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Choses à Savoir - Culture générale

Pourquoi les iPhone affichent toujours 9h41 dans les pubs ?

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Avez-vous déjà remarqué un détail étrange dans les publicités Apple ? Sur les photos officielles des iPhone et des iPad, l’heure affichée est presque toujours la même : 9 h 41.


Ce choix n’a rien d’un hasard. Et son origine remonte aux célèbres présentations de Steve Jobs.


Tout commence le 9 janvier 2007, lors de la keynote pendant laquelle Apple dévoile le tout premier iPhone. La conférence commence à 9 heures du matin. Et comme toujours chez Apple, tout est minuté avec une grande précision.


L’entreprise sait approximativement à quel moment Steve Jobs va enfin révéler son nouveau produit au public. L’objectif est alors assez subtil : lorsque l’image géante de l’iPhone apparaîtra derrière lui, l’heure affichée sur l’écran du téléphone doit correspondre presque exactement à l’heure réelle dans la salle.


Apple estime que la révélation aura lieu environ quarante minutes après le début de la conférence. L’iPhone présenté ce jour-là affiche donc 9 h 42, avec une petite marge destinée à tenir compte du déroulement réel de la présentation.


L’idée est que les spectateurs puissent regarder leur montre puis l’écran géant et constater, presque inconsciemment, que les deux heures correspondent. Un détail minuscule, mais parfaitement représentatif de l’attention qu’Apple porte à la mise en scène de ses produits.


Quelques années plus tard, en 2010, Steve Jobs présente cette fois le premier iPad. Là encore, la conférence commence à 9 heures. Mais le moment de la révélation intervient environ 41 minutes plus tard.


L’iPad apparaît donc à l’écran en affichant… 9 h 41.


Et cette fois, l’heure va rester.


Depuis, 9 h 41 est devenue une véritable convention graphique chez Apple. Sur les images promotionnelles des iPhone et des iPad, qu’il s’agisse du site officiel, d’affiches ou de présentations, l’heure est généralement réglée sur 9 h 41.


Contrairement à certaines légendes, ce chiffre n’a donc aucune signification mystique. Il ne correspond pas non plus à l’heure de naissance de Steve Jobs.


C’est simplement le vestige d’une technique de présentation conçue pour rendre les keynotes encore plus réalistes et spectaculaires.


Petite exception : l’Apple Watch. Sur ses publicités, elle affiche généralement autour de 10 h 09. Cette fois, Apple reprend une vieille tradition de l’horlogerie : placer les aiguilles autour de 10 h 10 permet de dégager le logo et de donner au cadran une apparence plus équilibrée.


Même l’heure affichée sur un produit Apple est donc, en réalité, soigneusement calculée.

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  • Pourquoi un cheval aurait-il rendu Nietzsche fou ?

