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Choses à Savoir TECH VERTE

Les inondations à Dubaï liées à une expérience ratée ?

La ville de Dubaï a connu des précipitations diluviennes mi-avril : 127 mm de pluie tombés en 24 heures, soit l'équivalent de plus d'un an et demi de pluie pour le pays, et même jusqu’à 250 mm de pluie pour d’autres villes. En regardant les images satellites, on peut voir que plusieurs orages ont traversé les Émirats arabes unis les uns à la suite des autres. Ces cellules ultra-violentes ont puisé leur énergie dans les eaux anormalement chaudes du golfe persique.


Il est désormais admis par la communauté scientifique que le réchauffement climatique augmente la quantité de pluie dans les dépressions et lors des orages. Il est donc fort probable que la hausse globale des températures ait aggravé le phénomène. Mais les Émirats arabes unis sont également connus pour leurs nombreuses expériences d'ensemencement des nuages. Le gouvernement utilise en effet régulièrement cette technique controversée qui consiste à injecter des produits dans des nuages déjà existants, pour provoquer davantage de pluie dans les zones les plus sèches, avec des effets variables et des résultats pas toujours au rendez-vous. Ces précipitations diluviennes seraient-elles donc liées à un ensemencement des nuages qui aurait dégénéré ? Pour l’heure le gouvernement n’a pas confirmé cette piste, ni donné la moindre explication.


Rappelons que même si cet événement est exceptionnel, les Émirats sont souvent concernés par des orages très pluvieux, un phénomène en partie lié aux particules de sable du désert qui jouent également un rôle d'ensemencement des nuages de manière naturelle. Peu avant Dubaï, l'Algérie avait aussi été touchée par des pluies exceptionnelles liées à la même situation météo avec là aussi, l'équivalent d'un an de pluie tombé en très peu de temps.

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  • Les batteries lithium-ion, sources de polluants éternels ?

    01:51
    Les PFAS, ces produits chimiques surnommés « éternels » en raison de leur extrême persistance, sont à nouveau au cœur de l'actualité. Ces substances, impliquées dans divers problèmes de santé, s'accumulent dans notre environnement. Cette fois, ce sont les batteries lithium-ion de nos smartphones et voitures électriques qui sont pointées du doigt. Une étude de l'université Texas Tech (États-Unis) révèle que ces batteries libèrent des quantités significatives de PFAS.Les chercheurs expliquent que certaines batteries lithium-ion utilisent des composés appelés bis-perfluoroalkylsulfonimides, ou bis-FASI. Ces substances, appartenant à la classe des per- et polyfluoroalkylées (PFAS), améliorent l'efficacité et la sécurité des batteries en les rendant moins inflammables. Toutefois, ils mettent en garde : « Réduire nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) grâce à des innovations comme les voitures électriques est crucial, mais cela ne doit pas se faire au détriment d'une augmentation de la pollution par les PFAS ».Dans leur étude, publiée dans la revue Nature Communications, les chercheurs ont détecté des niveaux de bis-FASI émanant des batteries, de l'ordre de la partie par milliard (ppb). Bien que ce chiffre puisse sembler minime, il dépasse largement les limites fixées par les autorités américaines pour l'eau potable. Les chercheurs se sont concentrés sur des zones proches des sites de fabrication de batteries ou de leurs composants, ce qui pourrait expliquer ces taux élevés. Ils suggèrent également que ces PFAS pourraient voyager dans l'air, contaminant des régions éloignées des usines ou des décharges où la plupart des batteries lithium-ion sont jetées. Les résultats de cette étude soulèvent des questions cruciales sur l'impact environnemental des technologies de batteries actuelles, appelant à un équilibre entre innovation et protection de l'environnement.
  • Une « zéro plastique » impossible pour les JO de Paris ?

    02:01
    Les Jeux olympiques de Paris 2024 se veulent écologiques, avec moins de constructions, une réduction des dépenses énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre. La politique zéro déchet est également au cœur de l'événement, visant une « trajectoire zéro déchet et zéro plastique à usage unique ». Cependant, selon France Nature Environnement (FNE), cette ambition est compromise. L'association indique que le Comité des Jeux Olympiques prévoit que sur les 18 millions de boissons distribuées par Coca-Cola pendant les Jeux, plus de la moitié seront conditionnées dans des bouteilles en plastique, contredisant l'objectif de Jeux zéro déchet.La première controverse concerne le partenariat avec Coca-Cola, qui a été désigné champion mondial de la pollution plastique début 2024. Coca-Cola sera le distributeur exclusif des boissons durant les JO, ce qui suscite des critiques. La deuxième controverse porte sur la quantité de plastique utilisée. Selon FNE, sur les 9 millions de boissons vendues au public, 6,4 millions seront dans des bouteilles en plastique. Bien qu'il soit prévu que trois quarts de ces bouteilles soient des « écocup » consignées, la FNE révèle que le comité des JO 2024 a obtenu une dérogation pour utiliser 4 millions de bouteilles en plastique à usage unique, invoquant des raisons de santé publique et de contrôle du dopage. En résumé, malgré les promesses d’un événement écologique, les décisions concernant l'utilisation de plastique par le Comité des Jeux Olympiques soulèvent des questions sur la véritable portée de leurs engagements environnementaux.
  • Un système de refroidissement plus froid que l'espace ?

