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L'actualité des Arts


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  • 🔊 “Mary Cassatt” L’indépendante au Musée d’Orsay, Paris du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027

    24:21|
    “Mary Cassatt” L’indépendanteau Musée d’Orsay, Parisdu 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027Entretien avec Anne Robbins,conservatrice Peinture, musée d’Orsay, et co-commissaires de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 5 octobre 2026, durée 24’21,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/10/09/3739_mary-cassatt_musee-d-orsay/Communiqué de presseCommissariat :PARISCaroline Corbeau-Parsons, conservatrice Arts graphiques et Peinture, musée d’OrsayAnne Robbins, conservatrice Peinture, musée d’OrsayLONDRESSarah Moulden, senior curator of 19th Century Collections, National Portrait GalleryBOSTONErica Hirshler, Croll senior curator of American Paintings, Museum of Fine ArtsPour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise en 2026, une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926), en collaboration avec la National Portrait Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston. Il s’agit, en France, d’un événement attendu de longue date : les musées nationaux n’ont en effet jamais consacré d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’une de ses figures majeures. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue par son talent et sa détermination à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, des deux côtés de l’Atlantique.Mary Cassatt se qualifiait d’« Américaine, nettement et franchement américaine», mais a d’abord ancré son art dans la tradition picturale des maîtres anciens, qu’elle a étudiée lors de ses voyages en Europe, avant de devenir une figure incontournable du mouvement impressionniste en France, où elle vécut pendant pas moins de six décennies. « Je suis indépendante ! », proclamait-elle. « Je peux vivre seule et j’aime travailler. » Adoptant une approche chrono-thématique, l’exposition dresse un nouveau portrait de l’artiste, étudiant son art sous le prisme de la notion d’indépendance, dont elle tirait une grande fierté et qu’elle érigea toute sa vie en principe directeur.Comprenant près de 80 tableaux, pastels et estampes, et couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, cette exposition ouvre de nouvelles perspectives sur son oeuvre, en s’appuyant sur des lettres inédites et des sources jusqu’alors inexploitées. Y seront présentées des oeuvres issues de collections européennes, publiques et privées, rarement montrées, ainsi que des peintures et des pastels provenant de collections américaines peu exposées en dehors des États-Unis.Une sélection d’oeuvres de jeunesse de Cassatt et de portraits de ses proches montre comment le milieu social de l’artiste, ses déplacements et sa connaissance de l’art du passé ont façonné son approche et sa pratique. Mettant un point d’honneur à être indépendante – à l’origine, à la demande de sa famille fortunée –, elle s’établit rapidement dans son propre atelier et y emploie des modèles rémunérés. Dans un milieu très largement masculin, et sur fond de nationalisme latent, elle parvient sans tarder à s’imposer comme peintre professionnelle.Ses représentations de jeunes femmes élégantes, évoluant en société, recevant chez elles ou se divertissant au théâtre – à la conquête du monde moderne et de leur indépendance –, comptent parmi les réalisations les plus remarquables de l’artiste, comme en témoigneront des exemples éblouissants. Ces images, pleines d’audace et de vivacité, ne manquent pas d’attirer l’attention dans les expositions impressionnistes, auxquelles Mary Cassatt participe assidûment (à quatre reprises, à partir de 1879), sur invitation de son ami Edgar Degas. La contribution essentielle de Mary Cassatt à ces expositions d’avant-garde, autoproclamées « indépendantes », y sera examinée et réévaluée.[...]

