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Bonjour chez vous !
Annick Billon : "Le monde du travail décrit par la gauche n'est pas ce que je vois sur le terrain"
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Hier, le Sénat a adopté le texte autorisant les fleuristes et les boulangers à travailler le 1er mai. Sujet sensible autour du seul jour férié, chômé et payé. Cette réforme avait ravivé des divisions politiques au sein de l’hémicycle le mois dernier et était devenue un symbole de la ligne politique défendue par le candidat (Renaissance) à la présidentielle Gabriel Attal.Concernant les vifs débats qui ont eu lieu entre les parlementaires, la sénatrice (Union Centriste) de la Vendée Annick Billon défend, selon elle, une vision des travailleurs « plus proche du terrain » que ses homologues de gauche. Elle soutient que « la description du travail, la description de la subordination faite par une partie de l’hémicycle gauche, n’est absolument pas ce que je vois, moi, sur le terrain aujourd’hui ». La sénatrice de la Vendée explique : « Lorsque je vais dans une boulangerie, je rencontre des salariés qui me disent ‘Moi, je veux travailler le 1er mai´. Ils ne sont pas avec leur patron, juste à côté en train de les menacer de travailler ». Annick Billon estime que penser ainsi représente « une vision passée datée du monde du travail ». La sénatrice souhaite cependant nuancer ses propos : « Alors, je ne dis pas que tout est formidable dans toutes les entreprises. Mais dire que dans toutes les boulangeries et chez tous les fleuristes, on a des méchants patrons qui obligent les salariés et qui s’assoient sur le volontariat, c’est véritablement caricaturé ».
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166. Bonjour chez vous ! du mercredi 17 juin 2026
01:28:31||Ep. 166Au programme de cette édition : Le Sénat a adopté hier le projet de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes artisans de faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Un texte de clarification pour le gouvernement, là où la gauche y voit une remise en cause d’une conquête sociale historique. On en parle avec la sénatrice centriste ¿Annick Billon, qui est à l’origine de ce texte.Au sommaire également : François Ruffin, candidat à la présidentielle, est notre invité. Va-t-il aller au bout de sa candidature, au risque de fragiliser la gauche ? Nous l'interrogeons sur son programme, mais aussi sur Donald Trump au G7, la guerre en Ukraine, ainsi que sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.Emmanuel Macron achève cet après-midi son dernier G7, il prendra ensuite la direction du Château de Versailles pour un dîner en grandes pompes avec Donald Trump. Est-il encore notre allié ? Est-il en train de lâcher Vladimir Poutine, lui qui a promis hier de tout faire pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine ? Ce sont les thèmes de notre débat politique dans le Club.
Trump : comme un roi à Versailles ?
34:50|Débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous » autour de la tenue du G7 à Évian et de l’invitation à Versailles du président français Emmanuel Macron à son homologue Donald Trump, dans un contexte international perturbé. Pour le sénateur (UC) de Haute-Savoie Loïc Hervé, cette invitation pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, est importante car « il ne faut pas négliger la relation franco-américaine ». Et malgré le désengagement américain « qui n’est pas seulement une affaire de Trump, mais qui est quelque chose d’assez continu depuis Barack Obama », la France ne peut pas « couper toutes les relations qu’elle a avec les Américains ». Pour Romuald Sciora, essayiste et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, l’entretien entre les deux présidents n’est pas une mauvaise idée, cependant c’est plutôt l’idée d’une réception en grande pompe qui « ternit l’image de la France à l’international ». Enfin, la députée (PS) des Yvelines Dieynaba Diop soutient l’idée qu’il n’aurait pas du tout dû être invité à Versailles car son administration est responsable de nombreux dysfonctionnements : "Quand on voit ce qui se passe avec le refus de certains arbitres internationaux de venir sur le sol américain en pleine Coupe du Monde, ou encore quand on voit ce qu’il se passe avec ICE...". Selon la députée PS, ces mesures restrictives "ne sont pas compatibles avec notre tradition française des Droits de l’Homme ».
François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »
21:40|Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ?« Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il.
François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »
21:40|Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ?« Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il.
Trump : comme un roi à Versailles ?
34:49|Débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous » autour de la tenue du G7 à Évian et de l’invitation à Versailles du président français Emmanuel Macron à son homologue Donald Trump, dans un contexte international perturbé. Pour le sénateur (UC) de Haute-Savoie Loïc Hervé, cette invitation pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, est importante car « il ne faut pas négliger la relation franco-américaine ». Et malgré le désengagement américain « qui n’est pas seulement une affaire de Trump, mais qui est quelque chose d’assez continu depuis Barack Obama », la France ne peut pas « couper toutes les relations qu’elle a avec les Américains ». Pour Romuald Sciora, essayiste et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, l’entretien entre les deux présidents n’est pas une mauvaise idée, cependant c’est plutôt l’idée d’une réception en grande pompe qui « ternit l’image de la France à l’international ». Enfin, la députée (PS) des Yvelines Dieynaba Diop soutient l’idée qu’il n’aurait pas du tout dû être invité à Versailles car son administration est responsable de nombreux dysfonctionnements : "Quand on voit ce qui se passe avec le refus de certains arbitres internationaux de venir sur le sol américain en pleine Coupe du Monde, ou encore quand on voit ce qu’il se passe avec ICE...". Selon la députée PS, ces mesures restrictives "ne sont pas compatibles avec notre tradition française des Droits de l’Homme ».
