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Choses à Savoir TECH VERTE

L’espace désormais touché par le réchauffement climatique ?

Le changement climatique ne se limite pas à la hausse des températures à la surface de la Terre. Il a aussi des répercussions inattendues… jusque dans l’espace ! Des chercheurs de l’université de Birmingham (Royaume-Uni) alertent sur un phénomène méconnu : le réchauffement de la basse atmosphère entraîne un refroidissement et une contraction de la thermosphère, cette couche située entre 300 et 1 000 kilomètres d’altitude, où évoluent plus de 8 000 satellites en orbite basse.


Ce phénomène est dû aux gaz à effet de serre qui retiennent le rayonnement infrarouge près de la surface terrestre. Résultat : la chaleur absorbée par conduction dans la haute atmosphère diminue, ce qui réduit sa densité. Et moins de densité, c'est moins de traînée pour les satellites, qui restent plus longtemps en orbite. Si cela peut sembler avantageux, en réalité, les risques de collision augmentent considérablement, avec à la clé une prolifération de débris spatiaux. De plus, la contraction de la thermosphère réduit l’espace disponible pour de nouveaux satellites. D’ici 2100, les scientifiques estiment que la capacité d’accueil de l’orbite basse pourrait diminuer de 50 à 66 % !


« Le nombre de satellites en orbite basse croît rapidement et nous en dépendons de plus en plus pour les communications, la météo ou encore la navigation », rappelle Matthew Brown, auteur principal de l’étude publiée dans Nature Sustainability. Sans une gestion rigoureuse, nous risquons un scénario catastrophe : une réaction en chaîne de collisions qui rendrait l’espace inutilisable. Face à cette menace, des solutions existent. Il est urgent de réguler le trafic spatial, de mieux anticiper les trajectoires des satellites et surtout de limiter nos émissions de gaz à effet de serre, pour préserver non seulement notre planète… mais aussi l’accès à l’espace !

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  • Le CO2 bientôt « miné » dans l'atmosphère ?

    02:10|
    Et si le dioxyde de carbone, souvent considéré comme un déchet climatique, devenait une ressource utile ? C’est l’une des pistes explorées aujourd’hui par la recherche. À Zurich, des scientifiques de l’ETH ont mis au point une méthode innovante pour transformer le CO₂ en méthanol, une molécule clé pour l’industrie chimique. Le méthanol sert notamment de base à la fabrication de plastiques, de carburants ou encore de solvants. L’enjeu est donc important : réussir à produire cette substance à partir de CO₂ permettrait à la fois de réduire les émissions… et de valoriser ce gaz.Au cœur de cette avancée, un catalyseur, c’est-à-dire un matériau qui accélère une réaction chimique sans être consommé. Mais ici, sa conception est particulière. Au lieu d’utiliser des particules métalliques classiques, les chercheurs ont isolé des atomes d’indium, dispersés individuellement sur un support d’oxyde d’hafnium. Pourquoi est-ce important ? Parce que chaque atome agit comme un site actif indépendant. Cela permet d’utiliser le métal de manière beaucoup plus efficace, tout en réduisant l’énergie nécessaire pour déclencher la réaction chimique. Concrètement, le CO₂ est combiné à de l’hydrogène pour produire du méthanol, de façon plus rapide et avec moins de pertes. Autre avantage : la précision. Cette architecture permet de mieux contrôler les différentes étapes de la réaction, ce qui limite les sous-produits indésirables et améliore le rendement global.Mais l’intérêt principal est environnemental. Si l’hydrogène utilisé est produit à partir d’énergies renouvelable, par exemple via l’électrolyse de l’eau, alors le processus peut devenir quasiment neutre en carbone. Le CO₂, au lieu d’être simplement rejeté dans l’atmosphère, est réutilisé comme matière première. Reste la question de la robustesse. Car pour une application industrielle, ces catalyseurs doivent résister à des conditions extrêmes : températures élevées, pressions importantes. Les chercheurs ont donc conçu un support capable de stabiliser ces atomes d’indium sur le long terme, grâce à des procédés de fabrication spécifiques.
  • La Corée du Sud veut casser les prix de l'IA et sa consommation ?

