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Choses à Savoir TECH

Un agent IA débarque sur Linux ?

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Un nouvel acteur vient de faire son entrée dans l’univers des assistants intelligents, et il s’adresse directement aux passionnés de Linux. Newelle, c’est son nom, vient de sortir en version 1.0. Basé sur GNOME, l’environnement de bureau phare du monde libre, il se distingue par une intégration native et transparente, avec une interface GTK qui lui donne l’allure d’un outil pensé dès le départ pour l’écosystème Linux.


L’assistant ne se contente pas de répondre à des questions : il propose une véritable boîte à outils intelligente. On y retrouve un gestionnaire de fichiers intégré, capable d’accompagner l’utilisateur dans ses tâches grâce à l’IA, un gestionnaire de profils permettant de basculer d’une configuration à une autre, ainsi qu’une mémoire à long terme, qui permet de se souvenir des échanges passés pour personnaliser les interactions.


Côté fonctionnalités avancées, Newelle mise sur la flexibilité : choix des modèles d’IA, qu’ils soient locaux ou hébergés dans le cloud, extensions personnalisées pour enrichir l’expérience, et même la possibilité de discuter avec ses propres documents ou d’extraire directement des informations de sites web. Le logiciel prend en charge le Markdown, le LaTeX, mais aussi la reconnaissance vocale et la synthèse vocale, permettant une utilisation totalement mains libres. Plus surprenant encore : il peut exécuter des commandes dans le terminal suggérées par l’IA, une fonction qui séduira sans doute les utilisateurs avancés.


Disponible dès maintenant via GitHub ou Flathub, Newelle reste fidèle à la philosophie du libre : son installation est entièrement optionnelle et manuelle. Un contraste marqué avec Microsoft, qui intègre désormais ses assistants de manière quasi imposée à Windows. Avec ce lancement, Newelle s’impose comme une alternative sérieuse et respectueuse pour ceux qui veulent profiter de l’intelligence artificielle tout en gardant le contrôle de leur environnement. Reste à voir si la communauté Linux saura s’emparer de ce nouvel outil et l’enrichir, comme elle sait si bien le faire.

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  • Un simple mail suffit à tromper un agent IA sur votre ordinateur ?

    02:06|
    Une phrase invisible dans un simple e-mail peut suffire à donner de mauvaises instructions à une intelligence artificielle chargée de le lire. Le problème devient beaucoup plus sérieux lorsque cette IA peut également consulter des fichiers, envoyer des messages ou agir dans l’entreprise. Cette attaque porte un nom : l’injection de prompt. Au lieu d’introduire un logiciel malveillant classique, l’attaquant cache une instruction en langage naturel dans une source que l’IA va consulter : un courrier électronique, une page web, un document ou même une image. L’utilisateur peut ne rien remarquer. L’assistant, lui, ingère à la fois le contenu légitime et l’instruction hostile. C’est précisément pourquoi l’OWASP classe encore l’injection de prompt au premier rang de son Top 10 des risques pour les applications utilisant de grands modèles de langage en 2026. Le risque n’est plus théorique. En 2025, la vulnérabilité EchoLeak avait montré qu’un seul e-mail spécialement construit pouvait manipuler Microsoft 365 Copilot. L’attaque permettait au système de rechercher des informations auxquelles il avait normalement accès dans l’environnement professionnel puis de les exfiltrer, sans que l’utilisateur ait à cliquer sur un lien. Microsoft a corrigé la faille avant sa divulgation publique. La nuance est essentielle : l’intelligence artificielle n’acquiert pas magiquement des droits supplémentaires. Le danger vient justement des autorisations qu’on lui a déjà données. Un chatbot qui ne peut que résumer un texte offre peu de leviers. Un agent connecté aux mails, aux fichiers, au calendrier et à des applications professionnelles peut transformer la même manipulation en véritable incident de sécurité. C’est pourquoi les défenses ne peuvent pas reposer uniquement sur la capacité du modèle à reconnaître une instruction suspecte. Les recommandations actuelles consistent aussi à limiter les permissions, isoler les contenus externes, contrôler les données qui ressortent et demander une validation humaine avant les actions sensibles.Source : OWASP
  • Une peau artificielle pour améliorer les sensations en VR ?

