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Bonjour chez vous !

Bernard Jomier : « Il faut instituer un véritable souverainisme européen » du médicament

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En à peine 12 ans, le nombre de pénuries de médicaments a été multiplié par 20. Une donnée alarmante qui pousse les Etats à redevenir maitres de la filière pharmaceutique. La France, est-elle en mesure d’atteindre cet objectif ? Bernard Jomier, sénateur de Paris et ancien médecin, revient ce matin sur ce nouvel enjeu de souveraineté.« On a laissé notre industrie partir, et aujourd’hui on se retrouve à ne plus disposer de médicaments essentiels » déclare le sénateur, en déplorant les conséquences pour de nombreux malades, en proie aux pénuries.Selon Bernard Jomier, il est crucial que la France, autrefois leader de la filière pharmaceutique, mette fin au processus de délocalisation des usines pharmaceutiques en instituant « un véritable souverainisme européen pour échapper à la dégradation des conditions de production ». Il estime en effet que la France n’est pas en mesure de gérer à elle seule sa production de médicaments. Quant à la proposition de la droite sénatoriale de puiser dans les stocks des laboratoires pharmaceutiques en cas de tension, il se dit défavorable à une telle mesure, qui laisserait trop de liberté aux laboratoires. Il plaide au contraire pour un contrôle plus strict de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.Enfin, interrogé sur les résultats de la primaire socialiste, il se félicite des résultats obtenus par Raphaël Glucksmann, dont il soutenait la candidature : « la gauche n’est pas morte ». « Elle n’est pas Jean Luc Mélenchon », conclut-il.

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  • Nicolas Mayer-Rossignol : « Les querelles internes du PS, on s’en fout »

    21:50|
    La gauche sociale-démocrate a son candidat : avec 66% de votes favorables, le candidat Place publique Raphaël Glucksmann a remporté la primaire à gauche haut la main. Pour la première fois, aucun candidat issu des rangs du PS ne sera présent dans la course présidentielle. La victoire de Glucksmann, sera-t-elle le dernier clou dans le cercueil du PS ? Le parti à la rose, pourra-t-il survivre ? Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen et premier secrétaire délégué du parti socialiste, livre son analyse ce matin.Il se félicite de la victoire du candidat Place publique, tout en affirmant qu’il ne s’agit que de la première étape de la campagne présidentielle : « c’est maintenant que la vraie bataille face à l’extrême droite commence ». Le maire de Rouen estime en effet que Raphael Glucksmann serait le meilleur rempart face à Marine Le Pen et plaide pour un rassemblement de la gauche social-démocrate, afin d’éviter un second tour RN-LFI : « Sortons des petites phrases et avançons ensemble », déclare-t-il.Enfin, interrogé sur les querelles au sein du PS, Nicolas Mayer-Rossignol est lapidaire : « les querelles internes du PS, on s’en fout ». Selon le maire, il faut désormais se pencher sur l’avenir de la France, un pays « devenu profondément inégalitaire » et qui mérite d’être réformé sous le signe de la justice sociale.
  • 2027 : Glucksmann a-t-il ses chances ?

    27:26|
    Ce n’est pas le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement. Après la victoire écrasante du candidat Place publique Raphaël Glucksmann lors de la primaire à gauche, une question se pose : quelles sont ses chances pour la prochaines présidentielle ? Pour en débattre Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, Camille Girerd, journaliste Politique à France info et réalisatrice de documentaire politique et Steve Jourdin, journaliste à Public Sénat, historien et auteur de “Les Glucksmann, un étrange appétit de pouvoir” disponible aux éditions de l’Observatoire.Dans son ouvrage, ce dernier revient sur le parcours de la famille Glucksmann, en rappelant que ni Raphael Glucksmann, ni son père n’étaient partisans du PS. Selon Steve Jourdin, Raphaël Glucksmann veut « refonder la gauche mais on ne voit pas encore bien l’espace politique ». Une ambiguïté qui pourrait cependant l’aider à atteindre le second tour en rassemblant à la fois des électeurs venus de la gauche et d’une partie du macronisme.Camille Girerd s’accorde sur ce constat. Elle estime que la primaire aura permis une clarification « nette » de la ligne politique, « ce qui n’est pas accessoire », sans toutefois donner une définition précise de l’espace politique auquel il s’adresse. Toutefois, elle ajoute que la stratégie de Raphaël Glucksmann de vouloir rassembler les électeurs, et pas les chefs de partis, pourrait bien lui valoir un ticket d’entrée au second tour. « C’est un candidat nouveau », déclare Frédéric Dabi, en estimant que cet élément de nouveauté pourrait bien représenter un avantage pour Raphaël Glucksmann, face à des candidats qui ont déjà plusieurs campagnes électorales à leur actif. Cependant, il ajoute que l’étiquette de « candidat germanopratin » déconnecté des masses pourrait nuire à son avenir politique.
  • 20. Bonjour chez vous ! du 12 octobre 2026

