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Ciné Culte
Ciné Culte :The Grandmaster
Comment filmer un mythe des arts martiaux sans jamais céder aux clichés du genre ? C'est le défi que relève Wong Kar-wai avec The Grandmaster, sa relecture magistrale de la vie d'Ip Man, maître légendaire de Wing Chun et futur mentor de Bruce Lee. Sur le fond, le cinéaste hongkongais s'écarte radicalement du biopic martial classique : plutôt qu'un récit de victoires et de défaites, il livre une méditation sur la transmission, le temps qui passe et les amours contrariées, plaçant Gong Er, incarnée par une Zhang Ziyi bouleversante, au cœur émotionnel du film aux côtés de Tony Leung.Sur la forme, c'est une véritable signature esthétique qui s'impose : ralentis somptueux, jeux de pluie et de neige, photographie ciselée de Philippe Le Sourd, chorégraphies pensées comme de la danse par le grand maître Yuen Woo-ping. Le résultat transcende le film d'action pour devenir une expérience quasi picturale.
Cette édition Blu-ray signée The Jokers offre en plus une restauration soignée qui restitue toute la richesse des contrastes et des textures voulues par le cinéaste, ainsi que le choix rare entre version chinoise longue et version internationale. Un vrai bijou patrimonial à (re)découvrir.
https://www.thejokersfilms.com/films/the-grandmaster
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Ciné Culte : Eega la mouche vengeresse
22:11|Et s'il suffisait d'un insecte pour réinventer les codes du blockbuster populaire ? C'est le pari fou que relève S.S. Rajamouli — futur réalisateur de Baahubali et RRR — en 2012, avec Eega, la mouche vengeresse. Sur le fond, le film détourne les grands ressorts du masala indien : amour transi, vengeance implacable, mélodrame assumé, mais tout est vu à hauteur d'un minuscule insecte, réincarnation d'un amoureux assassiné, qui doit sauver celle qu'il aime tout en faisant tomber son meurtrier. Sur la forme, c'est un tour de force : la mouche, entièrement animée en images de synthèse, parvient à exprimer colère, désir et détermination sans jamais prononcer un mot, portée par une mise en scène qui joue en permanence sur les échelles et les points de vue. Comédie burlesque, thriller et romance s'enchaînent avec une liberté totale, jamais réunis avec autant d'audace.Longtemps invisible en France — seulement aperçu par quelques curieux à l'Étrange Festival en 2013 — le film ressort aujourd'hui restauré en haute définition chez Carlotta Films, dans une copie qui rend justice à ses effets spéciaux malgré quelques légères imperfections sur les plans les plus chargés, séquelles logiques d'une production de plus de dix ans. Dans cet épisode, on revient sur l'histoire folle de sa production, sur la place d'Eega dans l'œuvre de Rajamouli, et sur ce qui fait de ce film un objet de cinéma véritablement culte.https://carlottafilms.com/films/eega/
Ciné Culte : Danger Diabolik
15:43|Sidonis sort enfin le film culte de Mario Bava »Danger: Diabolik » une adaptation pop et psychédélique du célèbre fumetto italien inspiré de Fantomas.Diabolik est un voleur génial qui, avec sa complice Eva Kant, réalise les hold-ups et les cambriolages les plus audacieux, ridiculisant régulièrement la police et jusqu'au ministre de l'Intérieur en personne. L'inspecteur Ginko est déterminé à coincer Diabolik, mais la mafia entre également en conflit avec le voleur qui menace ses intérêts. C’est une explosion de couleurs, gadgets délirants et musique d’Ennio Morricone composent un spectacle visuel totalement assumé. Un manifeste de cinéma stylisé, hédoniste et anarchique, devenu une icône du film de genre européen.https://sidoniscalysta.com/aventure-action/1948-danger-diabolik-combo-4k-blu-ray-livre.html
Ciné Culte: Les Longs Manteaux
