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Choses à Savoir TECH VERTE

L'étude des nuages va doper l’éolien ?

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Un ciel couvert pourrait améliorer la production de certains parcs éoliens en mer, non pas en créant davantage de vent, mais en l’aidant à récupérer plus rapidement derrière les turbines. Lorsqu’une éolienne produit de l’électricité, elle prélève de l’énergie au vent. L’air qui ressort derrière elle est donc plus lent. À l’échelle d’un parc entier, ce sillage peut s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres et réduire la production d’un deuxième parc situé sous le vent.


Des chercheurs de l’université de Twente, aux Pays-Bas, montrent maintenant que les nuages bas peuvent modifier ce phénomène. Leur mécanisme vient du sommet des nuages : celui-ci émet de la chaleur vers l’espace et se refroidit. L’air refroidi devient plus dense, descend et renforce le brassage vertical de l’atmosphère. De l’air plus rapide situé en altitude est alors ramené vers la hauteur des turbines.


Dans leurs simulations publiées dans PRX Energy, la vitesse moyenne du vent derrière le parc retrouve 90 % de sa valeur initiale après environ 17 kilomètres lorsque ce refroidissement radiatif des nuages est pris en compte. Sans lui, il faut plus de 32 kilomètres. Ce résultat devient particulièrement intéressant en mer du Nord, où les projets éoliens se multiplient et où le sillage d’un parc peut atteindre le suivant. Les développeurs calculent déjà ces pertes avant de construire, mais les modèles ne représentent pas toujours correctement l’effet des nuages. Or les couches nuageuses basses sont fréquentes au-dessus de cette région.


Il faut néanmoins rester prudent. Les chercheurs ont utilisé des simulations numériques d’une atmosphère simplifiée, avec une couche de stratocumulus. Ils n’ont pas démontré que tous les nuages améliorent systématiquement la production éolienne. Il faudra maintenant effectuer des mesures à la hauteur des turbines, sous différentes couvertures nuageuses, pour vérifier l’ampleur du phénomène en conditions réelles.


Source : TechXplore

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  • NVIDIA recycle des centrales nucléaires en usine IA ?

    02:56|
    Une centrale nucléaire qui ne produit plus d'électricité, mais dont les terrains et les infrastructures pourraient accueillir des milliers de processeurs destinés à l'intelligence artificielle. C'est le scénario actuellement étudié en Allemagne par Nvidia et l'énergéticien PreussenElektra. Une manière inattendue de donner une seconde vie à des installations que le pays a décidé d'abandonner.Le 21 octobre, PreussenElektra a confirmé travailler avec le fabricant américain de puces Nvidia pour évaluer la reconversion d'anciens sites nucléaires en centres de données dédiés à l'IA. L'Allemagne a arrêté ses trois derniers réacteurs nucléaires en avril 2023, achevant une sortie de l'atome engagée plusieurs années auparavant. Depuis, les exploitants doivent démanteler les équipements et trouver, lorsque c'est possible, de nouvelles utilisations à ces vastes emprises industrielles. PreussenElektra est notamment chargée du démantèlement de huit centrales. Parmi les sites susceptibles d'être examinés figurent Grohnde, Stade et Unterweser, dans le nord du pays. Aucun n'a toutefois été officiellement retenu pour accueillir un centre de données.Ce qui intéresse Nvidia, ce ne sont pas les réacteurs eux-mêmes. Il n'est pas question de les redémarrer pour alimenter des serveurs. Ce sont les terrains, les raccordements électriques de forte puissance et les infrastructures déjà présentes qui pourraient avoir de la valeur. Car les centres de données spécialisés dans l'IA nécessitent une alimentation électrique considérable. Leurs milliers de processeurs travaillent simultanément pour entraîner des modèles ou répondre aux demandes des utilisateurs. Ils dégagent également beaucoup de chaleur, ce qui impose d'importants systèmes de refroidissement. Or, trouver un terrain industriel adapté ne suffit pas. Il faut surtout pouvoir obtenir rapidement un raccordement au réseau capable de fournir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mégawatts selon la taille de l'installation. Dans certaines régions européennes, ces raccordements peuvent devenir un obstacle majeur au développement de nouveaux projets.Les anciennes centrales nucléaires disposent justement d'équipements électriques dimensionnés pour des installations de grande puissance. Leur réutilisation pourrait donc réduire certains délais et investissements, à condition que les réseaux soient adaptés aux besoins d'un centre de données, qui consomme l'électricité au lieu d'en produire. Mais pour l'instant, Nvidia et PreussenElektra n'ont annoncé ni montant d'investissement, ni site choisi, ni calendrier de construction. Il s'agit uniquement d'une étude de faisabilité, dont le résultat reste ouvert. Le projet rejoint une tendance plus large : aux États-Unis, certains acteurs technologiques soutiennent le redémarrage de réacteurs nucléaires pour sécuriser leur approvisionnement électrique. En Allemagne, la logique serait différente, puisque l'énergie nucléaire ne reviendrait pas. Seules ses infrastructures seraient réutilisées.Source : Bloomberg
  • TSMC peut-il se passer des terres rares chinoises ?

