Extimité

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Pride 2020, nos fiertés sont politiques

Episode spécial : Douce Dibondo a promené son micro lors de la pride du 04 juillet 2020 à Paris, organisée par plusieurs collectifs. Dans ce documentaire qui fait office d'archive - pour que vivent nos actions et luttes malgré le silence médiatique qui les entourent. On entend Lou un.e des membres des QueerTrans People of Color expliquer l'origine et l'organisation de cette marche (2:30), puis la des prises de paroles de Mimi (5:06) et Anais (7:15) du syndicat du travail sexuel en France, le STRASS, suivies par Kori (8:14) qui représentait l'association ACCEPTESS-T, avant de laisser la parole à Emilie Dubrowski d' ACT-UP Paris (17:00) QTPOC s'exprime ensuite (20:50) avant le départ de la manifestation. Doue revient aussi sur les retours de racisme de fragilité blanche et de critiques sur le validisme de cette première manifestation en dehors du circuit ordinaire de l'inter-LGBT (29:10). Arrivée place de la République, est entendue Kélisha du collectif FTG (Femme Trans Gang), suivie de Lexie (@agressively_trans). Pour conclure, les prises de paroles de fin de marche, Giovanna Rincon, militante et porte parole du STRASS, directrice d'Acceptés-T prend la parole (43:10). Ce podcast indépendant est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Réalisation et montage : Douce Dibondo. Voici l'appel lancé il y a maintenant deux semaines, qui a réuni plus de 7000 personnes de la place de Pigalle à celle de République, un fameux samedi 04 juillet 2020 à Paris. NOS FIERTÉS SONT POLITIQUES  Nous, gouines, bi·e·s, trans, pédés, intersexes appelons à manifester ce samedi 4 juillet.  Nos communautés ont été durement touchées par la crise du COVID et le confinement, dont les premières victimes ont été celleux parmi nous qui sont les plus précaires : les personnes queer racisées, et/ou TDS et/ou séropo et/ou handi et/ou pauvres et/ou issu•e•s des classes populaires, avec ou sans papiers. Dans ce contexte d’inégalités toujours plus fortes, qui s’inscrit dans une longue histoire d’oppression blanche et patriarcale mais aussi dans la politique d’exploitation, précarisante et répressive menée par le gouvernement, nous voulons unir nos luttes pour proclamer nos fiertés et brandir notre colère. Malgré l'instrumentalisation de la crise sanitaire par les gouvernements pour faire taire la contestation sociale, des manifestations antiracistes contre les violences policières ont lieu partout dans le monde.  Nous appelons nos communautés à participer à ce mouvement, auxquels nombre d'entre nous participent déjà en tant que personnes concernées par les violences racistes ou en solidarité. Face aux violences racistes, sociales, LGBTIphobes et misogynes, nous revendiquons nos droits à une existence débarrassée de l’oppression patriarcale qui nous tue, nous maltraite, nous psychiatrise, nous viole, nous expulse, nous mutile, nous exploite et nous silencie. Cette manifestation est avant tout mise à disposition des collectifs de lutte et individu·e·s pour que chacun·e puisse crier ses fiertés et porter ses revendications. Vous êtes invité·e·s à vous en emparer, cette journée sera ce qu’on en fait collectivement. Les collectifs et personnes présentes pourront donc s’auto-organiser tant sur le plan sanitaire que pour le service d’ordre. Face à la pandémie et à la répression, il en revient à la responsabilité de chacun·e de s’impliquer pour le bon fonctionnement de la manif et la protection des personnes présentes. 343 racisé.e.s Acceptess Transgenres Act Up-Paris AIDES Assemblées Géniales Queer VNR Collectif Archives LGBTQl ARCL Ardhis BAAM La BAFFE La Barbe-groupe d'action féministe Barbi(e)turix Bi'Cause Caélif Cagoule Rouge et Cagoule Noire Censored Magazine CLAQ - Comité de Libération et d'Autonomie Queer Clé Autiste Le coin des LGBT+ Collectif Existransinter Collectif Irrécupérables Collectif Féministes RévolutionnairesLes Colleuses Afroféministes Les Colleuses La rue est aux Putes Couvent des 69 Gaules...

Plus d'épisodes

3/27/2022

Episode 38 - Noam

Saison 3
Pour ce 38eme épisode, Douce Dibondo tend le micro à Noam, 26 ans, qui se décrit comme une "personne trans queer et racisée, d'origine marocaine et algérienne", assistant caméra, qui écrit en prose et par automatisme.Noam se raconte dans une urgence, celle de recoller les morceaux de son enfance et de son adolescence assez floues nimbées de solitude et de honte, son rapport à sa famille, comment internet et la culture pop l'ont aidé à se construire. Noam réalise aussi comment l'urgence de son devenir trans l'a sauvé d'une vie qui n'était pas la sienne.Il évoque aussi ce que l'amour représente dans sa vie, le nouveau chemin de vie artistique qu'il ose prendre de façon légitime. En tant que futur réalisateur, il se voit comme en duplicité : d'abord le Noam militant qui souhaiterait rendre hommage à sa culture, aux banlieues, avec des codes bien à lui " sans paillettes". Et l'autre face de lui qui souhaite montrer le banal, les corps, le nu, la simplicité. Cette imprégnation très forte des images se retrouve aussi dans sa conception de la poésie...Il raconte enfin sa foi en tant que personne queer musulmane, avant de répondre aux deux dernières questions rituelles du podcast.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées :Texte de Noam publié sur instagram, lu par DouceBawrut & Glitter - Fe SamaaGetty Rafferty - right Down The LineLe générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.
2/20/2022

