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Choses à Savoir TECH
Les GAFAM choisissent les puces aux humains ?
Dans la Silicon Valley, un tournant est en train de s’opérer. Les géants de la tech taillent dans leurs effectifs… pour mieux investir dans l’intelligence artificielle. Une stratégie qui relance un débat déjà vif : l’IA va-t-elle compléter le travail humain, ou le remplacer ? Les faits récents semblent pencher vers la seconde hypothèse. En quelques mois, Amazon, Microsoft et Meta ont annoncé des suppressions de postes touchant des milliers de salariés dans le monde.
Mais contrairement aux vagues de licenciements observées après la pandémie, le contexte est différent. À l’époque, il s’agissait de corriger des recrutements massifs liés au boom du numérique. Aujourd’hui, ces entreprises affichent des résultats financiers solides. Les réductions d’effectifs ne répondent plus à une logique de survie, mais de réallocation des ressources. Car l’intelligence artificielle a un coût. Développer des modèles avancés nécessite des infrastructures lourdes : centres de données géants, consommation énergétique élevée, et surtout des processeurs spécialisés, comme ceux de NVIDIA, dont certains dépassent les 30 000 dollars pièce. À grande échelle, les investissements se chiffrent en centaines de milliards.
Pour financer cette course technologique, les entreprises coupent ailleurs. Les postes dans le marketing, les ressources humaines ou certains projets jugés non prioritaires sont les premiers concernés. L’objectif : libérer du capital pour accélérer sur l’IA. En parallèle, ces outils transforment déjà l’organisation du travail. Là où une équipe entière était autrefois nécessaire, une seule personne, épaulée par des systèmes d’IA, peut désormais suffire. Une évolution assumée par les dirigeants eux-mêmes. Le patron de Meta évoque une productivité démultipliée, tandis que certains responsables chez Microsoft anticipent un impact massif sur les emplois qualifiés. Ce mouvement s’accompagne aussi d’une simplification des structures internes. Moins de niveaux hiérarchiques, plus de réactivité : les entreprises adoptent des modèles plus directs, plus “plats”.
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Aller sur Mars en 56 jours ? C’est possible, mais couteux !
02:24|Aujourd’hui, rejoindre Mars relève encore de l’épreuve d’endurance. Avec les technologies actuelles, un voyage classique dure entre sept et neuf mois. Ce délai s’explique par l’utilisation d’une trajectoire dite “économe en énergie”, appelée orbite de transfert de Hohmann. Une solution efficace, mais lente, qui expose les astronautes à de longs mois de radiations et d’apesanteur. Mais une piste inattendue pourrait changer la donne. Le chercheur brésilien Marcelo de Oliveira Souza propose de s’appuyer sur l’orbite de l’astéroïde 2001 CA21 pour tracer des trajectoires beaucoup plus rapides.L’idée est originale : il ne s’agit pas d’aller vers cet astéroïde, mais d’utiliser son plan orbital comme une sorte de guide géométrique. En alignant la trajectoire d’un vaisseau sur ce plan, et en restant dans un écart de seulement 5 degrés, certaines fenêtres de tir pourraient permettre des voyages bien plus courts. Les résultats sont impressionnants. Dans un scénario “réaliste”, le trajet aller vers Mars pourrait être réduit à 56 jours, avec un retour en 135 jours. Encore plus spectaculaire, une version dite “extrême” évoque un voyage en seulement 33 jours.Pourquoi ces performances seraient-elles possibles en 2031 ? Parce que la position des planètes cette année-là offrirait une configuration idéale, permettant à la fois un départ et un retour rapides tout en respectant cet alignement orbital. Mais la physique impose ses limites. Ces trajectoires, bien que théoriquement possibles, demandent une énergie considérable. Pour le scénario à 56 jours, il faudrait environ 15 fois plus d’énergie qu’une mission classique. Pour celui à 33 jours, on monte à 40 fois plus. Autrement dit, avec nos fusées actuelles à propulsion chimique, c’est hors de portée. Pour franchir ce cap, il faudrait recourir à des technologies plus avancées, comme la propulsion nucléaire thermique, capable de fournir une poussée plus efficace sur de longues distances.Cette étude ne promet pas encore un voyage rapide vers Mars. Mais elle démontre une chose essentielle : des trajectoires ultra-rapides existent. Reste désormais à inventer les moteurs capables de les emprunter.
