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Bonjour chez vous !

Alain Cadec : « Les Chinois ont entre 10 à 15 ans d’avance sur nous »

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Il fut un temps où le secteur automobile était le fer de lance des économies européenne. Ce temps semble désormais révolu : à l’occasion du 91e Mondial de l’Automobile, sur 60 marques présentes, un tier vient d’Asie et notamment de Chine. L’Europe peut-elle encore passer à la contrattaque face aux géants chinois ? Alain Cadec, sénateur (LR) des Côtes-d'Armor, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« Aujourd’hui on voit bien que les Chinois s’installent dans le marché de l’automobile français » déclare le sénateur, en soulignant l’implantation croissante de concessions chinoises en France, mettant en grave difficulté les constructeurs français. Un phénomène qui selon Alain Cadec n’a rien d’anodin : il déplore en effet un manque de cap clair dans la stratégie industrielle française.Auteur d’un rapport sénatorial sur le sujet, Alain Cadec estime que la France devrait ralentir le green deal promulgué par l’Union Européenne, préconisant un abandon total du moteur thermique d’ici 2035. Selon le sénateur, l’Europe devrait miser davantage sur l’hybride que sur l’électrique afin de sortir de sa dépendance à la Chine : « Même quand on essaie de faire de l’électrique en France, on est dépendant des composants chinois », souligne-t-il.

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  • 21. Bonjour chez vous ! du 13 octobre 2026

    01:28:23||Ep. 21
    L’auto chinoise charge l’EuropeRenault, Volkswagen, Stellantis, Tesla ou encore BYD : cette semaine les grands groupes automobiles se sont donné rendez-vous à l’occasion de la 91e édition du Mondial de l’automobile. Une vitrine pour l’innovation mais aussi un miroir des nouveaux rapports de forces géopolitiques : sur 60 marques, plus d’un tier vient d’Asie. L’Europe une nouvelle fois à la traine de la Chine, comment y remédier ? Alain Cadec, sénateur (LR) des Côtes-d'Armor, revient sur la crise du secteur automobile ce matin dans Bonjour chez Vous ! A la recherche du temps perduAlors que les crises se succèdent, les politiques semblent incapables de prendre les décisions nécessaires pour rectifier la trajectoire. Sommes-nous encore en mesure de penser et d’agir sur le long terme ? Pierre Rosanvallon, historien et auteur de « La Tyrannie du présent » aux éditions du Seuil, répond ce matin aux questions d’Oriane Mancini. Le débat : Glucksmann est-il de gauche ?Depuis dimanche dernier, la gauche sociale-démocrate à un nouveau visage et il s’appelle Raphaël Glucksmann. Sorti victorieux de la primaire, le candidat Place publique devra désormais rassembler un maximum d’électeurs pour espérer pouvoir peser au second tour de l’élection présidentielle. Est-il le meilleur candidat pour fédérer la gauche ? Place au débat avec nos invités.
  • Pierre Rosanvallon : « Redonnons à l’avenir un visage, celui de nos petits-enfants »

    21:52|
    Dette, dérèglement climatique, retraites et mobilisation de la jeunesse : face aux crises qui se succèdent, sommes-nous encore capables d’envisager des solutions de long terme ? Invité de Bonjour chez Vous ! l’historien Pierre Rosanvallon, auteur de « La Tyrannie du présent » aux éditions du Seuil, essaie de répondre à cette question ce matin. Selon Pierre Rosanvallon, le monde dans lequel nous vivons souffre d’une « myopie » vis-à-vis de l’avenir. En somme, l’homme moderne ne conçoit plus l’avenir comme un projet de long terme mais comme une entité floue et, par conséquent, angoissante. Face à un tel phénomène, l’historien pointe d’une part la responsabilité des réseaux sociaux, « qui ont développé une culture de l’instantanéité », et de l’autre celle des régimes démocratiques : « Michel Debré voulait des mandats présidentiels de 12 ans, mais la démocratie n’accepte pas les mandats longs », déclare-t-il. Enfin, face à ce brouillard empêchant toute action concrète, l’historien estime qu’il est crucial de « redonner un visage à l’avenir » notamment « celui de nos enfants et de nos petits-enfants », sans quoi il sera impossible de sortir de l’immobilisme.
  • Glucksmann est-il de gauche ?