    02:24|
    Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un nouveau critère s’impose : la capacité à faire tourner des modèles à grande échelle… sans exploser la facture énergétique. C’est le constat posé par Sunghyun Park, PDG de la start-up sud-coréenne Rebellions. Et c’est précisément sur ce terrain que l’entreprise entend se positionner.Fondée en 2020, Rebellions vient de dévoiler deux solutions destinées aux centres de données, ces infrastructures qui hébergent les serveurs et les modèles d’IA. Le premier, baptisé RebelRack, regroupe 32 accélérateurs, des puces spécialisées dans le calcul, capables d’atteindre 64 pétaFLOPS. Pour donner un ordre de grandeur, un pétaFLOP correspond à un million de milliards d’opérations par seconde. Ces performances s’accompagnent d’une bande passante mémoire très élevée, c’est-à-dire la vitesse à laquelle les données circulent entre la mémoire et le processeur, atteignant plus de 150 téraoctets par seconde. Chaque carte consomme toutefois 600 watts, ce qui reste significatif, mais dans des standards maîtrisables pour les datacenters. L’un des arguments clés de Rebellions, c’est l’intégration. Contrairement à certaines solutions concurrentes, qui nécessitent un refroidissement liquide complexe, le RebelRack fonctionne à air et s’insère dans des baies standard. Un avantage non négligeable pour les entreprises, dont les infrastructures ne sont pas toujours adaptées à des systèmes plus lourds.Le second produit, RebelPOD, permet de connecter plusieurs de ces racks entre eux, jusqu’à former de véritables clusters, capables de traiter des charges massives. Sur le plan logiciel, Rebellions mise sur l’open source. Ses systèmes sont compatibles avec des outils largement utilisés dans le secteur, comme PyTorch, une bibliothèque de développement pour l’IA, ou OpenShift, une plateforme de gestion de conteneurs. Côté matériel, les puces reposent sur une architecture dite « chiplet », qui consiste à assembler plusieurs petits composants pour améliorer les performances. Elles utilisent également de la mémoire HBM, une mémoire très rapide, produite notamment par Samsung ou SK Hynix. Avec une levée de fonds récente de 400 millions de dollars, la start-up atteint désormais une valorisation de plus de 2 milliards. Elle prépare une introduction en Bourse, potentiellement dès 2026.
  • Velogreen l'arnaque au vélo électrique insaisissable ?

    02:22|
    C’est le genre de site qui inspire confiance au premier coup d’œil… mais qui, en réalité, ne livre jamais rien. Velogreen.fr se présente comme une boutique en ligne spécialisée dans les vélos et vélos électriques, avec des marques connues, des prix attractifs et une livraison rapide. En apparence, tout est crédible. En pratique, c’est une arnaque. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Car derrière cette façade bien construite, aucune commande n’est honorée. Pire encore, le site s’appuie sur l’usurpation d’identité d’une véritable entreprise française pour paraître légitime.L’interface est pourtant soignée : large catalogue, service après-vente visible, tarifs légèrement inférieurs à ceux du marché… rien de trop beau pour être suspect, mais suffisamment alléchant pour convaincre. Et une fois le paiement effectué, plus rien. Plusieurs victimes témoignent : un vélo jamais livré, des e-mails de retard sans suite, ou encore des numéros de suivi fictifs. Ce qui rend l’arnaque particulièrement efficace, c’est son habillage légal. Velogreen affiche une adresse, un numéro de SIRET et même un extrait Kbis, des documents censés prouver l’existence d’une entreprise. Mais ces informations ont été volées à une société bien réelle, Levelographe.fr, spécialisée dans le matériel de vélo.Son dirigeant, Richard, en a fait les frais. Alerté tardivement, il a vu arriver chez lui des courriers d’acheteurs mécontents… et même des appels hostiles. Son adresse personnelle avait été utilisée sans son consentement. Malgré des démarches auprès des autorités, de l’hébergeur et des marques concernées, le site reste en ligne. Ce type d’escroquerie, basé sur l’usurpation d’identité d’entreprises existantes, se multiplie sur Internet.Pour éviter de tomber dans le piège, quelques réflexes simples peuvent aider. Vérifier le numéro de téléphone, par exemple : ici, il n’était pas attribué. Et se méfier des prix trop bas, qui doivent toujours alerter. Pour les victimes, deux démarches sont possibles : signaler le site sur SignalConso, la plateforme officielle de la Répression des fraudes, et contacter sa banque pour tenter de récupérer les fonds.
  • Une nouvelle Tesla plus petite et moins chère ?

