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Dernier Épisode9/23/2020

🔊 “L’Âge d’or de la peinture danoise” (1801-1864)au Petit Palais, Parisdu 22 septembre 2020 au 3 janvier 2021

“L’Âge d’or de la peinture danoise” (1801-1864)au Petit Palais, Parisdu 22 septembre 2020 au 3 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissariat pour le Petit Palais:Servane Dargnies-de Vitry, conservatrice des peintures du XIXe siècle au Petit PalaisChristophe Leribault, directeur du Petit PalaisCommissariat scientifique:Peter Nørgaard Larsen et Annette Rosenvold Hvidt (Statens Museum for Kunst de Copenhague)Magnus Olausson et Carl-Johan Olsson (Nationalmuseum de Stockholm)Le Petit Palais présente pour la première fois en France depuis près de trente-cinq ans, une exposition dédiée aux plus belles heures de la peinture danoise, de 1801 à 1864. Peintures précises et délicates, plus de 200 oeuvres d’artistes phares de cette période comme Christoffer Eckersberg, Christen Købke, Martinus Rørbye ou encore Constantin Hansen offrent une plongée dans le Danemark du XIXe siècle. Fruit des recherches récentes d’une équipe internationale, l’exposition entend porter un nouveau regard sur cette période, particulièrement remarquable en matière artistique.Une nouvelle approche de l’Âge d’or danoisTraditionnellement, l’Âge d’or danois correspond à une période d’épanouissement sans précédent de la vie artistique et culturelle au Danemark de 1801 à 1848. Les artistes ont cherché à forger l’image d’une nation puissante et unie, en mettant l’accent sur la bourgeoisie de Copenhague et les paysages bucoliques de leur pays. L’exposition propose une approche plus vaste et originale, prolongeant l’Âge d’or jusqu’en 1864, date de la défaite du Danemark contre la Prusse dans la Seconde Guerre du Schleswig. Cet événement marque une rupture, tant du point de vue de l’histoire de l’art que de celui de l’histoire des mentalités. L’exposition présente donc, outre Eckersberg et ses élèves, une plus grande diversité d’artistes et inclut de nombreux peintres dits « cosmopolites » qui retrouvent leur place au sein de l’Âge d’or danois.Une plongée dans le Danemark du XIXe siècleL’exposition propose une approche thématique abordant la vie à Copenhague, l’artiste au travail, le voyage, les paysages, la peinture de plein air, ou encore les portraits de famille. Le parcours s’ouvre sur la grande figure de l’Âge d’or danois, Christoffer Eckersberg qui est à l’origine du remarquable renouveau artistique du Danemark. Professeur à l’Académie royale, il a formé toute une nouvelle génération de peintres. Le rôle central d’Eckersberg rappelle la place grandissante des artistes dans la société danoise en ce début du XIXe siècle. La vie culturelle est en plein essor, les lieux d’exposition se multiplient et l’émergence d’une bourgeoisie aisée permet aux artistes de pouvoir compter sur des acheteurs réguliers qui deviennent peu à peu collectionneurs. Les artistes « se professionnalisent » grâce à l’Académie royale, et aiment se portraiturer parfois en utilisant de grands formats témoignant de leur nouveau statut social. La vogue du portrait se développe également grâce aux commandes émanant de cette nouvelle bourgeoisie mais aussi par goût pour la représentation du cercle familial intime. Les enfants sont souvent des modèles privilégiés des artistes, reflétant la bonne éducation reçue de leurs parents, valeur essentielle dans la culture danoise. Les peintres aiment voyager pour parfaire leur technique mais aussi pour développer leur carrière internationale. Ils ramènent d’Italie, des rives de la Méditerranée mais aussi de France ou encore des pays scandinaves de très beaux paysages et scènes de la vie quotidienne.L’exposition évoque également la fascination des artistes pour l’immensité du monde comme pour ses détails. Ils développent ainsi une nouvelle vision de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, comme en témoignent ces études de ciel ou de botanique d’une grande précision. Par ailleurs, le développement de la peinture en plein air leur permet de réaliser des paysages aux cadrages inédits telle cette peinture de Christen Købke représentant une vue agreste saisie depuis la porte d’un grenier en bois. La ville leur offre aussi de nouveaux sujets. Attentifs aux moindres détails, ils saisissent des scènes de la vie quotidienne humoristiques ou intimes. Les artistes de l’Âge d’or danois ont ouvert des perspectives inédites dont le charme opère toujours deux siècles plus tard.
9/23/2020