    36:20|
    Avec 66% de voix favorables, le candidat Place publique Raphaël Glucksmann est sorti victorieux de la primaire à gauche. Mais cette victoire n’est qu’un premier pas vers la présidentielle. La gauche sociale-démocrate a-t-elle une chance avec Raphaël Gluckmann ? Sera-t-il en mesure d’incarner la totalité de la gauche ? Pour en débattre Françoise Degois, éditorialiste politique, Elizabeth Martichoux, éditorialiste politique Public Sénat et Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA.Selon ce dernier, Raphaël Glucksmann serait « une sorte d’espoir à gauche depuis quelques années » : projeté sur le devant de la scène par les deux campagnes électorales de ces 4 dernières années, il est désormais « un candidat naturel à l’élection présidentielle » à un moment où la gauche sociale-démocrate est en grande difficulté. Françoise Degois ne partage pas ce constat : « il faut faire attention à l’effet de loupe » déclare-t-elle, en ajoutant que « beaucoup de nostalgiques du macronisme sont revenus pour voter Glucksmann ». Bien qu’elle ne mette pas en doute sa qualité en tant que député européen, elle affirme également ne pas considérer Raphaël Glucksmann comme l’homme politique le plus apte à rassembler la gauche : « il est plutôt macroniste, plutôt centre-droit, centre-gauche ». Elizabeth Martichoux ne partage pas cette vision. Elle estime que Raphaël Glucksmann pourrait bien bénéficier d’un vote utile, en attirant d’une part l’aile gauche du macronisme et la gauche souhaitant faire barrage à Jean-Luc Mélenchon, ce qui pourrait lui donner une bonne base électorale. « Il n’a pas choisi une ligne facile » conclut-elle.
  • Bernard Jomier : « Il faut instituer un véritable souverainisme européen » du médicament

    23:53|
    En à peine 12 ans, le nombre de pénuries de médicaments a été multiplié par 20. Une donnée alarmante qui pousse les Etats à redevenir maitres de la filière pharmaceutique. La France, est-elle en mesure d’atteindre cet objectif ? Bernard Jomier, sénateur de Paris et ancien médecin, revient ce matin sur ce nouvel enjeu de souveraineté.« On a laissé notre industrie partir, et aujourd’hui on se retrouve à ne plus disposer de médicaments essentiels » déclare le sénateur, en déplorant les conséquences pour de nombreux malades, en proie aux pénuries.Selon Bernard Jomier, il est crucial que la France, autrefois leader de la filière pharmaceutique, mette fin au processus de délocalisation des usines pharmaceutiques en instituant « un véritable souverainisme européen pour échapper à la dégradation des conditions de production ». Il estime en effet que la France n’est pas en mesure de gérer à elle seule sa production de médicaments. Quant à la proposition de la droite sénatoriale de puiser dans les stocks des laboratoires pharmaceutiques en cas de tension, il se dit défavorable à une telle mesure, qui laisserait trop de liberté aux laboratoires. Il plaide au contraire pour un contrôle plus strict de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.Enfin, interrogé sur les résultats de la primaire socialiste, il se félicite des résultats obtenus par Raphaël Glucksmann, dont il soutenait la candidature : « la gauche n’est pas morte ». « Elle n’est pas Jean Luc Mélenchon », conclut-il.
  • Nicolas Mayer-Rossignol : « Les querelles internes du PS, on s’en fout »

    21:50|
    La gauche sociale-démocrate a son candidat : avec 66% de votes favorables, le candidat Place publique Raphaël Glucksmann a remporté la primaire à gauche haut la main. Pour la première fois, aucun candidat issu des rangs du PS ne sera présent dans la course présidentielle. La victoire de Glucksmann, sera-t-elle le dernier clou dans le cercueil du PS ? Le parti à la rose, pourra-t-il survivre ? Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen et premier secrétaire délégué du parti socialiste, livre son analyse ce matin.Il se félicite de la victoire du candidat Place publique, tout en affirmant qu’il ne s’agit que de la première étape de la campagne présidentielle : « c’est maintenant que la vraie bataille face à l’extrême droite commence ». Le maire de Rouen estime en effet que Raphael Glucksmann serait le meilleur rempart face à Marine Le Pen et plaide pour un rassemblement de la gauche social-démocrate, afin d’éviter un second tour RN-LFI : « Sortons des petites phrases et avançons ensemble », déclare-t-il.Enfin, interrogé sur les querelles au sein du PS, Nicolas Mayer-Rossignol est lapidaire : « les querelles internes du PS, on s’en fout ». Selon le maire, il faut désormais se pencher sur l’avenir de la France, un pays « devenu profondément inégalitaire » et qui mérite d’être réformé sous le signe de la justice sociale.
  • 2027 : Glucksmann a-t-il ses chances ?