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  • 🔊 Voir Tahiti Premières photographies 1859-1870 au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027

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    Voir TahitiPremières photographies 1859-1870au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027Entretien avec Christine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques, musée du quai Branly – Jacques Chiracet Annabelle Lacour, Responsable des collections photographiques, musée du quai Branly – Jacques Chirac, commissaires de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 28 septembre 2026, durée 23’09, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/10/01/3737_voir-tahiti_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presseCommissaires :Christine Barthe, Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques, musée du quai Branly – Jacques ChiracAnnabelle Lacour, Responsable des collections photographiques, musée du quai Branly – Jacques ChiracL’exposition présente un ensemble exceptionnel de photographies qui sont parmi les toutes premières réalisées en Polynésie française, à Tahiti et aux Marquises, entre 1859 et 1870, par Gustave Viaud et Paul-Émile Miot, deux officiers de marine de passage.Avec l’invention de la photographie en 1839, dont le développement accompagne l’expansion coloniale, il devient possible de rapporter des images de ces territoires, dont les récits d’exploration ont largement façonné l’imaginaire européen.Gustave Viaud, en 1859, puis Paul-Émile Miot, entre 1869 et 1870, produisent deux ensembles majeurs, qui témoignent autant de leurs qualités de photographes que des bouleversements provoqués par la colonisation.Conçue à partir d’un ensemble exceptionnel de négatifs et de tirages de ces deux auteurs acquis par le musée du quai Branly – Jacques Chirac en 2023, l’exposition privilégie des négatifs, peu ou pas montrés depuis leur réalisation, donnant à voir leur matérialité fascinante et offrant un témoignage saisissant d’un territoire qui sera ensuite largement photographié.Contexte – Colonisation française de la PolynésieLa colonisation française de la Polynésie s’inscrit dans le mouvement d’expansion impériale du 19e siècle. En 1842, sous le règne du roi Louis Philippe, l’amiral Abel Aubert Dupetit-Thouars prend possession des îles Marquises, avant d’imposer un protectorat sur Tahiti, fragilisant l’autorité de la reine Pomaré IV et suscitant des résistances, notamment lors de la guerre franco-tahitienne (1844–1847). La présence française se renforce progressivement à travers l’installation d’une administration coloniale et l’influence croissante des missionnaires et des intérêts économiques. En 1880, le roi Pomaré V cède officiellement la souveraineté de Tahiti à la France. Cette annexion marque une transformation durable des structures politiques, sociales et culturelles des îles, désormais intégrées à l’empire colonial.[...]
  • 🔊 Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France. 1945-2025. Scènes, signes, sensations à la BnF I François-Mitterrand, Paris du 30 septembre 2026 au 31 janvier 2027

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    Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France. 1945-2025.Scènes, signes, sensationsà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 30 septembre 2026 au 31 janvier 2027Entretien avec Héloïse Conésa et Dominique Versavel, conservatrices en chef au département des Estampes & de la photographie, BnF et commissaires de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 28 septembre 2026, durée 31’31, © FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/30/3736_photographies-japonaises_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presseCommissariat :Héloïse Conésa et Dominique Versavel, conservatrices en chef au département des Estampes & de la photographie, BnFConseil scientifiqueYoshiaki Kai, professeur en histoire de la photographie à l’Université de NiigataDès la fin des années 1960, la Bibliothèque nationale de France s’est imposée comme l’une des premières institutions occidentales à s’intéresser à la photographie japonaise moderne et contemporaine. Forte déjà d’un remarquable ensemble d’estampes japonaises des XVIIe au XIXe siècles, elle a progressivement élaboré une collection photographique exceptionnelle.Conservé au département des Estampes et de la photographie, ce fonds rassemble près de 4 000 tirages réalisés par quelque 200 artistes et reporters, ainsi qu’une centaine de revues et d’ouvrages emblématiques retraçant l’histoire de la photographie japonaise depuis 1945. Cet ensemble, parmi les plus importants du monde occidental, s’est constitué avec la complicité de photographes japonais installés en France dans la seconde moitié du XXe siècle et devenus les ambassadeurs de l’extraordinaire effervescence créative de leur archipel.La grande exposition présentée à l’automne 2026 rassemblera une centaine d’artistes : des auteurs désormais largement reconnus sur la scène internationale, mais aussi d’autres figures dont les démarches et les styles méritent d’être découverts.Organisée dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la naissance de la photographie, l’exposition retrace, à travers 300 oeuvres — dont 250 tirages photographiques, majoritairement en noir et blanc, et une cinquantaine d’ouvrages rares issus des collections de la BnF — l’évolution de la pratique photographique au Japon, depuis 80 ans.L’originalité de la collection photographique japonaise de la BnF réside également dans les grands axes thématiques et esthétiques qui la traversent. Tantôt ancrée dans le réel, à travers des reportages consacrés au monde rural, aux fêtes, aux rituels ou à l’expansion urbaine et économique, tantôt théâtrale, fantaisiste ou poétique, la photographie japonaise accorde une place essentielle aux sensations et aux atmosphères. Elle se déploie dans des oeuvres alliant une remarquable simplicité de composition à une grande sophistication de tirage.[...]
  • 🔊 “Cezanne et nous” au Grand Palais, Paris du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027

