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Dernier Épisode7/12/2020

🔊 “Fuji” Pays de neige, au Musée Guimet, Paris, du 15 juillet au 12 octobre 2020

“Fuji” Pays de neigeau Musée Guimet, Parisdu 15 juillet au 12 octobre 2020Musée GuimetExtrait du dossier de presse :Commissaires : Sophie Makariou, présidente du MNAAG Vincent Lefèvre, directeur de la conservation et des collections du MNAAGLa rare sélection d’estampes « Fuji, pays de neige », que le Musée national des arts asiatiques – Guimet présente à l’occasion de sa réouverture après le confinement sanitaire, met en avant le célèbre mont Fuji, ce volcan au cône parfait qui, culminant à 3776 mètres, forme le point le plus élevé de Honshu, l’île principale de l’archipel japonais. Le MNAAG propose ainsi de dévoiler quelque 70 estampes japonaises sorties de ses réserves. Cette présentation prendra place dans les salles d’exposition temporaire du rez-de-jardin, afin de bénéficier d’un espace plus confortable permettant de respecter les règles de distanciation physique mais, plus encore, de mieux apprécier ces oeuvres insignes.Texte de Sylvain SilleranUn moine itinérant juché sur un buffle observe le mont Fuji. L’estampe monochrome de Okumura Masanobu, quelques traits et aplats blancs dans un rectangle d’encre noire, est une épure. Le triangle du sommet enneigé découpé dans le ciel, le discret village esquissé à ses pieds sont le papier non encré, le vide devenu plein. L’art de l’estampe est synthétisé dans cette simple étreinte du papier et de la plaque de bois gravée, une seule couleur suffit à tout dire. A l’opposé, avec le Pèlerin devant le mont Fuji, Yashima Gakutei multiplie les couches de couleurs avec une grande délicatesse, construit patiemment des dégradés subtils, des irisations de poudre d’argent sur un fond à motif de sakura gaufrées.Le mont Fuji comme source d’inspiration permet la rencontre de l’estampe traditionnelle et d’œuvres contemporaines. La géométrie abstraite du coton teint de Yunoki Samiro, évocation stylisée comme un idéogramme futuriste, se marie parfaitement avec une rêverie de moine, impression polychrome du 18éme siècle. Le vase de grès de Miyashita Zenji est plat et anguleux comme un origami. La superposition de silhouettes montagneuses, cent déchirures se confondant dans les nuages, fines comme des feuilles de papier, crée un dégradé d’aube bleue virant au rose. Il se fond parfaitement dans le monde onirique d’Hokusai où le mont Fuji flotte au dessus du village d’Isawa, séparé des toits de chaume par un brume lui donnant l’aspect d’une illusion. Montagne-mirage aussi, dominant les rizières d’Ono, un jeu graphique lui fait toucher le cadre de son sommet. Les textures pointillées, fauves, tachetées sont barrées d’un si léger envol de grues, lien entre le terrestre, les moissons, et le divin, la montagne et les cieux. [...]
7/9/2020

🔊 “Les flots écoulés ne reviennent pas à la source” Regards de photographes sur la rivière en Chine, à l’Abbaye de Jumièges, du 15 juillet au 29 novembre 2020

“Les flots écoulés ne reviennent pas à la source” Regards de photographes sur la rivière en Chineà l’Abbaye de Jumiègesdu 15 juillet au 29 novembre 2020Abbaye de JumiègesExtrait du communiqué de presse :Commissaires d’exposition : Victoria Jonathan et Bérénice Angremy, fondatrices de l’agence culturelle franco-chinoise DoorsEn écho au site de l’Abbaye de Jumièges, au bord de la Seine, l’exposition de photographie « Les flots écoulés ne reviennent pas à la source »* donne à voir le regard de treize artistes contemporains sur la rivière en Chine.De l’héritage d’une tradition picturale chinoise où un paysage idéalisé semble suspendu dans le temps (peinture de « montagne et d’eau ») aux accélérations de la modernité et leurs conséquences sur la nature et l’environnement, en passant par des récits visuels reprenant à leur compte sa puissance évocatrice, la rivière a constitué ces vingt dernières années un motif d’inspiration récurrent pour les photographes, Chinois ou venus photographier en Chine.Artistes exposés : Yang Yongliang, Sui Taca, Luo Dan, Michael Cherney, Edward Burtynsky, Zhuang Hui, Chen Qiulin, Mu Ge, Liu Ke, Jia Zhangke, Chen Ronghui, Zhang Xiao, Zhang Kechun.« Les flots écoulés ne reviennent pas à la source. Regards de photographes sur la rivière en Chine » est une exposition conçue par Victoria Jonathan avec la complicité de Bérénice Angremy (anciennes directrices du festival photographique chinois Jimei x Arles, fondatrices de l’agence culturelle franco-chinoise Doors) pour l’Abbaye de Jumièges dans le cadre du festival Normandie Impressionniste 2020.Produit par l’agence Doors, le projet a été réalisé grâce au soutien du Département de la Seine-Maritime.Un catalogue (bilingue français-chinois) de l’exposition, réunissant reproductions des oeuvres exposées et entretiens exclusifs avec les artistes, sera publié par Bandini Books et disponible à la vente à partir du 15 juillet.
7/8/2020

