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En Passant Par Là


Latest episode

  • 21. La Datation de l'Art Pariétal

    18:13||Saison 2, Ep. 21
    Cette semaine, En Passant par Là fait un pas de côté. Pas de cartel, pas de scandale industriel, pas de joute parlementaire interminable : Roman veut parler d’une bonne nouvelle scientifique. Et quelle bonne nouvelle. En Dordogne, dans la grotte de Font-de-Gaume, des chercheurs ont réussi à dater directement des peintures paléolithiques grâce à la détection de carbone dans les pigments. Une première pour cette région mythique de l’art pariétal.Évidemment, César accepte… à condition de tout expliquer à sa sauce. Résultat : une parodie de C’est pas sorcier sous psychotropes, des lasers, un détour involontaire par Lascaux, et une déclaration de guerre larvée contre le CNRS, cet eldorado des premiers de la classe en serre-tête.Mais le vrai cœur de l’épisode est ailleurs.Roman entraîne ensuite César dans une grotte préhistorique, face à une femme qui dessine sur la paroi pendant que son groupe l’observe. Et là, tout bascule. Car pour une fois, le voyage dans le temps ne résout rien. Il révèle au contraire la limite du savoir. On voit l’artiste. On voit le geste. On voit l’œuvre naître. Mais on ne saura jamais pourquoi elle a été faite.À partir de ce vertige, GROTTES devient un épisode sur notre obsession moderne du sens : pourquoi voulons-nous absolument que tout soit expliqué, utile, rentable, interprétable ? Et si l’art, depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui, ne demandait aucune justification ? S’il suffisait qu’il soit là ?Un épisode drôle, contemplatif et un peu métaphysique, qui part d’une avancée scientifique majeure pour déboucher sur une question beaucoup plus vaste :et si le plus beau mystère de l’humanité, c’était l’art lui-même ?Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol

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  • 20. Drogues: état des lieux en France

    22:41||Saison 2, Ep. 20
    Cette semaine, En Passant Par Là se frotte à un sujet qui colle aux narines et aux statistiques : la drogue en France.À partir d’une étude de l’OFDT, on découvre que la consommation de MDMA/ecstasy a explosé (+480% en 13 ans), que la coke dépasse désormais le cannabis en chiffre d’affaires, et que le trafic ressemble de plus en plus à… une industrie.Sauf que Roman, César & Matteo font ça à leur manière :César décide de “s’entraîner” à voyager dans le temps et téléporte le duo au cœur d’un deal absurde avec un chef de cartel (oui, c’est idiot, oui, c’est fait exprès), avant de les expédier dans un lieu beaucoup plus dangereux : un salon d’intellos bourgeois au XIXᵉ siècle.Direction le Club des Hashischins, là où la drogue devient “cool” parce que l’art et les récits la rendent fascinante, et où l’on comprend que les chiffres ne montent pas tout seuls : les imaginaires ont souvent gagné avant les campagnes de prévention.Entre satire, vulgarisation et malaise bien dosé, l’épisode bascule du marché (production, saisies, ports, business) vers le point de vue des usagers : pourquoi on consomme, comment on rationalise, et pourquoi l’État rame quand le storytelling va plus vite que la santé publique.Un épisode drôle, documenté, et franchement utile, sans morale écrasante, mais avec une conclusion claire : la “coolitude” est un piège, et demander de l’aide n’a rien de honteux.Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol
  • 19. La Loi sur la Fin de Vie