    02:21|
    Le 3 janvier 1889, dans les rues de Turin, en Italie, se serait déroulée l’une des scènes les plus bouleversantes de l’histoire de la philosophie. Son protagoniste : Friedrich Nietzsche, l’un des plus grands penseurs du XIXe siècle.Ce jour-là, Nietzsche, âgé de 44 ans, se promène sur la place Carlo Alberto. Soudain, il aperçoit un cocher qui fouette violemment son cheval, apparemment incapable d'avancer.Selon un récit devenu célèbre, le philosophe est alors submergé par l’émotion. Il se précipite vers l’animal, passe ses bras autour de son cou et éclate en sanglots. Comme s’il voulait, par cette étreinte, le protéger de la brutalité humaine.Puis Nietzsche s’effondre.Cet épisode est traditionnellement présenté comme le moment où le philosophe aurait définitivement sombré dans la folie.Mais pour comprendre sa portée, il faut rappeler qui était Nietzsche.Auteur de Ainsi parlait Zarathoustra et de Par-delà bien et mal, il avait développé une philosophie exaltant la puissance créatrice, le dépassement de soi et l’affirmation de la vie. Il critiquait notamment la pitié lorsqu’elle entretenait, selon lui, la souffrance et la faiblesse.D'où ce paradoxe saisissant : celui qui avait tant dénoncé la pitié aurait perdu la raison en éprouvant une compassion immense pour un animal.Mais cette histoire comporte une importante part d'incertitude.Si l'effondrement psychique de Nietzsche, en janvier 1889, est historiquement établi, la scène du cheval repose sur des témoignages tardifs. Aucun document contemporain ne permet de confirmer précisément son déroulement.Ce qui est certain, en revanche, c'est que dans les jours suivants, Nietzsche manifeste de graves troubles mentaux. Il écrit à ses proches des lettres délirantes, se présentant notamment comme le dieu Dionysos ou le Christ crucifié.Son ami Franz Overbeck vient le chercher à Turin et le ramène à Bâle pour le faire soigner.Nietzsche ne retrouvera jamais ses capacités intellectuelles antérieures. Progressivement, il perd son autonomie et ses facultés de communication. Il vivra encore onze ans, pris en charge par sa famille, avant de mourir le 25 août 1900.Quant aux causes de son effondrement, elles restent mystérieuses. Longtemps attribuée à la syphilis, sa maladie pourrait avoir eu une autre origine neurologique.Le cheval de Turin n’a donc probablement pas provoqué sa folie.Mais cette étreinte, réelle ou légendaire, demeure une image fascinante : celle d’un philosophe de la puissance, terrassé par la souffrance d’un être sans défense.
  • Pourquoi offre-t-on des crevettes aux mariés au Japon ?

    02:12|
    Au Japon, une étonnante tradition consiste à offrir aux jeunes mariés… deux crevettes enfermées dans une éponge ! Derrière ce cadeau insolite se cache une fascinante histoire naturelle, devenue un symbole d’amour éternel.Tout commence dans les profondeurs de l’océan Pacifique, où vit un animal extraordinaire : Euplectella aspergillum, une éponge marine surnommée « le panier de Vénus ».Contrairement aux éponges que nous utilisons dans nos salles de bains, celle-ci possède un squelette constitué de silice, autrement dit, du matériau qui compose le verre. Elle ressemble à un vase délicatement tressé, avec des milliers de minuscules ouvertures.Mais sa particularité la plus étonnante se trouve à l’intérieur.Cette éponge abrite fréquemment deux petites crevettes, un mâle et une femelle, appartenant notamment à une espèce appelée Spongicola venustus.Leur histoire commence lorsqu’elles sont encore minuscules. À ce stade, elles peuvent facilement pénétrer dans l’éponge en passant par les ouvertures de son squelette.Elles y trouvent un refuge idéal : l’éponge les protège des prédateurs et leur permet de se nourrir de particules organiques présentes dans l’eau qu’elle filtre.Seulement voilà : les crevettes grandissent.Progressivement, leur corps devient trop volumineux pour franchir les ouvertures par lesquelles elles sont entrées. Elles se retrouvent donc prisonnières de leur habitation.Et c’est là que réside toute la particularité de cette relation : le mâle et la femelle passeront désormais le reste de leur existence ensemble, enfermés dans leur petite maison de verre.Ils pourront même s’y reproduire. Leurs larves, suffisamment petites, réussiront à s’échapper pour aller coloniser d’autres éponges.Cette extraordinaire cohabitation a inspiré une tradition japonaise.Dans certaines régions du Japon, on offrait autrefois aux jeunes mariés le squelette séché de cette éponge, contenant parfois les deux petites crevettes.Le cadeau symbolisait la fidélité, l’union indissoluble et la promesse de rester ensemble jusqu’à la mort.Un symbole romantique, même si, biologiquement, les crevettes ne choisissent évidemment pas de rester ensemble : elles n’ont tout simplement plus la possibilité de partir !Cette histoire présente aussi une autre particularité fascinante. L'éponge et les crevettes entretiennent une relation de symbiose : les crustacés profitent du refuge et de la nourriture, tandis qu'ils contribuent à nettoyer l'intérieur de leur hôte.Ainsi, un phénomène biologique né au fond des océans est devenu une métaphore du mariage.Et finalement, difficile d'imaginer symbole plus original de l'expression « unis pour la vie » !
  • Pourquoi les fumeurs boivent-ils souvent plus de café ?