🔊 “L’Âge d’or de la peinture danoise” (1801-1864)au Petit Palais, Parisdu 22 septembre 2020 au 3 janvier 2021

“L’Âge d’or de la peinture danoise” (1801-1864)au Petit Palais, Parisdu 22 septembre 2020 au 3 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissariat pour le Petit Palais:Servane Dargnies-de Vitry, conservatrice des peintures du XIXe siècle au Petit PalaisChristophe Leribault, directeur du Petit PalaisCommissariat scientifique:Peter Nørgaard Larsen et Annette Rosenvold Hvidt (Statens Museum for Kunst de Copenhague)Magnus Olausson et Carl-Johan Olsson (Nationalmuseum de Stockholm)Le Petit Palais présente pour la première fois en France depuis près de trente-cinq ans, une exposition dédiée aux plus belles heures de la peinture danoise, de 1801 à 1864. Peintures précises et délicates, plus de 200 oeuvres d’artistes phares de cette période comme Christoffer Eckersberg, Christen Købke, Martinus Rørbye ou encore Constantin Hansen offrent une plongée dans le Danemark du XIXe siècle. Fruit des recherches récentes d’une équipe internationale, l’exposition entend porter un nouveau regard sur cette période, particulièrement remarquable en matière artistique.Une nouvelle approche de l’Âge d’or danoisTraditionnellement, l’Âge d’or danois correspond à une période d’épanouissement sans précédent de la vie artistique et culturelle au Danemark de 1801 à 1848. Les artistes ont cherché à forger l’image d’une nation puissante et unie, en mettant l’accent sur la bourgeoisie de Copenhague et les paysages bucoliques de leur pays. L’exposition propose une approche plus vaste et originale, prolongeant l’Âge d’or jusqu’en 1864, date de la défaite du Danemark contre la Prusse dans la Seconde Guerre du Schleswig. Cet événement marque une rupture, tant du point de vue de l’histoire de l’art que de celui de l’histoire des mentalités. L’exposition présente donc, outre Eckersberg et ses élèves, une plus grande diversité d’artistes et inclut de nombreux peintres dits « cosmopolites » qui retrouvent leur place au sein de l’Âge d’or danois.Une plongée dans le Danemark du XIXe siècleL’exposition propose une approche thématique abordant la vie à Copenhague, l’artiste au travail, le voyage, les paysages, la peinture de plein air, ou encore les portraits de famille. Le parcours s’ouvre sur la grande figure de l’Âge d’or danois, Christoffer Eckersberg qui est à l’origine du remarquable renouveau artistique du Danemark. Professeur à l’Académie royale, il a formé toute une nouvelle génération de peintres. Le rôle central d’Eckersberg rappelle la place grandissante des artistes dans la société danoise en ce début du XIXe siècle. La vie culturelle est en plein essor, les lieux d’exposition se multiplient et l’émergence d’une bourgeoisie aisée permet aux artistes de pouvoir compter sur des acheteurs réguliers qui deviennent peu à peu collectionneurs. Les artistes « se professionnalisent » grâce à l’Académie royale, et aiment se portraiturer parfois en utilisant de grands formats témoignant de leur nouveau statut social. La vogue du portrait se développe également grâce aux commandes émanant de cette nouvelle bourgeoisie mais aussi par goût pour la représentation du cercle familial intime. Les enfants sont souvent des modèles privilégiés des artistes, reflétant la bonne éducation reçue de leurs parents, valeur essentielle dans la culture danoise. Les peintres aiment voyager pour parfaire leur technique mais aussi pour développer leur carrière internationale. Ils ramènent d’Italie, des rives de la Méditerranée mais aussi de France ou encore des pays scandinaves de très beaux paysages et scènes de la vie quotidienne.L’exposition évoque également la fascination des artistes pour l’immensité du monde comme pour ses détails. Ils développent ainsi une nouvelle vision de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, comme en témoignent ces études de ciel ou de botanique d’une grande précision. Par ailleurs, le développement de la peinture en plein air leur permet de réaliser des paysages aux cadrages inédits telle cette peinture de Christen Købke représentant une vue agreste saisie depuis la porte d’un grenier en bois. La ville leur offre aussi de nouveaux sujets. Attentifs aux moindres détails, ils saisissent des scènes de la vie quotidienne humoristiques ou intimes. Les artistes de l’Âge d’or danois ont ouvert des perspectives inédites dont le charme opère toujours deux siècles plus tard.
9/21/2020

