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Choses à Savoir SANTE

Comment se pratique une iléocoloscopie ?

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Rediffusion


L’iléocoloscopie est une procédure médicale d’endoscopie, c’est-à-dire d’observation de l’organisme en passant par les voies naturelles. Elle se concentre principalement sur le côlon et l’iléon terminal, qui est la dernière partie de l’intestin grêle. La procédure nécessite une préparation bien précise du patient, sans laquelle elle ne peut pas être réalisée.

Les indications pour une iléocoloscopie

Les principales raisons de pratiquer cet examen concernent le dépistage du cancer colorectal, dont la détection précoce s’avère essentielle pour un traitement efficace, et l’évaluation des symptômes gastro-intestinaux. En cas de douleurs abdominales sans cause connue, de saignement rectal ou de changements majeurs d’habitudes intestinales, l’iléocoloscopie permet d’éliminer ou de relever des maladies sous-jacentes potentiellement graves. Elle sert aussi à surveiller l’évolution des maladies inflammatoires de l’intestin comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse.

Préparation à l’examen

Le patient qui doit passer une iléocoloscopie est soumis à un régime strict. Celui-ci favorise les aliments faibles en fibres plusieurs jours avant la procédure. L’ingestion de laxatifs va aider à nettoyer le côlon. Une période de jeûne est souvent prescrite la veille de l’examen, ainsi que la prise de solutions de nettoyage intestinal.

Déroulé de l’iléocoloscopie

Mis sous sédation légère ou profonde, selon les besoins et les pratiques médicales, le patient est installé au bloc opératoire. Le médecin introduit l’endoscope dans l’anus et avance à travers le rectum jusqu’au côlon. Si nécessaire, il poursuit afin d’atteindre l’iléon terminal, dans l’intestin grêle. L’endoscope est un tube flexible muni d’une caméra à son extrémité. Évidé, il permet de passer des outils vers le lieu d’exploration, par exemple pour prélever des tissus, ôter une tumeur ou traiter un saignement durant l’examen.

Que recherche le médecin ?

Le médecin repère tout signe d’une condition anormale. Ce peut être un polype, une tumeur bénigne de l’intestin, mais aussi un terrain inflammatoire, une infection ou un signe de cancer. Si nécessaire, la biopsie permet de prélever des échantillons de tissus pour les examiner ensuite en laboratoire.

Fin de l’opération

Après 20 à 30 minutes d’exploration, l’opération prend fin. Le patient est emmené en salle de réveil le temps que les effets de la sédation se dissipent. Il peut ressentir certains désagréments comme des douleurs ou des crampes abdominales, mais ces symptômes s’estompent normalement au bout de 24 heures. Le médecin discute ensuite avec le patient des résultats de l’examen et propose des options de traitement ou d’autres procédures si nécessaires.

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  • Comment peut-on contrôler le cerveau avec de la lumière ?

    02:22|
    Peut-on commander certains neurones avec de la lumière ? Cela ressemble à de la science-fiction. Pourtant, c’est précisément ce que permet l’optogénétique, une technique devenue essentielle en neurosciences et couronnée en 2026 par le prix Nobel de médecine.Son principe repose sur une idée simple : rendre certains neurones sensibles à la lumière.Pour cela, les chercheurs utilisent des protéines particulières, appelées opsines, dont certaines proviennent de micro-organismes comme des algues. Ces protéines fonctionnent comme de minuscules interrupteurs lumineux. Lorsqu’elles reçoivent une lumière d’une couleur précise, elles modifient l’activité électrique de la cellule dans laquelle elles se trouvent.Mais un neurone humain ne possède normalement pas ce type d’interrupteur.Les scientifiques commencent donc par introduire, dans certains neurones seulement, le gène permettant de fabriquer une opsine. Ils peuvent cibler une catégorie particulière de cellules cérébrales. Une fois ces neurones équipés, une fibre optique ou une autre source lumineuse permet de les stimuler.Un bref flash de lumière peut alors les activer. Avec d’autres protéines, il est au contraire possible de les inhiber.L’intérêt est considérable.Le cerveau humain contient environ 86 milliards de neurones organisés en réseaux extrêmement complexes. Pendant longtemps, lorsqu’on stimulait électriquement une région cérébrale, on activait simultanément plusieurs types de cellules. Il était donc difficile de savoir précisément lesquelles étaient responsables d’un comportement donné.L’optogénétique permet une précision beaucoup plus grande.Chez des animaux de laboratoire, les chercheurs peuvent par exemple activer un groupe précis de neurones et observer immédiatement les conséquences : déclenchement d’un mouvement, modification du sommeil, apparition d’un comportement de peur ou changement de la motivation.L’expérience peut également être inversée : désactiver momentanément certains neurones pour vérifier si un comportement disparaît.Cette technique permet ainsi de comprendre non seulement quelles régions du cerveau sont actives, mais surtout quels circuits sont directement responsables de certaines fonctions.L’optogénétique est aujourd’hui utilisée pour étudier des maladies comme Parkinson, l’épilepsie, les addictions ou certains troubles psychiatriques. Elle ouvre également des pistes thérapeutiques, même si son utilisation chez l’être humain reste encore très expérimentale.Sa force tient donc à une idée presque paradoxale : pour mieux comprendre l’un des organes les plus complexes de notre corps, les scientifiques utilisent quelque chose d’extrêmement simple.De la lumière.Grâce à elle, ils peuvent désormais allumer ou éteindre certains neurones avec une précision de l’ordre de la milliseconde et observer, presque en direct, comment fonctionne le cerveau.
  • Faut-il craindre le retour de la peste ?