    02:07|
    Vous avez peut-être remarqué que cigarette et café vont souvent de pair. Dans les bars, au bureau ou à la maison, de nombreux fumeurs semblent particulièrement apprécier cette association. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas seulement une question d'habitude ou de plaisir. Il existe aussi une explication biologique assez étonnante : les fumeurs éliminent la caféine beaucoup plus rapidement que les non-fumeurs.Pour comprendre ce phénomène, il faut s'intéresser à notre foie. Cet organe joue notamment le rôle d'une usine de traitement des substances que nous absorbons. Il possède des enzymes capables de transformer et d'éliminer certaines molécules, dont la caféine.L'une de ces enzymes porte un nom un peu compliqué : CYP1A2. C'est elle qui assure l'essentiel de la dégradation de la caféine dans notre organisme.Or, la fumée de cigarette contient des substances chimiques, notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques, qui stimulent la production de cette enzyme. Résultat : chez les fumeurs, le foie devient particulièrement efficace pour éliminer la caféine.Et la différence est spectaculaire.Une étude publiée en 1978 dans la revue Clinical Pharmacology & Therapeutics a montré que la demi-vie de la caféine était d'environ six heures chez les non-fumeurs, contre seulement trois heures et demie chez les fumeurs.La demi-vie, c'est le temps nécessaire pour que la quantité d'une substance présente dans l'organisme diminue de moitié.Autrement dit, à quantité de café identique, les effets de la caféine ont tendance à disparaître plus rapidement chez un fumeur.Cela peut l'inciter à boire davantage de café pour retrouver les mêmes sensations de vigilance et de stimulation.Mais attention, une précision importante : ce n'est pas la nicotine qui accélère directement l'élimination de la caféine. Ce sont principalement les substances produites par la combustion du tabac.Cette distinction permet de comprendre un autre phénomène particulièrement intéressant.Lorsqu'un fumeur arrête de fumer, son organisme retrouve progressivement une activité enzymatique normale. La caféine est alors éliminée plus lentement.Une étude publiée en 2004 a ainsi montré qu'après l'arrêt du tabac, la vitesse d'élimination de la caféine diminuait d'environ 36 % en quelques jours.Conséquence : si un ancien fumeur continue à boire autant de café qu'auparavant, il peut ressentir davantage de nervosité, de palpitations ou rencontrer des difficultés pour dormir.C'est pourquoi il est souvent conseillé de réduire sa consommation de café lorsqu'on arrête de fumer.Finalement, derrière l'association apparemment banale entre café et cigarette se cache un étonnant mécanisme chimique : fumer modifie la manière dont notre corps réagit à une autre substance, la caféine.
  • Pourquoi le pôle Nord est-il beaucoup plus chaud que le pôle Sud ?

