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Choses à Savoir - Culture générale

D'où vient la tradition des pieds bandés en Chine ?

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Durant près d'un millénaire, les femmes chinoises eurent les pieds bandés. Cette pratique s'appliquait aux petites filles dès leur plus jeune âge. On trempait leurs pieds dans l'eau bouillante, puis on les enveloppait dans des bandelettes en maintenant les doigts de pied repliés.


Le pied était ensuite enveloppé de bandelettes, qu'on resserrait de plus en plus. Le but de cet usage barbare était de réduire au maximum la taille des pieds. Les femmes dont les pieds mesuraient moins de 7,5 cm avaient droit à une distinction renommée, le "Lotus d'or".


Ce bandage des pieds provoquait de vives douleurs. Il produisait en effet une déformation douloureuse des orteils, atrophiés et complètement retournés sur la voûte plantaire. Il n'était d'ailleurs pas rare que cette opération entraîne une fracture des doigts de pied.


Une pratique qui se répand peu à peu


On ne ne connaît pas avec précision l'origine de cet usage. Si l'on en croit une des légendes répandues sur ce sujet, c'est un Empereur de la dynastie Tang, à la fin du Xe siècle, qui, le premier, aurait demandé à l'une de ses concubines de se bander les pieds.


Elle aurait pu ainsi exécuter avec plus de grâce une danse traditionnelle censée aiguiser les sens du monarque. Quoi qu'il en soit de la véracité de cette histoire, il est avéré que cette coutume concerna d'abord les femmes de la Cour, puis celles de haut rang.


En effet, cette pratique empêchait les femmes de se déplacer normalement. Or les femmes du peuple devaient travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Peu à peu cependant, l'usage, d'abord signe de distinction, s'est répandu dans toutes les classes de la société.


Ce qui a progressivement contraint les femmes à rester chez elles, cantonnées aux tâches domestiques. Au moment de l'instauration de la République, en 1912, la pratique a été interdite.


Mais il faut attendre les années 1950 pour qu'elle disparaisse vraiment. Elle équivaut aujourd'hui à une forme de mutilation, et elle est sanctionnée comme telle. Ce qui n'empêche pas un certain intérêt pour un usage qui, malgré sa cruauté, fait partie de la culture chinoise traditionnelle.

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  • Quelle est la différence entre la résolution et la définition d'une image ?

    01:57|
    On confond très souvent la définition et la résolution d’une image. Pourtant, en photographie comme en informatique, ces deux notions désignent des choses différentes.Commençons par la définition. Elle correspond tout simplement au nombre de pixels qui composent une image. Un pixel est le plus petit élément constitutif d’une image numérique.Prenons une photographie mesurant 3 000 pixels de large sur 2 000 pixels de haut. Sa définition est donc de 3 000 × 2 000 pixels. En multipliant ces deux nombres, on obtient 6 millions de pixels, soit 6 mégapixels.La définition nous renseigne donc sur la quantité d’informations contenue dans l’image. Plus elle possède de pixels, plus elle peut, en principe, restituer de détails.La résolution, elle, correspond à la densité de ces pixels lorsqu’on affiche ou surtout lorsqu’on imprime l’image. Elle indique combien de pixels sont présents sur une certaine distance.On l’exprime généralement en pixels par pouce, ou PPI, pour « pixels per inch ». Un pouce correspond exactement à 2,54 centimètres.Imaginons notre image de 3 000 pixels de large. Si on l’imprime avec une résolution de 300 pixels par pouce, sa largeur sera de 10 pouces, soit environ 25,4 centimètres.Mais si on imprime exactement la même image à 150 pixels par pouce, elle pourra mesurer deux fois plus : environ 50,8 centimètres de large. En revanche, les pixels seront moins serrés et, observée de près, l’image semblera moins fine.Autrement dit, la définition est une quantité de pixels, tandis que la résolution indique la concentration de ces pixels dans l’espace.C’est pourquoi une image n’a pas nécessairement une taille physique déterminée. Une photographie de 6 mégapixels peut être imprimée en petit format avec une excellente finesse ou en très grand format avec une qualité moins élevée.On rencontre également le terme DPI, pour « dots per inch », ou points par pouce. Techniquement, il concerne plutôt les imprimantes et le nombre de points d’encre qu’elles peuvent déposer, même si PPI et DPI sont souvent employés à tort comme des synonymes.Enfin, dans le langage courant, on parle fréquemment de « résolution 4K » pour désigner le nombre de pixels d’un écran. Techniquement, il serait pourtant plus juste de parler de sa définition.La différence est donc simple à retenir : la définition dit combien il y a de pixels ; la résolution dit à quel point ils sont serrés.
  • Pourquoi l’aéroport de Singapour occupe-t-il plus de 3 % du pays ?

