Partager

Choses à Savoir - Culture générale
Pourquoi Apple a déjà recommandé de faire tomber ses ordinateurs ?
Cela peut sembler absurde, mais c’est vrai : Apple a un jour recommandé de laisser tomber son ordinateur pour résoudre un problème technique. L’histoire remonte au début des années 1980, à l’époque de l’Apple III, l’un des plus grands échecs commerciaux de la marque — et un épisode fascinant de l’histoire de l’informatique.
En 1980, Apple vient de connaître un immense succès avec l’Apple II. L’entreprise veut donc frapper encore plus fort avec une machine professionnelle, plus puissante et plus élégante. Le résultat : l’Apple III, présenté comme un ordinateur haut de gamme, conçu sans ventilateur (jugé trop bruyant) et sans ouvertures visibles, pour un design sobre et silencieux. Sauf que ce choix esthétique allait causer la perte de la machine.
Rapidement après son lancement, les utilisateurs se plaignent de pannes étranges : l’ordinateur se fige, le texte à l’écran devient illisible, ou la machine refuse tout simplement de démarrer. Après enquête, les ingénieurs découvrent la cause : sans ventilation, la chaleur interne fait se dilater les composants. Or, les puces électroniques de la carte mère n’étaient pas soudées, mais simplement enfichées dans leurs supports. En chauffant, elles se soulevaient légèrement et perdaient le contact électrique.
La solution officielle, consignée dans certains documents techniques d’Apple, a de quoi surprendre : pour rétablir la connexion, il suffisait de soulever l’ordinateur d’une dizaine de centimètres et de le laisser retomber sur une surface plane. Ce choc léger permettait de replacer les puces dans leur logement… jusqu’à la prochaine surchauffe.
Cette “réparation par gravité” est devenue légendaire dans l’histoire de la marque. Elle symbolise à la fois l’audace et les excès d’Apple à ses débuts : vouloir un produit parfait sur le plan esthétique, quitte à en négliger la fiabilité technique.
Malgré plusieurs révisions matérielles, l’Apple III resta un fiasco. Apple le retira discrètement du marché en 1984, après avoir vendu à peine 120 000 unités — bien loin du succès de son prédécesseur.
Aujourd’hui encore, l’épisode de l’Apple III est cité dans les écoles d’ingénierie comme un cas d’école du compromis entre design et fonctionnalité. Et il rappelle qu’avant de devenir le géant du design technologique, Apple a aussi connu des débuts où la solution la plus “innovante” pouvait littéralement… tomber du ciel.
More episodes
View all episodes

Pourquoi les hublots des avions ne sont-ils plus carrés ?
02:00|La réponse tient à une découverte dramatique de l’histoire de l’aviation. Et malheureusement, il a fallu plusieurs catastrophes aériennes dans les années 1950 pour comprendre le problème.Au début de l’aviation commerciale moderne, certains avions possèdent des fenêtres presque carrées, avec des angles relativement marqués. C’est notamment le cas du célèbre de Havilland Comet, le tout premier avion de ligne à réaction de l’histoire. Lancé au début des années 1950, il représente alors une révolution technologique : plus rapide, plus silencieux et capable de voler beaucoup plus haut que les avions à hélices.Mais voler plus haut crée un nouveau défi : la pressurisation.À haute altitude, l’air est tellement rare que les passagers ne pourraient pas respirer normalement. Les avions doivent donc maintenir artificiellement une pression élevée à l’intérieur de la cabine. Concrètement, le fuselage agit comme un ballon gonflé : la structure entière subit une tension permanente.Et c’est là que le problème des fenêtres carrées apparaît.En physique des matériaux, les angles sont des zones extrêmement fragiles. Lorsqu’une structure est soumise à une forte pression, les contraintes mécaniques ne se répartissent pas uniformément. Elles se concentrent particulièrement dans les coins. Ce phénomène s’appelle une “concentration de contraintes”.Dans un hublot carré, les quatre angles deviennent donc des points de faiblesse. À chaque vol, lors des cycles de pressurisation et dépressurisation, le métal se dilate puis se contracte légèrement. Des microfissures invisibles apparaissent progressivement près des coins.Au début des années 1950, plusieurs catastrophes du de Havilland Comet surviennent brutalement. Des avions se désintègrent en plein vol sans explication claire. L’enquête est immense. Les ingénieurs vont même reconstruire des fuselages entiers dans des réservoirs d’eau pour simuler des milliers de cycles de pressurisation.Et ils découvrent finalement l’origine du problème : les fissures partent des coins des hublots.La solution est alors simple… mais révolutionnaire : remplacer les fenêtres carrées par des hublots arrondis ou ovales. Une forme arrondie répartit beaucoup mieux les contraintes mécaniques et évite les points de concentration extrême.Depuis cette découverte, quasiment tous les avions de ligne utilisent des hublots aux angles arrondis. Ce détail paraît anodin, mais il a probablement sauvé des millions de vies.C’est un exemple spectaculaire d’une leçon souvent répétée en ingénierie : parfois, un simple angle peut devenir une question de vie ou de mort.