    02:50|
    On pourrait penser que les deux pôles de notre planète connaissent à peu près les mêmes températures. Après tout, ils se trouvent tous les deux aux extrémités de la Terre et reçoivent des quantités comparables de lumière solaire. Pourtant, la réalité est très différente.En plein été, la température moyenne au pôle Nord tourne autour de 0 °C. Au pôle Sud, elle atteint seulement −28 °C ! Et en hiver, l'écart reste spectaculaire : environ −40 °C au Nord, contre −60 °C au Sud.Comment expliquer une telle différence ?La première raison est géographique. Le pôle Nord se trouve au milieu d'un océan, tandis que le pôle Sud se trouve sur un continent.Au Nord, nous sommes sur l'océan Arctique, recouvert d'une couche de glace flottante appelée banquise. Or, l'eau possède une propriété essentielle : elle stocke énormément de chaleur et la restitue lentement.Pendant l'été, l'océan accumule de l'énergie. Puis, lorsque l'hiver arrive, il libère progressivement cette chaleur dans l'atmosphère. Il agit donc comme un immense radiateur naturel, empêchant les températures de descendre aussi bas qu'au Sud.En Antarctique, la situation est radicalement différente. Le pôle Sud se trouve au cœur d'un continent recouvert d'une gigantesque calotte glaciaire. Et contrairement à l'océan, cette immense masse de glace n'apporte pratiquement aucune chaleur à l'air environnant.Mais il existe une deuxième explication, tout aussi importante : l'altitude.Le pôle Nord est pratiquement au niveau de la mer. Le pôle Sud, lui, se situe à environ 2 835 mètres d'altitude, sur un épais plateau de glace.Or, dans la troposphère, la température diminue généralement d'environ 6,5 °C chaque fois que l'on gagne 1 000 mètres d'altitude. Cette différence de hauteur contribue donc considérablement au froid antarctique.Enfin, un troisième phénomène accentue encore cet écart : les vents et les courants marins.L'Antarctique est entouré par l'océan Austral, où circule un puissant courant qui fait presque entièrement le tour du continent. Associé à de forts vents d'ouest, il limite les échanges de chaleur avec les régions plus tempérées.À l'inverse, l'Arctique reçoit davantage de chaleur transportée par les courants océaniques et les masses d'air venues des latitudes plus basses.Résultat : malgré un ensoleillement annuel comparable, les deux pôles connaissent des climats très différents.En résumé, le pôle Nord est un océan glacé qui conserve de la chaleur, tandis que le pôle Sud est un immense plateau gelé, élevé et relativement isolé.C'est cette différence fondamentale qui fait de l'Antarctique le véritable congélateur de notre planète.
  • Pourquoi le Coca-Cola servait-il de contraceptif ?

    02:36|
    Pour découvrir mon nouveau podcast Un mot par jour:Apple Podcastshttps://podcasts.apple.com/fr/podcast/un-mot-par-jour/id1492034665Spotifyhttps://open.spotify.com/show/5RVUWD1KGZwPImvngT6q51?si=2cca2533485c4925---------------------Dans les années 1950, aux États-Unis, certaines femmes utilisaient un moyen de contraception particulièrement surprenant : le Coca-Cola. Mais attention, elles ne le buvaient pas. Elles l'utilisaient pour effectuer des douches vaginales, persuadées que cette boisson pouvait empêcher une grossesse.Aussi étrange que cela puisse paraître, cette pratique a réellement existé.Pour comprendre, il faut revenir au contexte de l'époque. La pilule contraceptive n'est autorisée aux États-Unis qu'en 1960. Avant cette date, les moyens de contraception sont moins accessibles, notamment pour les jeunes femmes. Certaines cherchent donc des solutions discrètes, économiques et faciles à obtenir.Le Coca-Cola semble alors présenter plusieurs avantages. Il est vendu partout, coûte peu cher et possède une forte acidité. Or, on pense que cette acidité pourrait détruire les spermatozoïdes.L'idée consiste donc à introduire du Coca-Cola dans le vagin immédiatement après un rapport sexuel, pour éliminer les spermatozoïdes avant qu'ils ne puissent atteindre l'ovule.Certaines femmes utilisent même directement la bouteille, préalablement agitée, pour projeter le liquide.Mais cette méthode fonctionne-t-elle vraiment ?Dans les années 1980, des chercheurs décident de vérifier scientifiquement cette croyance populaire.En 1985, une équipe de l'université Harvard réalise une expérience en laboratoire. Les scientifiques mettent des spermatozoïdes en contact avec différentes versions du Coca-Cola.Résultat étonnant : certaines formules réduisent effectivement la mobilité des spermatozoïdes. Le Coca-Cola Light semble même particulièrement efficace.Mais deux ans plus tard, en 1987, des chercheurs taïwanais répètent l'expérience avec une méthode différente. Leurs conclusions sont beaucoup moins encourageantes : les sodas testés n'ont qu'un effet très faible, voire inexistant, sur la mobilité des spermatozoïdes.Surtout, il existe un problème fondamental.Même si une substance détruit des spermatozoïdes dans un tube à essai, cela ne signifie absolument pas qu'elle constitue un contraceptif efficace.Après un rapport sexuel, les spermatozoïdes peuvent rapidement franchir le col de l'utérus. Une douche vaginale ne peut donc pas les éliminer efficacement.Pire encore, introduire du Coca-Cola dans le vagin risque de perturber sa flore bactérienne naturelle, de provoquer des irritations et de favoriser certaines infections.Cette histoire connaît pourtant un dernier rebondissement.En 2008, les auteurs des études contradictoires reçoivent un prix Ig Nobel de chimie, cette récompense humoristique qui distingue des recherches scientifiques insolites.Une manière amusante de rappeler qu'une croyance populaire, même lorsqu'elle semble posséder une justification scientifique, peut se révéler totalement inefficace, voire dangereuse.
  • Pourquoi un raton laveur vivait-il à la Maison-Blanche ?