    02:19|
    Singapour est l’un des plus petits États du monde. Son territoire couvre environ 740 kilomètres carrés, soit à peine davantage que la superficie de la ville de Madrid. Pourtant, une part étonnamment importante de cet espace est consacrée à un seul équipement : l’aéroport international de Changi.Avec une emprise qui approche les 24 kilomètres carrés si l’on inclut les zones réservées à son développement, Changi représente plus de 3 % du territoire singapourien. Une proportion considérable dans un pays où le moindre terrain est précieux.Alors pourquoi Singapour a-t-il choisi de consacrer autant d’espace à son aéroport ?Tout simplement parce que les liaisons aériennes sont vitales pour son économie.Singapour dispose de très peu de ressources naturelles et d’un marché intérieur limité. Pour prospérer, la cité-État a donc construit son développement sur son ouverture au monde. Son objectif a été de devenir un gigantesque carrefour commercial, financier et logistique entre l’Asie, l’Europe et le reste de la planète.Cette stratégie s’appuie sur deux infrastructures majeures : son port, pour les marchandises transportées par bateau, et son aéroport, pour les voyageurs, les hommes d’affaires et le fret à forte valeur ajoutée.Dès les années 1970, les autorités comprennent que l’ancien aéroport de Paya Lebar deviendra rapidement trop petit. Elles prennent alors une décision ambitieuse : construire à Changi un aéroport beaucoup plus vaste, capable d’accompagner la croissance du pays pendant plusieurs décennies.Changi ouvre en 1981. Depuis, il est devenu l’un des grands hubs aériens mondiaux. Des dizaines de millions de passagers y transitent chaque année, souvent sans même entrer dans Singapour. Cette fonction de correspondance est essentielle : elle permet au pays d’être relié directement à un très grand nombre de villes malgré sa petite population.Cette connectivité facilite également le tourisme, attire les sièges régionaux d’entreprises internationales et permet aux hommes d’affaires de rejoindre rapidement les principales métropoles asiatiques.Singapour continue d’ailleurs d’agrandir Changi avec un nouveau terminal géant.Dans un pays où l’espace manque, consacrer plus de 3 % du territoire à un aéroport pourrait sembler extravagant. Mais pour Singapour, cet espace n’est pas perdu : il constitue au contraire l’un des principaux moteurs de sa prospérité. Car depuis son indépendance, la cité-État a fait de sa connexion au reste du monde l’une des clés essentielles de son succès.
  • D'où vient le dernier chiffre de votre carte bancaire ?