Pourquoi dit-on un “handicap” ?
01:55|Ce mot, aujourd’hui associé aux limitations physiques ou mentales, possède en réalité une origine totalement inattendue : il vient… d’un vieux jeu d’échange.À l’origine, le terme anglais hand in cap signifie littéralement “la main dans le chapeau”. Le principe apparaît en Angleterre au XVIIe siècle. Deux personnes souhaitent échanger des objets — par exemple deux chevaux — mais leur valeur n’est pas exactement équivalente. Un arbitre estime alors la différence de valeur et demande à celui qui possède l’objet le moins cher d’ajouter une somme d’argent pour équilibrer l’échange.Le paiement est placé dans un chapeau. Chaque participant glisse ensuite sa main dans ce chapeau pour indiquer secrètement s’il accepte ou non l’accord. D’où l’expression hand in cap.Avec le temps, le terme évolue phonétiquement et devient “handicap”.Mais le mot change ensuite complètement de sens dans le monde des courses hippiques au XVIIIe siècle. Dans les courses de chevaux, un “handicap” désigne un système destiné à équilibrer les chances entre concurrents. Les meilleurs chevaux doivent porter un poids supplémentaire afin de ne pas écraser les autres participants.Autrement dit, le handicap n’est pas d’abord une faiblesse naturelle : c’est une contrainte ajoutée pour rétablir une forme d’égalité.Peu à peu, le mot commence alors à désigner toute situation de désavantage ou d’obstacle. Au XIXe siècle, il entre dans le vocabulaire général anglais, puis français.En français, le mot apparaît vraiment au début du XXe siècle, notamment après la Première Guerre mondiale. Des milliers de soldats reviennent mutilés ou blessés durablement. Les sociétés européennes cherchent alors un terme moins brutal que “infirme” ou “invalidité”. “Handicap” commence progressivement à désigner les limitations physiques ou mentales affectant la vie quotidienne.Aujourd’hui, le mot a encore évolué. Les spécialistes distinguent souvent :la déficience, qui correspond à une atteinte physique ou mentale ;et le handicap, qui apparaît lorsque l’environnement crée des obstacles.Par exemple, une personne en fauteuil roulant n’est pas “handicapée” de la même manière dans une ville remplie d’escaliers… ou dans une ville entièrement accessible.C’est d’ailleurs une idée importante des approches modernes du handicap : le problème ne vient pas uniquement du corps, mais aussi de l’organisation de la société.Et c’est assez ironique quand on pense à l’origine du mot : au départ, un “handicap” était justement un mécanisme destiné à rendre une compétition plus équitable.
A quoi sert réellement l'appendice ?
01:33|Aujourd'hui, nous allons réhabiliter un mal-aimé. On l'a longtemps traité de « vestige inutile », de « bombe à retardement » ou d'erreur de l'évolution. Je parle de votre appendice. Pendant plus d'un siècle, on a suivi l'avis de Charles Darwin. Pour lui, ce petit tube n'était qu'un reste archaïque de notre passé de mangeurs d'herbe. Mais la science moderne vient de prouver que Darwin s'est trompé. L’appendice n'est pas un déchet, c’est une forteresse biologique...
Pourquoi la sirène d’une ambulance paraît-elle plus aiguë lorsqu’elle s’approche ?