    01:52|
    C’est une promesse que Tesla traîne depuis plusieurs années : proposer une voiture électrique plus accessible. Un modèle à moins de 30 000 dollars, régulièrement évoqué… mais jamais concrétisé. À tel point que certains y voyaient déjà une simple rumeur, voire un projet abandonné. Et pourtant, selon des informations de l’agence Reuters, ce projet serait bien relancé. Tesla travaillerait actuellement sur un nouveau véhicule, distinct de ses Model 3 et Model Y. Il s’agirait d’un SUV compact, un format très prisé sur le marché automobile.Quelques éléments techniques commencent à émerger. Ce futur modèle mesurerait environ 4,28 mètres de long, soit nettement moins qu’un Model Y, qui approche les 4,75 mètres. L’idée serait donc de proposer un véhicule plus compact, potentiellement mieux adapté à un usage urbain ou périurbain. Côté conception, Tesla chercherait à réduire les coûts. Plusieurs pistes sont évoquées. D’abord, un seul moteur électrique, là où les versions actuelles en utilisent souvent deux pour offrir plus de puissance et de motricité. Ensuite, un poids contenu, autour de 1,5 tonne, ce qui reste relativement léger pour un SUV électrique.Autre levier : la batterie. Tesla pourrait opter pour une capacité plus réduite. Moins d’autonomie donc, mais un prix plus compétitif. Car dans une voiture électrique, la batterie représente une part importante du coût total. Sur la production, plusieurs scénarios sont envisagés. Selon Reuters, ce modèle pourrait d’abord être fabriqué en Chine, où Tesla dispose déjà d’une importante capacité industrielle. Mais une extension vers l’Europe ou les États-Unis n’est pas exclue. L’objectif semble clair : proposer un véhicule moins cher que la Model 3, aujourd’hui l’un des modèles les plus abordables de la gamme. Reste une question essentielle : Tesla parviendra-t-il à tenir cette promesse cette fois-ci ?
  • Environnement : quelles sont les vraies préoccupations des Français ?

    02:00|
    Source : SDESLe rapport des Français à l’environnement évolue, mais reste marqué par une inquiétude persistante. C’est ce que révèle la dernière enquête du Service des données et études statistiques, publiée fin mars. Si les priorités changent légèrement, le changement climatique demeure en tête des préoccupations en 2025, malgré un recul notable de 15 points depuis 2022.Derrière lui, d’autres enjeux progressent. Les catastrophes naturelles gagnent du terrain, tout comme la pollution de l’eau, qui atteint son niveau le plus élevé depuis plus d’une décennie. Une tendance qui traduit une sensibilité accrue aux impacts concrets de la dégradation environnementale. Car au quotidien, les préoccupations des Français sont souvent plus immédiates. La pollution de l’air et les nuisances sonores arrivent en tête des désagréments, avec des différences marquées entre zones urbaines et rurales. Le manque de transports est également pointé du doigt. À l’inverse, les risques technologiques, comme les accidents industriels, restent peu cités.Autre enseignement : une part importante de la population ne se sent pas directement concernée. Un quart des Français déclare ne subir aucune nuisance près de chez lui. Et en 2025, 25 % des personnes interrogées estiment ne pas être exposées à des risques naturels, en hausse par rapport à 2023. Les vagues de chaleur restent toutefois la principale inquiétude liée au climat, notamment après plusieurs épisodes de canicule. Mais paradoxalement, le sentiment d’exposition aux événements extrêmes recule légèrement. Même tendance pour la perception de la nature : 45 % des Français estiment qu’elle s’est dégradée près de chez eux, un chiffre en baisse, mais seuls 8 % jugent qu’elle s’améliore.Face à ces enjeux, les attentes se tournent d’abord vers les pouvoirs publics. Environ un Français sur deux considère que l’État doit agir en priorité. Les entreprises sont également mises à contribution, mais les ménages se sentent moins concernés. Dans le détail, la lutte contre le changement climatique reste centrale, mais la pollution de l’eau devient désormais la principale attente.
  • Les émissions de CO2 en baisse de 27% en France ?