    01:28:10||Ep. 20
    Revue stratégique des médicamentsEn à peine 12 ans, le nombre de pénuries de médicaments a été multiplié par 20. Une donnée alarmante qui pousse les Etats à redevenir maitres de la filière pharmaceutique. La France, est-elle en mesure d’atteindre cet objectif ? Bernard Jomier, sénateur de Paris et ancien médecin, revient ce matin sur ce nouvel enjeu de souveraineté. Le moment GlucksmannAvec un score de 66% de votes favorables, le candidat Place Publique Raphaël Glucksmann a remporté dès le premier tour la primaire à gauche. Pour la première fois depuis le début de la Ve République, le parti socialiste ne présentera aucun candidat issu de ses rangs lors de la prochaine présidentielle. Quelles conséquences pour l’avenir du parti ? Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen et premier secrétaire délégué du parti socialiste, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le débat : 2027, Glucksmann a-t-il ses chances ? Ce n’est pas le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement. Après la victoire écrasante du candidat Place publique Raphaël Glucksmann lors de la primaire à gauche, une question se pose : quelles sont ses chances pour la prochaine présidentielle ? Place au débat avec nos invités.
  • 19. Bonjour chez vous ! du 8 octobre 2026

    01:28:08||Ep. 19
    A la convergence des luttesMécontentement des lycéens, hausse des carburants, état catastrophique des finances publics, détresse du monde agricole : au crépuscule du quinquennat Macron les crises s’accumulent.Au lendemain de l’allocution du Premier ministre Sébastien Lecornu, le sénateur (communiste) de Paris et porte-parole du PCF, Ian Brossat revient ce matin sur les annonces de Matignon. L’avenir de nos économiesAvec une dette frôlant 120% du PIB, des taux d’intérêt croissants et l’un des pires déficits de la zone euro, la situation économique de la France se dégrade un peu plus chaque mois. L’Etat peut-il encore inverser la tendance ? Va-t-il piocher dans les économies des Français ? Daniel Baal, président du Crédit Mutuelle, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Le débat : la méthode Lecornu, peut-elle apaiser le pays ? Sébastien Lecornu s’est exprimé hier soir depuis l’Hôtel de Matignon. Dans son allocution, il a dressé un état des lieux des différentes crises auxquelles la France fait face, sans toutefois pro-poser de solutions concrètes. La méthode Lecornu est-elle efficace ou participe-t-elle à attiser le mécontentement ? Place au débat avec nos invités.
  • Ian Brossat : « On a à faire à des gouvernements qui sont incapables de dialoguer avec les gens »

    23:39|
    Sébastien Lecornu s’est exprimé hier soir depuis Matignon. Au sommaire de son allocution : agriculture, hausse des prix du carburant, état des finances de la France et revendications lycéennes : celui qui s’était défini comme « le plus faible ministre de la Vème République » doit faire face à plusieurs crises. Sera-t-il en mesure de calmer les colères ? Le sénateur (communiste) de Paris et porte-parole du PCF, Ian Brossat revient ce matin sur les annonces de Matignon.« Je me demande pourquoi il a choisi de prendre la parole », déclare le sénateur, qui estime que les annonces de veille ne calmeront en rien la colère des Français. Il accuse le gouvernement d’être la cause même du mécontentement des citoyens, notamment des lycéens, réprimés de manière démesurée lors des récentes manifestations : « On n’a pas à lancer des grenades sur les enfants ».En tant que porte-parole du PCF, il déclare que le Parti communiste et son candidat Fabien Roussel mettront l’Education au cœur de leur programme avec plusieurs propositions : limiter le nombre d’élève par classe, rénovation du bâti scolaire, abrogation de Parcoursup et surtout le remplacement des professeurs absents sous 24 heures. « 15 millions d’heures partent en fumée quand un professeur n’est pas remplacé », affirme-t-il.Enfin, interrogé sur les propos de Sébastien Lecornu, demandant aux parlementaires de donner un budget à la France à tout prix, Ian Brossat répond sans ambiguïté : « les macronistes ont mis le pays dans un état pathétique et maintenant ils en appellent au patriotisme des gens »
  • La méthode Lecornu, peut-elle apaiser le pays ?