    02:03|
    Des chercheurs du MIT ont créé une feuille de silicone capable de reconstruire sa propre forme en trois dimensions lorsqu’on la plie ou qu’on la tord. Cousue un jour dans un vêtement, elle pourrait permettre à un casque de réalité virtuelle de suivre directement une partie de nos mouvements. Le prototype mesure seize centimètres de côté et cinq millimètres d’épaisseur. À l’intérieur, les chercheurs ont intégré quatorze guides optiques souples fabriqués en caoutchouc et disposés sur deux couches. Le principe repose sur la lumière. Une LED éclaire chaque fibre depuis une extrémité. Lorsque la feuille se courbe, la quantité de lumière reçue à l’autre bout varie. Les chercheurs ont rendu un côté de chaque guide plus rugueux que l’autre : selon le sens de la flexion, la lumière se perd différemment. Le système peut ainsi déterminer non seulement combien la feuille se plie, mais dans quelle direction.Un algorithme combine ensuite les quatorze mesures pour reconstituer la surface en trois dimensions. Sur trois formes imprimées en 3D, l’écart moyen se situait entre 2,8 et 4,5 millimètres. Le mot « peau » peut cependant prêter à confusion. Le dispositif n’est pas un système haptique qui ferait ressentir un coup ou la texture d’un objet virtuel. Il mesure principalement la forme et peut détecter une pression. Pour le jeu vidéo, son intérêt serait donc plutôt de transformer un vêtement souple en capteur de mouvements corporels.Et le prototype est encore beaucoup trop lent pour remplacer les systèmes actuels. La reconstruction fonctionne autour de trois images par seconde dans MATLAB, alors qu’un environnement de réalité virtuelle demande des dizaines d’actualisations chaque seconde. La feuille suit également mal certaines déformations complexes autour du poignet ou du coude. Les chercheurs veulent maintenant amincir les fibres, accélérer les calculs et intégrer davantage d’électronique directement au matériau.Source : MIT
  • Qu'est-ce que Petal, le projet de câble sous-marin entre Meta et l'Europe ?

    02:11|
    Meta prépare un câble sous-marin capable de transporter un pétabit de données par seconde entre les États-Unis et la France. Mais Petal ne donnera pas soudainement une connexion deux fois plus rapide aux particuliers : il augmente surtout la capacité de l’infrastructure qui relie les grands centres numériques des deux continents.Prévu pour entrer en service en 2029, Petal doit parcourir environ 7 000 kilomètres sous l’Atlantique. Meta annonce une capacité totale de 1 000 térabits par seconde, soit deux fois celle des systèmes transocéaniques les plus avancés actuellement. NEC construira et installera le système, Sumitomo Electric fournira la fibre et Orange participera à son arrivée sur la côte atlantique française. La véritable innovation se trouve à l’intérieur de la fibre. Les câbles sous-marins classiques font circuler la lumière dans un seul cœur par fibre. Petal en utilisera deux. Avec 24 paires de fibres multicœurs, Meta obtient ainsi l’équivalent de 48 paires conventionnelles sans devoir doubler physiquement le nombre de fibres.Ce choix répond à une contrainte très concrète. Sur 7 000 kilomètres, le signal doit être amplifié régulièrement par des répéteurs installés au fond de l’océan, eux-mêmes alimentés depuis la terre. Ajouter toujours davantage de fibres finit donc par augmenter la consommation électrique et compliquer l’ensemble du câble. Meta affirme que sa nouvelle architecture double la capacité tout en restant compatible avec les équipements d’alimentation existants. L’intelligence artificielle explique une partie de cette course à la bande passante, mais Petal n’est pas un câble réservé à l’IA. Il transportera le même type de données que les autres grandes artères d’Internet : cloud, vidéo, services numériques et communications entre centres de données. Et surtout, ses performances restent pour l’instant celles d’un projet annoncé. Le câble n’est pas encore posé et le pétabit par seconde correspond à sa capacité de conception.Source : Engineering.fb
  • La France met-elle assez de moyen pour construire son cloud souverain ?

