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Choses à Savoir TECH VERTE

Les aquariums aident à sauver les océans ?

Chaque année, les parcs zoologiques et aquariums français accueillent près de 26 millions de visiteurs. Au-delà de leur fonction de découverte, certains développent des activités de recherche, de conservation et de médiation scientifique. C’est ce qu’a mis en avant le colloque « Aquarium du futur », organisé par Nausicaá.


L’un des sujets abordés concernait le bien-être animal. Dans les aquariums, son évaluation ne repose pas seulement sur l’état de santé : elle prend en compte les comportements, l’alimentation, les interactions et les conditions de vie propres à chaque espèce. Des vétérinaires spécialisés interviennent dans certaines structures. À Nausicaá, par exemple, les lions de mer sont entraînés depuis plus de vingt-cinq ans à coopérer volontairement lors de certains examens médicaux, ce qui peut éviter une anesthésie générale. Des grilles d’évaluation spécifiques ont été développées pour mieux objectiver le suivi des espèces aquatiques, en complément de l’observation quotidienne des équipes.


Autre volet : la recherche scientifique. Des aquariums collaborent avec des universités, des laboratoires ou l’Ifremer. À Boulogne-sur-Mer, des expériences portent sur le développement d’œufs et de larves de harengs exposés à des températures plus élevées et à une eau plus acide, deux évolutions associées au changement climatique. Selon les chiffres présentés lors du colloque, les aquariums et parcs zoologiques français participeraient à plus de 335 programmes de recherche et de conservation dans plus de 70 pays, pour près de cinq millions d’euros investis chaque année. Plus d’un tiers des animaux hébergés appartiendraient à des espèces inscrites sur la Liste rouge de l’UICN.


La reproduction en captivité constitue également un axe de travail. En 2023, 468 espèces de poissons associés aux récifs coralliens auraient été reproduites avec succès en aquarium. Certains programmes visent aussi à constituer des populations dites « d’assurance », destinées à préserver une diversité génétique utile à la conservation. En Wallonie, l’Aquarium-Muséum de Liège a ainsi participé à la réintroduction de la rainette verte dans plusieurs sites. Enfin, ces établissements développent des actions de médiation autour de l’océan, qui couvre plus de 70 % de la surface du globe et joue un rôle majeur dans la régulation du climat.

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  • Objectif "Made in Europe" pour les véhicules chinois ?

    02:27|
    Les voitures chinoises ne vont plus seulement arriver en Europe par bateau. Elles vont de plus en plus sortir directement de nos usines, avec des salariés européens et parfois sur les chaînes de constructeurs historiques.Bonjour à toutes et à tous. Selon Mobility Global, les marques chinoises devraient produire environ 90 000 voitures en Europe cette année. La prévision grimpe à un million par an en 2030, puis 1,5 million en 2035. Et précision importante : il s’agit de voitures de marques chinoises, pas uniquement de modèles 100 % électriques.Cette implantation répond à une logique très simple. Depuis 2024, l’Union européenne impose aux voitures électriques fabriquées en Chine des droits compensateurs supplémentaires pouvant dépasser 35 %, selon les constructeurs. Produire à l’intérieur de l’Europe permet d’échapper à ces droits sur les véhicules importés, mais aussi de se rapprocher d’un marché où les marques chinoises progressent rapidement. BYD doit ainsi démarrer sa première usine automobile européenne en Hongrie cette année. Chery produit en Espagne, Leapmotor s’appuie sur Stellantis, et d’autres partenariats utilisent des usines européennes qui disposent de capacités libres.La France pourrait elle aussi être concernée. Stellantis et le chinois Dongfeng ont signé en mai un protocole d’accord pour envisager la production de véhicules Dongfeng à Rennes. Mais contrairement à ce que certains articles laissent entendre, rien n’est encore définitivement acté : Stellantis parle bien d’un projet potentiel dans le cadre d’un accord non contraignant.Et c’est là que se joue désormais la vraie bataille industrielle. Une voiture assemblée en Europe peut toujours recevoir sa batterie, son moteur électrique, son électronique et une grande partie de ses pièces depuis la Chine. Bruxelles prépare donc son Industrial Accelerator Act. Pour bénéficier de certains soutiens publics ou du label européen, la Commission veut imposer davantage de contenu fabriqué sur le continent et, pour les grands investissements étrangers stratégiques, davantage d’emplois et de transfert de compétences en Europe.Le protectionnisme européen produit ainsi un résultat paradoxal : au lieu de repousser les constructeurs chinois, il accélère leur transformation en industriels européens. La prochaine question ne sera donc plus de savoir où la voiture est assemblée, mais où restent les emplois, la technologie et surtout la valeur ajoutée.
  • L'Espagne force l'énergie verte dans les data centers ?