    02:13
    Alors que les ordinateurs quantiques promettent de surpasser les capacités des machines actuelles, leur développement s'accompagne de défis techniques inédits. L'un des plus cruciaux est le refroidissement des puces quantiques, qui doivent être maintenues à des températures extrêmement basses pour fonctionner correctement. Les qubits, ou bits quantiques, sont extrêmement sensibles aux perturbations thermiques. La moindre vibration thermique peut altérer leur état, provoquant des erreurs de calcul. Pour garantir un fonctionnement fiable, ces ordinateurs doivent être maintenus à des températures proches du zéro absolu, soit -273,15 degrés Celsius.Une équipe de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a relevé ce défi en développant un nouveau système de refroidissement innovant. Leur dispositif capture la chaleur produite par les composants du processeur quantique et la convertit en électricité. Cette approche ingénieuse permet de refroidir le processeur de manière très efficace tout en récupérant de l'énergie. De plus, le système est basé sur des composants existants, facilitant ainsi sa réplication. Il est aussi efficace que les systèmes de refroidissement des ordinateurs traditionnels.Grâce à cette solution, les chercheurs ont atteint la température exceptionnelle de 0,1 kelvin, soit environ -273 degrés Celsius. En comparaison, l'espace apparaît plus chaud, baignant dans un rayonnement cosmologique de 2,7 kelvins (-270,45 degrés Celsius). « Nous sommes les premiers à créer un dispositif dont l'efficacité de conversion correspond à celle des technologies actuelles, mais qui fonctionne à des champs magnétiques faibles et à des températures très basses, ce qui est nécessaire pour les systèmes quantiques. Ce travail constitue une véritable avancée », a déclaré le chercheur Gabriele Pasquale.
  • Les toits blancs : remparts contre les fortes chaleurs ?

    01:57
    L'été 2018 a apporté une chaleur intense à Londres. Ces températures ont servi de base à une étude menée par des chercheurs de l'University College London (Royaume-Uni), visant à tester divers systèmes de gestion de la chaleur dans le Grand Londres à travers un modèle climatique urbain tridimensionnel. Les solutions testées incluaient des panneaux solaires sur les toits, des toitures végétalisées ou couvertes d'un revêtement réfléchissant, de la végétation urbaine et l'utilisation de la climatisation. Les chercheurs ont modélisé ces solutions comme si elles avaient été adoptées à grande échelle dans toute la zone urbaine, rapportent-ils dans les Geophysical Research Letters.Les résultats montrent que recouvrir les toits d'un revêtement réfléchissant est la méthode la plus efficace pour réduire la température à Londres, avec une baisse d'environ 1,2 °C, et jusqu'à 2 °C dans certaines zones. En revanche, végétaliser les rues, bien que bénéfique à d'autres égards, n'a réduit les températures que de 0,3 °C en moyenne. Pire encore, la climatisation des bâtiments a contribué à augmenter la température extérieure en ville de 0,15 °C.Les chercheurs ont également observé des effets contrastés pour les toits végétalisés. Pendant la journée, ils réduisent la température de 0,5 °C en moyenne, mais une fois la nuit tombée, ils retiennent la chaleur, augmentant légèrement les températures nocturnes. Les arbres urbains, quant à eux, améliorent le confort nocturne en réduisant la chaleur, mais augmentent l'humidité de l'air, ce qui peut être inconfortable. Avec ces précieuses informations en main, nous pourrions trouver des moyens plus efficaces d'adapter nos villes au réchauffement climatique. En attendant, il est crucial de continuer à chercher des solutions pour freiner cette tendance alarmante.
  • Antarctique : un « point de bascule » bientôt franchi ?