    03:02|
    Pour fabriquer les processeurs les plus avancés du monde, il faut des équipements d'une précision extraordinaire. Mais certains de leurs composants dépendent de matériaux dont la Chine contrôle presque toute la production mondiale. Face aux restrictions commerciales imposées par Pékin, le géant taïwanais TSMC cherche désormais à réduire cette dépendance, jusque dans les moteurs de ses machines industrielles.Selon une enquête de Reuters publiée le 22 octobre, TSMC a commencé à interroger ses fournisseurs sur la possibilité d'utiliser des moteurs électriques fonctionnant sans terres rares dans ses usines de semi-conducteurs. Ces terres rares regroupent dix-sept éléments métalliques utilisés notamment pour fabriquer des aimants permanents très puissants. Grâce à eux, les moteurs peuvent être compacts, précis et efficaces, trois qualités indispensables dans des installations industrielles hautement automatisées. Or, selon l'Agence internationale de l'énergie, la Chine assurait en 2024 environ 60 % de l'extraction mondiale des terres rares destinées aux aimants, mais surtout 91 % de leur raffinage et 94 % de la fabrication des aimants permanents concernés.Cette domination industrielle donne à Pékin un levier commercial considérable. En avril 2025, les autorités chinoises ont instauré de nouvelles restrictions sur l'exportation de certaines terres rares et des aimants qui en contiennent. Les entreprises étrangères doivent obtenir des licences, avec des délais parfois importants. D'autres restrictions annoncées en octobre 2025 ont été suspendues jusqu'au 10 novembre 2026.Pour TSMC, le risque concerne moins la composition des puces électroniques que les machines nécessaires à leur fabrication. Dans ses usines, des équipements automatisés déplacent et positionnent des composants avec une extrême précision. Si une pièce essentielle devient difficile à remplacer, ce sont les opérations de maintenance ou l'installation de nouvelles lignes de production qui peuvent être retardées. Des moteurs utilisant d'autres technologies existent déjà, notamment des systèmes à induction ou utilisant des aimants en ferrite. Mais ils ne peuvent pas nécessairement remplacer directement les modèles actuels : leurs dimensions, leur rendement et leur précision peuvent différer.Les discussions engagées par TSMC restent donc exploratoires. Aucune adoption généralisée de moteurs sans terres rares n'a été annoncée. En parallèle, Taïwan soutient un projet de production locale piloté par son institut de recherche industrielle. L'objectif annoncé est de créer, d'ici trois ans, une installation capable de couvrir environ la moitié des besoins taïwanais en terres rares. La dépendance à la Chine concerne aussi l'Europe, dont les industries automobile, électronique et énergétique utilisent ces mêmes matériaux. Pour TSMC, qui fabrique notamment des processeurs destinés à Apple et Nvidia, la sécurité de ses approvisionnements devient aussi stratégique que la maîtrise de ses technologies de gravure.Source : Reuters
  • L'IA va-t-elle relancer le nucléaire ?