Roole Maps, l’alternative crédible à Waze et Google Maps ?
02:10|Les applications de navigation évoluent, et la dimension communautaire devient un passage presque obligé. Avec sa dernière mise à jour, Roole Map, développée par Identicar, franchit justement ce cap en intégrant un système de signalement participatif.Le principe est simple, et déjà bien connu des utilisateurs de Waze : chaque conducteur peut signaler en temps réel un événement directement depuis son smartphone. L’information est ensuite partagée instantanément avec les autres usagers en navigation. Cinq types d’alertes sont proposés : accidents, contrôles routiers, travaux, obstacles sur la chaussée et embouteillages. Ce fonctionnement repose sur une logique collaborative. Autrement dit, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui alimentent la carte en données. Chaque automobiliste devient ainsi une sorte de capteur mobile, capable d’enrichir l’information routière au fil de ses trajets.Jusqu’ici, cette fonctionnalité manquait à Roole Map, malgré des demandes répétées sur les plateformes de téléchargement. L’application proposait déjà plusieurs outils pratiques : des itinéraires adaptés au type de véhicule, thermique, hybride ou électrique, l’affichage des prix du carburant, le calcul des péages ou encore la localisation des bornes de recharge. Mais sans contribution des utilisateurs, elle restait en retrait face à ses concurrents. Côté déploiement, la nouveauté est déjà disponible sur iOS. Sur Android, elle est encore en phase de test, accessible en version bêta. Ce lancement progressif s’explique notamment par la diversité des appareils Android, qui complique la gestion des mises à jour et la synchronisation des données en temps réel.Aujourd’hui, Roole Map revendique environ 220 000 téléchargements et près de 50 000 utilisateurs actifs chaque mois. Un chiffre encore modeste comparé aux géants du secteur. Et c’est là que se joue l’enjeu principal. Car pour qu’un système participatif soit réellement efficace, il doit s’appuyer sur une masse critique d’utilisateurs. Sans cela, les signalements restent trop rares pour être fiables. Roole Map mise donc sur une approche différente : une application sans publicité, centrée sur les trajets du quotidien en France, plutôt qu’un outil universel.
Taylor Swift protège sa voix de l’IA avec une marque déposée ?
02:02|L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle a ouvert la porte à des usages aussi impressionnants qu’inquiétants. Parmi eux, la possibilité d’imiter à la perfection la voix ou l’image de personnalités publiques. Une dérive déjà bien réelle, qui pousse certaines célébrités à reprendre le contrôle. Ces dernières années, plusieurs polémiques ont illustré le phénomène. Des voix clonées, des visages recréés, parfois utilisés sans autorisation, voire détournés à des fins malveillantes. Dans ce contexte, la chanteuse Taylor Swift a décidé d’agir en amont.L’artiste américaine vient de franchir une étape stratégique en déposant deux empreintes vocales auprès de l’United States Patent and Trademark Office. Concrètement, il s’agit d’enregistrements spécifiques, ici, des phrases commençant par “Hey, it’s Taylor”, qui deviennent juridiquement protégés comme des marques. Ce type de dépôt permet de revendiquer un usage exclusif dans certains contextes, notamment commerciaux.Pour bien comprendre, une “empreinte vocale” est une signature sonore unique, comparable à une empreinte digitale. Elle peut être utilisée pour identifier une personne… ou, dans ce cas précis, pour empêcher son imitation non autorisée. Mais la démarche ne s’arrête pas là. Le dossier inclut également une image de la chanteuse sur scène, signe que la protection s’étend aussi à son apparence visuelle. Une réponse directe à la multiplication des “deepfakes”, ces contenus générés par IA capables de reproduire de manière ultra-réaliste le visage ou la voix d’une personne.Taylor Swift n’en est pas à son premier affrontement avec ces technologies. Elle a déjà été ciblée par des images truquées circulant sur les réseaux sociaux, un phénomène qui touche de plus en plus de figures publiques. Elle n’est d’ailleurs pas seule à anticiper ces risques. L’acteur Matthew McConaughey a lui aussi récemment protégé des extraits audio et vidéo le représentant. Derrière ces initiatives, une tendance de fond se dessine : à mesure que l’IA progresse, la notion d’identité numérique devient un enjeu juridique majeur.