    02:23|
    Si vous regardez les chiffres inscrits sur votre carte bancaire, le dernier peut sembler aussi arbitraire que les autres. Pourtant, il a une fonction très particulière : il sert à vérifier que le numéro de la carte est cohérent.Ce dernier chiffre est ce qu’on appelle un « chiffre de contrôle ». Il est obtenu grâce à une formule mathématique connue sous le nom d’algorithme de Luhn, du nom de l’ingénieur allemand Hans Peter Luhn, qui travaillait chez IBM dans les années 1950. Son brevet fut déposé en 1954.Le principe est assez ingénieux. On prend tous les chiffres du numéro de carte, sauf le dernier. À partir de la droite, on double un chiffre sur deux. Si le résultat dépasse 9, on additionne les deux chiffres obtenus, ce qui revient dans ce cas à soustraire 9. Par exemple, 6 multiplié par 2 donne 12, puis 1 + 2 donne 3.On additionne ensuite tous les résultats. Le dernier chiffre de la carte est choisi de manière à ce que la somme totale, une fois ce chiffre ajouté, soit un multiple de 10.Prenons un exemple très simplifié. Si le calcul effectué sur les premiers chiffres aboutit à 67, il faut ajouter 3 pour arriver à 70. Le chiffre de contrôle sera donc 3.L’intérêt est qu’un ordinateur peut immédiatement vérifier si un numéro de carte a probablement été mal saisi. Si vous inversez ou modifiez accidentellement un chiffre lors d'un paiement en ligne, le calcul ne fonctionne généralement plus, et le système peut détecter l’erreur avant même de contacter votre banque.Mais attention : l’algorithme de Luhn n’est absolument pas un dispositif antifraude. N’importe qui connaissant la formule peut calculer un chiffre de contrôle valide. La sécurité des paiements repose donc sur d’autres mécanismes : cryptogramme visuel, date d’expiration, puce électronique, authentification auprès de la banque ou encore systèmes de détection des transactions suspectes.Et l’algorithme de Luhn ne sert pas uniquement aux cartes bancaires. On le retrouve notamment dans les numéros IMEI qui identifient les téléphones portables, dans les numéros SIRET des entreprises françaises ou encore dans les numéros d’assurance sociale canadiens.Ainsi, le dernier chiffre de votre carte n’est pas choisi au hasard : c’est en quelque sorte la petite preuve mathématique que tous ceux qui le précèdent forment bien un numéro cohérent.
  • Pourquoi les montres étaient-elles autrefois réservées aux femmes ?

    02:28|
    Aujourd’hui, porter une montre au poignet semble parfaitement banal. Pourtant, il y a un peu plus d’un siècle, un homme élégant aurait souvent préféré sortir une montre de sa poche plutôt que d’en attacher une à son poignet. La montre-bracelet était alors largement considérée comme un accessoire féminin.Pendant une grande partie du XIXe siècle, les hommes utilisent surtout la montre à gousset. Le mot « gousset » désigne la petite poche aménagée dans le gilet pour accueillir cette montre, généralement reliée à une chaîne. Sortir sa montre de sa poche fait même partie des codes vestimentaires masculins de l’époque.Les premières montres portées au poignet suivent une autre histoire. Elles sont souvent conçues comme des bijoux pour femmes : de petites montres délicates intégrées à des bracelets précieux. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des femmes de l’aristocratie en portent déjà, puis cette mode se développe davantage à la fin du XIXe siècle.Le problème est qu’à cette époque, le bracelet lui-même est fortement associé à la parure féminine. Beaucoup d’hommes considèrent donc la montre-bracelet comme trop raffinée, voire efféminée. Une « vraie » montre masculine reste une montre de poche.Mais les militaires vont progressivement bouleverser cette perception.Bien avant 1914, certains officiers comprennent qu’une montre de poche est peu pratique lorsqu’on monte à cheval, qu’on pilote un avion ou qu’on participe à des manœuvres. Il faut lâcher ce que l’on tient, fouiller dans une poche, ouvrir parfois le boîtier, puis ranger la montre.Au poignet, en revanche, l’heure est visible en une fraction de seconde.La Première Guerre mondiale accélère brutalement cette évolution. Dans les tranchées, la coordination des opérations devient essentielle. Il faut synchroniser les tirs d’artillerie, les déplacements des soldats ou le déclenchement d’une attaque. Consulter rapidement l’heure devient donc une nécessité militaire.Les officiers portent de plus en plus de montres équipées de bracelets en cuir, parfois appelées « trench watches », les montres de tranchée. En 1917, une revue horlogère britannique remarque même que la montre-bracelet, autrefois peu utilisée par les hommes, est désormais visible au poignet de presque tous les hommes en uniforme.Après la guerre, des millions d’hommes ont vu ou utilisé ce type de montre. Son image change complètement : elle n’est plus seulement un bijou féminin, mais un objet pratique, moderne et même militaire.Ironie de l’histoire : ce qui paraissait autrefois trop féminin pour un homme allait devenir, au cours du XXe siècle, l’un des accessoires masculins les plus classiques au monde.
  • D’où viennent les célèbres rayures de la marinière ?