🔊 “Flux” une société en mouvementau CRP/, Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Douchy-les-Minesdu 19 septembre au 22 novembre 2020

“Flux” une société en mouvementau CRP/, Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Douchy-les-Minesdu 19 septembre au 22 novembre 2020Extrait du communiqué de presse:commissariat: Muriel Enjalran, directrice du CRP/Panta Rhei(Toutes les choses coulent)– Héraclite d’EphèseLe CRP/ présente en avant-première les productions de cinq des quinze lauréats de la commande photographique nationale « Flux, une société en mouvement » lancée en 2018 par le Centre national des arts plastiques (Cnap), en partenariat avec le ministère de la Culture. Aux côtés de Diaphane, pôle photographique en Hauts-de-France, le CRP/ a accompagné ce projet de commande nationale qui sera présenté dans son ensemble aux Photaumnales à l’automne 2020 [du 19 septembre 2020 au 3 janvier 2021] au Quadrilatère à Beauvais.En écho aux différentes occurrences du mot « flux » entre écoulement, fusion, flot, transmission d’informations, mouvement d’ensemble ou fluctuations, les artistes lauréats se sont saisis de cette commande pour développer une recherche artistique singulière autour de la matérialité de l’image, réinvestiguant pour certains, des techniques photographiques anté-numériques, ici entre prise de vue à la chambre et tirage platine et carbone, ou encore héliogravure traduisant concrètement le sujet des flux qui traversent les paysages.Au CRP/, les oeuvres des cinq artistes et duo d’artistes présentés – Nicolas Floc’h, Éric Guglielmi, Ilanit Illouz, Florence Paradeis et Mathieu Farcy & Perrine Le Querrec – témoignent des préoccupations environnementales et sociétales que les flux économiques ont durablement bouleversées à l’échelle mondiale.Leurs productions proposant différentes approches autour de l’image, invitent les visiteurs à circuler dans des paysages forestiers, souterrains, sous-marins et mentaux, et à prendre conscience de l’influence des flux dans nos vies quotidiennes.Les environnements naturels sont le résultat de multiples processus écologiques et socio-économiques. L’érosion, les politiques d’appropriation et d’utilisation des sols, les systèmes de production et d’échanges les façonnent en profondeur. L’homme ne craint plus les forces de la Nature mais les effets de sa propre action. Le rôle des scientifiques est d’analyser ces processus pour les comprendre et alerter les consciences, mais il faut souvent des médiations pour que nous saisissions réellement la portée de leur message. Les artistes ont joué et continuent de jouer aujourd’hui ce rôle de médiateur des phénomènes sociaux qui agitent nos sociétés au travers de leurs oeuvres et de leurs recherches formelles. Notre perception et notre vision des paysages naturels ont ainsi été influencées de tout temps par les représentations artistiques contribuant à former «une anthropologie de la nature». Le photographe participe aussi à une écologie du paysage en montrant des paysages transformés et en adaptant de manière originale ses techniques à l’objet de sa quête.Surgissant frontalement, d’énormes troncs jonchent le sol luxuriant de la forêt tropicale du bassin du Congo et dressent leurs racines vers les frondaisons proches. Éric Guglielmi dans sa sérieParadis perduenregistre les dérèglements qui mettent en péril l’équilibre de la deuxième plus vaste forêt tropicale de la planète. Cette masse verdoyante de fougères, de lianes et d’arbres géants est gravement menacée par une industrie du bois incontrôlée, notamment la surexploitation des essences précieuses et par des grands projets agro-industriels dévastateurs comme les plantations massives de palmiers à huile à quoi s’ajoute périodiquement le fléau des incendies. Eric Guglielmi saisit les entailles qui ravagent la forêt: arbres tronçonnés, trouées des pistes. Les conséquences environnementales et sociétales sont dramatiques : forêts pillées, faune décimée, populations locales exposées à la disparition d’un mode de vie et d’une culture fondée sur l’adaptation ancestrale aux subtilités d’un biotope complexe. La surface sensible de la plaque fixe les mutations des paysages photographiés à la chambre. Les tirages au platine palladium restituent l’identité profonde de paradis végétaux en sursis. Les noirs mats et denses, les dégradés de gris soulignent la beauté mystérieuse d’un environnement mis en péril par une logique économique brutale.Les séries de Nicolas Floc’hStructures productives,la Couleur de l’eau, et Paysages productifs – bulles,produites dans le cadre de la commande «Flux»,relient la photographie à l’histoire de l’art et des formes. Son travail général s’inscrit dans une démarche plastique associant différents mediums artistiques (installations, films, sculptures). A travers ces trois séries engagées pour certaines depuis plus de dix ans, l’artiste réinvente le genre trop souvent stéréotypé de la photographie sous-marine et contribue à l’histoire des territoires en documentant différentes façades maritimes à l’instar des photographes engagés dans les missions photographiques célèbres de l’histoire de la photographie. Dans la continuité de ses recherches menées avec des scientifiques sur l’acidification des mers et la réduction de leur biodiversité, Nicolas Floc’h visualise pour la série desPaysages productifs – bullesces processus en photographiant en lumière naturelle des sites sous-marins acides en méditerranée, ici Vulcano en Sicile. Ces zones très impactées par la présence de CO2 préfigurent l’état futur des océans marqué par la disparition progressive des algues et des coraux. Son projet photographiqueBullesalerte sur la fragilité de cet écosystème et renouvelle par ce sujet inédit, l’approche du paysage dans la photographie contemporaine montrant malgré tout la beauté plastique des flux d’énergie tourbillonnant dans les colonnes d’eau qui s’élèvent des fonds sous-marins.L’approche géologique et paysagère des sols, les conséquences sociales et géopolitiques de leur exploitation, traduisent l’axe de recherche privilégié d’Ilanit Illouz. Elle arpente les territoires en quête d’indices des flux migratoires et économiques qui les ont marqués. Les débris organiques et minéraux collectés lors de marches – photographiés et mis en récits – décryptent l’histoire de ces paysages palimpsestes. Pour « Flux » et la sériePetra, elle a réuni un corpus d’images de minerais photographiés au Musée de Minéralogie de l’école des Mines à Paris. L’exploitation des ressources naturelles est une source d’instabilité et de conflits. Certains minerais (germanium, titane, graphite, coltan, …) ont une importance stratégique du fait de leurs utilisations dans la haute technologie. Les diptyques produits en héliogravure mettent en relation ces métaux précieux avec les gestes pratiqués pour leur maniement dans des applications industrielles civiles (smartphones, GPS) et militaires (grenades, missiles, boussole). Ainsi se trouve souligné le lien entre nos comportements de consommateurs et l’épuisement prévisible des richesses des sous-sols.Le flux massif des images qui traversent nos existences constitue le répertoire dans lequel puise Florence Paradeis pour construire ses images décalées, à distance d’un réel déplacé, «réinjecté», protéiforme dont elle restitue la vibration, les tensions et les contradictions. Dans la sérieDes jours et des nuits, elle questionne le mouvement dans une composition en séquence alternant natures mortes en studio, mises en scène en intérieur et extérieur, invitant le regardeur à suivre de façon instinctive son «flow» mental pour lire et relier les images entre elles. Elle déroule ainsi un petit théâtre d’images symbolisant comme des «vanités» pour certaines, l’écoulement du temps et mettant en scène pour d’autres les interrogations, les résistances ou non de personnages de la vie courante face au flux général des échanges et des circulations auquel ils sont soumis en permanence.Comment l’artiste peut-il se situer par rapport au flot d’images et d’informations qui se succèdent à une cadence accélérée ? Mathieu Farcy photographe et Perrine Le Querrec écrivaine proposent ensemble un temps d’arrêt et de réflexion à travers une création à quatre mains de triptyques, prolongeant ainsi leurs travaux documentaires respectifs.L’Augurepar référence à l’art du devin dans la Rome antique, est une chronique poético-documentaire associant photographie, archive sonore ou visuelle, texte littéraire selon trois temps distincts : une origine, un trajet, une destination. Leurs triptyques sont les miroirs de la multiplicité et de l’interpénétration des flux et mutations (climatiques, démographiques) qui marquent notre contemporanéité. Au CRP/, ils présentent un triptyque sur le thème du climat mettant en exergue l’interdépendance de toute forme de vie sur terre et leur devenir commun, nous exhortant à ne plus nous contenter d’assister impuissants au spectacle du recul et de la disparition.«Ce qu’il reste une fois les dates passées le présent couvert de mousse feuillage lichens chloridées les journaux froissés roulés en boule brûlés dans les décharges leurs fumées empoisonnent elles aussi les poissons le corail les océans.1»Muriel Enjalran,commissaire de l’exposition et directrice du CRP/1. Extrait de Marine Skalova,Exploration du flux, p.64, Fiction et Cie Seuil, 2018“Les Photaumnales”17ème édition, FLUXà Beauvais, Hauts-de-Francedu 19 septembre 2020 au 3 janvier 2021https://francefineart.com/2964-photaumnales/
9/19/2020

