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Choses à Savoir - Culture générale

Quelle est la différence entre une ville et un village ?

Il est assez difficile de distinguer, de manière précise, un village d'une ville. Les deux mots ont d'ailleurs des étymologies voisines. Il est de coutume d'associer à la ville des activités urbaines, comme le commerce, l'industrie ou les administrations.


De son côté, le village regrouperait plutôt des habitants se consacrant à des activités agricoles. Mais cette distinction classique entre urbains et ruraux n'est plus vraiment pertinente.


En effet, de nombreuses activités ne sont plus l'apanage des villes. On les retrouve aussi dans de nombreux villages. Aussi le premier critère permettant vraiment de distinguer villes et villages tient-il plutôt au nombre d'habitants.


En effet, on considère comme des villes les agglomérations dépassant 2.000 habitants et comme des villages celles qui n'atteignent pas cette population.


Une définition qui a le mérite de la simplicité. Un peu trop peut-être, car elle a été précisée par un second critère, celui de la "continuité du bâti". Une ville, en effet, est considérée comme une zone d'habitat assez dense, où les maisons sont rapprochées les unes des autres.


Ainsi, une ville doit non seulement comporter au moins 2.000 habitants, mais les habitations ne doivent pas être séparées de plus de 200 mètres. Autrement dit, une agglomération de 2.000 âmes ou plus, mais dont certains habitants vivraient, en dehors du centre, dans des maisons dispersées, n'a pas droit à l'appellation de ville.


D'autres distinctions


Un autre terme n'est pas non plus facile à définir, celui de "bourg". On l'emploie parfois pour désigner une agglomération intermédiaire, entre le village et la ville. Un bourg serait donc une agglomération de 2.000 à 5.00 habitants environ, souvent dépourvue de banlieues et de faubourgs.


En fonction de son nombre d'habitants, on parle souvent de "petite" ville pour une agglomération comprenant de 5.000 à 20.000 habitants, de ville "moyenne", si elle a entre 20.000 et 50.000 habitants et de "grande" ville, si le nombre d'habitants dépasse les 50.000. Quant à la "métropole", elle est peuplée de plus de 200.000 habitants.


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  • Pourquoi certains phares sont des « paradis » et d’autres carrément des « enfers » ?

    02:06|
    Quand on pense aux phares, on imagine souvent une tour romantique face à l’océan, une lanterne qui brille dans la nuit, et un gardien contemplatif, un peu poète. Mais dans le vrai jargon des gardiens de phare français, la réalité était beaucoup plus… rugueuse. Ils classaient les phares en trois catégories, selon la difficulté de la vie sur place : le paradis, le purgatoire et l’enfer.Le paradis, c’est le phare “facile” : un phare côtier, posé sur la terre ferme. Là, on peut vivre presque normalement. Les relèves sont simples, l’intendance aussi : si vous manquez de café, quelqu’un peut en apporter. Certains gardiens pouvaient même loger en famille. Il y a bien des contraintes — du vent, de l’humidité, des marches à monter — mais globalement, c’est une vie stable.Le purgatoire, lui, est plus isolé : c’est le phare sur une île proche ou un îlot. La vie y est déjà plus dure : il faut compter sur les bateaux, surveiller les provisions, accepter le huis clos… mais on garde un lien avec le monde. La terre n’est pas loin, même si elle se mérite.Et puis il y a l’enfer. L’enfer, c’est le phare posé sur un rocher en pleine mer, sans protection, dans l’Atlantique ou en Manche, là où les vagues frappent comme des béliers. Pas de plage, pas de sentier, pas d’accostage tranquille. La relève dépend de la météo : on peut être censé rester quinze jours… et finalement en rester trente. Dans ces phares, le gardien est parfois enfermé dans le bâtiment, coincé par les tempêtes, vivant au rythme des coups de vent et des paquets de mer qui claquent sur les murs.D’ailleurs, certains phares avaient une réputation quasi mythologique. En Bretagne, le phare d’Ar-Men était surnommé carrément « l’Enfer des Enfers », tant la construction et la vie sur place étaient éprouvantes.Ce classement n’avait rien d’officiel : c’était un langage de métier, un humour noir de marins, né de l’expérience. Mais il dit tout : un phare, ce n’est pas seulement un monument. C’est parfois une forteresse. Et pendant longtemps, certains hommes y ont tenu bon… seuls, au milieu de l’océan.
  • Qu’est-ce que le rasoir d’Alder ?