    02:30|
    La marinière est aujourd’hui l’un des vêtements les plus immédiatement associés à la France. Pourtant, à l’origine, elle n’a rien d’un accessoire de mode : c’est avant tout un vêtement de travail de marin.Les vêtements rayés sont utilisés depuis longtemps par les populations maritimes européennes. Mais en France, la marinière telle qu’on la connaît est officiellement intégrée à l’uniforme de la Marine nationale au XIXe siècle.Un décret du 27 mars 1858 réglemente précisément le « tricot rayé » porté par les matelots. Il doit être composé de bandes horizontales blanches et bleu indigo. Sur le torse, le règlement prévoit notamment 21 bandes blanches, plus larges, séparées par des bandes bleues plus fines.Une légende très répandue affirme que ces 21 bandes représenteraient les 21 victoires navales ou militaires de Napoléon. Cette explication est séduisante, mais elle ne repose sur aucune preuve historique sérieuse. Le nombre de rayures semble surtout découler des dimensions et des proportions imposées par le règlement militaire.Pourquoi avoir choisi des rayures ?Une explication souvent avancée est qu’elles permettaient de repérer plus facilement un marin tombé à la mer. C’est possible, mais là encore, les sources historiques ne permettent pas d’affirmer que ce fut la raison principale. Les rayures avaient surtout l’avantage de produire un uniforme reconnaissable et relativement simple à fabriquer.À l’époque, la marinière est donc un sous-vêtement ou un vêtement de travail, associé aux matelots plutôt qu’aux officiers. Rien ne la prédestine encore à devenir un symbole d’élégance.Le changement se produit au début du XXe siècle. Vers 1913, Coco Chanel s’inspire des vêtements des marins qu’elle observe notamment sur les côtes normandes. Elle introduit les rayures dans ses collections et contribue à transformer ce vêtement populaire en pièce de mode.La marinière quitte alors progressivement les ponts des navires pour entrer dans les garde-robes civiles.Après la Seconde Guerre mondiale, elle est adoptée par de nombreuses personnalités, notamment Pablo Picasso, qui contribue fortement à son image artistique et bohème. Plus tard, des créateurs comme Jean Paul Gaultier en feront l’un des symboles les plus reconnaissables de la mode française.Ainsi, la marinière raconte une étonnante ascension sociale : née comme uniforme réglementaire de marin au XIXe siècle, elle est devenue en un siècle et demi une véritable icône de la culture française, reconnaissable presque partout dans le monde.
  • Pourquoi Chanel a-t-elle appelé son parfum le plus célèbre « N°5 » ?

    02:48|
    C’est probablement l’un des noms de parfum les plus célèbres de l’histoire. Pourtant, « Chanel N°5 » ne semble avoir rien de très poétique. Pourquoi un simple chiffre ? La réponse remonte à 1921 et à la rencontre entre Gabrielle « Coco » Chanel et un parfumeur franco-russe, Ernest Beaux.À cette époque, Coco Chanel est déjà une couturière célèbre. Mais elle veut désormais créer son propre parfum. Et surtout, elle ne souhaite pas une fragrance classique reproduisant simplement l’odeur d’une rose, d’un jasmin ou d’une violette. Elle cherche quelque chose de beaucoup plus moderne : un parfum complexe, abstrait, difficile à associer à une seule fleur.Elle confie cette mission à Ernest Beaux, qui lui prépare plusieurs essais. Le parfumeur lui présente différentes compositions numérotées. Parmi elles, Gabrielle Chanel a immédiatement une préférence : l’échantillon numéro 5.Pourquoi ne pas lui donner ensuite un nom plus sophistiqué ? Parce que Chanel décide justement de conserver ce numéro. Selon la maison Chanel, le chiffre 5 possède en outre une signification particulière pour la créatrice : elle avait l’habitude de présenter ses collections le cinquième jour du cinquième mois de l’année et considérait ce nombre comme porte-bonheur.Le parfum est donc lancé en 1921 sous un nom d’une simplicité radicale : N°5.Ce choix tranche fortement avec les habitudes de l’époque. Les parfums portent alors volontiers des noms romantiques, évocateurs ou exotiques. Coco Chanel fait exactement l’inverse : un numéro, une étiquette blanche très sobre et un flacon aux lignes géométriques. Cette simplicité contribue à donner au produit une identité immédiatement reconnaissable.La fragrance elle-même est également novatrice. Ernest Beaux utilise notamment des aldéhydes, des molécules odorantes qui donnent à la composition un caractère plus abstrait et amplifient certaines notes florales. Le parfum s'organise notamment autour de la rose et du jasmin.Le succès transformera progressivement ce simple numéro en symbole mondial du luxe. Marilyn Monroe contribuera encore davantage à sa légende lorsqu’elle expliquera, dans les années 1950, ne porter pour dormir que quelques gouttes de Chanel N°5.Ainsi, le nom du parfum le plus célèbre de Chanel ne vient ni d’une savante stratégie marketing ni d’une formule mystérieuse. À l’origine, N°5 était tout simplement le numéro de l’échantillon choisi par Coco Chanel.Un numéro d’essai devenu, un siècle plus tard, une marque à lui tout seul.
  • Pourquoi Shed Simove est-il devenu célèbre avec des idées complètement absurdes ?