    02:33|
    Aux États-Unis, une centrale nucléaire fermée depuis quatre ans s'apprête à reprendre du service. Son démantèlement avait même commencé. Et ce retour inattendu s'explique en partie par les besoins électriques de l'intelligence artificielle, qui pousse désormais les géants de la technologie à investir dans des infrastructures énergétiques longtemps considérées comme dépassées.Trois réacteurs américains sont concernés par des projets de redémarrage, soutenus par des prêts fédéraux pouvant atteindre 4,4 milliards de dollars. Ensemble, ils représentent une puissance de 2 250 mégawatts, soit approximativement l'équivalent de deux réacteurs nucléaires français classiques. Le premier se trouve à Palisades, dans le Michigan. Arrêté en 2022 pour des raisons économiques, il fait aujourd'hui l'objet d'importants travaux de remise en état. Son exploitant espère reprendre la production en mars 2027, sous réserve des autorisations nécessaires. Le deuxième est situé sur le site de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Il s'agit du réacteur numéro un, fermé en 2019, et non de celui qui avait subi un grave accident nucléaire en 1979. Rebaptisé Crane, il devrait produire de l'électricité à partir de 2027, notamment dans le cadre d'un contrat de vingt ans signé avec Microsoft. Enfin, dans l'Iowa, la centrale de Duane Arnold pourrait redémarrer en 2029. Google s'est engagé à acheter sa production pour accompagner le développement de ses infrastructures numériques.Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que les centres de données qui entraînent et exploitent les modèles d'intelligence artificielle consomment énormément d'électricité. Leurs serveurs fonctionnent jour et nuit, et leurs systèmes de refroidissement exigent eux aussi beaucoup d'énergie. Le nucléaire offre une production importante, relativement stable et peu émettrice de CO₂. Mais construire une centrale neuve prend généralement de nombreuses années. Redémarrer des installations existantes pourrait donc permettre de répondre plus rapidement à la demande.Encore faut-il que ces réacteurs obtiennent toutes les autorisations de sûreté. Réparer des équipements anciens, remplacer certains composants et remettre en service des installations parfois partiellement démantelées représentent des opérations complexes. Aucun des trois redémarrages n'est encore acquis. Ces projets soulèvent également une question économique : faut-il mobiliser plusieurs milliards de dollars de financements publics pour répondre à une demande portée notamment par des entreprises technologiques parmi les plus riches du monde ?Source : APNews
  • L'Europe recule-t-elle sur le tout-électrique ?

    02:54|
    En 2035, les constructeurs automobiles européens devaient pratiquement tourner la page des voitures neuves à essence et diesel. Mais cette échéance, présentée comme un tournant historique pour l'industrie, fait désormais l'objet de nouvelles négociations. Et un compromis défendu au Parlement européen pourrait finalement permettre de commercialiser des véhicules thermiques et hybrides au-delà de cette date. Le 20 octobre, les représentants de trois grandes familles politiques européennes, les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux, ont négocié un accord pour assouplir les objectifs de réduction du CO₂ imposés aux constructeurs automobiles.Jusqu'ici, la réglementation prévoit une baisse de 100 % des émissions moyennes des voitures neuves à partir de 2035, par rapport à 2021. La Commission européenne avait déjà proposé de ramener cette exigence à 90 %, moyennant des compensations environnementales. Le nouveau compromis parlementaire va plus loin. Il prévoit une réduction de 95 %, avec des crédits accordés aux constructeurs qui utilisent de l'acier bas carbone fabriqué en Europe. En tenant compte de ce mécanisme, l'effort demandé sur les émissions des véhicules pourrait descendre jusqu'à 87,5 %.Concrètement, les constructeurs pourraient conserver une partie de leurs modèles thermiques et hybrides dans leur catalogue. Mais il ne s'agit pas d'un quota fixe de voitures essence ou diesel : les objectifs portent sur les émissions moyennes de l'ensemble des véhicules neufs vendus par chaque constructeur. Cette négociation reflète les difficultés de l'industrie automobile européenne. Les fabricants doivent financer leur transition vers l'électrique, alors que la concurrence chinoise se renforce et que certains marchés progressent moins rapidement que prévu.La France et l'Allemagne défendent elles aussi davantage de souplesse, avec toutefois des priorités différentes. Berlin souhaite préserver des possibilités pour les motorisations thermiques et hybrides. Paris insiste particulièrement sur la fabrication européenne des véhicules et de leurs composants, afin que les aides publiques soutiennent aussi l'industrie locale. Le compromis a franchi une étape le 22 octobre, avec son adoption dans les commissions parlementaires des Transports et de l'Industrie. Mais la discussion reste ouverte : d'autres étapes parlementaires sont nécessaires, puis un accord devra être trouvé avec les États membres.Pour les automobilistes français, aucune interdiction nouvelle ni autorisation supplémentaire ne découle donc de ces négociations. Et les voitures thermiques déjà en circulation ne sont pas concernées par l'objectif européen de 2035, qui vise les ventes de véhicules neufs. Le problème concerne surtout les industriels. Concevoir une nouvelle génération de véhicules nécessite des années d'investissement, depuis les batteries jusqu'aux chaînes de production. Or les constructeurs doivent prendre ces décisions aujourd'hui, alors que les règles applicables dans moins de dix ans font encore débat.Source : Reuters
  • Le magnétisme va-t-il révolutionner nos ordinateurs ?