    02:21|
    La peste évoque immédiatement la peste noire du Moyen Âge et ses dizaines de millions de morts. Alors forcément, lorsqu’un possible cas de peste pulmonaire apparaît en Russie, l’inquiétude peut être immédiate. Mais faut-il réellement craindre une nouvelle épidémie ?L’affaire débute en Sibérie, dans la région d’Irkoutsk. Une technicienne de 28 ans travaillant dans un institut spécialisé dans l’étude de la peste tombe gravement malade avant de mourir le 2 octobre 2026 d’une pneumonie.Plusieurs médias russes affirment qu’elle aurait auparavant été victime d’un accident de laboratoire impliquant la bactérie responsable de la peste, Yersinia pestis. Mais attention : cette version n’est, pour l’instant, pas officiellement confirmée. Les autorités sanitaires russes parlent d’une « pneumonie d’origine indéterminée » et affirment n’avoir retrouvé aucun microorganisme lié à son activité professionnelle.Par précaution, près de 200 personnes ayant potentiellement été en contact avec elle ont néanmoins été placées sous surveillance médicale.Pourquoi une telle prudence ?Parce que si la peste bubonique, transmise principalement par les puces de rongeurs, passe très rarement directement d’un humain à l’autre, la peste pulmonaire est différente. Lorsque la bactérie atteint les poumons, un malade peut transmettre Yersinia pestis à une autre personne par des gouttelettes respiratoires, notamment lors de contacts rapprochés.Sans traitement, cette forme est extrêmement dangereuse et peut tuer en seulement quelques jours, parfois même en moins de 24 heures après l’apparition des symptômes graves.Mais plusieurs éléments sont rassurants.D’abord, la peste n’est plus la maladie incontrôlable qu’elle était au Moyen Âge. C’est une infection bactérienne, et elle peut aujourd’hui être traitée efficacement avec des antibiotiques lorsqu’ils sont administrés suffisamment tôt.Ensuite, la peste pulmonaire ne se transmet pas aussi facilement que des maladies comme la rougeole ou le Covid-19. Sa propagation nécessite généralement un contact assez proche avec une personne malade.Enfin, pour l’instant, aucun foyer important de transmission n’a été mis en évidence autour du cas russe. L’Organisation mondiale de la santé estime d’ailleurs que, sur la base des informations disponibles, le risque pour la population générale est faible.Il faut donc surveiller attentivement la situation, mais pas imaginer le retour imminent de la peste noire.La peste existe toujours au XXIe siècle. La différence essentielle, c’est que nous disposons désormais des antibiotiques, du diagnostic, de l’isolement des malades et de la surveillance des contacts pour empêcher quelques cas de devenir une catastrophe.
  • Comment soignait‑on la gueule de bois autrefois ?