    02:22|
    Imaginez publier un livre de 200 pages… sans écrire un seul mot. Puis réussir malgré tout à le faire entrer parmi les meilleures ventes d’Amazon. C’est exactement le genre de coup dont s’est fait une spécialité l’entrepreneur britannique Shed Simove.Sheridan « Shed » Simove n’est pas seulement entrepreneur. Il a également travaillé dans la production télévisuelle britannique, notamment autour d’émissions comme Big Brother, avant de se spécialiser dans les inventions insolites, les objets humoristiques et surtout les opérations marketing capables d’attirer l’attention. Il a étudié la psychologie expérimentale à Oxford, ce qui donne un contraste assez amusant avec les produits volontairement absurdes qui feront ensuite sa réputation.Son coup le plus célèbre est probablement un livre publié sous le titre What Every Man Thinks About Apart From Sex, que l’on pourrait traduire par : « Ce à quoi pensent les hommes à part le sexe ».Le livre fait environ 200 pages.Et elles sont toutes… entièrement blanches.La plaisanterie est donc évidente : les hommes ne penseraient à rien d’autre. Mais le plus étonnant est que le gag fonctionne commercialement. Le livre atteint le top 50 des ventes d’Amazon britannique et est publié dans plusieurs pays. Des étudiants commencent même à l’utiliser comme simple carnet de notes.Simove récidive ensuite en profitant du succès mondial de Fifty Shades of Grey. Il publie Fifty Shades of Gray. Mais là encore, aucun roman. Son ouvrage contient 200 pages vierges déclinées progressivement en cinquante nuances de gris, du plus clair au plus sombre. La quatrième de couverture promet même que le contenu devient « de plus en plus sombre ». La plaisanterie attire tellement l’attention que Random House, l’éditeur de Fifty Shades of Grey, lui adresse une mise en demeure.En 2017, nouvelle idée : Shinder, une parodie de Tinder. Le principe est génialement narcissique : sur cette application de rencontre, un seul homme est disponible… Shed Simove lui-même. Les utilisatrices peuvent donc faire défiler son profil, mais n’ont aucun concurrent masculin à choisir. Le projet devient rapidement viral.Shed Simove est ainsi devenu une sorte de spécialiste du marketing par l’absurde. Ses inventions ne cherchent pas nécessairement à résoudre un problème. Elles doivent surtout provoquer une réaction immédiate : rire, étonnement ou indignation.Et c’est peut-être là son véritable talent : comprendre qu’à l’ère de l’attention, une idée suffisamment simple et surprenante peut parfois valoir davantage qu’un produit sophistiqué.
  • Combien de calories brûle-t-on pendant un rapport sexuel ?