15:09|Loïc Murat, géologue français solitaire, arpente la Cordillère des Andes lorsqu'il se retrouve happé, malgré lui, dans une machination politique aux allures de western. Voilà le pitch improbable des "Longs Manteaux", tourné en 1985 par Gilles Béhat, cinéaste révélé un an plus tôt par "Rue Barbare" et déjà porté par la présence magnétique de Bernard Giraudeau. Le réalisateur transpose les codes du western-spaghetti dans une Bolivie fictive tout juste sortie de la dictature, mêlant aventure pure et intrigue politique feutrée. Le tournage fut aussi une aventure en Argentine, à cinq mille mètres d'altitude, dans des conditions si extrêmes que l'équipe devait parfois recourir au masque à oxygène. Un casting sud-américain, aussi, qui réunit avant l'heure certains futurs monstres sacrés du cinéma argentin. La présente restauration proposée par Studiocanal redonne à ces paysages andins toute leur ampleur et leur texture, révélant la photographie soignée de Ricardo Aronovich comme jamais auparavant. Un film culte à redécouvrir, entre curiosité de patrimoine et pure aventure avec comme dans tous les titres de la collection des bonus permettant de recontextualiser le film avec le directeur de collection Jérôme Wybon , le réalisateur et une interview carrière avec Bernard Giraudeau qui nous a quitté en 2010.https://store.potemkine.fr/dvd/3701432068176-les-longs-manteaux-gilles-behat/
Ciné Culte: les Yeux sans Visage
14:20|L’éditeur « le chat qui fume » ressort une version restaurée 'un des films les plus singuliers du cinéma français, à la croisée du fantastique et du drame psychologique. Sous des dehors d'épouvante feutrée se cache une œuvre d'une modernité troublante, portée par la poésie glaciale d'un savant fou et le mystère d'un visage disparu incarné par Édith Scob derrière son masque d'ivoire. Franju y invente une forme hybride, entre onirisme et clinique froide, où l'horreur naît moins du sang que du silence et de l'inquiétante étrangeté des situations. C'est cette œuvre matricielle ressuscite dans une édition Blu-ray/UHD : à partir d'une restauration 4K réalisée depuis le négatif original, restituant enfin un noir et blanc d'une profondeur saisissante et un grain argentique préservé. Autre singularité de cette édition : la réintégration d'une scène absente des copies françaises d'époque, offrant pour la première fois le montage intégral du film. Voilà une édition qui redonne enfin ses lettres de noblesse à un classique trop longtemps mésestimé.https://store.potemkine.fr/dvd/3760147493147-les-yeux-sans-visage-franju-georges/
Ciné Culte : Si Versailles m’était conté
17:58|Grand classique de notre patrimoine ce classique de Sacha Guitry vient de fair l’objet d’un restauration en 4K par TF1 Studio. Cette sublime édition 4K + 2 Blu-Ray est proposée par Rimini Éditions, avec près de 2 heures de suppléments, qui fournissent un complément passionnant au film. Premier film en couleurs de Guitry, le film rend un hommage vibrant et sincère au château et à son rôle dans l’Histoire de France. Présenté à sa sortie à l’Opéra de Paris, en présence de nombreux artistes, le film fut un énorme succès avec plus de 7 millions d’entrées en1954.Présentation du film avec des extraits des bonus : le point de vue de Sacha Guitry et d’Albert Willemetz, président de l'Association des Amis de Sacha Guitry https://www.dvdclassik.com/test/blu-ray-si-versailles-m-etait-conte-rimini-editions-collector-4k-ultra-hd-blu-ray-blu-ray-bonus
Ciné Culte: On l’appelle Trinita