02:02|Et plus grave lorsqu’elle s’éloigne ?! Ce phénomène très connu s’appelle l’effet Doppler. Et il révèle quelque chose de fascinant sur la manière dont les ondes se déplacent.D’abord, il faut comprendre qu’un son est une onde. Lorsqu’une ambulance active sa sirène, elle produit des vibrations dans l’air. Ces vibrations se propagent sous forme d’ondes, un peu comme les rides circulaires créées lorsqu’on jette un caillou dans l’eau.Chaque son possède une fréquence : c’est le nombre de vibrations par seconde. Plus la fréquence est élevée, plus le son paraît aigu. Plus elle est basse, plus le son paraît grave.Maintenant, imaginons que la sirène soit immobile. Les ondes sonores se répartissent régulièrement dans toutes les directions. Vous recevez donc une fréquence stable.Mais quand l’ambulance se déplace vers vous, quelque chose change. La source sonore “rattrape” en partie les ondes qu’elle vient juste d’émettre. Résultat : les ondes se retrouvent compressées devant le véhicule.Comme les ondes sont plus rapprochées, vous en recevez davantage chaque seconde. Votre cerveau interprète cela comme une fréquence plus élevée : le son paraît donc plus aigu.À l’inverse, lorsque l’ambulance s’éloigne, les ondes sont étirées derrière elle. Elles arrivent plus espacées jusqu’à vous. Vous en recevez moins par seconde, ce qui donne un son plus grave.Ce phénomène ne concerne pas seulement les ambulances. On l’entend aussi avec les motos de course, les trains ou les avions.Mais l’effet Doppler est surtout devenu essentiel en science.En astronomie, par exemple, il permet de savoir si des étoiles ou des galaxies s’approchent ou s’éloignent de nous. Lorsqu’une galaxie s’éloigne, sa lumière est “décalée vers le rouge” : les ondes lumineuses sont étirées, exactement comme le son grave d’une ambulance qui s’éloigne.Les radars routiers utilisent également l’effet Doppler pour mesurer la vitesse des voitures. Ils envoient des ondes radio qui rebondissent sur les véhicules ; le changement de fréquence permet de calculer leur vitesse.Le plus fascinant, finalement, c’est que votre cerveau expérimente sans cesse un principe fondamental de la physique moderne… simplement en laissant passer une ambulance dans la rue.
Pourquoi la diarchie permet-elle d'éviter la tyrannie ?
01:56|Le mot vient du grec di (deux) et arkhê (commandement). Contrairement à la monarchie où un seul individu règne, ou à la république où le pouvoir est souvent dilué, la diarchie est une forme de gouvernement où deux dirigeants exercent simultanément la fonction de chef d'État.Il ne s'agit pas simplement de deux collaborateurs, mais de deux égaux possédant, en théorie, les mêmes prérogatives et le même droit de veto l’un sur l’autre. Ce système est souvent mis en place pour garantir un équilibre des forces, représenter deux factions différentes ou assurer une continuité militaire et civile.L’exemple historique : Les deux rois de SparteL'exemple le plus célèbre nous vient de la Grèce antique. À Sparte, la cité n'avait pas un, mais deux rois issus de deux familles distinctes : les Agiades et les Eurypontides.Pourquoi ce choix ? C’était une mesure de sécurité politique :Contre la tyrannie : Un roi surveillait l'autre, empêchant toute dérive dictatoriale.Continuité militaire : En temps de guerre, un roi pouvait partir mener l'armée au combat pendant que le second restait à Sparte pour assurer la stabilité de la cité.Et aujourd'hui ? Le cas d’AndorreOn pourrait croire que ce système appartient au passé, mais il existe encore ! Prenez la Principauté d'Andorre, ce petit pays niché dans les Pyrénées.Andorre est une "paréage" (une forme de diarchie). Ses chefs d'État sont deux coprinces :1. L'évêque d'Urgell (en Espagne).2. Le président de la République française.C’est une situation unique au monde où un chef d'État étranger (le président français) est aussi, de par sa fonction, le souverain d'un autre pays.Pourquoi choisir la diarchie ?L'intérêt majeur réside dans la stabilité. Dans les moments de crise ou de succession, le fait d'avoir deux têtes permet d'éviter le vide de pouvoir. Cependant, le risque est évident : la paralysie. Si les deux dirigeants sont en désaccord total, l'État peut se retrouver bloqué, chaque décision étant contrecarrée par le partenaire.En résumé, la diarchie est le pari de la collaboration forcée plutôt que de l'ambition solitaire. Un concept à méditer dans notre monde souvent polarisé !