    01:52|
    Le rasoir d’Alder est une règle de bon sens… qui coupe net les débats stériles. Son idée centrale tient en une phrase : si une affirmation ne peut pas être tranchée par l’observation ou l’expérience, alors elle ne vaut pas la peine d’être débattue.On l’appelle aussi, avec un humour très “scientifique”, « l’épée laser flamboyante de Newton » (Newton’s flaming laser sword). Cette formule a été popularisée au début des années 2000 par le mathématicien australien Mike Alder, notamment dans un essai publié en 2004.Et c’est précisément pour cela qu’on parle de rasoir d’Alder : comme pour le rasoir d’Occam, le concept porte le nom de la personne qui l’a formulé et rendu célèbre. Ce n’est pas Newton qui l’a inventé : Newton sert ici de clin d’œil dans le surnom. À noter d’ailleurs qu’on voit parfois “Adler” écrit par erreur, mais l’attribution correcte est bien Alder.Le rasoir d’Alder ne dit pas “c’est faux”. Il dit : “ce n’est pas un bon usage de notre temps de le disputer comme si on pouvait conclure.”Exemple : “Existe-t-il un univers parallèle exactement identique au nôtre, mais inaccessible à jamais ?” Peut-être. Mais si, par définition, aucune mesure ne peut le confirmer ou l’infirmer, alors le rasoir d’Alder conseille de ne pas transformer ça en bataille intellectuelle.C’est une invitation à déplacer la discussion vers des questions testables :Au lieu de débattre “l’intelligence est-elle une essence mystérieuse ?”, on peut demander “quels tests permettent de prédire des performances cognitives, et avec quelle fiabilité ?”Au lieu de “la conscience est-elle immatérielle ?”, on peut demander “quels corrélats neuronaux de l’expérience consciente peut-on mesurer ?”En ce sens, Alder est proche de l’esprit de Karl Popper et de la falsifiabilité : une proposition devient “scientifique” si on peut imaginer ce qui la rendrait fausse. Mais Alder va plus loin en mode pragmatique : si on ne peut pas trancher, ne gaspillons pas l’énergie à polémiquer.Attention : ce rasoir n’est pas une loi de la nature. Il peut être trop strict. Certaines questions paraissent non testables… jusqu’au jour où une nouvelle méthode les rend observables (c’est arrivé souvent dans l’histoire des sciences). Et puis, on peut aussi débattre de valeurs, d’éthique, de sens — sans “expérience” au sens strict.Conclusion : le rasoir d’Alder n’élimine pas les grandes questions. Il vous aide à repérer celles qui, pour l’instant, ne peuvent produire ni preuve ni progrès — juste des joutes verbales.
  • Quel est le plus grand canular poétique du XXe siècle ?