    02:39|
    L’Espagne veut éviter que la ruée vers l’intelligence artificielle ne se transforme en ruée vers son électricité et son eau. Madrid prépare donc des règles parmi les plus exigeantes d’Europe pour les nouveaux centres de données.Bonjour à toutes et à tous. Le gouvernement espagnol vient de mettre en consultation un projet de décret qui vise notamment les installations de plus d’un mégawatt. Et la mesure la plus spectaculaire concerne leur électricité : au moins 80 % de leur consommation devra être couverte par des énergies renouvelables, non pas sur l’année, mais heure par heure.La différence est importante. Aujourd’hui, une entreprise peut acheter suffisamment d’électricité verte sur douze mois pour afficher un bilan annuel renouvelable, même si son data center utilise parfois une production fossile lorsque le soleil ou le vent manquent. L’Espagne veut désormais faire coïncider beaucoup plus précisément consommation et production. Et surtout, cette énergie devra être nouvelle. Chaque mégawatt supplémentaire consommé devra être associé à une nouvelle capacité renouvelable, installée dans les dix-huit mois précédant la mise en service du centre, directement ou via un contrat de fourniture à long terme. Madrid s’attaque également à l’eau. Les nouvelles installations devront atteindre les meilleurs niveaux européens d’efficacité énergétique et hydrique. Un enjeu particulièrement sensible dans un pays régulièrement confronté aux sécheresses.Pourquoi cette sévérité maintenant ? Parce que l’IA provoque une véritable course au raccordement. Depuis 2021, plus de 12 gigawatts de droits d’accès au réseau espagnol ont déjà été accordés à des projets de data centers. Or la stratégie nationale estime plutôt leurs besoins réels entre 3,5 et 4 gigawatts en 2030. Les sanctions peuvent aller jusqu’à la perte du droit de connexion au réseau. Le texte ajoute même une dimension de souveraineté : l’opérateur devra être établi dans l’Union européenne et conserver certaines données d’exploitation sur le territoire européen.Le secteur redoute évidemment que ces contraintes poussent certains investissements vers d’autres pays. Et la France ferait bien d’observer l’expérience espagnole. RTE comptait en mai près de 18 gigawatts de demandes de raccordement réservées pour environ 80 projets de data centers, contre seulement 5 gigawatts fin 2024.L’enjeu européen devient donc clair : accueillir l’infrastructure de l’intelligence artificielle, oui, mais sans laisser quelques gigantesques salles de serveurs décider seules de l’usage futur de l’électricité, de l’eau et des réseaux.
  • Firewatch mise sur l’IA pour anticiper les incendies ?

    02:09|
    En France, la lutte contre les feux de forêt s’appuie désormais davantage sur les satellites et l’intelligence artificielle. La plateforme FireWatch, développée par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises avec plusieurs partenaires, est annoncée comme opérationnelle depuis cet été. L’outil avait déjà été expérimenté durant l’été 2025. Un an plus tard, il a franchi une nouvelle étape avec une première démonstration en conditions opérationnelles. Son objectif est d’aider les services de secours à détecter plus rapidement les départs de feu, mais aussi à suivre et anticiper leur évolution.FireWatch combine plusieurs sources d’informations, notamment des données satellitaires analysées automatiquement. Des algorithmes cherchent dans ces images des signaux caractéristiques d’un incendie actif. Lorsqu’une anomalie est identifiée, elle peut être intégrée à une cartographie actualisée destinée aux équipes sur le terrain. À ce stade, quarante services d’incendie et de secours sont reliés à la plateforme, selon la Sécurité civile.L’intérêt ne se limite pas à la détection. FireWatch dispose aussi d’un système de simulation de propagation. En fonction des informations disponibles, il peut modéliser les trajectoires possibles d’un incendie afin d’aider les secours à anticiper son déplacement et à organiser leurs moyens. La plateforme doit également fournir une analyse de la « défendabilité » des bâtiments. Derrière ce terme se cache l’évaluation de leur exposition potentielle au feu et de la vulnérabilité des zones environnantes. Ces informations peuvent permettre d’identifier plus rapidement les secteurs à protéger en priorité.Cette technologie arrive dans un contexte particulièrement tendu. Plusieurs incendies de grande ampleur ont frappé la France durant l’été 2026. Selon Effis, le système européen de surveillance des feux de forêt, près de 100 000 hectares ont déjà brûlé. La saison 2026 constitue ainsi, selon ces données satellitaires, un record de surfaces incendiées en France sur les vingt dernières années de mesures. FireWatch ne remplace évidemment ni les pompiers ni les moyens de prévention au sol. Son rôle est plutôt d’ajouter une couche d’information supplémentaire : observer plus vite, cartographier plus précisément et tenter d’anticiper l’évolution d’un feu avant qu’il ne devienne incontrôlable.
  • Les chenilles détruisent le plastique naturellement ?