    02:56|
    Dans les laboratoires de physique, les chercheurs s'intéressent à une propriété des électrons qui pourrait permettre de fabriquer des composants informatiques plus rapides et moins énergivores. Et pour l'exploiter, ils viennent d'identifier un matériau aux propriétés magnétiques particulièrement intéressantes. Cette découverte provient notamment de l'université de Floride centrale, aux États-Unis. Une équipe dirigée par le physicien Madhab Neupane a mis en évidence un phénomène appelé altermagnétisme, dans un cristal composé de cobalt, de tantale et de sélénium. Les résultats ont été publiés en août 2026 dans la revue scientifique Nature Communications.Pour comprendre l'intérêt de cette découverte, il faut d'abord parler du fonctionnement de nos ordinateurs. Aujourd'hui, les processeurs manipulent essentiellement des charges électriques. Des milliards de transistors contrôlent le passage du courant pour effectuer des calculs et traiter l'information. Mais cette activité consomme de l'énergie et produit de la chaleur, deux contraintes majeures lorsqu'on cherche à augmenter la puissance des machines. Les physiciens explorent donc une autre propriété de l'électron : son spin. On peut l'imaginer comme une minuscule orientation magnétique, susceptible de représenter ou de transporter de l'information. Cette approche porte un nom : la spintronique.Le problème vient des matériaux utilisés. Les aimants classiques produisent des champs magnétiques qui peuvent perturber les composants voisins. D'autres matériaux possèdent des orientations magnétiques opposées qui se compensent, mais ils n'offrent pas toujours les propriétés électroniques nécessaires. L'altermagnétisme présente une combinaison intéressante : les effets magnétiques se compensent à l'échelle du matériau, tandis que certains électrons conservent des caractéristiques de spin exploitables. Les chercheurs américains ont justement détecté cette signature dans un cristal formé de couches très fines. En analysant les électrons émis par sa surface sous l'effet de la lumière, ils ont observé un comportement conforme aux calculs théoriques. Cette structure feuilletée constitue un avantage supplémentaire, puisqu'elle pourrait permettre de modifier et d'étudier plus facilement les propriétés du matériau.Il reste cependant un obstacle important. L'ordre magnétique observé disparaît au-delà d'environ moins 95 degrés Celsius. Il faudra donc trouver des matériaux présentant des propriétés comparables à température ambiante avant d'envisager des applications courantes. Et aucune puce informatique utilisant cette découverte n'a encore été présentée. L'intérêt de ces travaux réside surtout dans les possibilités de recherche qu'ils ouvrent : mieux comprendre comment contrôler le spin des électrons, puis éventuellement exploiter cette propriété dans de nouvelles mémoires ou de nouveaux circuits.Source : Eurekalert
  • Qui profite de la pollution en Albanie ?