    02:26|
    En 1944, dans l’Australie encore en pleine Seconde Guerre mondiale, une bombe littéraire explose… mais pas avec des armes : avec des vers. Son nom ? Ern Malley. Un poète inconnu, fulgurant, “génial”. Sauf qu’il n’a jamais existé. Et c’est précisément ce qui va faire de cette histoire le plus grand canular poétique du XXᵉ siècle. Tout commence avec un petit cercle d’avant-gardistes qui publie une revue moderniste : Angry Penguins, dirigée par le jeune poète Max Harris, alors âgé d’à peine 22 ou 23 ans. Ils veulent révolutionner la poésie, casser les codes, faire entrer l’art dans une ère moderne. Mais cette avant-garde agace énormément deux écrivains plus classiques, James McAuley et Harold Stewart, qui trouvent la poésie moderniste prétentieuse, obscure… et parfois creuse. Ils ont alors une idée diabolique : prouver que ces poètes “modernes” sont incapables de distinguer le vrai talent du charabia. Leur plan est simple : inventer un poète, lui créer une biographie tragique, puis écrire des poèmes volontairement absurdes — une sorte de pastiche. En un après-midi, dans une caserne de l’armée, ils bricolent un recueil entier, en piochant des phrases au hasard dans un dictionnaire, Shakespeare, des recueils de citations, puis en les mélangeant pour produire une poésie déroutante, pleine d’images surréalistes, d’allusions bancales, de fragments énigmatiques. Ils envoient le tout à Harris sous couvert d’une lettre émouvante signée Ethel Malley, la sœur du défunt : Ern serait mort à 25 ans, laissant derrière lui un manuscrit intitulé The Darkening Ecliptic. Harris tombe dans le piège. Il est bouleversé. Il croit découvrir un génie caché et publie un numéro spécial consacré à Ern Malley, allant jusqu’à commander une couverture inspirée des poèmes. Puis, très vite : révélation publique. Humiliation nationale. Et pire encore : la police saisit la revue, et Max Harris est poursuivi pour obscénité. Il est condamné et condamné à une amende. Mais le twist final est magnifique : avec le temps, beaucoup de critiques ont admis que les poèmes étaient… bons. Les auteurs avaient voulu produire du mauvais modernisme — et ils ont peut-être créé, malgré eux, de la vraie poésie. Ern Malley n’a jamais vécu. Et pourtant, il est devenu immortel.
  • Qu'est-ce que la “théorie de la vitre cassée” ?

    02:23|
    La “théorie de la vitre cassée”, ou “broken windows theory”, est une idée née en criminologie qui explique comment un environnement dégradé peut favoriser la délinquance. Elle repose sur un raisonnement simple : lorsqu’un lieu montre des signes visibles de désordre — une vitre cassée, des tags, des déchets, des voitures brûlées — il envoie un message implicite : ici, personne ne contrôle, personne ne protège, donc tout est permis. Ce sentiment d’abandon peut encourager les comportements incivils, puis la criminalité.La théorie est formulée au début des années 1980 par deux chercheurs américains, James Q. Wilson et George L. Kelling, dans un article devenu célèbre. Leur exemple est celui d’un immeuble : si une vitre est cassée et qu’on ne la répare pas, d’autres vitres seront bientôt brisées. Non pas parce que les gens deviennent soudain violents, mais parce que le signal social change : la transgression paraît moins risquée et plus tolérée. Autrement dit, le désordre visible agirait comme une invitation.L’idée introduit une notion importante : le crime n’est pas seulement une question d’individus, mais aussi de contexte. Les auteurs distinguent notamment deux choses : les crimes graves (vols, agressions, homicides) et les “petits désordres” (incivilités, nuisances, vandalisme). Selon eux, si l’on tolère les petits désordres, on affaiblit progressivement les normes sociales, ce qui facilite l’installation de la criminalité.Cette théorie a eu une influence énorme sur les politiques publiques, surtout dans les années 1990. Elle a inspiré des stratégies de police dites “de tolérance zéro” : sanctionner rapidement les petits délits (fraude, ivresse, dégradations) pour éviter une escalade vers des crimes plus graves. L’exemple le plus souvent cité est New York, où cette approche a été associée à une baisse importante de la criminalité.Mais la théorie est aussi très controversée. D’abord parce que prouver un lien de cause à effet est difficile : la criminalité peut baisser pour d’autres raisons (économie, démographie, politiques sociales). Ensuite parce que la “tolérance zéro” a parfois conduit à des contrôles agressifs, à des tensions avec certains quartiers, et à des accusations de ciblage social ou racial.En résumé, la théorie de la vitre cassée affirme qu’un environnement laissé au désordre crée un climat propice aux infractions. Elle a marqué la manière dont on pense la sécurité urbaine, tout en suscitant de fortes critiques sur ses effets et ses dérives.
  • Qui a fait écrire un Coran avec son propre sang ?

