Partager

cover art for Pourquoi dit-on que les chats ont 9 vies ?

Choses à Savoir - Culture générale

Pourquoi dit-on que les chats ont 9 vies ?

Pour écouter Choses à Savoir Actu:


Apple Podcast:

https://podcasts.apple.com/us/podcast/choses-%C3%A0-savoir-actu/id1668258253


Spotify:

https://open.spotify.com/show/3jGBHbZGDe8U51nLDXAbco


Deezer:

https://deezer.com/show/5657137


----------------------------------------------

On dit parfois que les chats ont neuf vies. Mais d'où provient une telle croyance ? Certains l'attribuent aux anciens Égyptiens. On sait qu'ils accordaient une importance particulière aux animaux, qu'ils déifiaient souvent.


Mais ils vénéraient particulièrement les chats, qui pouvaient résister à de graves maladies ou survivre à des chutes de plusieurs mètres de haut. C'est pourquoi ils rendaient un culte à la déesse Bastet, dont une tête de chat surmontait le corps de femme.


Croyant en la réincarnation, il était naturel que les Égyptiens prêtent plusieurs vies à des animaux dont l'âme, ils n'en doutaient pas, finissait certainement par se loger dans un corps humain.


Mais s'ils attribuaient précisément neuf vies au chat, c'est que ce chiffre revêtait une importance singulière pour les Égyptiens. En effet, leurs divinités essentielles, qui rassemblaient toutes les forces de l'univers, étaient au nombre de neuf et formaient l'"Ennéade".


Pour d'autres, l'origine des neuf vies du chat serait à rechercher dans la tradition hindouiste. La réincarnation faisant également partie des croyances de cette religion, il est normal, pour un hindouiste, d'attribuer plusieurs existences à un homme aussi bien qu'à un animal.


En effet, en fonction de ses actions présentes, de son "karma", l'âme de l'un peut se retrouver, à l'occasion d'une nouvelle vie, dans le corps de l'autre.


D'après cette tradition, c'est Shiva, l'un des trois principaux dieux hindous, qui aurait donné neuf vies aux chats. Il l'aurait fait après avoir rencontré l'un d'eux. Dans ce type de récits, comme dans les contes de fées, les animaux parlent.


Le chat en question est un animal savant. Il se dit habile mathématicien, capable de compter jusqu'à l'infini. Le prenant au mot, Shiva lui demande de s'exécuter. Le chat commence à compter mais, gagné par le sommeil, il s'arrête au chiffre neuf.


Pour Shiva, comme pour les taoïstes, ce chiffre était le symbole du tout. Il représentait donc bien l'infini, et c'est pourquoi le chat n'avait pas été plus loin dans son décompte. Et c'est à cette occasion que le dieu aurait attribué neuf vies aux chats.

More episodes

View all episodes

  • Pourquoi une “race de géants” aurait existé ?

    02:59|
    Des guerriers de deux mètres et demi, aux visages féroces, cachés dans les cols de montagne du Canaan. Cette description ne vient pas d'un roman fantastique. Elle est gravée sur un papyrus vieux de 3 300 ans, conservé aujourd'hui au British Museum de Londres. Alors — vérité historique ou fantasme antique ? Démêlons tout ça.Le Papyrus Anastasi ILe document s'appelle le Papyrus Anastasi I. Il date du XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, en pleine XIXe dynastie égyptienne. Il a été acquis par le British Museum en 1839 auprès du collectionneur Giovanni Anastasi. Ce n'est donc pas une découverte récente — les égyptologues le connaissent depuis près de deux siècles.Dans ce texte, un scribe militaire nommé Hori écrit à son confrère Amenemope pour le ridiculiser sur sa méconnaissance de la géographie militaire du Levant. Il décrit les dangers d'un col de montagne en Canaan, et mentionne un peuple appelé les Shosu, des nomades semi-guerriers du sud du Levant. La phrase qui a mis le feu aux poudres est celle-ci : ces guerriers mesurent "de quatre à cinq coudées, du pied à la tête, avec des visages féroces et un cœur sans pitié." Une coudée royale égyptienne valant environ 50 centimètres, cela donne des hommes de 2 à 2,5 mètres. Pour les Égyptiens de l'époque, dont la taille moyenne oscillait autour d'1,55 mètre — c'était effectivement colossal.Le lien avec la BibleL'Association for Biblical Research, basée en Pennsylvanie, a relancé l'affaire en voyant dans ce texte une confirmation externe des géants de l'Ancien Testament — les Nephilim, les Réfaïm, les Anakim. Le rapprochement est tentant : même époque, même région géographique, même démesure physique.Ce que disent vraiment les chercheursMais les égyptologues sont formels : le Papyrus Anastasi I est avant tout une lettre satirique et pédagogique. Hori ne rédige pas un rapport militaire objectif — il exagère, dramatise, théâtralise pour impressionner son lecteur et démontrer la dangerosité du terrain. C'est de la rhétorique, pas du journalisme. Et surtout — aucun squelette de taille démesurée, aucune structure architecturale adaptée à de tels corps n'a jamais été mis au jour dans toute la région du Levant.Des hommes de grande stature ont bien existé — certaines populations du Proche-Orient ancien pouvaient atteindre 1,90 mètre, ce qui suffisait à impressionner des contemporains plus petits. Mais une race de géants ? Non. Ce que ce papyrus documente, c'est quelque chose de plus précieux encore : la façon dont les anciens transformaient la peur en légende — et dont nous faisons exactement la même chose, 3 300 ans plus tard.
  • Pourquoi la clef de la Bastille se trouve-t-elle aux Etats Unis ?