    02:41|
    Dans une ville d'Albanie, une petite fille de huit ans raconte que tous les enfants de sa classe toussent. Sa mère explique que lorsqu'ils se mouchent, leurs mouchoirs deviennent noirs. À quelques kilomètres de là, une ancienne enseignante montre les radiographies de ses poumons abîmés. Bienvenue à Elbasan, une ville industrielle où la pollution est devenue une réalité quotidienne.En octobre 2026, une enquête de l'Agence France-Presse révèle comment les problèmes environnementaux de cette région s'entremêlent avec un vaste système de corruption, impliquant des responsables publics, des entrepreneurs et des sociétés établies à l'étranger. L'été dernier, des incendies dans un complexe industriel ont conduit les inspecteurs à découvrir 318 tonnes de poussières toxiques entreposées sans dispositif contractuel garantissant leur élimination sécurisée. Dans cette région marquée par l'industrie métallurgique, les déchets peuvent contenir du chrome, du nickel et du zinc. Ils menacent non seulement l'air, mais aussi les cours d'eau utilisés pour irriguer les cultures.Pourtant, mesurer précisément l'ampleur du problème relève presque de l'impossible. Des équipements de surveillance de la qualité de l'air, financés notamment grâce à une aide européenne de 400 000 euros, sont restés hors service faute d'entretien. Sans mesures régulières, les habitants disposent de peu de données pour connaître leur exposition réelle. Et l'affaire prend une autre dimension lorsqu'on examine les investissements destinés à traiter les déchets. À partir de 2017, près de 150 millions d'euros de fonds publics ont été engagés dans trois projets d'incinérateurs. Celui d'Elbasan n'a pratiquement pas fonctionné. Celui de Fier n'a jamais été opérationnel. Quant à celui de Tirana, évalué à environ 100 millions d'euros, il n'a tout simplement jamais été construit.Les enquêtes judiciaires ont mis au jour des circuits financiers complexes, des sociétés-écrans et des soupçons de blanchiment. Un ancien ministre de l'Environnement a été emprisonné pour corruption. D'autres protagonistes sont poursuivis, tandis que certains contestent les accusations portées contre eux. L'affaire dépasse les frontières albanaises. Le pays souhaite rejoindre l'Union européenne, qui exige des progrès en matière de protection environnementale et de lutte contre la corruption. Mais les conséquences se font déjà sentir dans les quartiers voisins des usines. Les particules fines inhalées pendant des années augmentent les risques de maladies respiratoires, même si l'absence de données locales empêche de mesurer précisément les dommages sanitaires.Source : AFP
  • Un robot transforme le sol en batterie ?

    02:46|
    Des chercheurs de l’université Fudan, à Shanghai, ont fabriqué un microrobot capable de produire de l’électricité en marchant sur certains métaux. Le sol ne devient pas réellement une batterie : il fournit l’un des réactifs d’une minuscule cellule électrochimique installée sous les pieds de la machine.Le problème visé est celui des robots miniatures. Lorsque leur taille diminue, celle de leur batterie doit suivre, mais l’emballage, les connexions et les matériaux nécessaires occupent alors une proportion croissante du volume disponible. Les chercheurs calculent ainsi qu’un robot de 1,7 gramme alimenté par une batterie classique ne fonctionnerait que quelques minutes ; viser deux heures imposerait une batterie totalement irréaliste à cette échelle. L’équipe chinoise a donc déplacé une partie de la source d’énergie vers l’environnement. Sous le pied du robot se trouve une membrane de polyacrylate de potassium associée à une couche de platine et de carbone. Lorsqu’elle touche une surface réactive comme du zinc ou de l’aluminium, le métal libère des électrons tandis que l’oxygène et l’humidité de l’air participent à la réaction électrochimique. Le contact suffit alors à produire du courant.Sur du zinc, le dispositif atteint jusqu’à 133 milliwatts par centimètre carré, et 103 sur de l’aluminium. L’étude publiée dans National Science Review rapporte plus de 10 000 pas alimentés par cette méthode. La membrane joue également le rôle de capteur : le signal change selon le matériau et sa rugosité, ce qui pourrait permettre au robot de reconnaître les surfaces les plus intéressantes pour continuer à s’alimenter. Cette autonomie n’est cependant pas gratuite. Le procédé ne fonctionne pas sur n’importe quel sol et, surtout, le métal utilisé comme support est chimiquement consommé : il joue en quelque sorte le rôle de l’électrode sacrifiée d’une pile. Pour franchir une zone qui ne fournit aucune énergie, comme du verre ou du plastique, les chercheurs ont donc associé au système un petit supercondensateur. Le titre d’un robot qui « transforme le sol en batterie » masque finalement une idée plus intéressante : ne plus obliger une machine miniature à transporter toute son énergie.Source : National Science Review
  • Des panneaux solaires fonctionnent 10m sous l'eau ?