    01:54
    Les scientifiques alertent sur un nouveau "point de bascule" imminent : l'Antarctique pourrait entrer dans une phase de "fonte incontrôlée" de ses calottes glaciaires. Cette mise en garde provient d'une étude publiée mardi 25 juin dans la revue Nature Geoscience. Les vastes calottes de l'Antarctique, reposant sur un socle rocheux et s'étendant au-delà des côtes pour flotter sur l'océan, sont de plus en plus vulnérables à l'infiltration de l'eau de mer réchauffée par le changement climatique.Des recherches antérieures avaient déjà montré que l'eau de mer, chauffée par les activités humaines, pouvait s'infiltrer à la jonction terre-mer, progressant sous la glace et provoquant une fonte accélérée. L'étude récente confirme cette hypothèse et la quantifie à travers des modèles. L'eau de mer réchauffée pénètre sous la glace, accélérant la fonte sur des distances allant de 100 mètres à plusieurs dizaines de kilomètres. "Cela pourrait déclencher un point de bascule, au-delà duquel l'infiltration de l'eau océanique sous la calotte glaciaire deviendrait illimitée, entraînant une fonte incontrôlée", explique Alexander Bradley, auteur principal de l'étude. Une telle situation pourrait provoquer une élévation significative du niveau de la mer, surpassant la formation de nouvelle glace, et menaçant les populations côtières mondiales.Les modèles actuels du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) n'ont pas intégré ce phénomène crucial, sous-estimant systématiquement la perte de glace observée jusqu'à présent. L'étude insiste sur la nécessité de mettre à jour ces modèles. En mai, la température moyenne des océans a atteint un record de 20,93°C pour le 14e mois consécutif, selon le réseau européen Copernicus. "Chaque dixième de degré supplémentaire rapproche ces points de bascule, les rendant de plus en plus probables", prévient Bradley.
  • La pollution de l’air a-t-elle limitée le réchauffement climatique ?

    02:07
    En janvier dernier, l'Organisation météorologique mondiale a annoncé que 2023 avait été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Une des causes principales : la réduction de la pollution atmosphérique. En effet, la combustion de combustibles fossiles dans les centrales électriques et les moteurs émet non seulement des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, mais aussi des aérosols refroidissants, tels que les oxydes de soufre (SOx). Ces particules réfléchissent une partie des rayons solaires et favorisent la formation de nuages, qui agissent comme des miroirs.Des progrès significatifs ont été réalisés récemment pour réduire la pollution de l'air. L'Organisation maritime internationale a instauré des restrictions en 2020 sur la quantité de soufre autorisée dans les carburants maritimes, réduisant les émissions de dioxyde de soufre (SO2) de 80 %. La Chine a également diminué ses émissions soufrées de plus de 70 % depuis 2005, grâce à des technologies avancées et des filtres dans les centrales à combustibles fossiles, évitant ainsi plus de 200 000 décès prématurés.Malgré ces avancées, aucun scientifique ne recommande d'arrêter les efforts de dépollution des aérosols, car la pollution atmosphérique cause un nombre de décès trop élevé. En 2021, plus de huit millions de personnes sont décédées en raison de la pollution de l'air, qui est devenue le deuxième facteur de risque de décès chez les enfants de moins de cinq ans, selon l'Unicef. Les experts estiment que la solution réside dans une combinaison de mesures : continuer à lutter contre la pollution de l'air tout en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles. Cela permettrait de diminuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à la fois à la santé publique et à la lutte contre le réchauffement climatique.
  • CO2 : la pollution de Google double en 5 ans à cause de l’IA ?

    02:28
    En 2019, Google s'était fixé un objectif ambitieux : éliminer autant de CO2 qu'elle en émet d'ici 2030. Cependant, l'essor de l'IA générative, popularisée par ChatGPT, a bouleversé la donne. Depuis plus d'un an, Google investit massivement dans cette technologie pour l'intégrer à presque tous ses produits. Le problème réside dans les énormes capacités de calcul nécessaires pour entraîner et faire fonctionner ces modèles d'intelligence artificielle. Par exemple, générer une seule image par IA consomme autant d'énergie que la recharge d'un smartphone, selon des chercheurs de la start-up française Hugging Face. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit que les centres de données pourraient consommer dix fois plus d'électricité en 2026 qu'en 2022, une hausse due en partie à l'émergence de l'IA.Les principales causes de l'augmentation des émissions de Google sont la consommation d'électricité des centres de données et les émissions issues de la chaîne d'approvisionnement. En 2023, les émissions de Google ont augmenté de 13 % par rapport à l'année précédente, atteignant 14,3 millions de tonnes métriques. Google se montre désormais moins confiant quant à sa capacité à respecter ses engagements environnementaux, déplorant « l'incertitude concernant l'impact environnemental futur de l'IA, complexe et difficile à prédire ». Microsoft, également engagé dans l'IA, a observé une augmentation de ses émissions de gaz à effet de serre de près de 30 % depuis 2020, en raison de l'expansion de ses centres de données.L'activité accrue des centres de données impacte également la consommation d'eau, utilisée pour refroidir les infrastructures. En 2023, les datacenters de Google ont consommé 17 % d'eau en plus par rapport à 2022, soit 6,1 milliards de litres, suffisamment pour irriguer environ 41 terrains de golf par an dans le sud-ouest des États-Unis. Face à un dérèglement climatique qui s'intensifie, Google continue d'investir dans ses infrastructures techniques. « Intégrer l'IA dans nos produits pourrait rendre difficile la réduction des émissions, en raison de la demande énergétique croissante liée à nos investissements », déclare la firme, laissant présager des défis environnementaux persistants.
  • Occasion : les voitures électriques moins chères que le diesel ?