    27:26|
    Ce n’est pas le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement. Après la victoire écrasante du candidat Place publique Raphaël Glucksmann lors de la primaire à gauche, une question se pose : quelles sont ses chances pour la prochaines présidentielle ? Pour en débattre Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, Camille Girerd, journaliste Politique à France info et réalisatrice de documentaire politique et Steve Jourdin, journaliste à Public Sénat, historien et auteur de “Les Glucksmann, un étrange appétit de pouvoir” disponible aux éditions de l’Observatoire.Dans son ouvrage, ce dernier revient sur le parcours de la famille Glucksmann, en rappelant que ni Raphael Glucksmann, ni son père n’étaient partisans du PS. Selon Steve Jourdin, Raphaël Glucksmann veut « refonder la gauche mais on ne voit pas encore bien l’espace politique ». Une ambiguïté qui pourrait cependant l’aider à atteindre le second tour en rassemblant à la fois des électeurs venus de la gauche et d’une partie du macronisme.Camille Girerd s’accorde sur ce constat. Elle estime que la primaire aura permis une clarification « nette » de la ligne politique, « ce qui n’est pas accessoire », sans toutefois donner une définition précise de l’espace politique auquel il s’adresse. Toutefois, elle ajoute que la stratégie de Raphaël Glucksmann de vouloir rassembler les électeurs, et pas les chefs de partis, pourrait bien lui valoir un ticket d’entrée au second tour. « C’est un candidat nouveau », déclare Frédéric Dabi, en estimant que cet élément de nouveauté pourrait bien représenter un avantage pour Raphaël Glucksmann, face à des candidats qui ont déjà plusieurs campagnes électorales à leur actif. Cependant, il ajoute que l’étiquette de « candidat germanopratin » déconnecté des masses pourrait nuire à son avenir politique.
  • 20. Bonjour chez vous ! du 12 octobre 2026

    01:28:10||Ep. 20
    Revue stratégique des médicamentsEn à peine 12 ans, le nombre de pénuries de médicaments a été multiplié par 20. Une donnée alarmante qui pousse les Etats à redevenir maitres de la filière pharmaceutique. La France, est-elle en mesure d’atteindre cet objectif ? Bernard Jomier, sénateur de Paris et ancien médecin, revient ce matin sur ce nouvel enjeu de souveraineté. Le moment GlucksmannAvec un score de 66% de votes favorables, le candidat Place Publique Raphaël Glucksmann a remporté dès le premier tour la primaire à gauche. Pour la première fois depuis le début de la Ve République, le parti socialiste ne présentera aucun candidat issu de ses rangs lors de la prochaine présidentielle. Quelles conséquences pour l’avenir du parti ? Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen et premier secrétaire délégué du parti socialiste, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le débat : 2027, Glucksmann a-t-il ses chances ? Ce n’est pas le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement. Après la victoire écrasante du candidat Place publique Raphaël Glucksmann lors de la primaire à gauche, une question se pose : quelles sont ses chances pour la prochaine présidentielle ? Place au débat avec nos invités.
  • 19. Bonjour chez vous ! du 8 octobre 2026

    01:28:08||Ep. 19
    A la convergence des luttesMécontentement des lycéens, hausse des carburants, état catastrophique des finances publics, détresse du monde agricole : au crépuscule du quinquennat Macron les crises s’accumulent.Au lendemain de l’allocution du Premier ministre Sébastien Lecornu, le sénateur (communiste) de Paris et porte-parole du PCF, Ian Brossat revient ce matin sur les annonces de Matignon. L’avenir de nos économiesAvec une dette frôlant 120% du PIB, des taux d’intérêt croissants et l’un des pires déficits de la zone euro, la situation économique de la France se dégrade un peu plus chaque mois. L’Etat peut-il encore inverser la tendance ? Va-t-il piocher dans les économies des Français ? Daniel Baal, président du Crédit Mutuelle, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le débat : la méthode Lecornu, peut-elle apaiser le pays ? Sébastien Lecornu s’est exprimé hier soir depuis l’Hôtel de Matignon. Dans son allocution, il a dressé un état des lieux des différentes crises auxquelles la France fait face, sans toutefois pro-poser de solutions concrètes. La méthode Lecornu est-elle efficace ou participe-t-elle à attiser le mécontentement ? Place au débat avec nos invités.