    02:25|
    La gueule de bois est probablement presque aussi ancienne que l’alcool lui-même. Et pendant des siècles, les hommes ont imaginé des remèdes parfois surprenants pour faire disparaître maux de tête, nausées et fatigue après une soirée trop arrosée.Dans l’Antiquité, l’un des grands remèdes était… le chou.Pline l’Ancien rapporte ainsi que certains Grecs pensaient que le chou avait une sorte d’« inimitié naturelle » avec la vigne. Manger du chou avant de boire devait empêcher l’ivresse ; en consommer après devait aider à dissiper ses effets. Les Romains lui attribuaient d’ailleurs toutes sortes de vertus médicinales.Mais les textes antiques mentionnent des traitements beaucoup plus étranges. Pline rapporte par exemple une recette attribuée aux Assyriens : un bec d’hirondelle broyé et mélangé à de la myrrhe. Difficile de savoir à quel point ce traitement était réellement répandu, mais il montre jusqu’où pouvaient aller les pharmacopées anciennes.Au Moyen Âge et à l’époque moderne, on retrouve d’autres remèdes. Les amandes amères furent longtemps réputées protéger contre les effets de l’alcool. Leur efficacité était pourtant déjà contestée au XVIIe siècle. D’autres préparations recommandaient même des anguilles crues ou diverses décoctions censées rééquilibrer les humeurs du corps.Un principe particulièrement tenace apparaît également : combattre l’alcool… avec de l’alcool.C’est le fameux « hair of the dog », littéralement « le poil du chien ». L’expression vient d’une ancienne croyance selon laquelle, après avoir été mordu par un chien, on pouvait soigner la blessure en y appliquant des poils de l’animal. Transposé à l’alcool, le principe devient simple : puisque l’alcool vous a rendu malade, reprenez-en un peu le lendemain matin.Au XIXe siècle apparaît ainsi le « Prairie Oyster », cocktail destiné aux lendemains difficiles : jaune d’œuf cru, sauce Worcestershire, poivre, sel et parfois sauce piquante. Certaines versions contiennent également de l’alcool.Le problème, c’est que la plupart de ces remèdes ne guérissent pas réellement la gueule de bois.Aujourd’hui, on sait qu’elle résulte de plusieurs phénomènes : déshydratation, perturbation du sommeil, inflammation, irritation digestive et transformation de l’alcool dans l’organisme.Le remède le plus efficace aurait donc certainement déçu nos ancêtres : boire moins, s’hydrater, manger normalement et attendre que le corps élimine l’alcool.Beaucoup moins spectaculaire qu’un bec d’hirondelle à la myrrhe… mais nettement plus raisonnable.
  • Comment peut-on ne pas voir un gorille sous ses yeux ?

    02:05|
    Aujourd'hui je vais vous parler d'un phénomène appelé la « cécité d’inattention ». Il désigne notre incapacité à percevoir un élément pourtant bien visible lorsque notre attention est fortement mobilisée par autre chose.Pour tout comprendre ici, il faut rappeler que le cerveau humain reçoit en permanence une immense quantité d’informations visuelles. Pour ne pas être submergé, il doit faire des choix. Aussi il sélectionne ce qui lui semble pertinent et ignore une grande partie du reste. Et ce mécanisme est indispensable : sans lui, il nous serait presque impossible de nous concentrer.Mais il a une conséquence surprenante. Quand notre attention est focalisée sur une tâche précise, nous pouvons littéralement ne pas voir quelque chose qui se trouve pourtant juste devant nos yeux.Une expérience menée en 2013 l’a démontré de manière spectaculaire. Des chercheurs ont demandé à des radiologues expérimentés d’examiner des scanners pulmonaires afin d’y repérer de petits nodules susceptibles d’être anormaux.Mais les scientifiques avaient ajouté discrètement quelque chose d’inattendu dans certains scanners : l’image d’un gorille.Et ce gorille n’était pas exactement discret. Il était environ 48 fois plus grand que la taille moyenne des nodules recherchés.Pourtant, 83 % des radiologues ne l’ont pas remarqué.Le plus étonnant, c’est qu’une partie d’entre eux avaient pourtant dirigé leur regard vers la zone où se trouvait l’animal. Leurs yeux avaient donc reçu l’information, mais leur cerveau ne l’avait pas véritablement traitée.Pourquoi ? Parce que leur attention était entièrement orientée vers une mission précise : chercher des nodules blancs caractéristiques. Leur cerveau filtrait donc le reste.Alors la cécité d’inattention ne concerne évidemment pas seulement les radiologues. Elle peut survenir lorsque nous conduisons, lorsque nous traversons une rue en regardant notre téléphone ou lorsque nous cherchons un objet précis dans une pièce.Elle permet aussi de comprendre pourquoi des témoins d’un même événement peuvent avoir des souvenirs très différents : chacun porte son attention sur des éléments différents.
  • Quel est l'âge où le bonheur atteint son niveau le plus bas ?