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    “Cezanne et nous” au Grand Palais, Parisdu 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027https://francefineart.com/2026/09/22/3734_cezanne-et-nous_grand-palais/Communiqué de presseCommissariat :Claire Bernardi, Directrice du Musée de l’OrangerieMichel Gauthier, Conservateur au service des collections contemporaines au Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, Centre PompidouXavier Rey, Directeur du Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, Centre PompidouJean-Rémi Touzet, Conservateur peinture, Musée d’OrsayExposition coproduite par le GrandPalaisRmn, le Centre Pompidou et l’Établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie – Valéry Giscard d’EstaingL’exposition, inédite, offre un dialogue riche et constant entre l’oeuvre de Paul Cezanne (1839-1906) et celles des artistes qui, de la fin du XIXe siècle à nos jours, ont trouvé dans son oeuvre la liberté de réinventer la peinture. 174 oeuvres y sont présentées : 69 de Cezanne et 105 de 78 autres artistes l’ayant regardé.Elle dessine ainsi l’histoire d’une postérité sans comparaison, qui se joue à la fois dans un jeu d’influence et de revendication d’un maître commun, en commençant par ses premiers adeptes : dans les années 1880-1890, à une époque où Cezanne, lassé des échecs, ne cherche plus à exposer, quelques peintres découvrent avec stupéfaction son œuvre dans la boutique du père Tanguy. Sa radicalité formelle les conforte dans leurs recherches d’un art « pur », déjà engagé sur la voie de l’abstraction.L’exposition aborde ensuite les moments clés de la reconnaissance de l’artiste, en commençant par souligner l’importance du marchand Ambroise Vollard, de son immense collection comme des premières expositions qu’il consacre à l’artiste entre 1895 et 1906. Les premières acquisitions muséales, l’exposition posthume du Salon d’automne 1907, et les grandes expositions internationales des années 1910 sont également évoquées.Ces événements font le succès critique et commercial de l’artiste et l’installent au rang de père de la modernité. L’exposition montre la pluralité des réceptions de l’oeuvre de Cezanne au sein des avant gardes européennes et internationales des années 1910, qui ont toutes mis en question le rapport de l’oeuvre à la réalité et réfléchi avec Cezanne, au fait que « l’art est une harmonie parallèle à la nature ».Cette réception foisonnante, qui se joue dès l’origine, est le fil rouge de l’exposition. Elle montre comment, à partir de Cezanne, le triomphe de l’art moderne et celui du formalisme qui lui est associé – la réduction de la peinture à ses éléments fondamentaux de composition – ne cessent d’être travaillés ou dépassés. L’artiste est devenu l’un des pères incontestés de l’art moderne occidental, et continue d’être regardé dans l’après-guerre par les acteurs d’un renouveau de l’abstraction en Europe et aux États-Unis, autant par les tenants de l’abstraction lyrique ou optique que par ceux de la peinture « hard edge ». C’est cette histoire toute en nuance, où chacun défend son Cezanne autant que la voie qu’il explore, qui sera présentée. Elle interroge ce qu’il advient de lui à l’heure du post-modernisme, qui questionne sa position mythique. [...]
  • 🔊 “Eva Gonzalès” Parcours d’une artiste libre au Petit Palais, Paris du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027