17:43|Rimini nous permet de redécouvrir ce film qui culte prend le contre-pied radical d'un genre dominé par des œuvres sombres, en proposant une approche radicalement différente, mêlant humour, autodérision et scènes d'action décalées : lesduels tendus cèdent la place à des gags visuels, les coups de feu aux baffes retentissantes. En croisant burlesque et buddy movie, le film consacre le duo Terence Hill et Bud Spencer comme nouveau duo comique de référence, dans la lignée de Laurel & Hardy. Sur le fond, c'est une fable simple et irrésistible : deux demi-frères aux caractères opposés, une communauté de mormons à défendre, un méchant cupide à déloger. Produit pour moins d'un million de dollars, « On l'appelle Trinita » devient, jusqu'en 1986, le film italien le plus rentable au box-office mondial. Le film renaît avec unerestauration en 4K Dolby Vision qui lui offre une nouvelle vie, avec une image d'une clarté inattendue pour un film de cet âge, accompagnée d'une piste audio 5.1 DTS-HD .Les paysages et décors typiques du western spaghetti ressortent avec éclat, dans le respect du format d'origine.https://rimini-editions.fr/accueil/90-on-l-appelle-trinita-combo-blu-ray-dvd-3512394013209.html
Ciné Culte : le Testament du Docteur Mabuse
20:34|Et si un film de 1933 avait déjà tout compris de notre époque, des fake news aux manipulations de masse ? Le Testament du docteur Mabuse est de ces œuvres rares qui dépassent leur temps. Fritz Lang y filme un criminel interné, réduit au silence, et pourtant capable de répandre la terreur depuis sa cellule, simplement en y pensant très fort : une fable sur la manière dont la peur prépare les foules à accepter l'inacceptable, tournée alors que le nazisme prenait le pouvoir en Allemagne, et interdite par la censure dès sa première programmée. Sur la forme, le film invente quelque chose d'inédit pour l'époque : une voix sans corps, capable de traverser les murs et de survivre à la mort de celui qui l'a prononcée, ce que les théoriciens appelleront plus tard l'acousmêtre. Près d'un siècle plus tard, Potemkine ressort ce monument dans une restauration en 2K qui redonne tout leur tranchant aux ombres expressionnistes et toute leur clarté aux dialogues, sans jamais lisser la patine d'origine avec un éclairage avisé du spécialiste Bernard Eisenschitzhttps://store.potemkine.fr/dvd/3545020096482-docteur-mabuse-trois-films-de-fritz-lang-fritz-lang/
Ciné Culte : Entre le Ciel et l'Enfer
19:11|En 1963, Akira Kurosawa signe avec Entre le ciel et l'enfer l'un des films les plus radicalement originaux de sa carrière — et de l'histoire du cinéma policier. Loin des samouraïs qui ont fait sa légende, il plonge dans le Japon contemporain pour livrer un thriller moral d'une rigueur implacable, librement adapté du roman Rançon sur un thème mineur de l'Américain Ed McBain. Kurosawa découpe le récit en deux blocs distincts. Un huis clos quasi théâtral dans la villa d'un industriel prospère — le ciel, au sens propre, dominant la ville — puis une plongée nocturne dans les bas-fonds de Yokohama, ses ruelles, sa drogue, ses ombres. Deux films en un, reliés par une scène centrale dans un Shinkansen lancé à pleine vitesse qui est, à elle seule, une leçon de cinéma.Sur le fond, le film dépasse largement le genre policier. Kurosawa y dissèque la lutte des classes, la morale face à l'argent, la honte sociale — des thèmes d'une modernité troublante que Bong Joon-ho, fan déclaré du film, a visiblement médités avant de tourner Parasite. La verticalité du récit — ceux d'en haut, ceux d'en bas — n'est jamais un simple décor : c'est le cœur du propos.Cette ressortie en 4K restaurée par Carlotta Films révèle avec une netteté saisissante le noir et blanc contrasté d'Asakazu Nakai, directeur de la photographie — chaque ombre portée, chaque contre-jour acquiert une profondeur nouvelle. Un travail de restauration exemplaire, présenté en Dolby Vision, qui restitue aussi le mixage quatre pistes d'origine voulu par Kurosawa, pour un film à redécouvrir comme au premier jour.https://carlottafilms.com/films/entre-le-ciel-et-l-enfer/