    01:55|
    C’est un petit paradoxe historique qui traverse l’Atlantique : la clé de la Bastille, symbole de la Révolution française, ne se trouve pas en France… mais aux États-Unis. Et plus précisément à Mount Vernon, l’ancienne résidence de George Washington.Pour comprendre, il faut revenir à l’été 1789. Le 14 juillet, les révolutionnaires parisiens prennent la Bastille, une forteresse-prison devenue le symbole de l’arbitraire royal. Très vite, cet événement acquiert une portée immense, en France comme à l’étranger. Aux yeux de nombreux observateurs, c’est le début d’une lutte universelle pour la liberté.Parmi les figures clés de cette période, on trouve Gilbert du Motier de La Fayette. Héros de la guerre d’indépendance américaine, il entretient des liens étroits avec les États-Unis et notamment avec George Washington, qu’il considère comme un mentor.Après la prise de la Bastille, La Fayette est nommé commandant de la Garde nationale. Il récupère alors une des clés de la forteresse — un objet hautement symbolique. Et plutôt que de la conserver en France, il prend une décision forte : en 1790, il l’envoie à George Washington.Ce geste n’a rien d’anodin. La Fayette veut faire de cette clé un symbole d’amitié et de continuité entre les deux révolutions. Pour lui, la Révolution française s’inscrit dans le sillage de la Révolution américaine. Offrir la clé de la Bastille, c’est comme dire : “Ce combat pour la liberté que vous avez commencé, nous le poursuivons.”Washington accepte ce cadeau avec enthousiasme et le fait exposer à Mount Vernon, où elle se trouve encore aujourd’hui.Mais ce qui rend l’histoire encore plus intéressante, c’est la portée symbolique de cet objet. La Bastille elle-même a été détruite peu après sa prise. Il n’en reste presque rien. La clé, en revanche, a traversé les siècles et les continents. Elle est devenue une sorte de relique révolutionnaire, un témoin matériel d’un événement fondateur.Aujourd’hui, voir cette clé aux États-Unis peut surprendre. Mais en réalité, cela raconte une histoire plus large : celle d’un moment où deux nations, séparées par un océan, partageaient un même idéal politique.En résumé, si la clé de la Bastille est à des milliers de kilomètres de Paris, ce n’est pas un hasard ni un oubli. C’est un geste délibéré, chargé de sens, qui transforme un simple objet en symbole durable de liberté… et d’amitié entre deux révolutions.
  • Pourquoi dit-on “courir comme un dératé” et un “candidat” ?