    02:02|
    En novembre 1926, un colis pour le moins inattendu arrive à la Maison-Blanche, à Washington. À l’intérieur, il n’y a ni lettre diplomatique ni cadeau de luxe, mais… un raton laveur vivant ! Et le plus surprenant, c’est que cet animal n’est pas destiné à devenir un compagnon du président. Il est censé finir dans son assiette.À l’époque, les États-Unis s’apprêtent à célébrer Thanksgiving, cette grande fête familiale organisée le quatrième jeudi de novembre. Le repas traditionnel est généralement centré sur une dinde. Pourtant, dans certaines régions américaines, notamment dans le Sud, on consomme aussi du raton laveur.Une habitante du Mississippi, Vinnie Joyce, décide donc d’en envoyer un au président Calvin Coolidge, en lui recommandant sa chair savoureuse. Elle espère ainsi contribuer au dîner présidentiel.Mais Calvin Coolidge n’a aucune envie d’essayer cette spécialité. Interrogé par des journalistes, il explique, avec son humour discret, que le raton laveur est peut-être comestible pour certains, mais pas à son goût.Avec son épouse Grace, il découvre surtout que l’animal est étonnamment familier et joueur. Plutôt que de le faire cuisiner, le couple décide de l’adopter. Le raton laveur est une femelle : on la baptise Rebecca.Et Rebecca ne tarde pas à devenir une véritable célébrité. Pour Noël, elle reçoit même un collier indiquant qu’elle est le « raton laveur de la Maison-Blanche ». Elle se promène en laisse dans les jardins, s’amuse dans la baignoire avec du savon et explore les pièces de la résidence présidentielle. Elle peut aussi se montrer très turbulente, en grimpant aux arbres ou en échappant à la surveillance du personnel.En avril 1927, Grace Coolidge l’emmène à la traditionnelle fête des œufs de Pâques organisée dans les jardins de la Maison-Blanche. Entourée d’enfants et de photographes, Rebecca vole presque la vedette à la Première dame.On essaie même de lui trouver un compagnon, un autre raton laveur nommé Reuben. Mais l’entente n’est pas au rendez-vous, et Reuben finit par s’enfuir.À la fin de la présidence Coolidge, en 1929, Rebecca rejoint finalement un zoo de Washington.Cette anecdote comporte un amusant paradoxe : aujourd’hui, le président américain gracie officiellement une dinde pour Thanksgiving. Mais cette cérémonie ne devient une tradition annuelle qu’en 1989, sous George H. W. Bush. Bien avant cela, c’est donc un raton laveur qui avait échappé au repas présidentiel… pour devenir l’une des pensionnaires les plus originales de la Maison-Blanche.
  • Pourquoi recycler du carton est-il une fausse bonne idée ?