    01:33|
    Un rapport sexuel peut-il remplacer une séance de sport ? Pas vraiment. Mais il permet tout de même de brûler une quantité non négligeable de calories.L’une des études les plus souvent citées sur le sujet a été menée par des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et publiée en 2013 dans la revue scientifique PLOS ONE. Les scientifiques ont suivi 21 couples hétérosexuels jeunes et en bonne santé, âgés en moyenne de 22 ans. Chaque participant portait un capteur capable d’estimer sa dépense énergétique pendant ses rapports sexuels à domicile.Première constatation : la durée moyenne d’une séance sexuelle était d’environ 25 minutes. Attention, les chercheurs ne mesuraient pas seulement la pénétration : ils comptaient l’activité à partir du début des préliminaires, puis le rapport lui-même, avec au moins un orgasme dans le couple.Résultat : en moyenne, les hommes dépensaient environ 101 calories, contre 69 calories pour les femmes. Rapporté à la durée, cela représentait environ 4,2 calories par minute chez les hommes et 3,1 chez les femmes. En réunissant l’ensemble des participants, la moyenne était d’environ 85 calories par rapport, soit 3,6 calories par minute.Mais ces chiffres cachent d’énormes différences. Dans l’étude, certaines séances ne représentaient qu’une dizaine de calories, tandis qu’un participant dépassait les 300 calories. La dépense dépend évidemment de la durée, de l’intensité des mouvements, du poids des participants ou encore du rôle plus ou moins actif de chacun.Alors, est-ce comparable au sport ? Les chercheurs ont demandé aux mêmes personnes de courir pendant 30 minutes sur un tapis roulant à intensité modérée. Cette fois, la dépense atteignait environ 276 calories chez les hommes et 213 chez les femmes. Le rapport sexuel consommait donc nettement moins d’énergie qu’une véritable séance d’exercice.Il faut aussi rester prudent : l’étude portait sur seulement 42 personnes jeunes, sportives et en bonne santé. Elle ne permet donc pas de fixer un chiffre universel valable pour tout le monde.Retenons néanmoins un ordre de grandeur simple : un rapport sexuel d’une vingtaine à une trentaine de minutes brûlerait souvent autour de 70 à 100 calories. Autrement dit, davantage qu’être simplement assis sur son canapé… mais généralement beaucoup moins qu’une demi-heure de jogging.
  • Pourquoi les grandes bouteilles de vin portent-elles des noms de rois bibliques ?

    02:15|
    Vous connaissez sûrement le magnum, cette grande bouteille de vin qui contient l’équivalent de deux bouteilles classiques. Mais au-delà, les formats prennent des noms de plus en plus impressionnants : jéroboam, mathusalem, salmanazar, balthazar ou nabuchodonosor. Et derrière ces appellations se cache une histoire étonnante.Commençons par la base. Une bouteille de vin standard contient 75 centilitres. Le magnum, lui, en contient 1,5 litre, soit deux bouteilles. Son nom vient du latin magnum, qui signifie simplement « grand ».Ensuite, les choses deviennent plus bibliques. Dans le monde du champagne et des vins effervescents, un jéroboam contient généralement 3 litres, soit quatre bouteilles classiques. Son nom fait référence à Jéroboam Ier, roi d’Israël au Xe siècle avant notre ère.Puis vient le réhoboam, de 4,5 litres, baptisé d’après Roboam, fils du roi Salomon. Le mathusalem, avec ses 6 litres, évoque quant à lui le célèbre personnage de la Bible réputé avoir vécu 969 ans. Un nom plutôt bien choisi pour une bouteille censée symboliser la longévité.Au-dessus, on trouve le salmanazar, de 9 litres, soit douze bouteilles. Il porte le nom de plusieurs rois assyriens. Le balthazar, de 12 litres, correspond à seize bouteilles. Son nom évoque traditionnellement l’un des trois Rois mages, même si cette identification vient surtout de la tradition chrétienne tardive.Encore plus spectaculaire, le nabuchodonosor contient 15 litres, soit vingt bouteilles de 75 centilitres. Nabuchodonosor II fut un puissant roi de Babylone au VIe siècle avant notre ère.Et ce n’est pas terminé. Certains producteurs utilisent encore des formats géants comme le melchior, de 18 litres, ou le melchisédech, qui peut atteindre 30 litres, soit quarante bouteilles classiques.Pourquoi tant de noms de rois bibliques ? L’origine précise de cette tradition reste assez floue. Ces appellations semblent s’être imposées progressivement à partir du XIXe siècle, notamment dans le monde du champagne, probablement parce que ces noms anciens et majestueux convenaient parfaitement à des contenants exceptionnels.Une chose est certaine : plus la bouteille grossit, plus son nom semble vouloir impressionner. Et avec un nabuchodonosor sur la table, difficile de passer inaperçu.