    02:08|
    La France va investir 20 millions d’euros pour aider cinq acteurs à construire une offre commune de cloud et d’intelligence artificielle destinée aux données sensibles. Mais il ne s’agit pas de créer un nouveau cloud national à partir de zéro.Le programme est piloté par Cloud Temple avec Thales, Bull, Vates et le CEA. Les partenaires ajouteront 27 millions d’euros aux fonds de France 2030, soit 47 millions au total d’ici fin 2028. Chacun fournit une partie de la chaîne. Cloud Temple apporte son infrastructure existante et pilote l’ensemble. Thales intervient sur la cybersécurité et avec sa filiale S3NS. Bull doit intégrer les infrastructures matérielles et logicielles nécessaires à l’intelligence artificielle. Le CEA travaillera sur les architectures futures, tandis que Vates fournit une technologie française de virtualisation open source.L’objectif est de proposer à terme des services d’infrastructure, de plateforme et d’IA pour les administrations et entreprises manipulant des données particulièrement sensibles, dans la santé, la finance ou l’industrie. Le terme important est « cloud de confiance ». En France, la référence est SecNumCloud, qualification délivrée par l’ANSSI. Elle impose des exigences techniques mais aussi juridiques, notamment pour réduire l’exposition aux lois extraterritoriales et maintenir données, opérations sensibles et contrôle du service dans l’Union européenne.Cloud Temple dispose déjà d’offres qualifiées. Mais cela ne signifie pas que chaque nouveau service développé par le consortium recevra automatiquement le label : l’ANSSI rappelle que SecNumCloud qualifie une offre précise, pas simplement une entreprise ou l’infrastructure qui l’héberge. Le défi sera surtout économique. La Direction générale des entreprises estime que les hyperscalers étrangers contrôlent encore plus de 70 % du marché, avec des catalogues de services et des moyens d’investissement considérables. Même certains dirigeants français du cloud doutent que des consortiums suffisent à combler ce retard.Source : Cloud Temple
  • Comment les détecteur d'IA authentifient-ils un texte ?

    02:33|
    Un détecteur d’intelligence artificielle ne sait pas que ChatGPT a écrit un texte. Il calcule surtout à quel point ce texte ressemble à ceux qu’il a appris à reconnaître comme artificiels.C’est une distinction essentielle, car un score affichant 97 ou 99 % peut donner l’impression d’une preuve presque scientifique. Ces outils ne fonctionnent pas comme un logiciel antiplagiat. Ils ne recherchent pas votre paragraphe dans une base contenant toutes les réponses produites par ChatGPT. Les systèmes modernes découpent d’abord le texte en tokens, transforment ces éléments en représentations numériques, puis les font analyser par un réseau neuronal entraîné sur de grandes quantités de textes dont l’origine est connue.Pangram, par exemple, entraîne son modèle avec des documents humains et des productions provenant de dizaines de modèles d’IA. Pour éviter qu’il apprenne simplement qu’un article scientifique est « humain » et qu’une dissertation est « artificielle », l’entreprise génère aussi des textes synthétiques reproduisant le sujet, le ton et la longueur des exemples humains. Cela permet de comprendre pourquoi l’ancienne explication fondée uniquement sur la « perplexité » est devenue insuffisante. Cette mesure évalue à quel point les mots d’un texte sont prévisibles. Elle a beaucoup servi aux premières générations de détecteurs, mais les outils actuels combinent bien davantage de caractéristiques grâce à des modèles d’apprentissage profond.Le problème apparaît lorsque l’écriture devient hybride. Corriger quelques fautes avec une IA, lui faire réécrire plusieurs paragraphes ou lui demander l’intégralité d’un texte sont trois situations très différentes, alors que le détecteur ne voit que le résultat final. Une étude publiée cette année a ainsi montré qu’un détecteur scientifique repérant initialement 99,8 % des textes artificiels tombait à 70,4 % après paraphrase. Un autre projet, AITDNA, qui conserve tout l’historique de rédaction entre humains et IA, constate que les détecteurs sont souvent performants pour certaines définitions du « texte IA », beaucoup moins lorsqu’on mélange toutes les formes de collaboration.Source : Clubic
  • 200 giga d'archives de Cartoon Network fuitent sur internet ?

