Extimité

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Épisode 10 - Mélodie

Saison 1, Ép. 10

"Les rares fois où elles sont représentées dans la culture mainstream, les lesbiennes vivent toujours un drame autour de leur sexualité. Avec ma pièce, j'ai voulu montrer que ça pouvait surtout être normal et même un non-sujet", raconte Mélodie dans l'épisode 10 d'Extimité. Elle y évoque: (02:30) Le diagnostic de sa "précocité" dès l'enfance. (03:00) La phobie scolaire et le harcèlement qu'elle a subis au collège. (07:30) Le théâtre, son "pilier" depuis qu'elle a 5 ans. (12:00) Comment son hypersensibilité et son anxiété influent sur ses relations amoureuses. (18:40) Pourquoi percevoir la précocité comme un "superpouvoir" est problématique. (21:00) Comment elle a compris qu'elle est lesbienne. (24:00) Son coming-out. (28:00) Sa culture juive. (31:00) "J'irai danser tes 20 ans" : la pièce de théâtre qu'elle a entièrement écrite, mise en scène et dans laquelle elle joue. (36:30) Dans quelle mesure la précocité pourrait être vécue comme un handicap. (41:30) Comment le genre et le conditionnement des femmes à compenser leurs problèmes influent sur les diagnostics. (43:00) Son problème de légitimité à parler de la précocité. (47:30) Pourquoi il était important pour elle de montrer des relations queers comme naturelles et non comme un sujet problématique au coeur de sa pièce. (50:00) Son (jeune) âge comme un frein à son travail et à sa crédibilité. (52:20) Comment elle sait prédire l'avenir de ses relations sentimentales. (1:00:00) Sa fluidité de genre. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Générique : To Na Bi - Persian Empire. Pistes sonores diffusées : Mélodie Lauret - Tu as mis du bleu dans mon regard marron Mélodie Lauret - Extimité (création originale pour le podcast) Extrait de la pièce J’irai danser tes 20 ans par Mélodie Lauret Mélodie vous recommande : "No et moi", roman de Delphine de Vigan "Variations Amoureuses", pièce de théâtre de Carole Thibaut "120 battements par minute", film réalisé par Robin Campillo "À chaque fois", morceau de Barbara

Plus d'épisodes

3/27/2022

Episode 38 - Noam

Saison 3
Pour ce 38eme épisode, Douce Dibondo tend le micro à Noam, 26 ans, qui se décrit comme une "personne trans queer et racisée, d'origine marocaine et algérienne", assistant caméra, qui écrit en prose et par automatisme.Noam se raconte dans une urgence, celle de recoller les morceaux de son enfance et de son adolescence assez floues nimbées de solitude et de honte, son rapport à sa famille, comment internet et la culture pop l'ont aidé à se construire. Noam réalise aussi comment l'urgence de son devenir trans l'a sauvé d'une vie qui n'était pas la sienne.Il évoque aussi ce que l'amour représente dans sa vie, le nouveau chemin de vie artistique qu'il ose prendre de façon légitime. En tant que futur réalisateur, il se voit comme en duplicité : d'abord le Noam militant qui souhaiterait rendre hommage à sa culture, aux banlieues, avec des codes bien à lui " sans paillettes". Et l'autre face de lui qui souhaite montrer le banal, les corps, le nu, la simplicité. Cette imprégnation très forte des images se retrouve aussi dans sa conception de la poésie...Il raconte enfin sa foi en tant que personne queer musulmane, avant de répondre aux deux dernières questions rituelles du podcast.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées :Texte de Noam publié sur instagram, lu par DouceBawrut & Glitter - Fe SamaaGetty Rafferty - right Down The LineLe générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.
2/20/2022