Kimi K2.6, le modèle IA le plus puissant en codage ?
02:40|Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un acteur chinois s’impose de plus en plus clairement : Moonshot AI. Son nouveau modèle, K2.6, marque une progression rapide et vient bousculer les références du secteur. Trois mois seulement après la version précédente, K2.6 affiche des performances en hausse sur plusieurs tests clés. Sur SWE-Bench Pro, un benchmark qui mesure la capacité d’un modèle à corriger de vrais problèmes sur des projets GitHub, il atteint 58,6 points. Il dépasse ainsi GPT-5.4 et Claude Opus 4.6. Même tendance sur DeepSearchQA et Terminal-Bench, deux tests qui évaluent respectivement la recherche d’information complexe et l’exécution de tâches techniques.Pour comprendre cette avancée, il faut regarder sous le capot. K2.6 repose sur une architecture dite “Mixture-of-Experts”. Concrètement, cela signifie que le modèle mobilise seulement une partie de ses capacités à chaque requête, ce qui réduit les coûts de calcul. Sur le papier, il compte 1 000 milliards de paramètres, mais n’en active qu’une fraction à chaque instant. Autre élément clé : la “fenêtre de contexte”. C’est la quantité d’informations que le modèle peut traiter en une seule fois. Ici, elle atteint 256 000 tokens, soit l’équivalent de centaines de pages de texte. De quoi améliorer la compréhension de tâches longues ou complexes.Côté performance, Moonshot mise aussi sur la quantification INT4, une technique qui compresse les données numériques pour accélérer les calculs. Résultat : une inférence environ deux fois plus rapide, avec une perte de précision limitée. Mais tout n’est pas encore validé. La majorité des résultats provient des tests internes du laboratoire, et aucune reproduction indépendante complète n’a été publiée à ce stade. De plus, si les poids du modèle sont accessibles, les données d’entraînement et les méthodes utilisées restent confidentielles, ce qui limite la transparence.Enfin, l’accès à ce type de modèle reste coûteux. Même en version optimisée, il nécessite plusieurs cartes graphiques haut de gamme et une infrastructure pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars par mois. En résumé, K2.6 illustre une tendance forte : les modèles ouverts chinois se rapprochent désormais des meilleurs systèmes propriétaires. Mais la bataille de la transparence et de la reproductibilité, elle, est loin d’être tranchée.
IA : une maladie imaginaire citée par des chercheurs ?