Cinq découvertes faites par hasard !
02:43|La sérendipité, c’est le fait de découvrir quelque chose d’extrêmement important… alors qu’on cherchait autre chose. Le mot vient d’un vieux conte persan, Les Trois Princes de Serendip, dans lequel les héros font des découvertes heureuses par hasard grâce à leur sens de l’observation.Et l’histoire des sciences regorge de découvertes nées de ce type d’accident.Le cas le plus célèbre est sans doute celui de la Pénicilline. En 1928, Alexander Fleming étudie des bactéries lorsqu’il remarque qu’une moisissure a contaminé une de ses boîtes de laboratoire. Normalement, cela devrait ruiner l’expérience. Mais Fleming observe quelque chose d’étrange : autour de la moisissure, les bactéries ont disparu. Il vient sans le savoir de découvrir le premier antibiotique moderne, qui sauvera des dizaines de millions de vies.Autre exemple fascinant : le four à micro-ondes. Dans les années 1940, l’ingénieur Percy Spencer travaille sur des radars militaires lorsqu’il remarque qu’une barre chocolatée dans sa poche a fondu près d’un appareil émettant des micro-ondes. Intrigué, il teste du maïs… qui éclate en pop-corn. Le micro-ondes est né.La sérendipité est également à l’origine du Viagra. Au départ, les chercheurs développent cette molécule pour traiter l’angine de poitrine et l’hypertension. Le médicament fonctionne mal pour le cœur… mais les patients masculins signalent un effet secondaire inattendu particulièrement marqué. Les chercheurs comprennent rapidement le potentiel commercial gigantesque de cette “erreur”.Même les célèbres Post-it résultent d’un accident. Chez 3M, un chimiste nommé Spencer Silver tente de créer une colle ultra-puissante. Il obtient exactement l’inverse : une colle très faible, repositionnable, qui semble inutile. Des années plus tard, un collègue réalise qu’elle serait parfaite pour fabriquer des marque-pages adhésifs. Les Post-it deviennent un produit mondial.Enfin, impossible de ne pas citer les rayons X. En 1895, Wilhelm Röntgen expérimente avec des tubes électriques lorsqu’il remarque qu’un écran fluorescent s’illumine mystérieusement à distance. Il comprend qu’un rayonnement inconnu traverse certains matériaux… y compris le corps humain. Quelques semaines plus tard, il réalise la première radiographie de l’histoire : la main de sa femme.Ces découvertes rappellent une chose essentielle : dans la science, le hasard favorise surtout les esprits capables de remarquer l’inattendu.
Ne dîtes plus ANTISÉMITE
02:36|Et si le mot que nous utilisons pour désigner la haine des Juifs était lui-même… problématique ? Dans cette vidéo, on remonte au XIXe siècle pour comprendre comment est né le terme “antisémitisme”, popularisé par Wilhelm Marr. Faut-il continuer à l’utiliser aujourd’hui ? La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît.
Qui a eu le premier l’idée de fixer des prix à 99 centimes ?