    02:17|
    Chaque année, plus de 100 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde. Ce plastique, utilisé dans de nombreux sacs, emballages et contenants, est particulièrement résistant : dans l’environnement, sa dégradation peut prendre des décennies, voire des siècles. Des chercheurs de l’université de Brandon, au Canada, étudient pourtant une piste étonnante : utiliser des chenilles capables de digérer ce plastique. L’équipe du Dr Bryan Cassone travaille sur le ver de cire, la larve de la grande teigne de la cire, *Galleria mellonella*. Cet insecte parasite habituellement les ruches en consommant la cire d’abeille.Depuis 2017, on sait que ces chenilles peuvent également s’attaquer au polyéthylène. Les travaux récents montrent qu’elles ne se contentent pas de le mâcher : elles le métaboliseraient réellement. Selon les chercheurs, environ 2 000 vers peuvent décomposer un sac plastique en vingt-quatre heures. Une partie du plastique ingéré serait transformée en lipides, puis stockée sous forme de graisse dans l’organisme des chenilles. Le microbiote intestinal, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes vivant dans leur système digestif, semble jouer un rôle central dans ce processus. Mais cette capacité a ses limites. Les vers nourris uniquement avec du polyéthylène perdent rapidement du poids et finissent par mourir, car le plastique ne leur apporte pas les nutriments nécessaires. Les chercheurs testent donc une co-supplémentation alimentaire, notamment avec des sucres, afin de maintenir les larves en vie tout en leur faisant consommer du plastique.Deux pistes se dessinent. La première consisterait à élever massivement ces chenilles pour traiter des déchets. Mais cette solution soulève des problèmes pratiques et écologiques, puisque le ver de cire est aussi un parasite des ruches. La seconde piste paraît plus facilement transposable : identifier les enzymes et mécanismes biologiques permettant cette digestion, puis les reproduire industriellement sans utiliser directement les insectes. Car à l’échelle mondiale, les limites restent évidentes : pour traiter une fraction des millions de tonnes de polyéthylène produites chaque année, il faudrait des milliards de chenilles. L’intérêt principal de ces recherches est donc ailleurs : comprendre comment le vivant peut dégrader un plastique réputé presque indestructible, puis transformer ce mécanisme naturel en outil de recyclage. 
  • Avec 25% du marché, la voiture électrique passe un cap.

    02:32|
    La voiture électrique continue de gagner du terrain en Europe. En mars 2026, elle dépassait pour la première fois les 20 % de part de marché dans l’Union européenne. Quatre mois plus tard, un nouveau seuil semble avoir été franchi. Selon les données d’E-Mobility Europe, reprises par Reuters le 24 août, les voitures 100 % électriques à batterie, les fameuses BEV, ont représenté 25,7 % des ventes de véhicules neufs en juillet sur les 16 principaux marchés européens. Au total, 224 266 voitures électriques ont été immatriculées sur le mois, soit une hausse de 13,6 % sur un an. Depuis janvier, près de 1,5 million d’unités ont trouvé preneur, soit 30 % de plus qu’en 2025. Une progression alimentée notamment par les prix élevés du pétrole, les aides publiques et l’arrivée de modèles plus accessibles.Mais attention au chiffre des 25,7 %. E-Mobility Europe ne couvre ici que 16 pays, contre 27 habituellement pris en compte par l’Association des constructeurs européens d’automobiles. Ces marchés représentent certes environ 90 % des ventes du continent, mais les pays absents affichent généralement des taux d’électrification plus faibles. Le chiffre définitif pourrait donc être légèrement inférieur.La dynamique reste néanmoins forte, notamment grâce aux deux plus gros marchés européens. En France, l’électrique atteint 35 % des ventes en juillet avec 44 378 immatriculations. En Allemagne, la part monte à 29,3 %, soit 78 609 voitures, aidée probablement par le retour des aides à l’achat en janvier. Le Nord de l’Europe reste largement en tête : 80,1 % au Danemark, 52,6 % en Finlande, 47,3 % aux Pays-Bas, plus de 42 % en Belgique et en Suède. Hors Union européenne, la Norvège atteint même 97,6 %.Mais l’Europe avance toujours à deux vitesses. En Italie, après la disparition des aides locales, la part de l’électrique est retombée à 5,9 %, contre 10,1 % en juin. La Pologne reste à 4 %, la République tchèque à 7,5 %. La transition progresse donc rapidement, mais elle reste extrêmement dépendante des politiques publiques : bonus à l’achat, fiscalité des véhicules thermiques ou encore prix des carburants peuvent accélérer… ou freiner brutalement le mouvement.
  • Le camion Tesla Semi arrive en Europe ?

    02:38|
    Près de dix ans après sa présentation, le Tesla Semi s’apprête enfin à débarquer en Europe. Le constructeur donnera les détails de son lancement lors du salon IAA Transportation de Hanovre, du 15 au 20 septembre 2026.Aux États-Unis, le camion électrique n’est désormais plus un simple prototype. Sa production monte en puissance et les premiers utilisateurs se montrent plutôt enthousiastes. Tesla annonce jusqu’à 500 miles d’autonomie pour la version Long Range, soit environ 805 kilomètres, avec une batterie de 822 kilowattheures. Une seconde version, autour de 520 kilomètres, est également prévue. Le Semi consommerait environ 1,06 kilowattheure par kilomètre et utilise trois moteurs électriques installés sur les essieux arrière, pour une puissance maximale proche de 800 kilowatts, soit environ 1 100 chevaux.Autre argument important : la recharge. Le camion peut accepter jusqu’à 1,2 mégawatt sur les bornes compatibles avec le standard MCS, spécialement conçu pour les poids lourds électriques. Tesla affirme ainsi pouvoir récupérer environ 60 % d’autonomie en une trentaine de minutes. Un délai particulièrement intéressant en Europe, où les chauffeurs doivent observer une pause de 45 minutes après 4 heures 30 de conduite.Mais la version européenne devra être adaptée. Dimensions, poids, autonomie ou capacités de recharge devront respecter les réglementations locales. Les poids lourds peuvent généralement atteindre 40 tonnes en Europe, voire 42 tonnes pour certains véhicules zéro émission. Tesla devra surtout résoudre la question de l’infrastructure. Son réseau Megacharger existe déjà aux États-Unis, mais les stations MCS capables de délivrer plus d’un mégawatt commencent seulement à apparaître en Europe. Et cette fois, Tesla arrive sur un marché déjà occupé. Volvo, Mercedes-Benz, Renault Trucks, MAN, Scania ou DAF commercialisent leurs propres camions électriques, tandis que Toyota explore notamment l’hydrogène. Le Semi conserve néanmoins un atout : son autonomie. Si Tesla réussit à proposer près de 800 kilomètres dans une configuration européenne réellement exploitable, il pourrait élargir sensiblement les usages du transport électrique longue distance.Reste enfin le prix. Le Semi coûte environ 300 000 euros aux États-Unis, sans compter l’infrastructure de recharge. Tesla promet des coûts d’exploitation inférieurs au diesel grâce à l’électricité et à une mécanique simplifiée.
  • La crise du sable touche toute la planète ?