    02:30|
    Des chercheurs ont réussi à charger une batterie avec des cellules solaires placées à dix mètres sous la mer de Chine méridionale. Leur secret consiste à fabriquer une cellule qui ne cherche plus à capter toute la lumière du Soleil, mais uniquement les couleurs qui réussissent encore à traverser l’eau.Sous la surface, la lumière change très vite. L’eau absorbe fortement le rouge et l’infrarouge ; à plusieurs mètres de profondeur subsistent surtout des longueurs d’onde bleues et vertes. Un panneau classique en silicium n’est donc pas optimisé pour ce spectre. Des chercheurs principalement basés à l’université du Yunnan ont développé une cellule en pérovskite dont la composition est ajustée pour ces photons. Sa bande interdite, qui détermine notamment les couleurs de lumière utilisables par le matériau, atteint environ 1,96 électronvolt.En laboratoire, sous un éclairage reproduisant celui qui subsiste à dix mètres, la cellule a atteint un rendement de 34,71 %. Attention à ce chiffre spectaculaire : cela ne signifie pas qu’elle transforme 34,71 % de toute l’énergie solaire tombant à la surface de l’océan. Le calcul porte uniquement sur la lumière, beaucoup plus faible, qui atteint effectivement la cellule après avoir été filtrée par l’eau. L’équipe est ensuite sortie du laboratoire. Près de l’île de Weizhou, des modules installés sur un petit robot sous-marin ont fonctionné à deux, six puis dix mètres de profondeur. À dix mètres, ils ont produit 324 milliwattheures en deux heures, assez pour démontrer la recharge de petites batteries lithium-ion.Les chercheurs estiment également, à partir d’essais accélérés de vieillissement, que leurs cellules pourraient conserver 80 % de leurs performances pendant environ cinq ans et demi. Ce n’est donc pas encore une durée de vie observée pendant cinq ans en mer. Autre limite : les cellules utilisent une pérovskite contenant du plomb. Elles sont encapsulées et les premiers tests n’ont montré qu’une fuite négligeable, mais la sécurité environnementale à long terme devra être démontrée avant une utilisation massive.Source : https://cen.acs.org/energy/solar-power/perovskite-solar-cells-underwater-submerged/104/web/2026/09?sc=230901_cenrssfeed_eng_Energyrss_cen
  • Une éolienne de 365 m de haut en Allemagne ?

    02:10|
    L’éolienne la plus haute du monde, selon son constructeur, ne possède pas un rotor géant ni une puissance record. Sa particularité est ailleurs : son moyeu est installé à 300 mètres du sol pour aller chercher un vent plus fort et surtout plus régulier.Le prototype se trouve à Schipkau, dans le Brandebourg, au cœur d’une ancienne région minière de lignite. Construit par l’entreprise allemande GICON avec le soutien de l’agence fédérale d’innovation SPRIND, il atteint 365 mètres lorsque l’une de ses pales est à la verticale. C’est davantage que la tour Eiffel avec son antenne, et seulement trois mètres de moins que la tour de télévision de Berlin. Pourtant, la turbine installée au sommet n’affiche que 3,8 mégawatts, une puissance assez ordinaire pour une éolienne terrestre moderne. Le pari repose entièrement sur l’altitude. Plus on monte, plus le vent tend à devenir rapide et régulier. GICON estime qu’à diamètre de rotor identique, sa machine pourrait produire environ deux fois plus d’électricité qu’une éolienne conventionnelle installée beaucoup plus bas. Ce chiffre reste pour l’instant une projection du constructeur : le prototype doit être officiellement mis en service en novembre et ses performances réelles devront encore être mesurées. La construction elle-même est particulière. La tour comporte une large structure extérieure en treillis et une partie intérieure télescopique. Une fois la turbine et ses pales montées, ce mât intérieur a été hissé par câbles jusqu’à placer le moyeu à 300 mètres, évitant d’avoir à utiliser une grue capable de travailler directement à cette altitude.GICON imagine désormais installer ce type de machines au milieu de parcs déjà existants, au-dessus des éoliennes conventionnelles. L’entreprise évoque jusqu’à 4 000 unités potentielles en Allemagne, tandis que de futures versions dépasseraient sept mégawatts. Ce sont encore des ambitions industrielles, pas des projets acquis.Source : Renewablesnow