    02:55|
    À première vue, on pourrait croire que “dératé” signifie “sans rate”. Et c’est bien le cas. La rate est un organe lié notamment à la filtration du sang et au stockage de globules rouges. Pendant longtemps, on a cru qu’elle jouait un rôle dans l’effort physique… mais surtout dans un phénomène bien connu des coureurs : le point de côté.Autrefois, on pensait que ce point de côté venait de la rate. Résultat : certains médecins allaient jusqu’à pratiquer des ablations de la rate — on disait alors que la personne était “dératée” — dans l’idée d’améliorer l’endurance ou de supprimer cette douleur.Dans l’imaginaire collectif, quelqu’un “dératé” était donc censé pouvoir courir sans gêne, sans douleur… et donc très vite, presque sans limite.Même si cette croyance médicale s’est révélée largement fausse, l’expression est restée. Aujourd’hui, “courir comme un dératé” signifie simplement courir très vite, de manière presque effrénée, comme si rien ne pouvait vous ralentir.Dans la Rome antique, briguer une fonction publique n’était pas seulement une affaire de discours ou d’idées. C’était aussi une question d’apparence. Les prétendants aux charges politiques portaient une toge bien particulière : la toga candida.Le terme latin candidus signifie “blanc éclatant”. Mais pas n’importe quel blanc. Il s’agissait d’un blanc presque brillant, obtenu en traitant le tissu avec de la craie. L’objectif était simple : attirer l’attention dans la foule, mais surtout afficher une image de pureté morale.Car à Rome, la blancheur est un symbole puissant. Elle évoque l’intégrité, l’honnêteté, la transparence. En portant cette toge immaculée, les prétendants envoyaient un message clair aux électeurs : “Regardez, je suis digne de confiance.”Ces hommes étaient donc appelés les candidati — littéralement, “ceux qui sont vêtus de blanc”.Mais il y a une dimension presque ironique dans cette tradition. Derrière cette mise en scène de la vertu, la politique romaine était loin d’être irréprochable. Les campagnes électorales étaient marquées par des promesses, des alliances, et parfois des formes de corruption. La toge blanche devenait alors une sorte de costume, une manière de se présenter sous son meilleur jour, quitte à embellir la réalité.Avec le temps, le mot a traversé les siècles et les langues. En français, “candidat” a perdu sa référence directe à la couleur, mais il a conservé l’idée centrale : celle d’une personne qui se présente, qui se met en avant pour obtenir une position.Ce qui est fascinant, c’est que cette dimension visuelle n’a jamais complètement disparu. Aujourd’hui encore, se porter candidat, c’est soigner son image, construire une apparence crédible, inspirer confiance — même si la toge blanche a été remplacée par un costume bien coupé ou une communication bien calibrée.
  • Pourquoi le mot “robot” vient-il du tchèque ?

    02:00|
    Le mot « robot » vient du tchèque pour une raison simple… mais assez fascinante : il est né dans une œuvre de fiction.Tout commence en 1920, lorsque l’écrivain tchèque Karel Čapek publie une pièce de théâtre intitulée R.U.R. (Rossum’s Universal Robots). Dans cette œuvre, il imagine des créatures artificielles fabriquées en laboratoire pour travailler à la place des humains. Ces « robots » ne sont pas des machines métalliques comme aujourd’hui, mais plutôt des êtres biologiques, créés pour servir.Mais d’où vient ce mot ?Karel Čapek ne l’a pas inventé seul. Il s’inspire d’un terme tchèque plus ancien : robota. Ce mot signifie « corvée » ou « travail forcé ». Il était utilisé au Moyen Âge pour désigner le travail obligatoire que les paysans devaient effectuer pour leur seigneur, une forme de servitude.Selon la légende, c’est même son frère, Josef Čapek, qui lui aurait suggéré ce mot. Karel pensait initialement utiliser « labori », mais Josef lui propose « robot », plus dur, plus évocateur.Et le choix est brillant.Car dès l’origine, le mot porte une idée forte : celle d’un être conçu pour travailler sans liberté, sans volonté propre. Autrement dit, un esclave moderne.Le succès de la pièce R.U.R. est immense en Europe et aux États-Unis. Très vite, le mot « robot » dépasse le cadre du théâtre et entre dans le langage courant. Il évolue ensuite avec la technologie : au fil du XXe siècle, il en vient à désigner des machines automatisées, puis des systèmes intelligents.Ce qui est intéressant, c’est que le sens profond du mot n’a jamais totalement disparu. Même aujourd’hui, quand on parle de robots, on évoque souvent des machines qui exécutent des tâches à notre place — parfois avec l’idée implicite de remplacer le travail humain.En résumé, si le mot « robot » vient du tchèque, ce n’est pas un hasard linguistique. C’est parce qu’il est né d’une réflexion sur le travail, la servitude et la place de l’homme face à ses propres créations.Et au fond, un siècle plus tard, la question posée par Čapek reste d’une actualité troublante : jusqu’où voulons-nous déléguer ce que nous faisons… et peut-être, ce que nous sommes ?
  • Quelle est la plus ancienne réclamation client au monde ?

