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cover art for Nathan Fielder, vertiges de l'humour

Cadrage Débordement

Nathan Fielder, vertiges de l'humour

Ep. 4

Cet épisode est un peu exceptionnel. Pour une fois, on va vous parler séries. Mais pour un cas bien particulier : Nathan Fielder. Encore méconnu de ce côté-ci de l'Atlantique, le natif de Vancouver mérite amplement ce détour. De Nathan for You à The Rehearsal, Fielder jongle depuis une dizaine d'années avec un rire teinté de malaise et sévit avec des concepts poussant les curseurs de la mise en abyme. Coauteur avec l'un de vos serviteurs d'un portrait-enquête du Canadien publié en 2024 dans le magazine Sofilm, le monteur, journaliste et critique de cinéma Benjamin Cataliotti est à nos côtés pour faire le point sur l'un des artistes les plus stimulants de notre époque.


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  • 8. Kelly Reichardt : l'art de ne pas montrer

    01:09:55||Ep. 8
    De "River of Grass" au récent "The Mastermind", Kelly Reichardt a confectionné une œuvre singulière où ellipses et hors-champ importent autant que ce qu'on observe à l'écran. Pour autant, il y en a des choses à voir et autant à en dire sur ce cinéma à la violence désamorcée, évoluant à pas feutrés plutôt qu'avec de gros sabots. Exceptionnellement, cet épisode prend la forme d'une causerie entre vos deux serviteurs et non celle habituelle d'un entretien avec un invité. Chanceux qu'ils sont, les auditeurs auront ainsi en même temps l'occasion d'en apprendre un peu plus sur nous et sur la cinéaste américaine !
  • 7. Le chagrin et la pitié : Flaubert et ses personnages

    01:11:50||Ep. 7
    Parce que s'en tenir au fameux « Madame Bovary, c'est moi », formule à l'origine douteuse, paraît un peu court pour faire la lumière sur la manufacture des personnages de Gustave Flaubert, « Cadrage débordement » a pour la première fois quitté ses pénates parisiennes et posé ses bagages à Rouen, où l'on a toqué à la porte d'Yvan Leclerc. Avec l'un des plus grands spécialistes de l'écrivain de Croisset comme guide, nous voici trimballés dans les cercles de la bêtise, de la médiocrité et de l'hypocrisie en compagnie de Bouvard et Pécuchet, Emma Bovary et Frédéric Moreau.
  • 6. Montage, son beau souci : Jean-Luc Godard, sur le bout des doigts

    01:03:41||Ep. 6
    Citée, parodiée, admirée, décriée... L'œuvre de Jean-Luc Godard, mort en 2022, n'a pas fini de vivre. C'est que le cinéma du réalisateur franco-suisse ne ressemble à aucun autre. Bien sûr, d'"À bout de souffle" à "Pierrot le fou" en passant par "Le Mépris", il a frappé les imaginaires à grand renfort de chefs-d'œuvre et de coups de pied dans la fourmilière. Mais ces succès font écran à un répertoire plus divers encore et laisse le geste godardien dans l'ombre. Car ce qui rend le cinéma de Jean-Luc Godard unique, ce n'est pas le génie mais l'atelier d'artisan : le montage. Et ses films semblent tous avoir la forme de sa main. Pour en parler, "Cadrage débordement" reçoit Bamchade Pourvali, docteur en cinéma et enseignant, fondateur du site Iran ciné panorama et auteur des livres "L'essai au cinéma, de Chaplin à Godard" (Créaphis, 2023) et "Godard neuf zéro, les films des années 1990 de Jean-Luc Godard" (Séguier, 2006). 
  • 5. En mémoire de quoi : Marguerite Yourcenar

    01:07:29||Ep. 5
    Qu'il s'agisse de remodeler à son image un empereur romain né 1800 ans avant elle dans "Mémoires d'Hadrien" ou de remonter le fil de ses lignées familiales dans sa trilogie autobiographique "Le Labyrinthe du monde", Marguerite Yourcenar s'est bien gardée de figer ses sujets dans le temps. Elle s'est davantage muée en réanimatrice, donnant un nouveau souffle de vie à des personnage prélevés dans les rangs des marginaux et non-conformistes. Écrivaine, éditrice et universitaire spécialiste de Marguerite Yourcenar, Bérengère Deprez est notre invitée pour cet épisode qui restera dans les mémoires. Elle lui a consacré en 2012 le livre "Marguerite Yourcenar et les États-Unis : Du nageur à la vague" (Racine Lannoo).
  • 3. Monologues, répétitions et bondage : le marquis de Sade

    01:04:53||Ep. 3
    Retour à la littérature pour ce troisième épisode avec une plongée dans l'univers cauchemardesque et débauché de Donatien Alphonse François de Sade. Autour de deux oeuvres : Justine ou les Malheurs de la vertu et La Philosophie dans le boudoir. Pour aller au-delà de la légende du Divin Marquis, qui n'a eu de cesse de revoir ses copies et de rallonger la litanie des supplices, nous recevons Margaux Leridon. Journaliste, elle est autrice d'un documentaire à venir pour la chaîne Arte sur Sade et la façon de l'appréhender après #MeToo.
  • 2. Morve, dîners et gros plan : une poétique d'Abdellatif Kechiche

    01:11:17||Ep. 2
    Pour ce deuxième épisode, et le premier consacré au cinéma, gros plan, cela va de soi, sur Abdellatif Kechiche. Réalisateur de la durée - des scènes, des films, du tournage - qui a fait de son cinéma explorant les corps et les visages un geste naturaliste dessinant le réel, il revient en salles en cette fin d'année avec Mektoub My Love : Canto Due. La fin d'une éclipse de sept ans. Notre invité, Emna Mrabet, documentariste, maîtresse de conférence à l'université Paris 8 et autrice du livre Le cinéma d'Abdellatif Kechiche : prémisses et devenir (Riveneuve, 2016), est là pour faire toute la lumière sur le cinéaste franco-tunisien et ses zones d'ombre.
  • 1. Malaparte, le mentir-vrai

    59:52||Ep. 1
    Dans ce tout premier épisode de Cadrage Débordement, nous allons à la rencontre de l'écrivain italien Curzio Malaparte, et plus particulièrement de ses deux livres phares, Kaputt et La Peau. Deux ouvrages - nous n'osons dire romans - pour une oeuvre entre deux mondes, entre réalisme et onirisme, entre vivants et morts. Et entre vérité et mensonge. Nous recevons pour l'occasion Stéphanie Laporte, traductrice de Malaparte : Viva Caporetto ! (Les Belles Lettres, 2018), Prises de bec (Les Belles Lettres, 2017) et Journal secret (La Table Ronde, 2019).