165. Bonjour chez vous ! du mardi 16 juin 2026
01:28:22||Ep. 165Au programme de cette édition : Ira-t-on un jour sur la Lune ou sur Mars ? C’est l’ambition d’Elon Musk. Avec l’entrée en bourse de sa société Space X, sa fortune a franchi la barre des 1000 milliards de dollars. L’Europe peut-elle rivaliser, ou est-elle larguée dans la course à l’espace ? Nous posons la question à ¿Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.Au menu également, la carte scolaire et ses problématiques.¿En 2035, il y aura 1,7 millions d’élèves en moins dans nos classes. Face à cette baisse de la démographie, faut-il repenser la carte scolaire ? Les fermetures de classes sont-elles justifiées, ou faut-il au contraire en profiter pour diminuer le nombre d’élèves par classe ? Le¿sénateur¿LR Olivier Paccaud nous répond.Enfin dans le Club, débat sur L’Europe qui durcit sa politique migratoire. La réforme est entrée en vigueur vendredi, elle met notamment en place une procédure de filtrage des migrants aux frontières. Peut-on se passer d’immigration ? Faut-il choisir nos immigrés ? Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique, en discutent.
Olivier Paccaud : "L'orthographe maîtrisée est un atout social pour s'insérer"
24:53|Le sénateur (LR) de l’Oise Olivier Paccaud était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Spécialisé sur les sujets d'éducation au Sénat, il est notamment revenu sur les nouvelles mesures mises en place par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray autour du baccalauréat et d’une potentielle nouvelle carte scolaire. Dû à la baisse drastique de la démographie scolaire qui toucherait plus d’1,7 million d'élèves d’ici les dix prochaines années, le ministre a défendu une refonte des cartes scolaires incluant des ouvertures et des fermetures de classes pour pallier ces changements démographiques dans le pays.Le ministre de l'Éducation nationale a lancé une expérimentation inédite sur la démographie scolaire dans 18 départements, qui sont censés représenter la diversité des territoires. Olivier Paccaud soutient ses nouvelles mesures, et particulièrement celles liées aux épreuves des examens scolaires. Concernant le durcissement des règles de notation au baccalauréat et au brevet pour l’orthographe, la syntaxe et la grammaire, le sénateur se dit favorable à ces mesures. Il déplore qu’à l’ère des réseaux sociaux, la qualité de l’expression tende à s’appauvrir : « Le vocabulaire TikTok ou SMS est un drame ».Le sénateur considère la maîtrise de l’orthographe comme un enjeu fondamental. Selon lui, « L'Éducation nationale a longtemps négligé, voire méprisé l’orthographe, alors que c’est un atout social pour s’insérer. »
Philippe Baptiste : "La technologie et l'IA doivent être au cœur des débats de la présidentielle"
21:55|L’entreprise aérospatiale contrôlée par Elon Musk SpaceX est entrée en bourse la semaine dernière, avec une valorisation qui dépasse les 2.000 milliards de dollars. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace Philippe Baptiste, la promesse d’Elon Musk sur un envol des êtres humains vers la planète Mars avec SpaceX ne représenterait pas un enjeu de science, mais plutôt « un enjeu de puissance, ou de démonstration de sa puissance ». L’ancien directeur du Centre national d’études spatiales soutient cependant l’idée que des investissements doivent être davantage réalisés dans les secteurs d'avenir : le spatial, l’IA et le numérique. Il estime que « ces sujets-là devraient être au cœur des débats de la prochaine élection, parce que c’est l’avenir de notre pays sur le moyen long terme. » Philippe Baptiste alerte : « On est à un moment de bascule. Soit on continue à investir sur notre modèle social en réduisant les dépenses d’avenir... Et à ce moment-là je crois vraiment qu’on va dans le mur. Soit on est capable de rééquilibrer les choses pour simplement garantir ce modèle social. On a besoin de sciences, on a besoin de technologie, on a besoin d’innovation et d’entreprises innovantes sur ces sujets-là, parce ce sont ces sujets qui vont porter la croissance de demain. Et si on n'est pas capable de le faire maintenant (…) on va droit dans le mur. Donc il faut absolument que ces sujets soient au cœur du débat politique et je regrette que ce ne soit plus le cas, y compris au Parlement. »