    20:59||Saison 2, Ep. 19
    Cette semaine, César appelle Roman pour prendre des nouvelles… après les inondations en Gironde. César, fidèle à lui-même, se plaît à penser que vivre à la campagne, c’est “comme au Moyen-Âge” (lavage à l’eau froide, bougie, scorbut chez les enfants). Roman le laisse s’épuiser, puis lui propose un choix à la Indiana Jones : soit un fait divers glauque, soit le retour explosif de la loi sur la fin de vie à l’Assemblée nationale.On vous laisse deviner...L’épisode déroule alors, avec humour et clarté, où en est la France : loi Claeys-Leonetti, limites des soins palliatifs, “tourisme de la mort”, comparaison avec les pays voisins, et surtout le nouveau texte (ses critères d’éligibilité, ses garde-fous, ses étapes, ses contrôles, la clause de conscience, les délais). Le ton reste celui du podcast : punchlines, relances absurdes, vannes sur la novlangue parlementaire, mais sans perdre le fil. JAMAIS !Puis Roman déclenche le voyage dans le temps.Direction Paris, automne 1791 : une assemblée en fin de séance vient de voter une décision méconnue et pourtant essentielle : le suicide n’est plus un crime. Et là, tout se tend : un parlementaire conservateur s’indigne, César se révèle une âme de tribun, et Roman tire le parallèle : la France reconnaît la souffrance… mais hésite dès qu’il faut assumer l’assistance, donc la responsabilité.Un épisode drôle, dense, parfois brutal, mais profondément humain, qui rappelle que sur la mort, la France débat depuis 1791… et qu’en 2026, on n’a toujours pas fini de choisir nos mots.Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol, Matteo Benedetto & Paul Beaudenuit.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol
  • 18. La Restitution de l'Art Africain

    21:28||Saison 2, Ep. 18
    Dans cet épisode, Roman et César partent d’un truc très simple : César pète un câble sur un jeu de guerre, Roman le chambre, et bim — Macron relance (encore) le vieux débat “jeux vidéo = violence”.Sauf qu’au lieu de rester sur Fortnite, ils basculent sur un jeu qui fait l’inverse : Relooted, un jeu sud-africain où tu braques des musées occidentaux pour rendre des œuvres africaines spoliées. Et là, le podcast appuie où ça fait mal : “est-ce du vol de récupérer des objets volés ?”Pour comprendre pourquoi cette question est un champ de mines, Roman embarque César en 1815, au Louvre, au moment précis où l’Europe vient récupérer les œuvres pillées par Napoléon : charrettes, caisses, soldats, humiliation diplomatique — la restitution moderne naît dans la poussière d’un musée vidé.Retour au présent : on parle du projet de loi-cadre français pour simplifier les restitutions, de ses conditions parfois absurdes, et de cette vérité qui colle à tous les empires :👉 on restitue rarement par bonté d’âme — on restitue quand on y est contraint.Bref : un épisode sur la violence, mais pas celle qu’on croit.La violence symbolique, culturelle, administrative — et la question qui fâche : qui a le droit de posséder l’histoire des autres ?Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol
  • 17. L'Affaire du Lait Infantile

    21:23||Saison 2, Ep. 17
    Un scandale sanitaire, des bébés, et l’histoire qui recommenceDans cet épisode d’En Passant par Là, Roman et César plongent au cœur d’un scandale sanitaire contemporain qui glace le sang :des laits infantiles contaminés, des rappels tardifs, des nourrissons morts, et une chaîne de responsabilités noyée dans le flou industriel et politique.Tout commence comme souvent : un coup de fil, une fatigue morale, et une phrase simple mais terrible :« Je ne bois plus de lait. J’ai plus confiance. »À partir de là, l’épisode démonte méthodiquement l’affaire des laits infantiles rappelés par Nestlé, Lactalis et d’autres géants de l’agroalimentaire.Une toxine peu connue, le céréulide, produite par une bactérie banale, Bacillus cereus, se révèle potentiellement mortelle pour les nourrissons.Le problème ?Pas de seuil clair.Pas de réglementation précise.Des alertes ignorées.Des rappels effectués… 11 jours trop tard.Mais En Passant par Là ne s’arrête jamais au simple constat.Au détour d’un voyage temporel aussi inquiétant qu’inattendu, Roman entraîne César au bord d’une rivière polluée en Virginie-Occidentale, au début des années 2000.Animaux morts, brume toxique, paysages qui ressemblent à un film d’horreur - sauf que tout est réel.C’est là que surgit le parallèle historique central de l’épisode :le scandale DuPont, les poêles en téflon, et la naissance des polluants éternels.Une technologie née après-guerre pour améliorer le confort quotidien, devenue, des décennies plus tard, l’un des plus grands scandales sanitaires diffus de l’histoire moderne.Une contamination lente, invisible, permanente.Légalement floue.Humainement dévastatrice.À travers cette mise en miroir entre passé et présent, LAIT pose une question simple et terrifiante :👉 Combien de scandales faut-il pour que le progrès arrête d’aller plus vite que la loi ?Avec son ton mêlant humour noir, vulgarisation rigoureuse et narration immersive, cet épisode incarne parfaitement l’ADN d’En Passant par Là :faire dialoguer l’actualité et l’histoire pour montrer que les catastrophes ne surgissent jamais par hasard - elles se répètent.Un épisode dur, nécessaire, marquant.Et surtout, impossible à écouter sans se dire :« On a déjà vu ça… et on n’a toujours rien appris. »Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol
  • 16. Les Condamnations de Jean-Marc Morandini