01:50|Cette pratique apparaît à la fin du XIXe siècle aux États-Unis. Mais son véritable inventeur reste inconnu. Plusieurs commerçants semblent avoir eu l’idée presque en même temps. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette technique explose avec l’essor des grands magasins américains comme Sears, Roebuck and Co..À première vue, vendre un objet 9,99 dollars au lieu de 10 dollars paraît absurde. Après tout, la différence n’est que d’un centime. Pourtant, cette minuscule variation change profondément notre perception du prix.Pendant longtemps, les commerçants constatent empiriquement que les prix finissant par “99” augmentent les ventes. Mais aujourd’hui, les neurosciences et la psychologie économique ont permis de comprendre pourquoi.Une étude très célèbre des chercheurs Manoj Thomas et Vicki Morwitz a démontré l’existence de ce qu’on appelle “l’effet du chiffre de gauche”. Notre cerveau lit les prix de gauche à droite et accorde une importance disproportionnée au premier chiffre. Ainsi, 9,99 € est inconsciemment perçu comme étant “dans la catégorie des 9 euros”, et non des 10 euros.Le plus étonnant, c’est que leur étude montre que les consommateurs perçoivent parfois la différence entre 1,99 € et 3 € comme plus faible que celle entre 1 € et 1,99 €, alors que mathématiquement c’est faux. Le simple passage du premier chiffre — de 1 à 2 — agit comme une frontière psychologique extrêmement puissante.Et même lorsque les gens connaissent parfaitement cette astuce marketing… leur cerveau continue à y réagir.Mais il existe aussi une autre explication historique à l’apparition des prix en “99”. À la fin du XIXe siècle, de nombreux commerçants craignent les vols de leurs employés. Si un produit coûte exactement 1 dollar, le vendeur peut garder le billet sans ouvrir la caisse. En revanche, avec un prix à 0,99 dollar, il doit rendre un centime et donc enregistrer la vente.Cette logique devient particulièrement importante après l’invention de la caisse enregistreuse mécanique par James Ritty en 1879.Aujourd’hui encore, cette vieille technique continue de fonctionner partout : supermarchés, abonnements numériques, billets d’avion, restaurants, plateformes de streaming… Le “99” est devenu une arme psychologique universelle. Et c’est peut-être cela le plus fascinant : plus d’un siècle après son invention, notre cerveau continue de tomber dans le piège.
Quelles pizzas ont couté 12 millions de dollars ?
02:35|L’histoire commence le 22 mai 2010, dans l’anonymat presque total d’un forum Internet consacré à une obscure monnaie numérique appelée Bitcoin.Ce jour-là, un programmeur américain nommé Laszlo Hanyecz publie un message très simple. Il explique qu’il aimerait acheter deux grandes pizzas… et qu’il est prêt à payer 10 000 bitcoins à quiconque acceptera de les lui faire livrer.Il faut bien comprendre qu'à l’époque, le Bitcoin n’intéresse quasiment personne. La monnaie existe depuis seulement un an. Elle a été inventée par le mystérieux Satoshi Nakamoto, mais presque aucun commerce ne l’accepte. En réalité, beaucoup pensent même que cette monnaie virtuelle ne servira jamais à rien.Donc les bitcoins ne valent alors presque rien. On les “mine” simplement avec des ordinateurs personnels et certains passionnés en accumulent des milliers sans véritable objectif.Cependant, pour Bitcoin, un immense problème existe : une monnaie ne vaut quelque chose que si elle permet réellement d’acheter des biens. Or jusque-là, personne n’a encore utilisé de bitcoins pour acheter un objet concret dans la vraie vie.L’annonce de Laszlo devient donc historique sans que personne ne le comprenne encore.Car quelques heures plus tard, un autre utilisateur du forum accepte le marché. Il commande deux pizzas Papa John’s et les fait livrer chez Laszlo, en Floride. Et en échange il reçoit bien les 10 000 bitcoins promis.À ce moment précis, ces bitcoins valent environ 30 à 40 dollars. Le prix des pizzas est donc parfaitement normal.Mais ensuite… tout bascule.Au fil des années, Bitcoin explose. La cryptomonnaie devient un phénomène mondial. Son prix grimpe de manière vertigineuse. Quelques centimes… puis quelques dollars… puis des milliers… puis des dizaines de milliers de dollars pour un seul bitcoin.Résultat : les 10 000 bitcoins dépensés pour ces deux pizzas deviennent progressivement l’une des sommes les plus folles jamais utilisées pour acheter un repas.Selon les périodes, leur valeur a dépassé plusieurs centaines de millions de dollars.Et pourtant, Laszlo a souvent expliqué qu’il ne regrettait rien. Car sans ce type de transaction réelle, Bitcoin serait peut-être resté une simple curiosité informatique. Ces pizzas ont prouvé qu’on pouvait réellement utiliser cette monnaie pour acheter quelque chose.Aujourd’hui encore, le 22 mai est célébré dans le monde entier comme le “Bitcoin Pizza Day”.Deux pizzas, achetées presque pour plaisanter… devenues un symbole historique de la révolution des cryptomonnaies.