    02:31|
    L’histoire paraît si incroyable qu’on la croirait inventée. Pourtant, elle est bien réelle : le dirigeant qui a fait écrire un Coran avec son propre sang est Saddam Hussein, président de l’Irak pendant plus de vingt ans. Et ce “Coran de sang” est devenu l’un des objets les plus controversés de l’histoire récente du pays.Tout commence dans les années 1990. Saddam Hussein, affaibli politiquement après la guerre du Golfe, cherche à renforcer son image. Il lance alors ce qu’il appelle une campagne de “retour à la foi”, un virage religieux censé le présenter comme un chef pieux, protecteur de l’islam, alors même que son régime était jusque-là surtout nationaliste et autoritaire. C’est dans ce contexte qu’il imagine une opération spectaculaire, à la frontière de la propagande et du sacrilège : faire écrire un Coran avec son propre sang.Selon les récits les plus souvent rapportés, Saddam Hussein aurait fait prélever, pendant plusieurs années, de grandes quantités de son sang — certains parlent d’environ 24 litres au total. Le sang aurait ensuite été transformé en encre par un calligraphe, chargé de copier intégralement le texte sacré, à la main, page après page, vers la fin des années 1990.Pourquoi faire cela ? Saddam Hussein présente l’acte comme un vœu religieux : une offrande à Dieu, réalisée “par reconnaissance” après avoir survécu à des menaces. Mais pour de nombreux Irakiens, et pour des autorités religieuses, l’affaire est immédiatement jugée troublante. Car dans l’islam, le sang est généralement considéré comme impur : utiliser un fluide corporel pour écrire le Coran apparaît donc non seulement comme une excentricité, mais comme une transgression.Le manuscrit achevé est exposé dans une mosquée monumentale de Bagdad, construite sous Saddam : la mosquée Oum al-Ma’arik, souvent appelée “mosquée de la Mère de toutes les batailles”. Là, le Coran de sang devient un symbole : aux yeux du régime, il doit représenter la dévotion du chef ; pour ses opposants, il illustre plutôt le culte de la personnalité poussé à l’extrême.Après la chute de Saddam en 2003, le manuscrit devient un véritable casse-tête : faut-il le conserver comme pièce historique, ou le détruire comme objet blasphématoire ? Pendant des années, des débats agitent l’Irak, car détruire un Coran est lui-même un acte problématique, même si sa forme choque.Résultat : ce livre reste un paradoxe. Un Coran… écrit par le sang d’un dictateur. Un objet sacré pour certains, scandaleux pour d’autres — mais dans tous les cas, un témoignage fascinant de la façon dont le pouvoir peut chercher à se rendre éternel, même à travers le religieux.
  • D'où vient le doigt d'honneur ?

    01:50|
    Le “doigt d’honneur”, c’est-à-dire le fait de tendre le majeur en repliant les autres doigts, n’a pas une origine floue ou médiévale : on connaît des sources antiques précises qui prouvent que le geste existait déjà il y a plus de 2 000 ans — et qu’il était déjà obscène.1) L’origine antique : un geste sexuel, pas une “insulte abstraite”Dans l’Antiquité grecque, le majeur tendu est un signe explicitement sexuel : il représente un phallus (le doigt dressé), parfois accompagné des doigts repliés comme testicules. Ce n’est pas métaphorique : c’est un geste de menace et d’humiliation, destiné à rabaisser l’autre en insinuant une domination sexuelle.Le témoignage le plus net se trouve chez Aristophane, dans la comédie Les Nuées (423 av. J.-C.) : un personnage fait un jeu de mots entre dáktylos (“doigt”) et le “dactyle” (le pied métrique), et accompagne la blague en tendant le majeur, comme une provocation. Cela montre que le public grec comprenait immédiatement le sens obscène du geste. On en trouve aussi des mentions via des compilations antiques et commentaires (Suda, etc.), preuve que le geste était identifié comme une insulte codifiée. 2) La confirmation romaine : “digitus impudicus”À Rome, le geste est carrément nommé : digitus impudicus, “le doigt impudique / indécent”. Là encore, pas de doute sur sa nature : il s’agit d’un signe grossier, associé à l’insulte sexuelle et à la dérision.Le geste apparaît chez plusieurs auteurs latins, notamment Martial, qui évoque le “doigt impudique” dans ses épigrammes, et d’autres textes latins de l’époque impériale. 3) Ce que ce n’est PAS : la légende d’AzincourtBeaucoup répètent que le geste viendrait des archers anglais à Azincourt (1415), qui auraient montré leurs doigts aux Français. C’est une légende moderne, démontée par des vérifications historiques : elle ne correspond pas aux sources et le geste existait déjà dans l’Antiquité. Donc l’origine exacte du doigt d’honneur est claire : c’est un geste obscène antique, attesté en Grèce au Ve siècle av. J.-C. et nommé à Rome comme le digitus impudicus — un symbole sexuel de domination devenu, au fil du temps, l’insulte universelle que l’on connaît aujourd’hui. 
  • Pourquoi dit-on, à tort, “faire l'autruche” ?

