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Bonjour chez vous !
Corinne Imbert : "On constate que beaucoup de médecins formés n'exercent pas la médecine générale"
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6,4 millions de Français n’ont pas de médecins traitants. Au cours des 5 dernières années, 73% des Français ont renoncé à un acte médical, faute de médecin. Comment en est-on arrivé là ? Comment y remédier ? C’est l’objet de la proposition de loi d'initiative transpartisane visant à lutter contre les déserts médicaux, en discussion au Sénat. La rapporteure de ce texte, la sénatrice (LR) de la Charente-Maritime, Corinne Imbert est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Si le texte issu de l’Assemblée nationale remet largement en question la liberté d’installation des généralistes, le Sénat prévoit d’adoucir ce point : « On a voulu préserver la liberté d’installation mais on a voulu dire aux médecins : ‘vous vous installez où vous voulez, mais vous venez donner un coup de main quand il y en a besoin’ ».Concernant la formation de ces futurs médecins, la sénatrice souhaite soulever une autre problématique : "Malgré l'augmentation du nombre d'étudiants admis en deuxième année, pour autant, on constate que même à la fin de la formation, une part non négligeable de médecins généralistes formés n'exercent pas la médecine générale". Par conséquent, elle estime que c’est tout le parcours de formation et le cursus qu’il faut revoir.
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163. Bonjour chez vous ! du 11 juin 2026
01:28:09||Ep. 163Au programme de cette édition : l’avenir de notre système de retraites continue d’alimenter le débat. Face au vieillissement de la population et aux déséquilibres financiers annoncés, plusieurs scénarios sont régulièrement avancés pour garantir sa pérennité. Faut-il travailler plus longtemps ? Comment assurer le financement des retraites sans pénaliser les actifs ? Débat avec nos invités.Les Français épargnent davantage que la plupart de leurs voisins européens, alors que les finances publiques restent sous tension. Quel rôle l’épargne peut-elle jouer dans le financement de l’économie et des investissements de long terme ? Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, est notre invité.L’accès aux soins reste une préoccupation majeure dans de nombreux territoires. Déserts médicaux, difficultés à trouver un médecin traitant, inégalités territoriales : les solutions font débat. Faut-il encadrer davantage l’installation des médecins ? Comment garantir une offre de soins sur l’ensemble du territoire ? La sénatrice LR de la Charente-maritime, Corinne Imbert revient sur les propositions examinées au Sénat.Dans la Loire, le village de Marols s’est lancé dans une aventure collective : obtenir le label des Plus Beaux Villages de France. Un projet qui mobilise habitants, élus et associations, avec l’espoir de valoriser le patrimoine local et de renforcer l’attractivité touristique du territoire.
La retraite, à quel âge ?
35:38|Dans son dernier rapport, le conseil d'orientation des retraites (COR) estime qu'il faudrait reculer l'âge moyen de départ à la retraite à "67,6 ans en 2070", soit trois ans après l’âge actuel pour assurer la pérennité du système. L'économiste et expert associé à l'Institut Montaigne, auteur de “J’ai cotisé, j’y ai droit : mensonges et vérités sur les retraites” aux éditions Hermann, Bertrand Martinot pose son diagnostic et alerte : "dans deux, trois voire cinq ans, on va avoir une crise financière majeure, et dans l'urgence, nous serons alors dans l'obligation de couper massivement dans les pensions". Pour l'économiste et enseignant-chercheur à l'Université Lumière Lyon 2 Michaël Zemmour, le système des retraites se pilote à long terme. Il illustre : "Depuis 2010 on a fait des réformes de très court terme et c'est une grosse erreur. La réforme de 2010 et celle de 2003, ce sont des réformes très dures (…). Il y a des personnes qui ont pris 3 trimestres à moins de 5 ans de la retraite".
Olivier Sichel : "Les Français épargnent car ils sont inquiets de la conjoncture économique"
21:17|Dans un contexte international instable qui pousse les Français à épargner davantage, Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts depuis 2017, ainsi que le directeur de la Banque des territoires depuis 2018 était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" de Public Sénat. Comment reconstruire l'industrie française ? Comment assurer financièrement notre autonomie européenne et française ? À quoi sert la caisse de dépôt pour l'innovation de nos territoires ? Olivier Sichel a rappelé le rôle de la Caisse des dépôts et a affirmé l'importance de son institution pour aider les territoires et les collectivités à se développer de manière numérique notamment. Quant à ce qui touche les Français au quotidien, Olivier Sichel met en avant la gestion de leur épargne via le Livret A et fait l'annonce d'une augmentation du taux du livret A d'ici juillet : "On s'attend à ce que le taux qui est fixé par le Ministère de l'Économie et des Finances, soit remonté le mois prochain". Le directeur explique la formule de calcul de ce taux actuellement établi à 1,5% : "C'est une formule arithmétique, on prend la moyenne entre l'inflation et les taux courts." Il précise que le taux sera "aux alentours de 1,8%", et qu'il va de nouveau "croître l'an prochain".