    02:19|
    Source : SDESC’est un signal encourageant pour la transition énergétique française. Selon les dernières données du Service des statistiques du ministère de la Transition écologique, les émissions de CO₂ liées à la consommation d’énergie ont reculé de 27 % entre 1990 et 2023 en France métropolitaine. Un résultat d’autant plus notable que, sur la même période, la population a augmenté de 17 % et l’activité économique, mesurée par le produit intérieur brut, a progressé de 40 %. Autrement dit, la France parvient progressivement à dissocier croissance et émissions.L’année 2024 confirme cette tendance. Les émissions liées à la combustion d’énergie ont encore diminué, de 2,3 %. Cette baisse concerne l’ensemble des secteurs, avec un rôle particulièrement important du système énergétique. Car l’un des piliers de cette trajectoire reste le mix énergétique français, largement dominé par le nucléaire. En 2024, la production d’énergie a bondi de près de 10 %, notamment grâce à la reprise des centrales nucléaires et à de bonnes conditions pour l’hydroélectricité, c’est-à-dire la production d’électricité à partir de l’eau, via des barrages ou des cours d’eau. Conséquence directe : le recours au gaz pour produire de l’électricité et de la chaleur a chuté de 32 % en un an. Moins de gaz, c’est moins d’émissions. Dans le même temps, la France a réduit sa dépendance énergétique extérieure.Les énergies renouvelables progressent également. L’éolien et le solaire continuent de se développer, et représentent désormais près de 16 % de la consommation primaire d’énergie. Sur le long terme, la part du pétrole a fortement reculé, passant de 50 % en 1990 à 38 % aujourd’hui, tandis que les renouvelables ont presque doublé. Mais tout n’est pas uniforme. Si l’industrie consomme un peu moins d’énergie, les secteurs résidentiel et tertiaire, autrement dit les logements et les services, sont en hausse. Et pour les ménages, la transition a un coût. Même si les prix de l’énergie ont légèrement baissé en 2024, ils restent bien supérieurs à leur niveau d’avant-crise. La fin progressive des aides publiques et la hausse de certaines taxes pèsent sur le pouvoir d’achat.
  • Déchets nucléaires : le projet Cigéo coûtera finalement plus cher ?

    02:32|
    Le projet Cigéo, destiné à stocker les déchets nucléaires les plus dangereux en France, voit son coût nettement réévalué. Selon un arrêté publié au Journal officiel, l’enveloppe globale atteint désormais 33,36 milliards d’euros. Une hausse significative par rapport aux 25 milliards estimés en 2016. Cette nouvelle estimation repose sur les conditions économiques de janvier 2025. Elle reste toutefois dans la fourchette avancée récemment par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui pilote le projet. Celle-ci situait le coût total entre 26,1 et 37,5 milliards d’euros.Mais que couvre exactement cette somme ? Elle inclut l’ensemble du cycle de vie du site : la conception, la construction, l’exploitation… et même la fermeture. Un projet qui s’inscrit sur le très long terme, puisqu’il s’étend sur 151 ans à partir de 2016. Dans le détail, la phase de construction initiale est estimée à 9,74 milliards d’euros, tandis que la fiscalité associée représente environ 3,66 milliards. Cigéo, pour « centre industriel de stockage géologique », prévoit d’enfouir, à environ 500 mètres sous terre, les déchets nucléaires les plus radioactifs. On parle ici de déchets dits « de haute activité », mais aussi de « moyenne activité à vie longue ». Des catégories techniques qui désignent des substances à la fois très radioactives et dont la dangerosité persiste sur des milliers, voire des centaines de milliers d’années.Au total, ce sont environ 83 000 mètres cubes de déchets qui seraient stockés dans ce site souterrain. Le financement repose sur le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, ce sont les acteurs du nucléaire, EDF, Orano et le Commissariat à l’énergie atomique, qui doivent provisionner les sommes nécessaires pour couvrir ces coûts sur le long terme. Ce projet reste toutefois très controversé. Des associations locales et des organisations antinucléaires dénoncent depuis longtemps les incertitudes techniques et financières. Déjà en 2016, certains estimaient que le coût avait été sous-évalué. Aujourd’hui, cette nouvelle estimation doit servir de référence pour les industriels. Mais le projet n’est pas encore autorisé : l’Andra a déposé sa demande en 2023, et une décision n’est pas attendue avant 2027 ou 2028.
  • L’astronomie rejette 36 tonnes de CO2 par chercheur chaque année ?

