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Choses à Savoir ÉCONOMIE

Quels sont les nouveaux tarifs des consultations médicales ?

Si les négociations entamées entre les syndicats de médecins et la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), dans le cadre de la nouvelle convention tarifaire, devaient aboutir, les consultations médicales coûteront plus cher, à la Sécurité sociale ou aux patients.


En effet, la consultation chez un médecin généraliste devrait passer de 26,50 euros à 30 euros. Mais le taux de remboursement de l'Assurance Maladie restera le même, 70 % de la consultation, soit 21 euros désormais.


Le reste à charge des patients ayant une mutuelle, qui rembourse 30 % du prix de la consultation, devrait donc se limiter, comme aujourd'hui, aux 2 euros de la participation forfaitaire.


Dans quelques cas limités, comme une sortie d'hospitalisation par exemple, le tarif de la consultation, chez un généraliste, pourra s'élever à 60 euros pour un patient âgé de 80 ans ou plus.


Les tarifs des médecins spécialistes devraient être également revalorisés. Si le médecin est conventionné en secteur 1, il ne pratique pas de dépassements d'honoraires. Il pourra facturer sa consultation, en principe, entre 31,50 euros et 67 euros.


Pour peu que le patient soit d'abord passé par son médecin traitant, ou qu'un accès direct au spécialiste soit possible, l'Assurance Maladie et la mutuelle le rembourseront dans les mêmes conditions qu'une consultation chez le généraliste. De ce fait, son reste à charge devrait se limiter à la participation forfaitaire de 2 euros.


Certains spécialistes ont opté pour l'"option pratique tarifaire maîtrisée" (OPTAM). Dans ce cas, les conditions de prise en charge sont plus avantageuses. Le spécialiste peut fixer sa consultation à 40 euros, qui est le nouveau tarif retenu par la Sécurité sociale pour servir de base au remboursement.


Dans ce cas, le patient n'aura à s'acquitter que de la participation forfaitaire. Si le spécialiste pratique malgré tout des dépassements d'honoraires, le remboursement, par l'Assurance Maladie et la mutuelle, sera plus notable, et le reste à charge plus minime, que la prise en charge prévue pour un spécialiste n'ayant pas accepté l'OPTAM.

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    Malgré les craintes du secteur, la hausse des taux immobiliers ne s'est pas poursuivie. En mai 2024, ils étaient souvent inférieurs à 4 %. Une tendance qui, à terme, devrait à nouveau faire grimper les prix.Elle commence d'ailleurs à se dessiner timidement. En effet, même si les ventes ont fléchi d'environ 20 % l'année dernière, les prix reprennent un peu de vigueur en 2024.Selon le site Meilleurs Agents, le prix moyen des appartements aurait progressé de 0,5 % depuis janvier. Mais cette légère reprise cache bien des nuances.En effet, le marché immobilier de certaines villes ne s'accorde pas avec cette tendance haussière. Il voit, au contraire, le prix de ses logements diminuer.Dans certaines cités, la baisse, en 2023, est encore plus nette. C'est notamment le cas de la ville de Mérignac, en Gironde. Avec une diminution de près de 10 % des prix immobiliers, la ville se hisse au premier rang des agglomérations ayant enregistré la plus forte baisse en la matière.Dans la suite du palmarès, on trouve des villes plus notables. En 2e position, voilà Nantes, qui voit le prix de l'immobilier baisser de 8 %, avec un prix au m2 (3 751 euros) plus bas que celui de Mérignac (3 816 euros).Amiens et Limoges se hissent à la troisième place du podium. Les deux villes sont ex æquo, avec une chute de 7,8 % des prix de l'immobilier. Si l'on considère le prix du m2, cette égalité disparaît. À 2 345 euros le m2, les logements sont beaucoup plus chers à Amiens qu'à Limoges, où ils se négocient à 1 713 euros le m2.À Lyon aussi, les prix de l'immobilier sont en net recul. En effet, ils ont fléchi de près de 6 %. Avec 5,3 % de baisse, les prix de l'immobilier parisien sont dans le même mouvement. Mais ce qui distingue toujours la capitale, malgré cette baisse, c'est un niveau de prix toujours très élevé. En effet, le prix au m2 se montait à 9 644 euros en 2023.
  • Pourquoi les français mangent-ils soudainement davantage d'oeufs ?

    01:50
    Les œufs semblent, en ce moment, un aliment très apprécié des Français. En effet, chacun d'entre eux en a consommé 224 en 2023. Il ne s'agit bien sûr que d'une moyenne. Mais le phénomène est bien réel : le secteur concerné a d'ailleurs enregistré une progression inédite de plus de 5 % entre janvier et avril 2023.Pourquoi les Français ont-ils consommé, durant cette année, 24 œufs de plus qu'en 2013 ? La principale explication de cet engouement tient sans doute à son prix. Cet aliment reste en effet la protéine animale la moins chère, un œuf coûtant entre 17 et 28 centimes. Une aubaine en période d'inflation.Les Français ont donc en partie remplacé la viande, dont les prix moyens ont bondi de près de 30 %, par des œufs, qui leur apportent aussi des protéinesEt l'intérêt des consommateurs pour cet aliment n'est pas près de fléchir. En effet, le prix des œufs, comme celui de l'ensemble de l'alimentation animale, commence à diminuer. De fait, une réduction de 0,3 % du prix moyen des œufs a été enregistrée ces derniers mois.Les Français ne les apprécient d'ailleurs pas tous de la même façon. Ils ont une nette préférence pour les œufs de poules élevées au sol et en plein air. Dans ce cas, les volailles vivent dans un bâtiment ou une volière, et peuvent accéder chaque jour à l'extérieur.Les œufs pondus dans ces conditions représentaient plus de 78 % des ventes en 2023, soit une augmentation de plus de 4 points par rapport à l'année précédente.La demande est d'ailleurs telle que les éleveurs ont du mal à y répondre. D'autant que la grippe aviaire a décimé certains élevages au cours de l'année 2023. De ce fait, seulement 10 millions de poules peuplaient les élevages en janvier 2024, contre plus de 15 millions au début de l'année précédente.Pour satisfaire une demande qui ne cesse d'augmenter, les professionnels comptent bâtir environ 300 poulaillers dans les six ans à venir, ce qui représente près d'une nouvelle installation par semaine.