02:21|L’intelligence artificielle impressionne par ses capacités, mais elle reste faillible. Et parfois, ses erreurs ne s’arrêtent pas à la machine. Une expérience menée en 2024 par des chercheurs de l’Université de Göteborg en apporte une illustration troublante.Les scientifiques ont inventé de toutes pièces une maladie fictive : la « bixonimania ». Selon leur description, il s’agirait d’un trouble cutané lié à une exposition prolongée aux écrans et à un frottement excessif des yeux. Un scénario volontairement absurde, conçu pour tester la capacité des intelligences artificielles à distinguer le vrai du faux. Pour cela, deux fausses études ont été publiées sur une plateforme de prépublication, un type de site où les chercheurs partagent leurs travaux avant validation par des pairs. L’objectif : observer si les grands modèles d’IA reprendraient cette information. Et la réponse a été rapide. En quelques semaines, des outils comme ChatGPT ou Gemini ont commencé à citer la bixonimania comme une pathologie réelle.Jusque-là, rien de totalement surprenant. Ces systèmes fonctionnent en analysant d’immenses volumes de données et peuvent relayer des contenus erronés s’ils ne sont pas correctement filtrés. Mais l’expérience ne s’est pas arrêtée là. Le véritable problème est apparu ensuite : des chercheurs humains ont à leur tour repris cette fausse information dans des publications scientifiques, pourtant soumises à évaluation par des pairs. Autrement dit, une erreur volontairement introduite pour tester l’IA a fini par contaminer la production scientifique elle-même.Plus étonnant encore, le document d’origine comportait des indices évidents de supercherie. Il faisait référence à des éléments de culture populaire comme Les Simpsons, Le Seigneur des Anneaux ou Star Trek. Un ton humoristique, visible même pour un lecteur non spécialiste. Cette expérience met en lumière un phénomène préoccupant : la circulation d’informations erronées entre intelligence artificielle et humains peut créer une boucle de validation trompeuse. L’IA ne fait pas qu’inventer, elle amplifie. Et lorsque ces erreurs sont reprises sans vérification, elles peuvent s’ancrer dans des sources considérées comme fiables.
Des pixels espions vous traquent dans les e-mails ?
02:30|C’est une pratique invisible, mais omniprésente dans nos boîtes mail. Le pixel de suivi — une minuscule image d’un seul pixel — permet aux expéditeurs de savoir si vous avez ouvert un message. Discret, silencieux, et jusqu’ici peu encadré. Mais les règles changent.Le 14 avril 2026, la CNIL a publié une recommandation officielle pour mieux encadrer ces outils de traçage. Une décision qui intervient après une hausse notable des plaintes et une consultation lancée en 2025 auprès d’entreprises, d’associations et du grand public. Concrètement, comment fonctionne ce fameux pixel ? Il s’agit d’une image invisible intégrée dans un e-mail. Dès que vous ouvrez le message, votre appareil charge cette image depuis un serveur distant. Ce simple chargement suffit à signaler que l’e-mail a été consulté. Aucun clic, aucune alerte : tout se fait en arrière-plan.Pour les entreprises, l’intérêt est évident. Ces données permettent de mesurer le taux d’ouverture, d’optimiser les campagnes marketing ou encore de vérifier la bonne réception des messages. Mais pour la CNIL, le problème est ailleurs : ces pratiques collectent des données comportementales dans un espace considéré comme privé — la messagerie personnelle. La nouvelle règle est claire : dans la majorité des cas, l’utilisation de ces pixels nécessite le consentement explicite de l’utilisateur. Un consentement réel, c’est-à-dire libre, éclairé, et surtout non dissimulé dans des conditions générales ou pré-coché par défaut. Les entreprises devront également être capables de prouver qu’elles ont bien obtenu cet accord.Il existe toutefois une exception. Les e-mails dits « transactionnels » — confirmation de commande, suivi de colis ou alerte de compte — peuvent intégrer ces pixels sans consentement préalable. Mais uniquement pour un usage limité : vérifier que le message a bien été délivré, et éviter d’envoyer des e-mails à des adresses inactives. Pour les bases de données existantes, une période de transition de trois mois est prévue. Les organisations devront informer leurs contacts de l’usage de ces traceurs et leur offrir une possibilité simple de s’y opposer. Passé ce délai, la CNIL annonce des contrôles. Et potentiellement des sanctions. Une manière de rappeler que, même invisibles, ces outils ne sont pas sans conséquence sur la vie privée.
Des startups en faillite vendent leurs data pour entraîner l’IA ?