    02:32|
    Vous avez déjà écrit un avis négatif sur Google, envoyé un mail furieux à un service client, ou posté une réclamation sur les réseaux sociaux ? Félicitations — vous perpétuez une tradition vieille de près de 4 000 ans. Parce que le premier client mécontent de l'Histoire s'appelait Nanni. Et il était babylonien.La tablette qui traverse les millénairesNous sommes vers 1750 avant Jésus-Christ, en Mésopotamie, dans ce qui est aujourd'hui l'Irak. Nanni, un marchand babylonien, vient de recevoir une livraison de lingots de cuivre commandés à un certain Ea-nasir, négociant en métaux de la ville d'Ur. Le problème : le cuivre est de qualité catastrophique. Rien à voir avec ce qui avait été convenu. Nanni est furieux. Alors il fait ce que tout bon client lésé ferait — il rédige une plainte formelle. Sauf qu'à Babylone, on n'écrit pas sur papier. On grave sur une tablette d'argile, en cunéiforme. Et c'est précisément ce qui a permis à ce texte de survivre jusqu'à nous.Le contenu : étonnamment moderneCe qui frappe à la lecture de cette tablette, conservée aujourd'hui au British Museum de Londres, c'est son ton. Nanni ne mâche pas ses mots. Il dénonce la mauvaise qualité des lingots livrés, les retards de livraison à répétition, et — détail savoureux — le mépris avec lequel Ea-nasir a traité son envoyé personnel. Il écrit, en substance : "Tu m'as traité avec mépris. Qui parmi les marchands t'a traité ainsi ?" Une indignation totale, un sens aigu de l'honneur bafoué, et une exigence claire de remboursement ou de remplacement. Remplacez le cunéiforme par un email, et ce texte pourrait être envoyé aujourd'hui même.Ea-nasir : l'escroc professionnelMais l'histoire ne s'arrête pas là — parce que lors des fouilles archéologiques de la maison d'Ea-nasir à Ur, les chercheurs ont fait une découverte stupéfiante : des dizaines d'autres tablettes similaires, émanant de clients différents, tous furieux pour les mêmes raisons. Mauvaise qualité, retards, arrogance. Ea-nasir n'était pas un commerçant malchanceux. C'était un escroc en série, dont la réputation désastreuse était visiblement bien établie dans tout le commerce mésopotamien de l'époque.Ce que ça dit de nousCette tablette vieille de 3 750 ans nous offre un miroir saisissant. Les hommes changent, les civilisations s'effondrent, les langues meurent — mais l'indignation du client floué, elle, est éternelle. Nanni voulait être entendu, respecté, remboursé. Comme vous. Comme moi. Comme n'importe quel humain qui a payé pour quelque chose qui ne valait rien.Le service client a beau avoir inventé les chatbots — il n'a pas vraiment progressé depuis Babylone.
  • Pourquoi parle-t-on d' “appropriation culturelle” ?