    02:16|
    L’expression « faire l’autruche » signifie se comporter comme si un danger n’existait pas : refuser de regarder la réalité en face, ignorer un problème, éviter une mauvaise nouvelle. Autrement dit : se cacher pour ne pas affronter.Mais d’où vient exactement cette formule ? Et pourquoi est-elle injuste envers… la pauvre autruche ?Une origine ancienne… mais fondée sur une croyanceL’idée que l’autruche se cache en mettant la tête dans le sable circule depuis très longtemps. On la trouve déjà dans l’Antiquité, puis au Moyen Âge : les auteurs de bestiaires décrivent l’autruche comme un animal un peu “bête”, ou du moins étrange, capable de comportements absurdes. L’image est ensuite devenue un symbole moral : l’autruche serait celle qui refuse de voir le danger, et cette métaphore a fini par s’imposer dans la langue.Pourquoi cette croyance a-t-elle été si tenace ? Parce qu’elle est visuellement parfaite : on imagine très bien un oiseau immense, dépassé par la situation, qui se protège en cachant sa tête. C’est absurde, donc mémorable. Et surtout, ça fonctionne merveilleusement comme leçon de vie : “n’ignore pas les problèmes”.Pourquoi c’est complètement fauxEn réalité, l’autruche ne met pas sa tête dans le sable pour se cacher. C’est même l’inverse : elle est plutôt prudente et vigilante.Si ce mythe existe, c’est à cause de plusieurs comportements réels mais mal interprétés :1. Elle baisse la tête au solL’autruche passe beaucoup de temps à chercher de la nourriture. Elle picore, fouille, examine le sol. De loin, sa longue tête au ras du terrain peut donner l’impression qu’elle “disparaît” dans le sable.2. Elle s’occupe de ses œufsAutre point clé : l’autruche creuse un nid peu profond dans le sol. Elle y pond, puis elle tourne les œufs, les réarrange, parfois le bec près du sable. Là encore, vu de loin, on peut croire qu’elle “enterre” la tête.3. Elle se couche pour se camouflerQuand elle se sent menacée, il lui arrive de s’aplatir au sol, cou tendu. Dans la savane, cette posture peut la rendre moins visible. Mais ce n’est pas du déni : c’est une stratégie de survie.Et si la menace devient sérieuse, l’autruche ne se cache pas : elle fuit — très vite — ou elle se défend avec des coups de pattes redoutables.Conclusion : dire d’une personne qu’elle “fait l’autruche”, c’est l’accuser d’être lâche et aveugle… alors que l’autruche, elle, est tout sauf stupide. Elle observe, elle s’adapte, et elle agit.
  • Pourquoi les États-Unis hébergent l'un des sites les plus radioactifs au monde ?

