich gefunden hat: eine Frau und Kinder, einen seltsamen Dialekt, eine Midlife-Crisis, vielleicht einen roten Pass und vor allem etwas, was wir für einen Franzosen für unmöglich hielten: Glück.
10/8/2021

ép.34: Anna S. Lambin, aka Anna.Fit, coach sportive au parcours international -Russie France Canada Suisse-, amoureuse du français et de Zurich, et spécialiste en Marketing chez de grands groupes Suisses

Qui est Anna S. Lambin?Avis aux auditeurs: Anna a une histoire très singulière, des activités multiples, en toute simplicité, accrochez-vous, ça décoiffe!Bonjour et bienvenue sur le podcast des francophones de Suisse alémanique.Pour la communauté frenchy de la région, les groupes FB sont très utiles et remplissent un vrai rôle informatif et social. Anna étant modératrice du groupe Les mamans de Zurich, j’ai pu établir un premier contact avec elle par ce biais. Au fur et à mesure de nos discussions j’ai compris: Anna S. Lambin a plusieurs casquettes, plusieurs vies en une.D’abord son histoire, arrivant de Russie vers la Haute-Savoie et Genève pour suivre son papa au CERN, puis le suivant au Canada. Elève brillante elle apprend le français rapidement, tout en continuant l’école Russe en même temps, elle développe de profondes amitiés.Une fois au Canada, elle revient en Suisse où elle aura ses Masters, plusieurs domaines s’offrent à elle: finance, marketing, elle choisira Marketing.Désormais accompagnée de celui qui deviendra son mari, elle sait qu’elle veut élire domicile en Suisse.Elle se retrouve à Zurich pour le suivre, apprend l’allemand à vitesse grand V (elle a eu son C2 le graal) et concilie sa carrière dans de grands groupes (Mont Blanc, Sunrise, Migros), sa vie de famille, et sa passion grandissante pour le sport.Anna continue de se former: elle devient coach sportive, entraîneuse, d’abord dans des salles, puis elle monte ses propres groupes (Streetfit outdoor bootcamp) jusqu’à aujourd’hui vous présenter son projet annafit.ch . Anna travaille aussi pour Migros online shop et elle nous parle un peu de l’organisation de ce groupe, ce qui est passionnant.On parle de construction de soi, de son rapport aux langues, de ses différents coups de cœur, de son amour de Zurich aussi… Ce que j’en retiens, c’est son mental! Cette force douce.Retrouvez le projet sportif et international d’Anna sur:Site:www.annafit.chInstagram:https://www.instagram.com/annafit.ch/Facebook:https://www.facebook.com/annafitzurich/Il s’agit de groupes d’entraînement en plein air, ou spécifiques pour le post-partum et entraîner les jeunes mamans… Une sacrée coach!Bonne écoute, et je vous invite à partager cet épisode autour de vous.À bientôtJenny Rachel
10/1/2021

ép.33: à la découverte du réseau Genuine qui s'installe à Zurich, et de son ambassadrice Jessica Stabile

#network #suisse #zurichBienvenue sur Franzine, le podcast francophone de Suisse alémanique.On s’intéresse aussi bien aux associations locales, qu’aux parcours privés, à la valeur de la langue, à l’échange d’informations, mais surtout aux entrepreneurs en français de la région, car on est heureux de leur donner de la visibilité.Dès que j’ai entendu parler de l’installation de Genuine Women à Zurich, je me suis d’abord dit: «ça y est, on est assez de (femmes) francophones ici, intéressés par des échanges en français et le développement personnel, pour qu’ils se déploient aussi en Suisse alémanique.»Je vous invite à écouter Jessica Stabile, Suisse romande, traductrice, copywriter, entrepreneuse du Bierlab à Zurich, et désormais ambassadrice pour Genuine Women Zurich.Jessica présente le réseau féminin et ce qu’il peut apporter, en termes de contenus, de rencontres, de groupe et de soutien, mais aussi son histoire et son déploiement depuis 2017, son aspect frontalier, engagé. Emilie Hawlena a créé Genuine à Genève et le développe désormais dans tous les cantons, avec Rosalia Inacio et ses accolytes.Une soirée de découverte est organisée à Zurich le 5 Octobre au Kosmos. Toutes les infos sont sur le site et leurs réseaux:contact@genuinewomen.cohttps://www.genuinewomen.cohttps://www.linkedin.com/company/genuine-womenhttps://www.facebook.com/genuinewomen.co/https://www.instagram.com/genuine_women/Quant à Jessica, vous entendrez son parcours, un pied dans les mots et l’autre dans la gestion du Bar à Bière, qui brasse ses bières sur place, Grüngasse 7. Encore une histoire de création, de projets successifs et d’une personne qui sort du cadre strict de la carrière linéaire, pour suivre son cœur. Jessica aurait souhaité ajouter quelque chose: «ensemble, on est plus forts».Bonne écoute, et on attend vos retours!Retrouvez les épisodes et projets du Podcast sur www.fran-zine.comÀ bientôt