Maud Bregeon : « Nous proposerons une augmentation du budget de la justice en 2027»
21:18|Du drame au scandale d’État : l’affaire Lyhanna secoue la France, avec près de 200 rassemblements qui ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. Les participants dénoncent les dysfonctionnements, défaillances de la justice et appellent parfois à la démission du garde des sceaux. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » dit entendre la colère des Français et la partager. Elle appelle toutefois à laisser la justice faire son travail : « je crois qu’il faut laisser le temps de ces enquêtes de manière à ce que celles-ci puissent se faire sereinement ».Alors que la société se demande si dans cette affaire, l’État a failli, Maud Bregeon répond : « Personne ne se dédouane de ses responsabilités. Des décisions seront prises : des décisions législatives, des sanctions individuelles si c’est nécessaire, et nous poursuivrons la montée en puissance du budget de la justice, l’année prochaine ». Par ailleurs, le gouvernement souhaite mettre un coup d’accélérateur à la « loi intégrale », un texte qui vise à réformer en profondeur la législation en matière de violences faites aux femmes et aux enfants. Pour quand exactement ? "Laissez-nous quelques jours le temps d'adapter, si nécessaire, le calendrier législatif", répond-elle.
Qui peut calmer la tempête Lyhanna ?
35:12|Discussion autour des dysfonctionnements qui ont conduit au drame sociétal, le meurtre de Lyhanna, jeune fille de 11 ans, le 4 juin, dans le Gers mais qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble de la société. Alors que les appels à la démission du garde des sceaux se multiplient, la sénatrice socialiste, Audrey Linkenheld, ne demande pas le départ de Gérald Darmanin car « nous ne sommes pas pour la recherche de bouc émissaire, ni du côté du ministre, ni du côté de nos institutions en général » explique-t-elle. Elle poursuit, se disant peinée d’entendre scander « Justice pourrie » lors des manifestations. « On est dans un état de droit où il peut y avoir des manquements, des manques de moyens, ou des fautes individuelles, nous allons le voir lors des enquêtes, mais on n’est pas dans un pays avec une ‘justice pourrie’ et une ´police pourrie’ », soutient-elle. On apprend qu’en 2025, les parents d’une autre jeune fille, Rosa, 12 ans, avaient déjà porté plainte pour viols contre Jérôme Barella, l’homme accusé dans l’affaire Lyhanna.L’avocat pénaliste et co-président de l'association des avocats pénalistes Romain Boulet estime de son côté que « ça prend du temps une expertise ». L’avocat illustre : « Les policiers ont des écoutes à mettre en place, des surveillances, des auditions. [..] Non ils n’attendent pas derrière leur bureau à se tourner les pouces en attendant les procès verbaux qui s’accumulent. [..] la justice est en sérieux manque de moyens. »La sénatrice rattachée au groupe LR de la Seine-Maritime Agnès Canayer nuance le propos : « j’entends qu’il y avait une procédure judiciaire, des enquêtes pénales, des délais à respecter. Néanmoins, cela pose quand même la question de la place de la victime dans nos procédures judiciaires. Il y a des réponses juridiques à donner, mais il y a un traitement humain aussi de la victime ».
162. Bonjour chez vous ! du 10 juin 2026
01:28:08||Ep. 162Au programme de cette édition : après plusieurs affaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion publique, le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour améliorer le traitement judiciaire des violences faites aux enfants et renforcer la protection des victimes. La réponse de l’État est-elle à la hauteur des attentes ? Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, répond à nos questions.Défaillances institutionnelles, responsabilité de l’État, moyens de la justice et des forces de l’ordre : plusieurs affaires récentes relancent le débat sur le fonctionnement de la chaîne judiciaire. Faut-il renforcer les contrôles, les sanctions ou les moyens alloués à la justice ? Débat avec nos invités.La France figure parmi les pays où le niveau des prélèvements obligatoires est le plus élevé. Quel impact sur la compétitivité des entreprises, le pouvoir d’achat des ménages et l’attractivité économique du pays ? Le sénateur Horizons de Maine-et-Loire Emmanuel Capus revient sur les travaux engagés au Sénat pour évaluer les marges de manœuvre possibles en matière de fiscalité et de finances publiques.En Indre-et-Loire, des initiatives locales accompagnent les porteurs de projet dans la création d’entreprise, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat féminin. Reportage à Tours auprès de celles qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.
Emmanuel Capus : "Les entreprises ne demandent pas l'aumône, juste qu'on leur facilite la vie"
25:37|En France, le taux de prélèvement obligatoire qui avoisine les 43,6%, place notre pays en tête des taux les plus élevés d’Europe, derrière le Danemark. Que se cache-t-il derrière ces chiffres ? Où va l’argent de nos impôts ? Le travail paye-t-il encore ? Le sénateur (Les indépendants) de Maine-et-Loire Emmanuel Capus était présent sur le plateau la matinale « Bonjour Chez Vous », afin d’ expliquer les enjeux de la mission d’information consacrée au poids des prélèvements obligatoires en France, dont il est rapporteur.Pour lui, l’objectif est de réduire le poids de ses prélèvements obligatoires qui « pèsent sur nos entreprises, qui pèsent sur l’investissement, qui pèsent sur la compétitivité de nos entreprises et qui pèsent sur nos salaires ». L’idée est également de comprendre pourquoi ce taux est si élevé : à quoi servent ces prélèvements ?Le sénateur propose que « d’un côté, on baisse les impôts, notamment les impôts de production, qui pèsent sur les entreprises. Et d’un autre côté, en contrepartie, on puisse baisser les aides aux entreprises ; tout un ensemble de maquis d’aides qui sont extrêmement compliquées. Parce qu’au final les entreprises, elles ne demandent pas l’aumône, elles demandent juste à ce que l’on leur facilite la vie, qu’on leur facilite le travail. »
Louis Giscard d’Estaing : "Mon père, c'était la rencontre permanente avec les Français"
20:56|A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé.