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Choses à Savoir TECH VERTE

Deepmind prédit des événements extrêmes 15 jours à l'avance ?

Google frappe fort dans le domaine de la météorologie. Sa dernière innovation, l’IA GenCast, développée par DeepMind, promet des prévisions météo d’une précision inégalée, jusqu’à 15 jours à l’avance. Un bond technologique qui pourrait jouer un rôle crucial face à la recrudescence des catastrophes climatiques. Publiée dans la prestigieuse revue Nature, cette avancée dépasse les performances du Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), considéré jusqu’alors comme la référence mondiale. Testé sur 1 320 désastres climatiques répertoriés en 2019, GenCast a surpassé l’ECMWF dans 97 % des cas. 


Mais la véritable révolution réside dans la rapidité d’exécution. Là où les systèmes actuels nécessitent plusieurs heures pour produire des prévisions, GenCast n’a besoin que de huit minutes. Basé sur quatre décennies de données climatiques (de 1979 à 2018), le modèle s’appuie sur des paramètres clés comme la température, la vitesse du vent et la pression atmosphérique. Les conséquences pourraient être majeures : mieux anticiper les vagues de chaleur meurtrières, comme celle qui a tué 21 personnes au Maroc cet été, ou encore les ouragans dévastateurs, à l’image d’Helene, qui a causé 237 décès en Floride en septembre. Les incendies de forêt, comme ceux d’Hawaï ayant fait une centaine de victimes, pourraient également être mieux maîtrisés grâce à des alertes précoces. 


Google insiste sur les capacités de GenCast à prévoir les extrêmes climatiques : chaleurs records, froids polaires et vents violents. Une avancée technologique qui pourrait révolutionner les dispositifs d’alerte et limiter les pertes humaines. Face à un climat de plus en plus imprévisible, cette IA montre que la science peut encore anticiper, et peut-être, protéger. Une innovation qui rappelle l’urgence d’investir dans des outils capables de répondre aux défis du réchauffement climatique.

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  • Feux d’artifice : une pollution catastrophique ?

    01:45|
    Spectaculaires et festifs, les feux d’artifice enchantent nos soirées estivales. Mais derrière ces explosions de lumière se cache un impact écologique et sanitaire bien réel. D’abord, leur effet sur la biodiversité. Les oiseaux, notamment, sont particulièrement perturbés, parfois au point de quitter leur habitat. Plus alarmant encore, les feux d’artifice sont responsables de 31 000 incendies aux États-Unis rien qu’en 2022.Mais leurs conséquences ne s’arrêtent pas là. Composés de nitrates, chlorates, soufre, carbone et divers métaux pour les couleurs, les feux d’artifice relâchent une véritable cocktail de polluants atmosphériques. Une étude parue dans Atmospheric Environment révèle que la pollution de l’air augmente de 42 % en moyenne dans les zones où ils sont tirés. Particules fines, métaux lourds, microplastiques et produits cancérigènes pénètrent nos voies respiratoires, affectant la santé humaine. Le perchlorate, par exemple, est reconnu pour perturber la thyroïde. Ces polluants retombent ensuite au sol, s’infiltrent dans les eaux et contaminent sols, cultures et écosystèmes. Résultat : toute la chaîne alimentaire, humains compris, finit par en subir les effets.Face à ce constat, certains fabricants innovent avec des feux d’artifice dits "éco-responsables". Exit le soufre, place au nitrogène, et le plastique est remplacé par du papier biodégradable. Ces alternatives réduisent les émissions de fumée et de produits toxiques, mais ne sont pas totalement neutres pour l’environnement.
  • 1856, Eunice Foote démontrait déjà le réchauffement climatique ?

    02:05|
    Quand on évoque les origines scientifiques de l’effet de serre, les noms de John Tyndall et de Svante Arrhenius viennent naturellement à l’esprit. Mais que dire d’Eunice Newton Foote, scientifique américaine et militante des droits des femmes, dont les travaux précurseurs ont été éclipsés par l’histoire ?En 1856, soit trois ans avant les recherches de Tyndall, Eunice Foote a démontré que des concentrations accrues de dioxyde de carbone dans l’atmosphère pouvaient provoquer un réchauffement climatique significatif. Avec des moyens modestes — deux cylindres en verre, des thermomètres et une pompe à vide — elle a isolé des gaz et mesuré leur capacité à retenir la chaleur sous les rayons du soleil. Elle théorisa que l’atmosphère terrestre, enrichie en CO₂, entraînerait une hausse des températures. Ce qu’elle décrivait alors n’était autre que l’effet de serre.Mais à cette époque, les femmes étaient exclues des cercles scientifiques. Lors d’un congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, ses travaux furent présentés par un homme, Joseph Henry, et publiés dans l’anonymat presque total. Résultat, son nom sombra dans l’oubli tandis que les recherches masculines prenaient toute la lumière. Foote, cependant, n’était pas qu’une scientifique. Militante féministe, elle fut une figure clé de la Convention de Seneca Falls en 1848, première assemblée dédiée aux droits des femmes. Une vie à la croisée des sciences et des luttes sociales. Aujourd’hui, reconnaître son apport, sans minimiser les découvertes de Tyndall, c’est rendre justice à une femme dont les travaux ont ouvert la voie à la compréhension moderne du climat. Une héroïne méconnue d’une science qui continue, encore aujourd’hui, à révéler les liens entre humanité et atmosphère.
  • Norvège : 100% de voitures électriques en 2025 ?

    02:00|
    La Norvège confirme une fois de plus son statut de leader mondial de l’électromobilité. En 2024, le pays nordique a établi un nouveau record, atteignant une part de marché électrisante de 88,9 % pour les véhicules électriques. Un pas de plus vers son objectif ambitieux : 100 % de ventes électriques dès 2025.Selon la Fédération routière de Norvège, cet objectif n’a pas encore été totalement atteint, mais aucun autre pays n’est aussi proche d’une transition complète. En 2024, sur 128 691 véhicules vendus, 114 409 étaient électriques. À titre de comparaison, en septembre dernier, 96,4 % des immatriculations étaient déjà des voitures électriques. Le secret de ce succès ? Une politique incitative qui combine exonération de TVA pour les véhicules électriques et nouvelles taxes dissuasives pour les voitures thermiques, à partir d’avril 2025. Des mesures qui rendent la transition à l’électrique non seulement écologique, mais aussi économiquement avantageuse.Côté marques, Tesla continue de dominer le marché norvégien. La Model Y s’impose en tête des ventes avec près de 17 000 unités écoulées en 2024, suivie de la Model 3 (7 264 ventes). La Volvo EX30 complète le podium, avec 7 229 unités vendues. Ce modèle norvégien inspire de nombreux pays en quête de solutions pour réduire leurs émissions de CO₂ dans le secteur des transports. Mais atteindre 100 % de voitures électriques reste un défi, même pour cette nation pionnière. Reste à savoir si les dernières mesures fiscales et l’engouement des Norvégiens suffiront à transformer cet objectif en réalité dès l’année prochaine.
  • Data centers : un poids énorme pour le réseau électrique ?

    01:58|
    Alors que l’intelligence artificielle continue de révolutionner nos vies, un débat s’intensifie dans les coulisses : comment alimenter en énergie les immenses data centers nécessaires à ces technologies ? Si leur multiplication pose déjà des défis environnementaux, un autre problème, tout aussi inquiétant, émerge : leur impact direct sur les réseaux électriques et leurs voisins. Un rapport récent de Bloomberg, basé sur des données de Whisker Labs et DC Byte, révèle que 50 % des foyers américains ayant subi les pires distorsions de puissance se trouvent à moins de 30 kilomètres d’un data center d’IA. En élargissant le périmètre à 80 kilomètres, ce chiffre grimpe à 75 %. Ces infrastructures énergivores, implantées de façon accélérée, dépassent largement les capacités prévues des réseaux électriques actuels. « Aucun réseau n’a été conçu pour gérer ce type de fluctuations de charge, surtout avec plusieurs data centers opérant en simultané », explique Aman Joshi, directeur commercial chez Bloom Energy. Les conséquences pour les foyers voisins ? Elles sont préoccupantes : risques accrus de pannes, de coupures de courant, voire de dommages sur les appareils électriques. Et ce n’est pas tout. Ces surcharges pourraient également augmenter les vulnérabilités aux incendies électriques, selon le rapport. En parallèle, les data centers ont souvent recours à des sources d’énergie traditionnelles, notamment les hydrocarbures, accentuant ainsi leur empreinte carbone. Cette course à la puissance, nécessaire pour faire fonctionner des IA toujours plus sophistiquées, pose donc une question essentielle : comment équilibrer innovation technologique et durabilité énergétique ?
  • Linky : un petit réglage pour économiser sur l’électricité ?