    26:18|
    Rares dans les allocutions, Sébastien Lecornu s’est prêté hier soir à cet exercice, d’autant plus difficile en ces temps de crises. Mobilisations lycéennes, détresse du monde agricole, hausse des carburants, état catastrophique des comptes publics : le Premier ministre a dressé un état des lieux des différentes crises, sans proposer de vraies solutions. La méthode Lecornu, peut-elle apaiser le pays ? On en débat avec Michaël Darmon, éditorialiste politique I24News, Brice Soccol, politologue et essayiste et Emilie Zapalski, communicante et fondatrice de l’agence Émilie conseil. « Il n’y a pas vraiment eu de prise en compte des revendications » déclare Emilie Zapalski, en ajoutant que le Premier ministre paraissait mal à l’aise. Elle déplore ensuite une réponse tardive du gouvernement aux mobilisations étudiantes, qui survient après les nombreux épisodes de violence. Un timing qui ne saurait rappeler celui de la crise des Gilets Jaunes, comme le souligne Michaël Darmon, qui met l’accent sur les similitudes entre les deux crises. Il ajoute que l’absence d’annonces au sujet des lycéens ne fera qu’attiser leur colère et leur scepticisme vis-à-vis du monde politique.Néanmoins, comme le rappelle Brice Soccol, Sébastien Lecornu ne porte pas la totalité de la responsabilité. Selon lui, « Sébastien Lecornu est assez seul » et paie en même temps le prix des décisions prises durant les 10 dernières années.
  • Daniel Baal : « C’est juste impossible qu’on vienne piocher dans l’épargne des Français »

    22:06|
    La France se dirige-t-elle vers une crise économique inédite ? Une dette frôlant 120% du PIB, des taux d’intérêt croissants et l’un des pires déficits de la zone euro : comment les politiques peuvent-ils inverser la tendance ? Quels sont leurs leviers ? Daniel Baal, président du Crédit Mutuel, nous répond ce matin sur le plateau de Bonjour chez Vous !« La France va dans le mur si aucune décision n’est prise » alerte-t-il, en ajoutant qu’il est urgent que les gouvernant prennent les bonnes décisions pour assainir les comptes publics. A ce sujet, Daniel Baal se prononce contre d’éventuelles propositions pénalisant les entreprises : « chaque fois qu’on taxe une entreprise, ça une conséquence sur l’emploi ». Interrogé sur l’éventualité que l’Etat « vienne piocher dans l’épargne des Français », il déclare que cela est impossible, mais il n’exclue pas qu’il puisse taxer davantage les économies des citoyens. Enfin, quant aux financements des campagnes présidentielles, il affirme que les banques, dont le Crédit Mutuel, souhaitent la mise en place de garanties publiques, afin que les prêts soient remboursés. A défaut d’une solution, « nous ne pourrions pas prendre le risque de financer quelque candidat que ce soit », conclut-il.
  • 18. Bonjour chez vous ! du 7 octobre 2026

    01:28:39||Ep. 18
    Sénateur agriculteurLes agriculteurs, vont-ils se joindre aux mobilisations ? La Confédération paysanne a appelé, le 6 octobre, les agriculteurs à s’unir aux lycéens afin de faire entendre leur mécontentement. Sècheresse, aléas climatiques de plus en plus fréquents, hausse des carburants, réglementation sanitaire, manque de soutien de la part des institutions. Quelles solutions faut-il apporter ? Pascal Coste, sénateur (LR) de la Corrèze, revient ce matin sur la colère des agriculteurs. La voix Royal dans la primaireJ-2 avant la primaire PS-Place publique. Ce week-end les sympathisants trancheront en faveur de l’un des cinq candidats. Qui pour incarner au mieux la social-démocratie à la présidentielle ? Ségolène Royal, candidate à la primaire, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini. Vers un temps calme pour les lycéens ? 450 000 manifestants selon la CGT, 266 000 selon Beauvau. Lors des mobilisations du 6 octobre, les lycéens ont défilé à côté de la CGT dans un climat plus calme que la semaine dernière. Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu appelle à un dialogue politique au sein des lycées, ce temps démocratique sera-t-il un temps calme qui mettra un terme à la colère des lycéens ? Place au débat avec nos invités.