    01:43
    Jusqu'à récemment, acheter une voiture électrique d'occasion coûtait plus cher qu'un véhicule diesel du même âge. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Selon le dernier rapport de La Centrale, relayé par La Tribune, les véhicules électriques récents sont désormais plus abordables que leurs homologues diesel.Le rapport trimestriel de La Centrale révèle une donnée historique : les véhicules électriques d'occasion âgés de 2 à 4 ans coûtent en moyenne 20 000 euros, contre 24 000 euros pour les diesels de même catégorie. Mais qu'est-ce qui explique ce retournement de situation ? D'abord, la loi de l'offre et de la demande joue un rôle crucial. En 2023, le nombre de véhicules électriques d'occasion a bondi de 181%, selon La Centrale. L'arrivée massive de voitures neuves chinoises, notamment celles du constructeur BYD, a fait chuter les prix, impactant même les tarifs des concurrents comme Tesla. De plus, le bonus écologique, bien que désormais non disponible pour les véhicules d'occasion depuis le 14 février dernier, a contribué à réduire les prix des voitures neuves, influençant ainsi le marché de l'occasion.Le marché des véhicules électriques bénéficie aussi des pratiques des loueurs de courte durée et des entreprises sous leasing, qui alimentent régulièrement le marché de l'occasion. Malgré ces facteurs favorables, il convient de rester prudent. La situation économique et réglementaire pourrait encore évoluer, rendant le marché fragile. Cette tendance vers des voitures électriques d'occasion plus abordables pourrait être une opportunité pour les consommateurs d'opter pour une solution plus écologique. Cependant, il est important de surveiller les développements futurs pour voir si cette accessibilité perdure.
  • Deux fois plus de CO2, c’est 14 °C en plus ?

    02:15
    Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont largement reconnues comme la cause principale du réchauffement climatique. Cependant, des chercheurs de l'Institut royal néerlandais de recherche sur la mer (Nioz) et des universités d'Utrecht et de Bristol estiment que l'impact du CO2 a peut-être été sous-estimé.Dans une étude publiée dans Nature Communications, les scientifiques révèlent leurs découvertes après avoir analysé une carotte de forage extraite du Pacifique. Leur méthode repose sur l'étude des membranes des archées, des micro-organismes marins. « Les archées optimisent la composition chimique de leur membrane selon la température de l'eau. Ces substances peuvent être retrouvées sous forme de fossiles moléculaires dans les sédiments océaniques », explique Jaap Sinninghe Damsté, géochimiste.Pour estimer la teneur historique en CO2 atmosphérique, les chercheurs ont analysé la composition chimique de la chlorophylle et du cholestérol présents dans les algues. Ces organismes absorbent le CO2 de l'eau pour réaliser la photosynthèse. Lorsque la concentration en CO2 est basse, les algues absorbent plus de carbone « lourd ». Les proportions de ces deux formes de carbone permettent de déduire les niveaux de CO2 dans l'océan et, par extension, dans l'atmosphère.Les résultats sont alarmants : un doublement du CO2 atmosphérique pourrait entraîner une hausse de la température moyenne terrestre entre 7 et 14 °C. À titre de comparaison, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait précédemment estimé cette augmentation entre 2,3 et 4,5 °C. « L'avertissement est clair, concluent les chercheurs. Nous devons impérativement réduire nos émissions de CO2 et mettre en œuvre des technologies pour les compenser. » Cette étude souligne l'urgence d'actions concrètes pour limiter l'impact du changement climatique.