🔊 “Bourdelle devant Beethoven” au Musée Bourdelle, Parisdu 19 septembre 2020 au 17 janvier 2021

“Bourdelle devant Beethoven”au Musée Bourdelle, Parisdu 19 septembre 2020 au 17 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissaire :Colin Lemoine, responsable des sculpturesCommissaires associés :Claire Boisserolles, responsable du service de la documentation, des archives et des bibliothèquesStéphane Ferrand, responsable du cabinet d’arts graphiques et du fonds de photographiesEn 2020, Ludwig van Beethoven (1770-1827) aura vu le jour il y a tout juste 250 ans. Un quart de millénaire. Cet anniversaire donne lieu à de nombreuses commémorations européennes, en Allemagne comme en France. Le musée Bourdelle se saisit de cette occasion pour célébrer l’année Beethoven avec un nouvel accrochage. Antoine Bourdelle est assurément l’un des artistes ayant été le plus influencé par la musique, mais aussi par la figure –au sens physique et symbolique –, du compositeur allemand. Fondée sur une identification, cette hantise se traduit par un corpus pléthorique d’oeuvres hétérogènes: Bourdelle a réservé quelque quatre-vingts sculptures à Beethoven, mais aussi une vingtaine de dessins et de photographies.Le visiteur sera immergé dans deux atmosphères différentes: l’une, claire et lumineuse, le confrontera aux multiples visages sculptés de Beethoven, conçus par Bourdelle comme autant de variations autour d’une face maudite, d’une intériorité souveraine; l’autre, sombre et dramatique, tentera d’exposer les modalités et les sources de cette incorporation, mais aussi de faire dialoguer sculptures, photographies et dessins afin de pénétrer les secrets et les subtilités de cette identification majeure. Beethoven fut pour Bourdelle plus qu’un père, un frère, un double spéculaire, un compagnon de route dont le chemin déjà sillonné sut lui montrer la voie, à l’heure des doutes et des joies.Beethoven est un artiste total, maudit, frappé par une surdité que console et sublime une musique enfiévrée. Avec lui, depuis lui, les créateurs auscultent les passions intimes et les noirs profonds, les tourments et les visions, la joie électrique comme l’angoisse métaphysique. Cet avènement du sensible, qui préfigure le romantisme puis bientôt l’expressionnisme, obsède les peintres comme les sculpteurs, tous ces explorateurs de l’âme qui, de l’Autriche au Japon, de la Suède aux États-Unis, revendiquent sans exception la tutelle esthétique du compositeur.Sous le signe de Beethoven, et notamment de son masque pris «sur le vif» –ce moulage fascinant, réalisé sur le visage du compositeur de son vivant–, les artistes cherchent leur voie, souvent intérieure. Dès ses années de formation toulousaines, alors qu’il n’a pas vingt ans, Antoine Bourdelle (1861-1929) découvre la musique de Beethoven et s’identifie tôt à «l’âme du maître», auquel l’apparentent sa coiffure tempétueuse, sa face sombre et ses hautes aspirations.Si le sculpteur sacrifie parfois aux mondanités pour aller au concert, il confie écouter Beethoven «pleinement de mémoire», loin de «l’audition constante», préférant l’approcher par les lectures, les croquis, les photographies et, plus encore, les quelque quatre-vingts effigies sculptées du compositeur qu’il réalise de 1888 jusqu’à 1929, l’année de sa mort, comme autant de variations autour d’un leitmotiv entêtant.Peuplé de sculptures, de photographies, de dessins et d’archives, l’accrochage illustre l’histoire d’une obsession, peut-être même d’une filiation, si l’on veut bien relire l’aveu de Bourdelle lui-même: «À mon tour, avec une préméditation tenace, j’ai pris la parole après lui.»
9/19/2020