Episode 37 - Sophye

Saison 3, Ép. 37
Pour ce retour tout en douceur, Douce s’est entretenue au long cours avec Sophye Soliveau, chanteuse, harpiste et directrice de chœur. A 25 ans Sophye s’expérimente en fractales, à l’image de ces feuilles qui bien nourries à la racine d’un arbre prennent le large, grandies par le chant de l’air et la lumière de la musique. D’apprentissage en projets, d’expériences en réflexion d’un univers intérieur à exprimer d’urgence, Sophye Soliveau se livre et s’élève en Extimité.Elle évoque brièvement son enfance et son adolescence puis la révélation qu'a été le chant, sa rencontre avec la harpe au conservatoire. Là-bas, la hiérarchie des goûts et de la culture et la prégnance de la suprématie blanche sont omniprésentes. Sophye se remémore l’amertume ressentie face au mythe de l’échelle sociale, l’élitisme et tous les conditionnements qui en découlent, la sensation d'étau au fur et à mesure face à la rigidité, les normes toujours plus dominantes et le rapport à la créativité et à l'inhibition... Et aussi comment elle décide de quitter le conservatoire après 8 ans passées dans l'institution.Sophye parle aussi de colère, "cette colère qui te déborde et qui te dépasse", celle ressentie en vas-et-viens face au déni du racisme, à la violence du sexisme, au système et une société dans laquelle elle se sent toujours à la marge. Cette colère écrasante qui la pousse d'abord à l'inaction puis vers l'envie de voyager. De son voyage, elle comprend certains de ces questionnements.Elle nous parle aussi de sa rencontre avec le Maloya musique traditionnelle de la Réunion, ses expériences dans l'industrie musicale. Si elle avoue ne pas savoir définir la musique, Sophye nous livre comment elle perçoit sa musique et surtout ce vers quoi elle souhaiterait qu'elle tende. De la puissance, de la confiance et quelque chose de "sale", loin de des injonctions genrées : du rejet à la lisseur, elle tire aussi le fil de l'étrange,"l'inquiétante étrangeté", de son amour pour Magritte; avant de nous décrire son processus créatif. Enfin, Sophye Soliveau se projette dans dix ans et aspire a plus précision pour sa musique, son instrument et aussi dans son rapport aux autres.Retrouvez-la sur instagram et sur youtube !Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Extraits sonores utilisés :Sophye Soliveau - LeaveSophye Soliveau - Can't SleepSophye Soliveau - Initiation II (wonder why)Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.
7/27/2021

Hors-série. UKAMA, le lancement du label par et pour les artistes afrodescendant.e.s

Le 10 juillet dernier, Douce Dibondo a été invitée à couvrir le lancement du label UKAMA qui se tenait à la Flèche d’or à Paris. Le label UKAMA est le travail de réflexion de la commission culture de la CAAN : la coordination d’action autonome noire dont l’action est le coeur et le moteur. La CAAN est né du sillage de plusieurs organisations noires afin d’améliorer les conditions matérielles d’existence des personnes noires face aux problématiques systémiques que sont le logement, la santé, l’écologie, les papiers, la culture…) avec une volonté claire de créer un mouvement de masse de solidarité, afin d’établir un rapport de force contre l’injustice et les discriminations envers les personnes noires de France et d'ailleurs.Le lancement du label s’est déroulé tout le long de l’après-midi où des dizaines d’artistes se sont réuni.e.s afin d’échanger sur leur besoin et les modes d’organisation et d’outils nécessaires à l’éclosion et les pérennisation de leurs arts. Elle a donc baladé son micro afin de recueillir leurs propos, leurs interrogations, les propositions émises lors des différents ateliers.Extrait sonore utilisé :Réalisation, montage, musique : IantilaTexte : JayDirection artistique : Andz, JayAssistant direction artistique : KobaVoix : CambreraArtistes : Andz, Awa, Cambrera, Heimdaihi, Jay, Koba, Laurinda, Mâati, Noembrv, René-Junior, Riddim Mal Kassé, Valia.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo (@doucedd) et Anthony Vincent (@anthonyvcnt).Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.Pour nous soutenir : https://fr.tipeee.com/extimiteNous suivre : @Extimitelepodcast