    01:55|
    Recycler du carton semble être un geste écologique évident. Plutôt que de fabriquer de nouveaux emballages à partir d’arbres, on récupère les anciens cartons pour leur donner une seconde vie. On économise des ressources, on réduit les déchets et, logiquement, on devrait aussi diminuer les émissions de CO2.Pourtant, une étude publiée en 2017 révèle un résultat très surprenant : fabriquer du carton recyclé peut émettre davantage de gaz à effet de serre que produire du carton neuf !Comment est-ce possible ?Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à l’énergie utilisée dans les usines.Fabriquer du carton neuf nécessite de transformer du bois en pâte à papier, puis de sécher cette pâte pour obtenir du carton. Ces opérations demandent énormément d’énergie.Recycler du carton est beaucoup moins énergivore. Il suffit principalement de récupérer les fibres de papier existantes, de les mélanger à de l’eau, de les nettoyer et de les transformer en nouveaux emballages.Selon l’étude de 2017, produire du carton recyclé consomme environ quatre fois moins d’énergie que fabriquer du carton neuf.Alors pourquoi son bilan carbone peut-il être moins bon ?La réponse tient à un élément essentiel : l'origine de l'énergie utilisée.Les usines qui fabriquent du carton neuf utilisent souvent des résidus de bois, comme les écorces, pour alimenter leurs installations. Cette biomasse est considérée, dans les méthodes de comptabilité carbone de l'étude, comme neutre en CO2, car le carbone libéré lors de sa combustion a été préalablement absorbé par les arbres pendant leur croissance.À l'inverse, les usines de recyclage utilisent davantage de combustibles fossiles, notamment du gaz naturel.Résultat : dans cette étude, la fabrication d'une tonne de carton recyclé représentait environ 670 kilos de CO2 équivalent, contre seulement 390 kilos pour du carton neuf.Mais attention : cela ne signifie pas que recycler du carton est une mauvaise idée.D'abord, la neutralité carbone de la biomasse dépend des conditions de production et de renouvellement des forêts.Ensuite, ces chiffres ne racontent pas toute l'histoire. Le recyclage évite notamment l'incinération ou l'enfouissement des vieux cartons.D'ailleurs, dans son bilan publié en 2024, l'ADEME aboutit à un résultat différent : en intégrant ces déchets évités, le recyclage des papiers et cartons présente désormais un léger bénéfice climatique estimé, même si les incertitudes empêchent de conclure définitivement.La véritable leçon est donc plus subtile : recycler consomme moins d'énergie, mais n'émet pas automatiquement moins de CO2.Et surtout, pour protéger l'environnement, le meilleur carton reste souvent celui qu'on n'a pas besoin de fabriquer.
  • Pourquoi Apple n’a-t-il pas inventé le smartphone ?

    02:47|
    Le 9 janvier 2007, Steve Jobs monte sur scène à San Francisco et présente un appareil qui va bouleverser nos vies : l’iPhone. Un téléphone avec un grand écran tactile, capable de naviguer sur Internet, d'écouter de la musique et d'utiliser des applications.Pour beaucoup, c’est la naissance du smartphone. Pourtant, Apple n’a absolument pas inventé ce type d’appareil. Et plus surprenant encore, son principal concurrent avait imaginé un téléphone très proche de l’iPhone trois ans auparavant.Pour comprendre, il faut remonter à 1994. Cette année-là, l’entreprise américaine IBM commercialise un appareil appelé Simon. Considéré comme le premier véritable smartphone de l’histoire, il combine un téléphone portable et un ordinateur de poche. Il possède déjà un écran tactile, un calendrier, un carnet d’adresses et permet même d’envoyer des messages électroniques.Mais l’appareil est encombrant, coûteux et son autonomie limitée. Il ne rencontre pas le succès.Deux ans plus tard, en 1996, Nokia commercialise le Communicator 9000. Ce téléphone peut envoyer des courriels, consulter des pages Internet et utiliser plusieurs logiciels. D’autres fabricants, comme BlackBerry ou Palm, développent ensuite leurs propres téléphones intelligents.Mais l’histoire la plus étonnante se déroule en Finlande, en 2004.À cette époque, Nokia domine le marché mondial du téléphone mobile. Ses ingénieurs mettent au point un prototype particulièrement ambitieux : un téléphone doté d’un grand écran tactile, utilisable avec les doigts et capable de naviguer sur Internet.Autrement dit, un appareil qui ressemble déjà beaucoup à ce que sera l’iPhone.Pourtant, les dirigeants de Nokia décident d’abandonner le projet.Selon Ari Hakkarainen, un ancien responsable de l’entreprise qui révélera cette histoire en 2010, les coûts de fabrication sont jugés trop élevés. Et surtout, personne ne sait encore si les consommateurs voudront utiliser un téléphone presque entièrement tactile.Plus étonnant encore, Nokia aurait également envisagé, dès 2004, une boutique permettant de télécharger des applications directement sur son téléphone.Cette idée ne sera pas davantage développée.Trois ans plus tard, Apple lance son iPhone.La véritable innovation d’Apple n’est donc pas d’avoir inventé le smartphone, mais d’avoir transformé son utilisation. Grâce à son écran multipoint, son interface intuitive et son navigateur Internet, l'iPhone rend des technologies déjà existantes beaucoup plus simples et agréables à utiliser.En 2008, Apple complète cette révolution en lançant l’App Store, qui permet d'installer facilement des milliers d'applications.La leçon est intéressante : dans l’histoire des technologies, celui qui invente une idée n’est pas nécessairement celui qui la transforme en succès.Apple n’a pas inventé le smartphone. Mais il a largement contribué à inventer la manière dont nous l’utilisons aujourd’hui.
  • Quel jour avez-vous le plus de chances de mourir ?