🔊 “Victor Brauner” au Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021

“Victor Brauner”au Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissaire:Sophie Krebs Assistée de Nadia ChalbiCommissaires invitées:Jeanne Brun et Camille MorandoLe Musée d’Art Moderne de Paris consacre à Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme, une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’oeuvres, peintures et dessins, dont certaines montrées en France pour la première fois depuis la dernière rétrospective à Paris au musée national d’art moderne en 1972.Le parcours chronologique de l’exposition permet de redécouvrir l’univers braunerien, complexe par la richesse de ses sources et de l’intrication constante de sa biographie avec ses oeuvres. Il se décompose ainsi :une jeunesse roumaine(192 0-1925) ;Paris, la rencontre avec l’univers surréaliste(1925-1932) ;L’aventure surréaliste(1933-1939) ;« Les frontières noires » de la guerre(1939- 1945) ;Autour du Congloméros(1941-1945) ;Après la guerre(1946- 1948) ;Au-delà du surréalisme(1949-1966).Né en Roumanie, Victor Brauner participe à l’effervescence artistique de Bucarest dans les années 1920, avant d’intégrer le mouvement surréaliste à Paris en 1933 et jusqu’en 1948, date de son exclusion du groupe. Il est un familier des avant-gardes (expressionnisme, constructivisme et dada), dont la radicalité correspond à son caractère indépendant, jusqu’au glissement progressif vers une peinture surréaliste lors de ses séjours à Paris entre 1925 et 1938, date de son installation définitive en France. Dès son adhésion au surréalisme en 1933, il participe aux manifestations du groupe autour d’André Breton.La perte de son oeil en 1938 fait de sonAutoportrait, peint sept ans auparavant, une oeuvre prémonitoire : illustration des théories surréalistes, sa peinture revêt alors un caractère magique. La guerre va le contraindre, de par son statut de juif, sa situation irrégulière et son opposition à toute forme d’oppression fasciste et totalitaire, à entrer dans la clandestinité dans le sud de la France, ne pouvant émigrer aux États-Unis. Brauner invoque alors les doctrines les plus secrètes (tarot, alchimie, spiritisme, kabbale) pour se protéger de la France occupée en se réfugiant dans ce monde de rêve où la réalité n’a pas cours donnant à ses oeuvres une dimension mystérieuse. Paradoxalement, cette période de frayeur et de dénuement matériel est d’une grande richesse d’invention techniques (l’usage de la cire et de matériaux de récupération) et de formes.L’après-guerre est marquée par une traversée de styles due à sa liberté recouvrée, sans atténuer les angoisses et les tourments des évènements qui l’entourent. D’autres influences se font sentir de la psychanalyse à la pensée sauvage à travers des cycles, comme les Victor de la sérieOnomatomanie, les Rétractés, puisMythologiesetLa Fête des mères. Il crée un langage nouveau pour donner à voir non pas le réel, mais les ressorts invisibles du monde.Le catalogue présente de nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’historiens d’art tels Georges Sebbag, Fabrice Flahutez, Radu Stern, Sophie Krebs, Camille Morando et Jeanne Brun et de nombreuses notices d’oeuvres.
9/18/2020