    02:30|
    Existe-t-il un âge où le bonheur atteint son niveau le plus bas ? Selon une vaste étude publiée en 2020 dans le Journal of Economic Behavior & Organization, la réponse se situerait autour de 49 ans.L’économiste David Blanchflower, professeur à Dartmouth College, a analysé plusieurs gigantesques bases de données internationales représentant près de 14 millions de personnes. Son objectif n’était pas seulement de demander aux participants s’ils étaient « heureux » ou non, mais d’étudier une vingtaine d’indicateurs de mal-être : anxiété, tristesse, solitude, stress, troubles du sommeil, perte de confiance en soi, sentiment d’échec ou encore dépression.Et un schéma étonnamment régulier apparaît.Si l’on trace le niveau de mal-être en fonction de l’âge, on obtient une sorte de U inversé. Le mal-être augmente progressivement à partir de la jeunesse, atteint son maximum au milieu de la vie, puis diminue à nouveau.L’âge moyen du pic est d’environ 49 ans, que les chercheurs tiennent compte ou non de différentes variables socio-économiques.Vu sous l’angle du bonheur, cela correspond à la fameuse « courbe en U » : relativement élevé chez les jeunes adultes, le bien-être diminuerait jusqu’à la quarantaine ou la cinquantaine avant de remonter ensuite. D’autres travaux situent généralement ce creux entre 35 et 50 ans, même si son existence et son amplitude varient selon les méthodes utilisées.Pourquoi cette baisse au milieu de la vie ?Une hypothèse concerne les attentes. Lorsque nous sommes jeunes, nous avons tendance à surestimer la satisfaction que nous procurera notre vie future. Arrivé à la quarantaine, l’écart entre nos ambitions passées et notre situation réelle peut devenir particulièrement visible : carrière, argent, couple, famille ou projets personnels. Une étude utilisant des données allemandes a justement montré que les jeunes surestiment leur satisfaction future, alors que les personnes âgées ont plutôt tendance à la sous-estimer.Mais attention : 49 ans n’est évidemment pas une date de péremption du bonheur. Il s’agit d’une moyenne statistique portant sur des millions de personnes. Une personne de 49 ans peut parfaitement vivre la meilleure période de son existence.Le résultat intéressant est ailleurs : contrairement à l’idée selon laquelle le vieillissement nous rendrait progressivement plus malheureux, plusieurs études suggèrent qu’après le creux du milieu de vie, le bien-être peut au contraire remonter.Autrement dit, la fameuse « crise de la quarantaine » pourrait avoir, au moins statistiquement, un véritable écho dans les données.
  • Quel est le médicament contre le racisme ?

    02:16|
    Existe-t-il un médicament capable de réduire le racisme ? La question paraît provocatrice. Pourtant, une expérience menée par des chercheurs de l’université d’Oxford a obtenu un résultat étonnant avec un médicament très connu : le propranolol.Le propranolol appartient à la famille des bêtabloquants. Il est notamment utilisé contre certains troubles cardiovasculaires, mais aussi contre les migraines, les tremblements ou les manifestations physiques de l’anxiété. Son action principale consiste à bloquer certains effets de l’adrénaline et de la noradrénaline dans l’organisme.En 2012, des chercheurs d’Oxford ont voulu savoir si cette action pouvait également modifier certaines réactions émotionnelles inconscientes. Ils ont recruté 36 volontaires blancs en bonne santé. Dans cette étude réalisée en double aveugle, certains reçurent une dose unique de 40 milligrammes de propranolol, les autres un placebo.Une à deux heures plus tard, les participants passèrent notamment un « test d’association implicite », ou IAT. Ce test mesure la rapidité avec laquelle une personne associe certaines catégories — par exemple des visages noirs ou blancs — à des mots positifs ou négatifs.Résultat : dans le groupe ayant reçu du propranolol, le biais racial négatif implicite mesuré par ce test était significativement réduit, au point de ne plus être détectable statistiquement dans cette expérience. En revanche, le médicament ne modifiait pas les opinions raciales exprimées consciemment par les participants.Comment l’expliquer ?Les chercheurs ont proposé que certains préjugés automatiques puissent être en partie liés à des réactions émotionnelles faisant intervenir la noradrénaline. En atténuant ces réactions physiologiques, le propranolol pourrait donc modifier certaines associations automatiques.Mais attention : cela ne signifie absolument pas que le propranolol est un « médicament contre le racisme ».D’abord, l’expérience ne portait que sur 36 personnes et sur une seule dose. Ensuite, elle mesurait un biais implicite à l’aide d’un test psychologique, et non des comportements racistes dans la vie quotidienne. Les auteurs eux-mêmes soulignaient que d’autres études étaient nécessaires avant de savoir si cet effet pouvait se retrouver chez des patients prenant régulièrement le médicament.Cette étude soulève néanmoins une question fascinante : nos opinions morales et sociales sont-elles totalement indépendantes de notre biologie ?Le propranolol ne transforme évidemment pas les convictions d’une personne. Mais cette expérience suggère qu’un médicament agissant sur nos réactions émotionnelles pourrait, dans certaines circonstances, modifier certaines associations sociales inconscientes.Et cela pose une question vertigineuse : jusqu’à quel point notre chimie cérébrale participe-t-elle à ce que nous appelons nos opinions ?
  • Pourquoi notre audition baisse-t-elle avec l'âge ?