    02:29|
    Hanford, c’est l’histoire d’un endroit choisi pour sauver une guerre… et qui est devenu, ensuite, l’un des héritages radioactifs les plus lourds de la planète.Nous sommes en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis lancent le projet Manhattan, la course secrète à la bombe atomique. Pour fabriquer une bombe, il faut une matière nouvelle : le plutonium. Et pour produire du plutonium en grande quantité, il faut des réacteurs nucléaires, des usines chimiques, une logistique immense… et surtout un lieu discret.C’est ainsi qu’est sélectionné un vaste territoire au bord du fleuve Columbia, dans l’État de Washington : Hanford. Le site est idéal pour plusieurs raisons : il est éloigné des grandes villes, dispose d’une abondante eau froide pour refroidir les réacteurs, bénéficie d’hydroélectricité bon marché, et d’infrastructures de transport. Tout cela en fait une usine nucléaire parfaite… et profondément secrète. À Hanford, on construit à une vitesse folle. Le premier réacteur, le B Reactor, démarre en 1944. Le plutonium produit ici sera utilisé pour la première bombe testée au Nouveau-Mexique, puis pour la bombe larguée sur Nagasaki en 1945. Mais l’histoire ne s’arrête pas à la victoire. Avec la Guerre froide, Hanford devient une machine industrielle colossale : jusqu’à neuf réacteurs et plusieurs complexes de retraitement. Pendant des décennies, le site fournit l’essentiel du plutonium de l’arsenal nucléaire américain. Le problème, c’est que tout cela produit des déchets… et à l’époque, la priorité n’est pas l’environnement. Les procédures de sûreté sont insuffisantes, et une partie des rejets radioactifs finit dans l’air et dans le fleuve. Les déchets les plus dangereux sont stockés dans 177 cuves souterraines, dont certaines ont fui. Aujourd’hui encore, Hanford contient environ 56 millions de gallons de déchets radioactifs, ce qui en fait l’un des sites les plus contaminés des États-Unis. Depuis la fin de la production, Hanford est devenu le symbole du “prix caché” de l’ère nucléaire : un chantier de nettoyage titanesque, coûteux (on parle de 60 milliards de dollrs), technique, et interminable. Une partie du plan consiste désormais à transformer ces déchets en verre (vitrification) pour les stabiliser. 
  • Pourquoi prendre de bonnes résolutions date de 4000 ans ?

    02:11|
    Chaque 1er janvier, on se promet de faire du sport, de manger mieux, d’arrêter de scroller la nuit… Et on croit que c’est une lubie moderne. Pourtant, selon une idée largement relayée par les historiens des traditions, le fait de prendre des “bonnes résolutions” remonterait à plus de 4 000 ans, chez les Babyloniens. Alors : mythe ou réalité ?Réponse : c’est vrai dans l’esprit… mais pas dans la forme.Dans la Mésopotamie antique, vers 2000 avant notre ère, les Babyloniens célèbrent le Nouvel An lors d’un grand festival de douze jours appelé Akitu. Ce n’est pas en janvier : c’est au printemps, au moment où l’on relance le cycle agricole. Mais c’est bien un moment symbolique de “redémarrage” : la société entière se remet en ordre, on renouvelle les pouvoirs, on réaffirme des équilibres.Et au cœur de cette fête, il y a une pratique très proche de nos résolutions : les Babyloniens faisaient des promesses aux dieux. Ils s’engageaient notamment à rembourser leurs dettes et à rendre les objets empruntés. Ces engagements n’étaient pas de simples intentions, mais de véritables vœux religieux, liés à une croyance : si l’on respecte sa parole, les dieux accorderont leur faveur pour l’année à venir. Cette filiation est souvent présentée comme l’ancêtre de nos résolutions modernes.Donc oui : l’idée de “commencer l’année par une promesse de mieux faire” existait déjà.Mais attention : ces promesses babyloniennes n’étaient pas des objectifs de développement personnel. On ne se disait pas “je vais devenir la meilleure version de moi-même”. L’enjeu était surtout moral et social : honorer ses obligations, rétablir l’ordre, rester dans les bonnes grâces du divin.Au fil des siècles, l’idée a survécu et s’est transformée. Les Romains, par exemple, faisaient des promesses au dieu Janus. Puis la tradition s’est progressivement sécularisée : au lieu de promettre aux dieux, on se promet à soi-même.Conclusion : oui, prendre de bonnes résolutions a bien plus de 4 000 ans. Mais nos résolutions actuelles sont une version très moderne d’un vieux réflexe humain : profiter du passage à une nouvelle année pour se réinventer… et croire qu’on va enfin s’y tenir.