    03:00|
    Le concept d’« appropriation culturelle » apparaît dans le monde académique anglo-saxon à partir des années 1970–1980, dans des disciplines comme les études culturelles, la sociologie et les études postcoloniales. À l’origine, l’idée est assez précise : analyser comment des groupes dominants empruntent des éléments culturels à des groupes historiquement dominés — souvent sans reconnaissance, ni compréhension, ni bénéfice pour ces derniers.Le concept prend vraiment de l’ampleur dans les années 1990 avec des chercheurs influencés par les travaux sur le colonialisme et les rapports de pouvoir. L’idée centrale est que, dans un monde marqué par l’histoire de la domination (colonisation, esclavage, marginalisation), tous les échanges culturels ne sont pas neutres. Par exemple, quand une culture dominante adopte des symboles, des vêtements ou des pratiques d’une minorité, cela peut parfois vider ces éléments de leur sens ou en tirer profit sans en respecter l’origine.Jusque-là, on est dans un cadre analytique classique : comprendre les dynamiques de pouvoir à travers la culture.Mais le concept va progressivement sortir du monde académique pour entrer dans le débat public, surtout à partir des années 2010, avec les réseaux sociaux. Et c’est là que les choses se compliquent.La critique principale — et elle est sérieuse — est que la notion d’appropriation culturelle devient souvent floue, voire incohérente. Elle tend à essentialiser les cultures, comme si elles étaient des blocs fixes, fermés, appartenant à des groupes bien définis. Or, l’histoire humaine montre exactement l’inverse : les cultures se construisent en permanence par échanges, mélanges, influences croisées. La musique, la cuisine, la mode — tout cela est le produit de circulations constantes.Autre critique forte : le concept peut glisser vers une forme de police culturelle. On en arrive parfois à juger illégitime qu’une personne adopte un élément culturel simplement parce qu’elle n’appartient pas au « bon » groupe. Cela pose un problème évident : qui décide des frontières ? Et sur quels critères ?Enfin, certains pointent un paradoxe. À force de vouloir protéger les cultures, on risque de les figer, de les enfermer dans une identité statique — ce qui est, au fond, l’opposé même de ce qu’est une culture vivante.Cela ne veut pas dire que toutes les critiques liées à l’appropriation culturelle sont infondées. Il existe des cas réels d’exploitation ou de caricature. Mais la version simplifiée et militante du concept tend souvent à ignorer la complexité historique et humaine des échanges culturels.Au fond, la question mérite mieux qu’un slogan. Elle touche à un équilibre délicat : reconnaître les injustices du passé… sans transformer la culture en territoire interdit.
  • Pourquoi certaines plantes crient-elles ?

    02:37|
    Peut-on vraiment dire que les plantes « crient » ? Pas au sens où nous l’entendons. Elles n’ont ni cordes vocales ni système nerveux. Pourtant, une étude publiée en 2023 a montré que certaines plantes, comme les tomates ou le tabac, émettent des sons lorsqu’elles sont stressées — coupées ou privées d’eau.Ces sons sont des clics ultrasoniques, c’est-à-dire à des fréquences bien au-delà de ce que l’oreille humaine peut percevoir. Et pourtant, leur intensité est surprenante : à courte distance, ils peuvent atteindre un niveau comparable à une conversation humaine normale. Mais d’où viennent-ils ?La clé du phénomène se trouve dans un mécanisme physique appelé Cavitation.Pour comprendre, il faut plonger dans le fonctionnement interne des plantes. L’eau circule en continu depuis les racines jusqu’aux feuilles à travers de minuscules canaux appelés xylème. Cette circulation repose sur une sorte de tension : l’eau est « tirée » vers le haut par l’évaporation au niveau des feuilles.Lorsque la plante manque d’eau, cette tension devient extrême. Le liquide peut alors se rompre localement, et de petites bulles d’air se forment dans les canaux. C’est ce qu’on appelle la cavitation. Et quand ces bulles apparaissent ou éclatent, elles produisent des micro-vibrations. Ces vibrations se propagent sous forme de sons ultrasoniques.En résumé, la plante ne « crie » pas volontairement. Elle produit du son comme une conséquence mécanique du stress qu’elle subit.Mais ce qui rend cette découverte fascinante, ce sont ses implications. Des chercheurs ont montré que ces sons varient selon le type de stress : une plante coupée n’émet pas les mêmes signaux qu’une plante assoiffée. Cela ouvre la possibilité que ces sons contiennent de l’information.Reste une question : qui les entend ?Certains insectes, comme les papillons de nuit, sont capables de percevoir les ultrasons. Il est donc possible qu’ils utilisent ces signaux pour éviter des plantes affaiblies, ou au contraire pour repérer des cibles. De même, d’autres plantes pourraient, en théorie, détecter ces vibrations et activer leurs propres mécanismes de défense.On entre ici dans un domaine encore en exploration, à la frontière entre biologie et acoustique.En résumé, les plantes ne crient pas comme des êtres vivants dotés de voix. Mais sous stress, elles produisent des sons bien réels, issus de phénomènes physiques internes. Et ces « cris silencieux » pourraient bien constituer une forme de communication encore largement méconnue dans le monde végétal.
  • Pourquoi Steve Jobs changeait-il de voiture tous les six mois ?