    02:32|
    Pourquoi, avec l’âge, avons-nous tendance à monter le son de la télévision ou à demander aux autres de répéter ? Ce phénomène porte un nom : la presbyacousie. Il s’agit de la diminution progressive de l’audition liée au vieillissement.Elle apparaît généralement de façon lente et touche les deux oreilles. Au début, ce sont surtout les sons aigus qui deviennent difficiles à percevoir. Une personne peut ainsi continuer à entendre quelqu’un parler, mais avoir du mal à distinguer certains sons de la parole, notamment lorsqu’il y a du bruit autour. C’est pourquoi les conversations dans un restaurant animé deviennent souvent particulièrement difficiles.Que se passe-t-il dans nos oreilles ?Dans l’oreille interne se trouve la cochlée, une petite structure en forme d’escargot contenant des cellules sensorielles extrêmement fragiles, les cellules ciliées. Elles transforment les vibrations sonores en signaux électriques transmis au cerveau.Avec les années, certaines de ces cellules et d’autres structures de l’oreille interne se détériorent. Des modifications peuvent également toucher les voies nerveuses qui acheminent et analysent les sons. Or ces cellules sensorielles ne se renouvellent pratiquement pas chez l’être humain. Les pertes accumulées au cours de la vie deviennent donc progressivement perceptibles.Mais l’âge n’est pas seul responsable. Notre histoire sonore compte énormément. Des décennies passées à proximité de machines bruyantes, de concerts, de moteurs ou simplement à écouter de la musique trop fort peuvent accélérer la dégradation de l’audition. La génétique intervient également, ainsi que certains facteurs de santé. L’hypertension et le diabète sont notamment associés à davantage de troubles auditifs avec l’âge. Certains médicaments dits « ototoxiques » peuvent aussi endommager l’oreille interne.Peut-on alors empêcher la presbyacousie ? Pas complètement : on ne sait actuellement pas stopper le vieillissement naturel du système auditif. Mais il est possible d’en limiter certains facteurs aggravants.La mesure la plus importante consiste à protéger ses oreilles du bruit : réduire le volume des écouteurs, limiter la durée d’exposition aux sons intenses et utiliser des bouchons ou un casque de protection lors d’un concert ou dans un environnement très bruyant.Il est également utile de surveiller sa santé cardiovasculaire et de faire tester son audition lorsqu’on commence à moins bien comprendre les conversations.Car la presbyacousie est progressive : plus elle est repérée tôt, plus rapidement des solutions, notamment les aides auditives, peuvent être proposées.Préserver son audition, c’est donc aussi protéger ses oreilles aujourd’hui pour mieux entendre demain.
  • Quels sont les bienfaits prouvés par la science de la spiruline ?