02:13|C’est un marché inattendu, né dans les coulisses de l’économie des startups. Depuis avril 2026, la société SimpleClosure propose une nouvelle activité : revendre les archives numériques d’entreprises en liquidation. Code source, échanges Slack, e-mails internes… tout peut être cédé sous licence. Pour son PDG Dori Yona, il s’agit d’une véritable « ruée vers l’or ».En un an, près d’une centaine de transactions auraient déjà été conclues, pour plus d’un million de dollars redistribués aux fondateurs. Et la concurrence s’organise. La plateforme Sunset, par exemple, valorise particulièrement les données issues de secteurs sensibles comme la santé ou la finance, où les historiques sont riches et interconnectés.Pourquoi un tel engouement ? Parce que les données sont devenues la matière première essentielle de l’intelligence artificielle. Or, comme l’a souligné Ilya Sutskever, les grandes bases publiques, Wikipédia, Reddit ou les livres numérisés, sont aujourd’hui largement exploitées. Les nouveaux systèmes d’IA ont besoin d’exemples concrets de travail réel : des échanges imparfaits, des erreurs, des processus humains. Résultat : un nouveau secteur émerge, celui des environnements d’entraînement simulés. Des entreprises comme AfterQuery vendent des univers professionnels reconstitués, « Finance World » ou « Tax World », où des agents IA apprennent à évoluer comme dans une entreprise. Des acteurs majeurs comme Anthropic ou Scale AI investissent déjà massivement dans ce domaine.Mais cette économie soulève des questions sensibles. Juridiquement, les entreprises détiennent généralement les données produites par leurs salariés, y compris sur des outils comme Slack. Pourtant, pour des experts comme Marc Rotenberg, l’enjeu dépasse la simple propriété intellectuelle : il s’agit aussi de données personnelles. L’anonymisation, souvent mise en avant, reste imparfaite. Des études menées par OpenAI et Google ont montré que certains modèles peuvent mémoriser et restituer des données sensibles.
Fini la diffusion 4K chez France TV ?
02:26|Après l’exploit technologique des Jeux olympiques de Jeux olympiques de Paris 2024, diffusés en 4K HDR avec son immersif, on aurait pu penser que la télévision publique française poursuivrait sur cette lancée. Et pourtant, le signal envoyé aujourd’hui par France Télévisions est tout autre : un retour partiel en arrière sur la 4K native. Un choix qui peut surprendre… mais qui s’explique. Car derrière cette décision, il ne s’agit pas d’un recul technologique, mais d’un arbitrage économique. Depuis plusieurs mois, le groupe évolue sous forte contrainte budgétaire. Une commission d’enquête parlementaire lancée fin 2025, combinée aux alertes répétées de la Cour des comptes, a mis en lumière une situation financière tendue. Résultat : un plan d’économies d’environ 140 millions d’euros a été acté pour 2026.Dans ce contexte, certaines dépenses deviennent difficiles à défendre. La production en 4K native en fait partie. Produire une image en Ultra Haute Définition implique une chaîne technique plus lourde : caméras spécifiques, traitement des images plus complexe, besoins accrus en bande passante pour la diffusion… Autant de coûts supplémentaires, pour un bénéfice visuel qui n’est pas toujours évident pour tous les téléspectateurs.C’est là tout le paradoxe. La 4K promet une qualité d’image supérieure, mais son impact dépend fortement des conditions de visionnage : taille de l’écran, distance, qualité du signal. Sur un événement comme Roland-Garros, dominé par des plans larges, la différence avec une image bien optimisée peut rester discrète. La solution envisagée repose donc sur un compromis technique. Plutôt que filmer directement en 4K, France Télévisions pourrait capter en Full HD, puis utiliser un procédé appelé upscaling. Il s’agit d’un traitement algorithmique qui “reconstruit” une image en Ultra HD à partir d’une source plus basse définition, avec l’aide du HDR, une technologie qui améliore les contrastes et les couleurs.Résultat : une qualité visuelle jugée satisfaisante pour le grand public, à un coût bien inférieur. Ce choix marque un tournant. La 4K native ne disparaît pas, mais elle pourrait devenir l’exception, réservée aux grands événements, plutôt qu’un standard systématique. Un virage pragmatique, dicté par la réalité des finances publiques.