    01:45|
    La particularité de la voiture de Steve Jobs est presque devenue une légende à elle seule — et elle dit beaucoup de son rapport aux règles.Jobs conduisait effectivement une Mercedes-Benz SL55 AMG, un cabriolet gris assez sobre… mais avec un détail très étrange : elle n’avait pas de plaque d’immatriculation.Comment est-ce possible ? Grâce à une particularité de la loi californienne de l’époque. En Californie, lorsqu’on achète ou loue une voiture neuve, on dispose d’un délai (jusqu’à six mois) avant d’être obligé d’y apposer une plaque définitive. Pendant ce temps, le véhicule circule légalement sans immatriculation visible.Et c’est là que Jobs a trouvé une astuce redoutablement simple : il ne gardait jamais sa voiture assez longtemps pour devoir poser une plaque.Il prenait sa Mercedes en leasing… et la changeait tous les six mois, presque jour pour jour.Résultat : il roulait en permanence dans une voiture neuve, sans plaque, parfaitement dans la légalité — mais quasiment impossible à identifier au premier coup d’œil.Ce détail a nourri beaucoup de fantasmes : certains y ont vu une volonté de préserver sa vie privée, d’autres une manière de contourner les règles, ou encore une forme de minimalisme radical, cohérente avec son obsession pour la simplicité.Il y a aussi une autre anecdote célèbre : Jobs avait tendance à se garer sur des places réservées aux personnes handicapées devant le siège d’Apple. Là encore, un comportement qui a contribué à forger son image de génie… mais aussi de personnage parfois provocateur.Au fond, cette histoire de voiture résume assez bien Steve Jobs : une combinaison d’intelligence pratique, de goût pour l’élégance discrète… et d’un certain mépris des conventions.Une Mercedes sans plaque, changée tous les six mois. Une petite faille dans le système, exploitée avec précision. Presque une métaphore de son approche du monde : comprendre les règles… pour mieux les redéfinir.
  • Grande ou petite signature : que dit-elle de vous ?

    02:12|
    En graphologie, la taille d’une signature est souvent interprétée comme un indice du rapport que l’on entretient avec soi-même… et avec les autres. C’est un élément très observé, car la signature n’est pas une écriture comme les autres : elle représente l’image que l’on choisit de donner de soi.Selon des graphologues comme Michèle Freud ou Max Pulver, une signature de grande taille est généralement associée à un besoin d’affirmation. Elle peut traduire une forte confiance en soi, une volonté d’occuper l’espace, voire un désir de reconnaissance sociale. Dans certains cas, elle peut aussi masquer une forme de compensation : une manière de “se grandir” symboliquement.À l’inverse, une signature petite ou discrète est souvent interprétée comme le signe d’une personnalité plus réservée, plus introspective. Elle peut refléter de la modestie, de la prudence, ou un rapport plus effacé à l’image publique.Mais l’analyse ne s’arrête pas à la taille brute. Les graphologues insistent sur un point essentiel : la comparaison entre la signature et le reste de l’écriture. Si la signature est nettement plus grande que le texte, cela peut indiquer un écart entre l’image sociale (ce que l’on montre) et le moi intime (ce que l’on est). À l’inverse, une signature de taille similaire au texte suggère une certaine cohérence entre identité profonde et image projetée.Cela dit, il faut être clair : la graphologie est aujourd’hui très contestée dans le monde scientifique. Des études, notamment celles du psychologue Geoffrey Dean, ont montré que ses interprétations manquent de validité empirique et ne permettent pas de prédire de manière fiable des traits de personnalité.En revanche, certaines recherches en psychologie ont étudié la signature sous un autre angle. Par exemple, une étude publiée dans le Journal of Research in Personality a suggéré que des signatures très grandes et stylisées pouvaient être corrélées à des traits narcissiques chez certains individus — notamment chez des dirigeants d’entreprise. Mais ces résultats restent limités et ne permettent pas de tirer des conclusions générales.En résumé, pour la graphologie, la taille d’une signature est censée refléter la manière dont une personne se perçoit et souhaite être perçue. Mais d’un point de vue scientifique, ces interprétations doivent être prises avec prudence. Une signature en dit peut-être autant sur notre style… que sur notre personnalité réelle.