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    “Eva Gonzalès” Parcours d’une artiste libreau Petit Palais, Parisdu 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027Entretien avec Stéphanie Cantarutti,conservatrice en chef du patrimoine chargée des peintures modernes (1800-1890) du Petit Palais et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 21 septembre 2026, durée 17’12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/22/3733_eva-gonzales_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat général :Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie, ancienne directrice du Petit Palais.Commissariat scientifique :Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, chargée des peintures modernes (1800-1890) du Petit PalaisFleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, AmsterdamLe Petit Palais présente une monographie inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associée, Eva Gonzalès n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rétrospective d’envergure, ni en France ni à l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tôt accompagné sa vie et son oeuvre ? N’est-elle que la seule élève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumière une oeuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. Gonzalès puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois.Réunissant près de 100 oeuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la première à renouer avec l’ampleur de la rétrospective posthume de l’artiste organisée en 1885, deux ans après sa mort.L’oeuvre de l’artiste étant disséminée dans le monde entier, de prestigieux prêteurs institutionnels, américains et européens (Denver Art Museum, Dallas Museum of Art, The Art Institute de Chicago, National Gallery de Londres, Kunsthalle de Brême, Musée d’Orsay notamment) et de nombreuses collections privées ont généreusement accepté de participer à l’exposition.Issue d’un milieu bourgeois cultivé, Eva Gonzalès bénéficie très tôt d’un environnement propice à l’épanouissement de sa vocation artistique. Son père, Emmanuel Gonzalès, journaliste et homme de lettres reconnu, évolue au coeur de la scène artistique parisienne, tandis que sa mère, Célina Ragut, musicienne, tient un salon fréquenté par le Tout-Paris littéraire et mondain.Formée dans l’atelier d’un portraitiste mondain, Charles Chaplin, la jeune peintre s’en affranchit rapidement pour affirmer un style personnel et sensible perceptible dans des oeuvres telles que La Psyché (vers 1869-1870, National Gallery, Londres), La Fenêtre (vers 1865-1870, Denver Art Museum) ou Le Moineau (vers 1865-1870, collection particulière).Sa rencontre avec Édouard Manet en 1869 marque un tournant décisif dans son parcours : elle devient alors sa seule élève et l’un de ses modèles, tout en poursuivant avec détermination sa carrière. Comme son professeur, Eva Gonzalès expose régulièrement au Salon entre 1870 et 1883, sans jamais rejoindre le groupe impressionniste. Elle y présente notamment Le Clairon (1870, musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot) ou Une loge aux Italiens (1874, musée d’Orsay, Paris), où affleure l’influence manifeste de Manet, aussi bien dans le choix des sujets que dans la liberté de la touche. L’une des oeuvres les plus ambitieuses d’Eva Gonzalès, Une loge aux Italiens (1874, musée d’Orsay, Paris) s’empare d’un sujet emblématique de la vie mondaine parisienne dans une mise en scène énigmatique. [...]
  • 🔊 “Le savoir en trompe-l’oeil” Corée, 18e-20e s. au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027