    01:54|
    Plus de 200 gigaoctets de fichiers attribués à Cartoon Network circulent actuellement sur Internet. Ce ne sont pas simplement des épisodes ou des vidéos inédites : ce sont les documents qui montrent comment certaines séries ont réellement été fabriquées.Le lot concernerait plus d’une trentaine de productions, parmi lesquelles Adventure Time, Les Super Nanas, Regular Show, Teen Titans ou Le Monde incroyable de Gumball. On y trouverait des storyboards, des décors en haute définition, des guides de personnages, des fichiers Photoshop conservant leurs calques et surtout des projets d’animation modifiables. Pour Gumball, par exemple, circuleraient des fichiers Flash des deux premières saisons avec les « rigs » des personnages. Un rig est une sorte de squelette numérique : bras, jambes, yeux ou bouche peuvent être déplacés séparément pour animer le personnage sans devoir tout redessiner.C’est ce qui donne à cette fuite une valeur inhabituelle pour les animateurs et les historiens. Un épisode terminé montre le résultat. Les fichiers de production montrent les choix intermédiaires, les corrections et les techniques utilisées par les équipes. Pour Adventure Time seulement, les internautes évoquent environ 90 gigaoctets de matériel. Mais une précaution importante demeure : ni Cartoon Network, ni Warner Bros. Discovery, ni son nouveau propriétaire n’ont publiquement authentifié l’ensemble de ces archives. L’origine exacte de la fuite reste également inconnue. Le volume de plus de 200 gigaoctets provient des personnes qui diffusent ou analysent les fichiers et des premiers médias qui ont couvert l’affaire, pas d’un inventaire officiel. Il est donc trop tôt pour parler d’un piratage confirmé ou pour attribuer la fuite à une restructuration précise.Source : Clubic
  • Call of Duty et l'IA, c'est terminé ?

    02:00|
    L’intelligence artificielle permet désormais de reconstruire en quelques jours des morceaux entiers de jeux vidéo commerciaux. Mais écrire le code avec une IA ne fait pas disparaître les droits sur les cartes, les sons ou les personnages d’origine.Le développeur Luckey Faraday en a fait l’expérience avec deux projets gratuits jouables dans un navigateur. Le premier, baptisé « Claude of Duty », reproduisait une partie du multijoueur de Black Ops II, avec notamment les cartes Hijacked et Nuketown 2025. Le second recréait Kino der Toten, célèbre carte Zombies du premier Black Ops. Faraday affirme n’avoir écrit lui-même aucune ligne de code pour Claude of Duty. Il a lancé plusieurs agents de programmation, d’abord avec des modèles GLM et Qwen, puis Claude et d’autres IA, en leur confiant séparément les armes, les déplacements, les ennemis, le son ou l’interface. Environ 48 heures de travail automatisé auraient suffi pour obtenir une première version jouable.Le problème juridique se trouve ailleurs. Les dépôts des projets précisaient que les cartes, modèles, animations, sons et autres éléments graphiques provenaient directement des jeux originaux sur PC. Ils appartenaient donc toujours à leurs détenteurs de droits. Le 10 octobre, Faraday a annoncé qu’Activision lui avait adressé une demande de retrait au titre du DMCA américain. Les versions hébergées ont disparu. Il faut toutefois conserver une nuance importante : la notification complète n’a pas été rendue publique et Activision n’a pas commenté l’affaire. Un retrait DMCA n’est pas non plus une décision de justice sur le fond. L’intérêt du cas dépasse donc Call of Duty. Le « vibe coding » réduit brutalement le temps et les compétences nécessaires pour construire une copie fonctionnelle d’un logiciel complexe. Mais l’IA automatise la programmation, pas l’acquisition des droits. Source : Les Numériques
  • Squadron 42 sortira (enfin) en 2027 ?