🔊 “Sarah Moon” PasséPrésent au Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021

“Sarah Moon” PasséPrésentau Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissaire:Fanny SchulmannAssistante de l’exposition:Pauline RochesLe Musée d’Art Moderne de Paris présente l’exposition « PasséPrésent »autour de l’oeuvre de Sarah Moon. Reconnue comme une grande photographede mode, active en France et à l’étranger depuis la fin des années soixante,ses réalisations débordent pourtant ce seul domaine, et l’expositionsouhaite faire découvrir la singularité de son travail, tant photographiqueque cinématographique.PasséPrésenta été imaginé par Sarah Moon comme une installation faisant dialoguer les photographies, les films et les livres que l’artiste réalise depuis le début de son parcours.D’abord mannequin dans les années 1960, Sarah Moon pratique la photographie en autodidacte, et conçoit ses premières campagnes pour la mode, qui rencontrent un écho international – en particulier pour l’image de la marque Cacharel. Elle façonne un univers fictionnel où affleurent les références littéraires et cinématographiques. Au milieu des années 1980, elle initie une pratique plus personnelle, qui prolonge ses recherches sur la fabrication des récits, sur les illusions photographiques et leur disparition dans la fuite du temps. Aborder l’oeuvre de Sarah Moon nécessite en effet de revoir nos valeurs temporelles, et leurs délimitations.En cohérence avec cette vision, la photographe a souhaité croiser les époques, les typologies et les sujets. Ses images se nourrissent les unes des autres et continuent de vivre dans l’exposition, laissant au visiteur la possibilité de faire naître d’autres images immatérielles par ces rapprochements.Le parcours s’articule autour de la présentation de cinq de ses films :Circuss(2002),Le Fil rouge(2005),Le Petit Chaperon noir(2010),L’Effraie(2004),Où va le blanc… (2013). Chacun fonctionne comme une escale autour de laquelle les images s’organisent et s’animent. L’exposition est complétée par une salle, dans le parcours des collections permanentes, dédiée à Robert Delpire (1926-2017), éditeur, publicitaire, commissaire d’expositions. Sarah Moon, qui partagea sa vie durant quarante-huit ans, a choisi d’y présenter des oeuvres et objets qui restituent les activités de ce personnage phare de l’histoire culturelle française.
9/18/2020