🔊 “L’Homme qui marche” Une icône de l’art du XXè siècle à l’Institut Giacometti, Paris du 4 juillet au 29 novembre 2020

“L’Homme qui marche”Une icône de l’art du XXè siècleà l’Institut Giacometti, Parisdu 4 juillet au 29 novembre 2020Institut GiacomettiExtrait du communiqué de presse :Commissaire : Catherine Grenier, Directrice de la Fondation Giacometti et Présidente de l’Institut Giacometti Commissaire associé : Thierry Pautot, Attaché de conservation, Responsable des archives et de la recherche de la Fondation GiacomettiPour la première (et sans doute dernière) fois, toutes les sculptures de l’Homme qui marche réunies dans une même exposition.L’Homme qui marche, plus qu’un chef-d’oeuvre, est une icône de l’art du XXè siècle. Avec ce motif emblématique, Giacometti a réussi à concentrer la puissance évocatrice de son oeuvre et à incarner l’aspiration la plus puissante de son époque : humaniser le monde, l’histoire et l’art.Pour la première fois, seront réunis les différents modèles de l’Homme qui marche grandeur nature créés par l’artiste, ainsi que la plupart des variations sculptées et dessinées sur ce thème. Seront ainsi présents, de façon exceptionnelle, le premier Homme qui marche grandeur nature de 1947 et l’Homme qui marche I, II et III (1960) de la Fondation Giacometti.Cette exposition majeure retrace la généalogie du motif, depuis la Femme qui marche de la période surréaliste jusqu’aux icônes créées en 1959-60. Accompagnée de nombreux documents et dessins inédits, l’exposition raconte l’histoire de l’oeuvre la plus célèbre de Giacometti.
7/6/2020

🔊 Régis Perray "Résider, voyager"

Régis PerrayRésider, voyagerau Centre d’art contemporain Pontmaindu 4 juillet au 30 août 2020http://www.centredartpontmain.fr/http://www.regisperray.eucommuniqué de presseL’équipe du Centre d’art contemporain PontmainStéphanie Miserey, DirectionJustine Lebourlier, Chargée des publics – CommunicationRégis Perray observe depuis plus de 30 ans les rues, les bâtiments, les objets, les sols…. Archéologue du quotidien, il ponce, balaie, collecte, restaure, dévoile, dialogue avec la mémoire de lieux ordinaires et s’attache à rendre visible ce qui ne l’était plus.À l’occasion des 20 ans du centre d’art, l’artiste présente une sélection d’installations, de photographies, de sculptures et de vidéos réalisées au cours de ses voyages depuis sa première venue à Pontmain en 2000. Il réalise également une œuvre inédite « La voûte étoilée » en écho avec l’histoire du centre d’art.« Régis Perray a le sens du beau. Celui qui tient tout autant à ces objets chargés d'histoire et de poussière qu'à ces savoir-faire qui relèvent de pratiques artisanales ancestrales. Aucune nostalgie pourtant, sinon prospective tant il sait jouer du temps, composer avec les symboles et, finalement, surprendre le regard là où il ne s'attend pas à être convoqué. En cela, son œuvre est pleine de malice, d'esprit et de poésie. » Philippe Piguet« Le geste de Régis Perray consiste donc, pour une bonne part, à nettoyer. Plutôt que d’en rajouter, il soustraie. Ce qui apparaît au terme de l’opération est le fruit d’une soustraction. C’est en ôtant la poussière, la crasse et les couches anciennes que le parquet se révèle dans tout son éclat. C’est aussi, il faut en convenir, un geste de sculpteur (pas de peintre), mais rendu à sa littéralité et à son origine : la taille et l’excavation. » Jean-Marc Huitorel, « Sur la terre comme au ciel », 2006« Régis Perray se met au service d’un patrimoine rendu invisible, abandonné, indésirable ou bien trop commun pour être considéré à sa valeur. Il engage un dialogue mutuel avec le lieu et grâce à une gestuelle laborieuse mais humaine, il lui restitue simplement son existence. [...] Sa pratique est donc plurielle puisqu’il utilise aussi bien la photographie, l’installation et l’action. [...] Il sonde les bâtiments, les lieux de culte ou les rues d’une ville, au sein desquels il s’attache à l’observation non seulement des sols, mais aussi des objets (triviaux et sacrés) qu’il va ensuite s’approprier en les collectionnant.» Julie Crenn, « Les pieds sur terre », 2013