    02:30|
    Il existe un jour dans l'année où votre risque de mourir est statistiquement plus élevé que les autres. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce jour est celui de votre anniversaire !Ce phénomène, appelé « effet anniversaire », a notamment été mis en évidence par une vaste étude suisse publiée en 2012 dans la revue scientifique Annals of Epidemiology.Les chercheurs de l'université de Zurich ont analysé les dates de décès de près de 2,4 millions de personnes mortes en Suisse entre 1969 et 2008. Leur objectif était de déterminer si certains jours de l'année étaient associés à une mortalité particulière.Le résultat est étonnant : le jour de leur anniversaire, les individus présentent un excès de mortalité de 13,8 % par rapport à ce que l'on pourrait normalement attendre.Attention, cela ne signifie évidemment pas que vous avez 14 % de risques de mourir le jour de votre anniversaire ! Cela veut simplement dire que le nombre de décès observés ce jour-là est supérieur d'environ 14 % au nombre statistiquement attendu.Mais comment expliquer ce phénomène ?Les chercheurs ont avancé plusieurs hypothèses.La première concerne le stress émotionnel. Un anniversaire n'est pas nécessairement un événement heureux. Pour certaines personnes, notamment les plus âgées, cette date peut susciter de l'anxiété, un sentiment de solitude ou une prise de conscience du vieillissement.Or, un stress intense peut avoir des conséquences physiologiques, notamment sur le système cardiovasculaire.Et justement, les chercheurs ont constaté une augmentation des décès liés aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux le jour des anniversaires.Deuxième explication possible : les comportements à risque.Les anniversaires sont souvent l'occasion de fêtes, parfois accompagnées d'une consommation excessive d'alcool. Cela pourrait favoriser certains accidents, notamment les chutes. L'étude révèle d'ailleurs une augmentation particulièrement importante des chutes mortelles chez les hommes.Une troisième hypothèse est purement psychologique. Les dates symboliques pourraient influencer le comportement et l'état émotionnel des individus, notamment ceux qui traversent une période difficile.Certains scientifiques avaient également imaginé que les personnes gravement malades pouvaient inconsciemment repousser leur mort pour atteindre leur anniversaire. Mais l'étude suisse ne confirme pas cette hypothèse générale.Précisons toutefois que les mécanismes exacts restent mal compris. Cette étude révèle une corrélation statistique, pas une relation de cause à effet définitivement démontrée.Et surtout, le risque absolu de mourir un jour donné reste très faible pour la grande majorité des personnes.Alors, inutile de redouter votre prochain anniversaire. Mais voilà une curiosité statistique qui donne un sens assez particulier à l'expression : « Profitez de votre journée ! »