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Choses à Savoir

Le sein de Marie Antoinette est-il à l'origine de la coupe de champagne ?

Les fêtes de fin d'année sont toujours l'occasion, du moins en France, de boire du champagne. Ce vin prestigieux se déguste dans des coupes, dont la forme évasée permet une bonne oxygénation du champagne, ou dans des flûtes, qui mettent mieux en valeur la mousse et les bulles, inséparables de ce délectable nectar.


Mais d'où vient la forme particulière de la coupe de champagne, qui semble moins appréciée aujourd'hui ? Une légende tenace l'attribue au moulage qu'on aurait fait d'un sein de la Reine Marie-Antoinette. Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches et qu'on a créé de nombreux mythes, souvent peu favorables à son image, autour de cette souveraine.


La poitrine d'autres femmes, comme la marquise de Pompadour, maîtresse de Louis XV, l'Impératrice Joséphine ou Diane de Poitiers, la favorite d'Henri II, aurait pu inspirer la forme de ce verre. Mais il ne s'agit, là encore, que de rumeurs, qui n'ont aucun fondement historique avéré.


La symbolique du sein nourricier, pourvoyeur de lait, n'est sans doute pas sans rapport avec la diffusion de ces plaisantes histoires.


Mais il est pourtant une femme, dont le sein a bien inspiré la forme d'une coupe de champagne. Il s'agit du mannequin britannique Kate Moss, dont le sein gauche a bien été moulé par une sculptrice qui, à partir de ce moulage, a créé une coupe de champagne.


La véritable origine de la coupe de champagne serait plutôt à rechercher du côté de l'Angleterre. On sait que les Anglais ont toujours été friands de champagne.


Pour mieux le déguster, ils auraient créé un verre à la forme évasée, qui n'est pas sans évoquer celle du calice, un vase sacré destiné à contenir le vin utilisé lors de l'Eucharistie, durant une messe catholique.


Pour certains, les Anglais seraient d'ailleurs aussi à l'origine de la flûte, qui apparaît au milieu du XVIIIe siècle et finira, dès les années 1930, par supplanter la coupe. Il est cependant à noter que les amateurs préfèrent encore le verre tulipe, légèrement évasé.


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    "J'entends siffler le train", chantait Richard Anthony dans les années 1960. Il n'était pas le seul. Les personnes habitant près des gares perçoivent tous les jours ce puissant signal sonore.Les trains, en effet, ont souvent l'occasion de klaxonner. Ils le font quand ils en croisent un autre ou à l'approche d'un passage à niveau ou d'une gare. Mais les conducteurs actionnent aussi leur klaxon en entrant et en sortant des tunnels.Un tunnel ferroviaire est un espace sombre, où la visibilité est moindre et où les bruits sont étouffés. Ce signal sonore permet donc d'avertir les personnes qui pourraient se trouver là.Des personnels de la SNCF, comme des agents de maintenance ou des inspecteurs, peuvent en effet travailler dans le tunnel ou dans ses environs. Très puissant, le signal sonore émis par le train peut être perçu à distance. Il donne donc aux personnes sur place le temps de s'éloigner avant que le train n'arrive.Le conducteur du train klaxonne aussi en sortant du tunnel. Il s'agit, là encore, d'avertir les personnes qui pourraient se trouver dans les parages de la rapide arrivée d'un train.Cette précaution est d'autant plus nécessaire que la visibilité est souvent réduite à la sortie du tunnel. En effet, la transition brutale entre l'ombre et la lumière limite, pour un bref instant, la capacité de vision du conducteur. Elle doit en effet s'accommoder à ce brusque changement de luminosité.À cette difficulté peut s'ajouter, au sortir du tunnel, la présence de virages, qui réduisent encore plus le champ de vision du conducteur. Dans ces conditions, l'émission de ce signal sonore peut éviter un accident.Le klaxon peut aussi prévenir un autre train, qui arrive en sens inverse. Pour éviter tout risque de collision, le conducteur avertit donc le convoi qui doit croiser son chemin.On voit que, même si ces puissants klaxons peuvent être perçus comme une forme de nuisance sonore par les riverains, ils sont essentiels à la sécurité des piétons et des passagers.
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