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    “Le savoir en trompe-l’oeil” Corée, 18e-20e s.au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections Corée – Chine ancienne au muséenGuimet, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 septembre 2026, durée 19’22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presseCommissariat :Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée GuimetUne plongée fascinante à la découverte d’un art du trompe-l’oeil en Corée, entre bibliothèques savantes et mondes oniriques !À quoi peut servir une bibliothèque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure où le savoir circule sur les écrans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothèque est alors souvent plus regardée que pratiquée. Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la Corée de la fin du 18e siècle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est déjà confronté. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes o£ciels de l’Académie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-l’œil sa bibliothèque, pour rester proche de ses livres.Pour la première fois au musée Guimet, une exposition redonne à ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement décorative qui lui est trop souvent associée. Elle rassemble plus de 75 pièces : paravents, peintures -dont un trésor national, l’autoportrait de l’un des plus célèbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettré et sa reprise en peinture avec des objets associés aux désirs d’élévations (contenants pour alcools et thés, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du Collège de France et du musée Guimet.Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mètres du 18e (ou début 19e siècle) est dévoilé pour la toute première fois, il est issu des collections du musée Guimet, il appartenait à Victor Collin de Plancy, premier représentant o£ciel de la France en Corée en 1876. Ce rouleau a fait l’objet d’une analyse par le centre national des laboratoires des musées de France, puis d’une restauration pour l’exposition.L’exposition tisse des liens entre l’art coréen et l’art de la perspective issue des échanges avec les artistes jésuites, et rappelle la place centrale des échanges de savoirs techniques à Pékin, capitale des Qing, par les ambassades coréennes.L’art du trompe-l’oeil naît dans un contexte d’échanges et requiert une maîtrise de la perspective, savoir européen connu à la cour de Chine, transmis en Corée par le biais des ambassades coréennes régulièrement envoyées à Pékin.D’abord centré sur la représentation de livres, le décor des paravents évolue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiosités. Ainsi se développe le mouvement pictural du chaekgeori (littéralement «livres et objets») alors qu’apparaissent des compositions picturales de bibliothèques le plus souvent montées en paravents. Comparables aux peintures représentant des cabinets de curiosités dans l’art occidental, elles habillent les intérieurs coréens, du palais royal aux maisons bourgeoises.À la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui d’un cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delà de la Corée, elles interrogent notre rapport à l’accu- mulation du savoir, à la fonction du livre et aux objets placés dans nos intérieurs.
  • 🔊 “Delacroix” chevaux et autres animaux au Musée national Eugène Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027

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    “Delacroix” chevaux et autres animauxau Musée national Eugène Delacroix, Parisdu 12 septembre 2026 au 18 avril 2027Entretien avec Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine,directrice du musée Eugène Delacroix, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 septembre 2026, durée 25’45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/Communiqué de presseCommissariat :Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine et directrice du musée national Eugène DelacroixLe musée Delacroix présente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’Eugène Delacroix, à l’occasion de l’acquisition de deux études de chevaux, récemment restaurées. Exposées pour la première fois au musée, les deux études d’étalons, un alezan et un alezan doré, témoignent d’un vif intérêt de Delacroix pour le cheval et sa représentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scène dans de nombreux tableaux, lithographies, décors… tout au long de sa carrière.Dans les années 1820, le jeune Delacroix s’intéresse particulièrement aux chevaux. Ses représentations sont issues de l’observation de la nature et d’oeuvres de maîtres qu’il admire. Elles s’inscrivent dans une démarche de compréhension de l’anatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant à cette époque et il peut également les observer dans des écuries et des manèges.Eugène Delacroix écrit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre à faire des chevaux. ». Il va réaliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux études d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de départ à de plus grandes compositions, sont influencées par celles de son ami Théodore Géricault (1791-1824). L’utilisation du papier qui a été, par la suite marouflé sur toile, laisse penser que ces étalons ont pu être peints dans une écurie. Le peintre s’intéresse particulièrement à l’effet de la lumière sur ces alezans ainsi appelés du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservé avec lui ces études de jeunesse.Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent à nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant à une fantasia. Le souvenir des grands maîtres qu’il admire est également très présent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) à propos duquel il a écrit qu’il avait « élevé les sujets modernes jusqu’à l’idéal » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une référence constante.Parmi les objets qu’Eugène Delacroix ramène de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liés à l’équipement des cavaliers pour les combats.Delacroix ne se considère pas comme un peintre animalier. C’est dans son atelier qu’il met en scène le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses études et croquis des oeuvres dignes d’être exposées. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi être une proie pour les fauves.Comme les chevaux, les fauves fascinent la génération romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, à la Ménagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et féroces, tigres, lions, lionnes et même chats sont souvent représentés aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien éloignés de ceux qui évoluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de représenter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de liberté que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire.[...]