    02:38|
    La spiruline est souvent présentée comme un « superaliment » capable de renforcer l’immunité, donner de l’énergie, détoxifier l’organisme ou même prévenir certaines maladies. Mais que dit réellement la science ?La spiruline, ou Arthrospira, est une cyanobactérie naturellement très riche en protéines : sous forme séchée, celles-ci peuvent représenter plus de la moitié de son poids. Elle contient également du fer, des caroténoïdes et surtout de la phycocyanine, le pigment bleu qui lui donne sa couleur caractéristique.Les résultats les plus solides concernent aujourd’hui certains facteurs de risque cardiovasculaire. Une méta-analyse portant sur 20 essais cliniques randomisés et plus de 1 000 participants a montré que la consommation de spiruline pouvait réduire modestement le cholestérol total, le LDL, souvent appelé « mauvais cholestérol », ainsi que les triglycérides, tout en augmentant légèrement le HDL.Deuxième effet intéressant : la pression artérielle. Une méta-analyse récente d’essais randomisés a observé une diminution moyenne d’environ 4,4 mmHg de la pression systolique et de près de 3 mmHg de la pression diastolique. L'effet semblait surtout visible chez les personnes ayant déjà une tension élevée ou présentant un surpoids.La spiruline pourrait également avoir un petit effet sur le métabolisme du glucose. Plusieurs essais montrent une baisse de la glycémie à jeun et une amélioration de certains marqueurs de résistance à l’insuline. Mais la qualité des preuves varie selon les paramètres étudiés et ces résultats ne permettent évidemment pas de remplacer un traitement contre le diabète.Certaines études suggèrent aussi une légère réduction du poids ou de marqueurs de l’inflammation. Là encore, il s’agit d’effets modestes : la spiruline doit plutôt être considérée comme un complément alimentaire que comme un médicament.Et certaines affirmations sont beaucoup moins solides. On ne dispose pas de preuves convaincantes montrant qu’elle « détoxifie » l'organisme, prévient le cancer ou stimule spectaculairement l’immunité.Autre surprise : contrairement à une idée très répandue, la spiruline n’est pas une bonne source de vitamine B12 pour les végétaliens. Une grande partie de ce qu’on mesure comme B12 est en réalité une forme analogue, appelée pseudo-vitamine B12, que notre organisme utilise mal.Enfin, la qualité du produit compte : certaines préparations peuvent contenir des contaminants, notamment des cyanotoxines ou des métaux lourds.La conclusion scientifique est donc moins spectaculaire que la publicité : la spiruline possède bien quelques effets mesurables, principalement sur certains paramètres cardiovasculaires et métaboliques, mais ce n’est certainement pas un aliment miracle.
  • Nycturie : comment arrêter de se lever la nuit pour faire pipi ?

    02:31|
    Se réveiller une fois pendant la nuit pour aller aux toilettes peut arriver à tout le monde. Mais lorsque ces réveils deviennent réguliers et répétés, on parle de nycturie : le besoin de se lever pendant sa période de sommeil pour uriner.La nycturie devient surtout gênante lorsqu’elle fragmente le sommeil, provoquant fatigue, somnolence et difficultés de concentration pendant la journée. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas forcément un problème de vessie.Il existe en effet plusieurs causes possibles.La première est très simple : produire trop d’urine pendant la nuit. Cela peut arriver lorsqu’on boit beaucoup en soirée, notamment de l’alcool ou des boissons contenant de la caféine. Avec l’âge, l’organisme peut également produire moins efficacement certaines hormones, notamment la vasopressine, qui contribuent normalement à réduire la fabrication d’urine durant le sommeil.Deuxième possibilité : la vessie peut avoir du mal à stocker suffisamment d’urine. Une vessie hyperactive, une infection urinaire ou, chez l’homme, une augmentation du volume de la prostate peuvent alors multiplier les envies.Plus étonnant : la nycturie peut parfois être liée au sommeil lui-même. Une personne souffrant d’insomnie peut se réveiller pour une autre raison, puis profiter de ce réveil pour aller uriner. L’apnée obstructive du sommeil peut également favoriser les mictions nocturnes.Alors comment éviter de se lever ?Quelques mesures simples peuvent aider : limiter les boissons dans les deux à quatre heures précédant le coucher, réduire l’alcool et la caféine en soirée et aller uriner juste avant de dormir. Chez les personnes dont les jambes gonflent pendant la journée, surélever les jambes quelques heures avant le coucher peut également permettre d’éliminer plus tôt une partie de l’eau accumulée.Attention cependant à ne pas simplement arrêter de boire : une restriction excessive peut entraîner une déshydratation.Lorsque la nycturie persiste, le traitement dépend surtout de sa cause. Un médecin peut demander de tenir pendant quelques jours un calendrier mictionnel, en notant les horaires, les quantités bues et les volumes urinés. Cela permet de déterminer si le problème vient de la production d’urine, de la vessie ou du sommeil.Enfin, se lever plusieurs fois toutes les nuits n’est pas forcément une conséquence inévitable de l’âge. Une nycturie importante ou apparue récemment mérite d’être explorée, car elle peut parfois révéler un diabète, une maladie cardiovasculaire, un trouble de la prostate ou une apnée du sommeil.La bonne stratégie n’est donc pas simplement de « boire moins », mais surtout de comprendre pourquoi on urine la nuit.