Episode 37 - Sophye

Saison 3, Ép. 37
Pour ce retour tout en douceur, Douce s’est entretenue au long cours avec Sophye Soliveau, chanteuse, harpiste et directrice de chœur. A 25 ans Sophye s’expérimente en fractales, à l’image de ces feuilles qui bien nourries à la racine d’un arbre prennent le large, grandies par le chant de l’air et la lumière de la musique. D’apprentissage en projets, d’expériences en réflexion d’un univers intérieur à exprimer d’urgence, Sophye Soliveau se livre et s’élève en Extimité.Elle évoque brièvement son enfance et son adolescence puis la révélation qu'a été le chant, sa rencontre avec la harpe au conservatoire. Là-bas, la hiérarchie des goûts et de la culture et la prégnance de la suprématie blanche sont omniprésentes. Sophye se remémore l’amertume ressentie face au mythe de l’échelle sociale, l’élitisme et tous les conditionnements qui en découlent, la sensation d'étau au fur et à mesure face à la rigidité, les normes toujours plus dominantes et le rapport à la créativité et à l'inhibition... Et aussi comment elle décide de quitter le conservatoire après 8 ans passées dans l'institution.Sophye parle aussi de colère, "cette colère qui te déborde et qui te dépasse", celle ressentie en vas-et-viens face au déni du racisme, à la violence du sexisme, au système et une société dans laquelle elle se sent toujours à la marge. Cette colère écrasante qui la pousse d'abord à l'inaction puis vers l'envie de voyager. De son voyage, elle comprend certains de ces questionnements.Elle nous parle aussi de sa rencontre avec le Maloya musique traditionnelle de la Réunion, ses expériences dans l'industrie musicale. Si elle avoue ne pas savoir définir la musique, Sophye nous livre comment elle perçoit sa musique et surtout ce vers quoi elle souhaiterait qu'elle tende. De la puissance, de la confiance et quelque chose de "sale", loin de des injonctions genrées : du rejet à la lisseur, elle tire aussi le fil de l'étrange,"l'inquiétante étrangeté", de son amour pour Magritte; avant de nous décrire son processus créatif. Enfin, Sophye Soliveau se projette dans dix ans et aspire a plus précision pour sa musique, son instrument et aussi dans son rapport aux autres.Retrouvez-la sur instagram et sur youtube !Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Extraits sonores utilisés :Sophye Soliveau - LeaveSophye Soliveau - Can't SleepSophye Soliveau - Initiation II (wonder why)Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.
7/27/2021

Hors-série. UKAMA, le lancement du label par et pour les artistes afrodescendant.e.s

Le 10 juillet dernier, Douce Dibondo a été invitée à couvrir le lancement du label UKAMA qui se tenait à la Flèche d’or à Paris. Le label UKAMA est le travail de réflexion de la commission culture de la CAAN : la coordination d’action autonome noire dont l’action est le coeur et le moteur. La CAAN est né du sillage de plusieurs organisations noires afin d’améliorer les conditions matérielles d’existence des personnes noires face aux problématiques systémiques que sont le logement, la santé, l’écologie, les papiers, la culture…) avec une volonté claire de créer un mouvement de masse de solidarité, afin d’établir un rapport de force contre l’injustice et les discriminations envers les personnes noires de France et d'ailleurs.Le lancement du label s’est déroulé tout le long de l’après-midi où des dizaines d’artistes se sont réuni.e.s afin d’échanger sur leur besoin et les modes d’organisation et d’outils nécessaires à l’éclosion et les pérennisation de leurs arts. Elle a donc baladé son micro afin de recueillir leurs propos, leurs interrogations, les propositions émises lors des différents ateliers.Extrait sonore utilisé :Réalisation, montage, musique : IantilaTexte : JayDirection artistique : Andz, JayAssistant direction artistique : KobaVoix : CambreraArtistes : Andz, Awa, Cambrera, Heimdaihi, Jay, Koba, Laurinda, Mâati, Noembrv, René-Junior, Riddim Mal Kassé, Valia.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo (@doucedd) et Anthony Vincent (@anthonyvcnt).Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.Pour nous soutenir : https://fr.tipeee.com/extimiteNous suivre : @Extimitelepodcast