    02:46|
    On parle beaucoup du pétrole, des métaux ou de l’eau. Mais une autre ressource est aujourd’hui exploitée à une échelle gigantesque : le sable. Il s’agit même de l’une des matières les plus utilisées au monde, juste derrière l’eau. Béton, verre, routes, bâtiments, composants électroniques : il est partout. Et son extraction dépasse désormais largement la capacité des rivières à le renouveler naturellement.Une vaste étude publiée dans Reviews of Geophysics a analysé 411 travaux scientifiques menés depuis 1974. Elle montre que, dans de nombreuses régions, le prélèvement de sable provoque de profonds déséquilibres. Le Vietnam en offre un exemple spectaculaire. Dans le Mékong, les extractions seraient environ 11,8 fois supérieures au renouvellement naturel des sédiments, estimé à 6,18 mégatonnes par an. Entre 2015 et 2022, environ 366 millions de mètres cubes de sable ont été retirés. Résultat : le fond du fleuve s’est abaissé en moyenne de près d’un demi-mètre. Cela peut sembler faible, mais les conséquences sont considérables. L’érosion fragilise les berges, modifie les écoulements et favorise la remontée de l’eau salée vers l’intérieur des terres. Dans la partie vietnamienne du delta du Mékong, plus de 1 800 maisons se sont effondrées entre 2018 et 2020 à cause de l’érosion. Au rythme actuel, les chercheurs estiment que le sable exploitable pourrait même disparaître localement d’ici 2035.Le problème dépasse largement le Vietnam. Le lac Poyang, en Chine, ainsi que plusieurs rivières indiennes ont connu des transformations comparables, parfois visibles depuis l’espace. Pourquoi le sable des rivières est-il si recherché ? Parce que ses grains s’emboîtent bien, offrent une friction adaptée à la construction et ne sont généralement pas salés. Le sable du désert, trop lisse et instable, convient moins bien, tandis que le sable marin contient du sel. Pour les chercheurs, la solution passe donc par un meilleur contrôle des volumes extraits. Ils recommandent de définir des quotas selon la capacité naturelle de renouvellement des cours d’eau, de renforcer la lutte contre l’exploitation illégale et d’imposer des périodes ou des zones d’extraction limitées. Car derrière chaque tonne de béton se cache aussi une ressource naturelle qui, contrairement aux apparences, n’est pas inépuisable.
  • Des data centers au milieu de l'océan ?

    02:30|
    Et si, plutôt que d’envoyer les data centers dans l’espace, on les installait au milieu de l’océan ? C’est le pari de Panthalassa. Cette start-up américaine teste actuellement, au large de l’État de Washington, un prototype baptisé Ocean-2. L’installation ressemble à une gigantesque bouée, prolongée sous l’eau par une longue structure verticale. Son principe est relativement simple : le mouvement des vagues fait monter et descendre l’ensemble, ce qui entraîne une circulation d’eau à l’intérieur du dispositif. La pression générée actionne alors une turbine, capable de produire de l’électricité sur place.L’intérêt est évident : l’énergie est fabriquée directement là où elle est consommée, sans avoir besoin de câble électrique relié au continent. Mais Ocean-2 n’est pas encore un véritable centre de données. Ce prototype sert avant tout à vérifier que le système de production d’énergie fonctionne correctement. C’est avec la génération suivante, Ocean-3, que Panthalassa prévoit d’intégrer réellement des infrastructures informatiques dans la sphère flottante. Pour transmettre les informations, l’entreprise compte s’appuyer sur le réseau satellitaire Starlink. Si le projet aboutit, le data center pourrait donc devenir largement autonome : les vagues fourniraient l’électricité, l’eau de mer aiderait au refroidissement des composants et les satellites assureraient les communications.Le concept présente aussi un autre avantage : il ne mobilise quasiment aucun terrain à terre. Reste plusieurs obstacles importants. Le milieu marin est particulièrement agressif pour les équipements, notamment à cause du sel, de l’humidité et de la corrosion. La maintenance pourrait également devenir complexe si l’installation se trouve à plusieurs centaines de kilomètres des côtes.La pertinence dépendra enfin du type de calcul effectué. Pour certaines tâches d’intelligence artificielle très spécifiques, qui n’exigent pas d’interactions permanentes avec un grand nombre d’utilisateurs, ce type de plateforme autonome pourrait avoir du sens. En revanche, il semble difficile d’imaginer aujourd’hui une généralisation massive de ce modèle. Panthalassa n’est d’ailleurs pas seule à explorer cette voie. La Chine teste déjà un data center sous-marin, et Microsoft avait également jugé satisfaisante une expérimentation similaire. L’idée d’un cloud flottant n’est donc plus totalement théorique. Mais avant d’en faire une infrastructure industrielle, il faudra encore prouver qu’elle résiste durablement à l’environnement le plus hostile de la planète.