🔊 “Hubert Duprat” au Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021

“Hubert Duprat”au Musée d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissaire: Jessica CastexAssistante de l’exposition: Asia BretonnierPour la première fois en France, l’oeuvre d’Hubert Duprat fait l’objet d’une rétrospective au Musée d’Art moderne de Paris. À travers divers ensembles, photographiques, sculpturaux et la réactivation d’oeuvresin situ, l’exposition retrace l’itinéraire de cet artiste français, né en 1957 et qui depuis plus de trente ans développe sa pratique à la manière d’un chercheur, plus doué pour la traque que pour la capture selon ses propres mots.L’exposition rend compte des lignes de force d’une création aussi ouverte que labyrintique qui fédère le monumental et la miniature, les lignes épurées et une virtuosité maniériste. Riche, exigeante et complexe, l’oeuvre d’Hubert Duprat s’enrichit aussi du hasard et de l’empirisme. Inspirée par la découverte d’objets, de vestiges ou de textes, elle conjugue une mise à l’épreuve des matières, des techniques et des gestes.L’artiste puise indifféremment dans la nature ou dans la manufacture des étrangetés minérales (pyrite, calcite, ulexite..), végétales (ambre), animales (corail) ou des matériaux industriels courants (polystyrène, béton, paraffine, pâte à modeler…). Les procédés, déplacés de leur domaine d’origine, proviennent en grande partie de l’artisanat comme la marqueterie, l’orfèvrerie, la tapisserie d’ameublement, mais également des arts populaires à l’exemple de l’art filaire.La création d’Hubert Duprat s’appuie sur des artefacts, des objets de savoir issus de domaines aussi divers que les premières industries lithiques, les ruines antiques, le religieux ou le décoratif des XVIème et XVIIème siècles. Montrant l’ampleur d’une prospection anthropologique, l’exposition questionne ces objets qui font monde.La question de l’atelier est un point d’origine dans la production de l’artiste. Il a donné lieu au début des années quatre-vingt à de multiples spéculations qui ont emprunté successivement la forme de camera obscura, de panneaux teintés et marquetés et de reconstitutions architecturales en béton. Une structure de ce type emboîtée dans l’un des espaces du musée semble défier les lois de l’apesanteur. Peu montrés depuis leur création, ces travaux occuperont une place centrale dans l’exposition.Le mode de vie des larves de Trichoptères inspire à Hubert Duprat dès ses débuts une oeuvre fondatrice. Observant les modes de construction de l’insecte qui bâtit un cocon avec des éléments prélevés dans son milieu aquatique, l’artiste pourvoit l’animal de paillettes d’or et de perles et lui délègue l’exécution d’étuis délicats L’ensemble intituléMiroir du Trichoptère/The Caddisfly’s Mirror, fruit d’une recherche de près de trente ans et constitué de deux mille ouvrages, de gravures, de photographies, d’objets et de films prendra place dans un espace dédié au sein des collections permanentes.Ainsi le Musée d’Art Moderne de Paris propose avec cette exposition une vision synthétique d’une oeuvre au long cours. Une production qui se déploie dans la durée, à distance des mouvements et des classifications et prend tout son sens dans l’exploration et la quête.Une publication accompagne l’exposition. Elle réunit de nombreuses contributions de critiques et d’écrivains: Patricia Falguières, Fabien Faure, Anna Gritz, Pierre Senges, ainsi que Christian Besson, Nicole Caligaris, Noëlle Chabert, Martin Herbert, Bertrand Prévost, Natacha Pugnet et Roland Recht. Largement illustré, cet ouvrage de référence propose une synthèse de la production de l’artiste associant reportage photographique de l’exposition et images inédites d’archives.
9/18/2020

🔊 “Comme en 40…” au musée de l’Armée, hôtel des Invalides, Parisdu 17 septembre 2020 au 10 janvier 2021

“Comme en 40…”au musée de l’Armée, hôtel des Invalides, Parisdu 17 septembre 2020 au 10 janvier 2021Extrait du communiqué de presse:Commissariat Musée de l’armée:Lieutenant-colonel Christophe Bertrand, chef du département contemporainJordan Gaspin, département contemporainVincent Giraudier, chefndu département de l’historial Charles de GaulleCarine Lachèvre, adjointe au chef du département de l’historial Charles de GaulleAssistés de Madeleine Armanet, Laurent Charbonneau, Anne-Sixtine Clévenot, Camille Cros et Nathalie PouderouxL’année 1940, est un épisode décisif de l’histoire de France. Pour que le visiteur en saisisse les enjeux, de la « drôle de guerre » à la fin de l’ année 1940, en passant par la campagne de France, l’Appel du 18 juin et la mise en place du gouvernement de Vichy, le musée de l’Armée présente une exposition « à hauteur d’homme » qui retrace l’atmosphère de cette année terrible.Les coulisses de la Seconde Guerre mondiale, les conséquences des décisions politiques et militaires sont bien connues aujourd’hui. Or, on oublie qu’elles ne le sont pas nécessairement en 1940, aussi bien par les personnalités politiques et militaires que par la population.Les 16, 17 et 18 juin, marqués par la démission du président du Conseil Paul Reynaud, les discours du maréchal Pétain, puis du général de Gaulle, représentent une véritable césure dans l’année 1940.L’exposition revient sur ces événements qui ont façonné l’histoire de France en interrogeant l’évolution de leur perception historique et mémorielle. Elle remet ainsi l’année 1940 dans son contexte, en la présentant comme ses contemporains l’ont perçue à l’époque, dans une démarche volontairement immersive.