    02:05|
    Quatorze ans après son annonce, Squadron 42 vient de franchir deux étapes beaucoup plus concrètes qu’une nouvelle bande-annonce : des joueurs extérieurs au studio ont pu y jouer plusieurs heures, et sa page Steam affiche désormais une sortie prévue au deuxième trimestre 2027.Squadron 42 est la campagne solo située dans l’univers de Star Citizen, le gigantesque projet spatial de Cloud Imperium Games. Le joueur y incarne une recrue de la marine humaine, avec combats à pied, pilotage de vaisseaux et séquences très cinématographiques portées notamment par Mark Hamill, Gary Oldman et Gillian Anderson. Le 9 octobre, à Manchester, plusieurs dizaines d’invités ont pu jouer environ cinq heures à une version encore en développement. Leurs témoignages décrivent un jeu effectivement jouable, avec exploration, combats spatiaux et affrontements à pied, même si des bugs et du travail de finition subsistent.Le lendemain, une autre étape est devenue publique : Squadron 42 est apparu sur Steam. La fiche de Valve donne désormais une fenêtre de lancement entre avril et juin 2027. Ce n’est pas une date ferme : Steam parle explicitement de sortie « prévue », et ni prix ni précommande ne sont encore proposés. La configuration minimale est également intéressante par son flou. Cloud Imperium annonce 16 gigaoctets de mémoire vive, une carte graphique disposant de 8 gigaoctets de mémoire vidéo et 150 gigaoctets de stockage. Aucun matériel recommandé n’est encore indiqué, ce qui empêche de savoir ce qu’il faudra réellement pour profiter du niveau graphique montré dans les démonstrations.Après autant d’années de reports, une page Steam ne suffit évidemment pas à garantir que Squadron 42 sortira au printemps prochain. Elle change néanmoins la nature du calendrier : le projet n’est plus seulement présenté au travers de démonstrations contrôlées par son studio, il dispose désormais d’une fenêtre commerciale affichée publiquement sur la principale boutique PC.Source : Steam
  • 80 % des Français exposés sur le darknet ?

    02:05|
    Connaître votre adresse, votre numéro de téléphone ou votre adresse mail ne prouve plus qu’un interlocuteur est légitime. Selon un haut responsable de la gendarmerie, les données de près de 80 % des Français seraient déjà proposées à la vente sur le darknet.Le chiffre a été avancé le 8 octobre à Toulon par le général André Petillot, major général de la gendarmerie. Il explique que l’exposition varie énormément : pour certains, quelques coordonnées circulent ; pour d’autres, des fichiers peuvent réunir adresse, téléphone, courriel ou données de santé. Ces informations servent ensuite à préparer des escroqueries, notamment des usurpations d’identité ou de faux dossiers de prêt. Il faut néanmoins présenter les 80 % pour ce qu’ils sont : une estimation donnée oralement. Aucune méthodologie publique ne permet aujourd’hui de vérifier comment ce pourcentage a été calculé, ni s’il mesure des personnes uniques, la présence d’au moins une donnée ou des profils beaucoup plus complets.D’autres chiffres confirment en revanche l’ampleur des fuites. Surfshark comptabilisait environ 43 millions de comptes français compromis sur les six premiers mois de 2026. Mais un compte n’est pas une personne : la même adresse mail peut apparaître dans plusieurs piratages, parfois à des années d’intervalle. Surfshark précise d’ailleurs qu’à l’échelle mondiale une même adresse compromise apparaît en moyenne dans plusieurs fuites. C’est cette accumulation qui change le risque. Une fuite donne un numéro de téléphone, une autre une adresse, une troisième un IBAN. Recoupées, ces informations permettent de construire un message ou un appel extrêmement crédible.La CNIL et Cybermalveillance.gouv.fr rappellent précisément que les données volées sont utilisées pour personnaliser hameçonnages, fraudes et tentatives d’usurpation. Leur principal conseil consiste donc à ne plus considérer une information personnelle connue par un interlocuteur comme une preuve d’identité.Source : AFP