    20:58||Saison 2, Ep. 16
    Et si comprendre une affaire judiciaire devenait un jeu… dont on ne sort pas indemne ?Dans ce nouvel épisode d’En Passant par Là, Roman et César tombent sur un objet étrange : une boîte en bois enterrée dans un square parisien.Son nom ? MORANJI.Un jeu de société aux règles simples, mais aux conséquences redoutables : pour avancer, il faut expliquer. Pour gagner, il faut regarder en face.À chaque lancer de dés, les pions prennent la forme de figures médiatiques bien connues. À chaque case, une vérité surgit.Au cœur du jeu : la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, et la polémique majeure qui s’ensuit — son maintien à l’antenne de CNews, malgré la décision de justice.Mais MORANJI ne se contente pas de raconter l’actualité.Le jeu force ses joueurs, et les auditeurs, à remonter là où tout a commencé.Un saut dans le temps les projette en 1810, au moment précis où le droit français, sous l’Empire, commence à reconnaître juridiquement les violences sexuelles faites aux enfants. À travers la figure de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, architecte du Code pénal napoléonien, l’épisode montre comment la protection des mineurs n’est pas née d’un sursaut moral, mais d’une volonté de mettre de l’ordre dans la société.Le parallèle est glaçant :de 1810 à aujourd’hui, la loi progresse — mais les institutions, elles, continuent souvent de protéger les puissants.Entre humour noir, dispositif sonore immersif et rigueur documentaire, MORANJI interroge une question simple et dérangeante :👉 Que vaut une condamnation judiciaire si elle ne change rien dans l’espace médiatique ?👉 À partir de quand le silence devient-il une forme de complicité ?Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol
  • 15. Le 49.3 d'En Passant Par Là

    08:34||Saison 2, Ep. 15
    Cette semaine, En Passant par là déraille. Littéralement.César décroche un appel de Matteo, venu aux nouvelles : Roman a disparu. Pas de panique, César décide donc de “remplacer” Roman et de lancer un épisode quand même, avec Matteo en copilote improvisé. Résultat : un duo de secours qui tente de décrypter l’actualité politique (49.3, motions de censure, jeux d’appareil, petites trahisons ordinaires), pendant que César part en roue libre sur ses obsessions médiatiques et son amour du drama inutile.Et puis… bug. Un vrai. Un gros. Un glitch sonore qui avale l’épisode.Au milieu du chaos, Roman pirate l’antenne et interrompt tout : il impose une annonce solennelle et surréaliste pour dévoiler ÉLYSÉE, sa nouvelle fiction sonore (diffusion quotidienne, format feuilleton, 2029, derniers instants du palais présidentiel, récit en “found footage” via des enregistrements anonymes). Une intrusion comique, inquiétante et méta - à l’image de la série qu’il annonce.Un épisode spécial, drôle et imprévisible, qui brouille la frontière entre émission et fiction, entre coulisses et scénario, et transforme une simple “promo” en mini-événement narratif. Roman n’est peut-être pas là… mais il a trouvé le moyen de passer quand même.Avec Roman Facerias-Lacoste, César Monteyrol & Matteo Benedetto.Réalisation: Matteo BenedettoEcriture: Roman Facerias-Lacoste & César Monteyrol