    02:30|
    La réduction des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui un enjeu mondial. Et selon le Global Carbon Project, les émissions de CO₂ ont déjà retrouvé, dès 2021, leur niveau d’avant la crise du Covid-19. Dans ce contexte, chaque effort compte, y compris dans des domaines auxquels on pense moins, comme la recherche scientifique. C’est précisément ce qu’a voulu mesurer une équipe de l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, à Toulouse. Dirigés par le chercheur Jürgen Knödlseder, ces scientifiques ont étudié l’empreinte carbone de leur propre discipline : l’astronomie. Leurs résultats ont été publiés en mars 2022 dans la revue Nature Astronomy.Premier constat : l’astronomie émet une quantité significative de CO₂. Et cette empreinte pourrait même être en hausse. Pour y parvenir, les chercheurs ont d’abord tenté d’évaluer les émissions de leur institut. Mais ils ont rapidement élargi leur analyse. Car dans ce domaine, les infrastructures sont dispersées à l’échelle mondiale : télescopes, observatoires, missions spatiales… Autant d’équipements énergivores. Au total, l’étude a porté sur une quarantaine d’observatoires et de télescopes, ainsi qu’une cinquantaine de missions spatiales majeures. Mais un obstacle important est apparu : le manque de données précises. Faute de transparence sur les émissions réelles, les chercheurs ont utilisé une méthode indirecte, appelée « ratio monétaire ». Elle consiste à estimer les émissions à partir du coût financier des projets, une approche utile, mais entachée d’incertitudes.Malgré ces limites, les résultats donnent un ordre de grandeur. Depuis leur création, ces infrastructures auraient généré environ 20,3 millions de tonnes de CO₂. En moyenne, cela correspond à environ 1,2 million de tonnes par an, soit l’équivalent des émissions d’un petit pays comme la Croatie. À l’échelle individuelle, chaque astronome serait responsable d’environ 36 tonnes de CO₂ par an, bien au-dessus de la moyenne française, autour de 10 tonnes. Cela équivaut, par exemple, aux émissions d’une voiture parcourant 150 000 kilomètres. Mais réduire cette empreinte s’annonce complexe. Les projets deviennent de plus en plus ambitieux, et donc plus gourmands en ressources. De nouvelles infrastructures sont en construction, comme l’Extremely Large Telescope en Europe.
  • Bientôt un vrai recyclage des batteries en France ?

    02:29|
    Les terres rares, malgré leur nom, ne sont pas forcément rares… mais elles sont devenues stratégiques. Ce groupe de 17 métaux, parmi lesquels le néodyme, le samarium ou encore le dysprosium, est indispensable à de nombreuses technologies du quotidien. On les retrouve dans les moteurs de véhicules électriques, les éoliennes, les smartphones ou encore certains équipements électroniques.Le problème, c’est la dépendance. Aujourd’hui, la Chine domine largement ce marché. Elle assure environ 70 % de la production mondiale, et jusqu’à 90 % des opérations de traitement et de séparation, des étapes clés pour rendre ces matériaux utilisables. Même si des pays comme les États-Unis produisent aussi des terres rares, une grande partie du monde reste tributaire de l’industrie chinoise. Face à ce constat, la France tente de reprendre la main. L’État vient de soutenir un projet porté par Caremag, filiale du groupe Carester, spécialisée dans l’expertise des terres rares. Au total, 106 millions d’euros d’investissement public, auxquels s’ajoutent 110 millions apportés par le groupe japonais Iwatani Corporation. Ensemble, ils ont créé une coentreprise baptisée Japan France Rare Earth Company.Le projet : construire une usine de recyclage à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, avec une mise en service prévue fin 2026. L’objectif est ambitieux : recycler chaque année environ 2 000 tonnes d’aimants, ces composants riches en terres rares, et traiter jusqu’à 5 000 tonnes de concentrés miniers. L’installation pourrait devenir le premier site de recyclage de ce type en Europe, et un acteur majeur pour certaines terres rares dites « lourdes », comme le terbium ou le dysprosium. L’enjeu dépasse la seule industrie française. Il s’agit aussi de renforcer l’autonomie européenne, notamment dans la production d’aimants permanents, essentiels à la transition énergétique.Parallèlement, une autre piste est à l’étude : relancer l’exploitation minière sur le territoire. Un inventaire des ressources stratégiques vient d’être lancé, piloté par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Mais à court terme, le recyclage apparaît comme une solution clé. Moins polluant, moins énergivore et moins gourmand en eau que l’extraction minière, il pourrait devenir un levier majeur pour sécuriser l’approvisionnement… tout en limitant l’impact environnemental.