    02:08|
    Une astuce méconnue du compteur Linky pourrait permettre de réaliser encore plus d’économies. Ajuster la puissance de son compteur, voilà une solution simple pour réduire sa consommation énergétique et son budget électricité, sans bouleverser ses habitudes. Le principe est accessible : il suffit de diminuer la puissance du compteur, par exemple de 6 à 3 kilowatts, pour s’adapter aux besoins réels du foyer. Attention toutefois, cette manipulation nécessite de contacter son fournisseur d’électricité, comme le rappelle Enedis. Résultat ? Une économie annuelle pouvant atteindre 10 à 15 euros par kilowatt. Pour un foyer passant de 6 à 3 kilowatts, cela représente jusqu’à 45 euros économisés par an. Mais avant de modifier la puissance, il est crucial d’évaluer ses besoins énergétiques. Une puissance trop faible risque de provoquer des coupures si plusieurs appareils énergivores fonctionnent simultanément. Pour aider les consommateurs à mieux gérer leur consommation, des outils connectés comme « Eco-conso » d’Engie ou « Conso Live » de TotalEnergies offrent une visibilité en temps réel des usages, moyennant un abonnement de 2 euros par mois.Une expérimentation menée début 2024 dans le Puy-de-Dôme a d’ailleurs montré les bénéfices d’une telle approche. Enedis a mobilisé 110 000 foyers volontaires, réduisant temporairement leur puissance de 6 à 3 kilowatts pendant deux heures par jour. Résultat : une baisse de consommation de 20 % pour la majorité des participants, avec seulement 4 000 disjonctions enregistrées.  Si des ajustements techniques restent nécessaires, cette initiative pourrait bien inspirer des solutions généralisées à l’avenir. De quoi transformer le compteur Linky en allié des économies énergétiques.
  • De l’IA dans les mines ? Microsoft et Amazon y croient !

    02:01|
    Une révolution dans le secteur minier ? La start-up KoBold Metals vient de lever 537 millions de dollars pour transformer l’exploration des métaux stratégiques grâce au machine learning. Son objectif : analyser d’immenses volumes de données géologiques pour identifier les plus grands gisements de cuivre, nickel et cobalt dans le monde, tout en réduisant les risques d’échec. Aujourd’hui, seuls 3 projets miniers sur 1 000 aboutissent. KoBold Metals s’appuie sur des investisseurs prestigieux comme Andreessen Horowitz, Durable Capital Partners et Breakthrough Energy Ventures, soutenu par Bill Gates et Jeff Bezos. La société prévoit d’exploiter un gigantesque gisement de cuivre en Zambie, une ressource essentielle à l’électrification des transports et à la transition énergétique. Mais l’utilisation de l’IA dans ce secteur n’est pas encore généralisée. Les obstacles sont nombreux : équipes qualifiées rares, coûts élevés et besoin de données propres et fiables. Pourtant, KoBold prouve que cette technologie peut métamorphoser l’industrie. Ses algorithmes permettent de détecter rapidement les anomalies, d’optimiser la maintenance des équipements, de limiter les pannes et de réduire le gaspillage énergétique.Les avantages ne s’arrêtent pas là. En rendant l’extraction plus précise et plus sûre, l’IA pourrait faciliter l’émergence de mines écoresponsables, essentielles à une industrie minière plus respectueuse de l’environnement. Avec une demande croissante en métaux critiques pour les batteries de véhicules électriques et autres technologies vertes, l’innovation devient stratégique. KoBold Metals ouvre également la porte à une nouvelle ère où exploration rime avec automatisation. Les robots et l’IA pourraient bientôt collaborer sur des sites connectés. Loin des clichés sur les chatbots, cette avancée montre que l’IA a le potentiel de redéfinir l’industrie minière en la rendant plus efficace, plus propre et mieux adaptée aux défis climatiques.
  • Paris 2024 : les émissions de CO2 des jeux divisés par 2 ?

    02:06|
    Les Jeux Olympiques de Paris 2024 affichent une réduction de leur empreinte carbone de 54,6 % par rapport aux éditions précédentes, selon les chiffres dévoilés ce mercredi 11 décembre. Une annonce saluée par Georgina Grenon, directrice de l’excellence environnementale des JO, qui souligne un effort collectif "jusqu’à la dernière minute". Avec un bilan carbone estimé à 1,59 million de tonnes équivalent CO2 (teqCO2), Paris 2024 atteint presque son objectif de 1,58 million teqCO2, tout en divisant par deux l’empreinte moyenne des Jeux de Londres 2012 et Rio 2016, qui s’élevait à 3,5 millions teqCO2.La stratégie ? Miser sur l’existant. Pas moins de 95 % des infrastructures utilisées étaient déjà présentes ou temporaires, à l’opposé de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, critiquée pour son empreinte écologique. De plus, des choix techniques ont permis de réduire les émissions liées aux opérations des Jeux (hébergement, restauration, énergie) à seulement 18 % du total, contre un tiers initialement prévu. Cependant, les déplacements ont pesé plus lourd que prévu dans le bilan carbone, représentant 53 % des émissions. La raison ? Des records de fréquentation, avec un afflux de spectateurs extra-européens, notamment Américains et Brésiliens, venus en avion.Pour compenser ces émissions, les organisateurs ont financé des projets de séquestration et d’énergies renouvelables, notamment en Afrique et en Asie. Sur le front des plastiques, Paris 2024 a tenu son pari : une réduction de 52 % des plastiques à usage unique dans la restauration par rapport à Londres 2012. Mais tout n’est pas sans controverse. L’ONG France Nature Environnement a porté plainte contre Coca-Cola, sponsor des Jeux, pour "tromperie écologique" autour de promesses de "zéro déchet". Une affaire qui rappelle que la vigilance reste de mise, même dans une édition résolument tournée vers la durabilité.
  • Equatic : l'eau de mer pour séquestrer le CO2 et produire de l'hydrogène ?

    02:00|
    Capturer le CO2 tout en produisant de l’hydrogène vert : voici le pari audacieux d’Equatic, une startup américaine basée à Los Angeles. Contrairement à de nombreuses entreprises de captation de carbone, Equatic ne se contente pas de piéger le dioxyde de carbone. Grâce à un processus d’électrolyse novateur, elle transforme également ce défi environnemental en une opportunité énergétique. Le principe est simple mais efficace : l’entreprise pompe de l’eau de mer, qu’elle traite via un électrolyseur. Ce dernier décompose l’eau pour produire de l’hydrogène vert, de l’oxygène, de l’acide et une boue alcaline. C’est cette boue qui capture le CO2 atmosphérique, le transformant en bicarbonates et carbonates stables, ensuite rejetés en mer.Pour minimiser son impact écologique, Equatic neutralise les flux acides avec des roches avant leur rejet et utilise une technologie qui évite la production de chlore gazeux nocif. Ses installations pilotes à Los Angeles et Singapour éliminent déjà entre 30 et 40 tonnes de CO2 par an. Une usine plus grande, prévue à Singapour, vise à capturer 4 000 tonnes de CO2 tout en produisant 100 tonnes d’hydrogène vert. Cependant, la méthode suscite des interrogations. Pour chaque tonne de CO2 capturée, 350 tonnes d’eau de mer sont nécessaires, soulevant des préoccupations sur l’impact potentiel sur les écosystèmes marins. Les critiques redoutent notamment la création de zones mortes. Equatic assure respecter les réglementations et vise à monétiser son procédé par la vente de crédits carbone à des partenaires comme Boeing ou le gouvernement américain. Avec une usine commerciale prévue au Canada en 2026, capable de capturer 100 000 tonnes de CO2 par an, Equatic pourrait bien devenir un acteur clé dans la transition énergétique mondiale, malgré les défis écologiques qu’elle devra surmonter.
  • Un immense puit de carbone découvert sur Terre ?

    01:58|
    Et si la technosphère, cet ensemble d’artefacts créés par l’humanité, pouvait devenir un allié dans la lutte contre le changement climatique ? Des chercheurs de l’université de Groningue, aux Pays-Bas, ont exploré cette hypothèse surprenante. Loin de considérer ces objets comme des déchets à éliminer, ils les voient comme un potentiel puits de carbone.Dans une étude publiée dans Cell Reports Sustainability, les scientifiques ont analysé la quantité de carbone stockée dans différents secteurs économiques, en tenant compte de la teneur moyenne en carbone des produits. Par exemple, les plastiques contiennent environ 74 % de carbone fossile. En 2011, année de référence pour laquelle toutes les données étaient disponibles, 9 % du carbone fossile extrait s’est retrouvé emprisonné dans des produits durables comme les plastiques, les bâtiments ou le bitume. Cela représente près de 3,7 gigatonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Europe à l’époque.Entre 1995 et 2019, les chercheurs estiment que 8,4 milliards de tonnes de carbone fossile ont été ajoutées à la technosphère, principalement dans les infrastructures (34 %), les plastiques et caoutchoucs (30 %) et le bitume (24 %). Mais attention : si une partie de ce carbone finit incinérée, il retourne dans l’atmosphère. Pour Franco Ruzzenenti, économiste écologique et coauteur de l’étude, tout est une question de gestion : « Ce carbone peut être une forme de séquestration lorsqu’il est enfoui, mais brûler ces matériaux augmente les émissions. » Les chercheurs appellent donc à prolonger la durée de vie des produits, à améliorer le recyclage et à réduire les déchets. Ils étudient même le potentiel du carbone biogénique, issu de matériaux végétaux comme le bois, pour renforcer cette stratégie. Une piste prometteuse pour allier innovation et durabilité.