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Bonjour chez vous !

Cédric Perrin : « Ce débat sur notre politique en matière de défense fera date dans l’histoire »

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Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) de Belfort Cédric Perrin était l’invité de la matinale de Public Sénat. Il est revenu sur le coup de théâtre de la nuit alors que les sénateurs examinaient le texte portant sur l'actualisation de la loi de programmation militaire. La majorité LR a essuyé un échec cuisant alors qu’elle réclamait au gouvernement une rallonge budgétaire allouée aux armées de 14 milliards d'euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d'ici 2030. « Nous avons assisté toute la journée à un déploiement d'efforts d'une ministre des Armées qui s'est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d'euros. C'est incompréhensible » a regretté le président LR de la commission de la Défense du Sénat, Cédric Perrin, évoquant des "menaces et pressions venues de Matignon" pour convaincre certains sénateurs de suivre la position gouvernementale.Le sénateur tient également à souligner que le débat était d’une « très grande richesse et d’une une grande tenue », ajoutant : « Il fera date dans l’histoire parce qu’il a permis aux uns et aux autres de cranter leur position et de dire comment ils voyaient et imaginaient la suite de l’Histoire. »

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  • 24. Bonjour chez vous ! du 19 octobre 2026

    01:28:32||Ep. 24
    « Comment peuvent-ils faire ça à la France ? ». Dans son allocution du 18 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron a fustigé les épisodes de violence et de dégradation survenus lors de la manifestation de la veille, en appelant à ne pas faire d'amalgame entre les casseurs et les manifestants pacifiques. Les casseurs nuisent-ils aux revendications ? Quelles leçons faut-il tirer des mobilisations du 17 octobre ? Fabien Gay, sénateur (Communiste) de la Seine-Saint-Denis et directeur de L'Humanité, est l'invité ce matin de Bonjour chez Vous ! Par le chaos français, le monde sidéréPillages de magasins, dégradations de bâtiments, affrontements entre la police et les manifestants : les scènes de chaos de la manifestation du 17 octobre ont traversé les frontières, en provoquant de vives réactions dans de nombreux pays. Les manifestations mettent-elles à mal l'image de la France face à nos alliés européens ? Bernard Guetta, député européen (Renew Europe), répond ce matin au micro d'Alexandre Poussart. Six mois de désordre, jusqu'à la présidentielle ? Face à une montée en puissance de la violence et une doctrine du maintien de l'ordre qui pose de plus en plus question, les manifestations mettent-t-elles à nu la faillite de l'Etat français ? Quelles conséquences pour les prochains mois ? Place au débat avec nos invités.
  • Fabien Gay : « Les pillards sont l’ennemi du mouvement social »

    30:39|
    Vitrines brisées, bâtiments en feu, gaz lacrymogènes : la manifestation du 17 octobre a été émaillée par de nombreux épisodes de violence. Les casseurs nuisent-ils aux revendications ? Quelles leçons faut-il tirer des mobilisations du 17 octobre ? Fabien Gay, sénateur (Communiste) de la Seine-Saint-Denis et directeur de L'Humanité, répond ce matin au micro d'Alexandre Poussart.« J'ai vu des centaines de milliers de gens manifester pacifiquement, qui n'ont eu comme seule réponse la violence policière », déclare le sénateur, présent lors des manifestations parisiennes, en critiquant vivement la stratégie du maintien de l'ordre mise en place lors des manifestations. Fabien Gay déplore également que les scènes de violences aient fait de l'ombre aux revendications exprimées par une grande majorité de citoyens : « Pourquoi les gens qui manifestent pacifiquement se font matraquer et en même temps on laisse faire les pilleurs ? »Selon le sénateur, « Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité » quant au déroulement des événements. Il critique également son allocution, qu'il juge inutile : « Il prend la parole pour ne rien dire ».Enfin, interrogé sur le projet de la loi casseur-payeur, Fabien Gay se dit défavorable, en affirmant qu'une telle loi mettrait à mal la liberté de manifester en France : « Plus aucune manifestation n'aura lieu dans le pays » si ce texte passe, conclut-il.
  • Six mois de désordre, jusqu’à la présidentielle ?

    36:05|
    Dans son allocution du 18 octobre, le Président de la République Emmanuel Macron a fustigé les épisodes de violence et de dégradation survenus lors de la manifestation de la veille. Face à une montée en puissance de la violence et une doctrine du maintien de l’ordre qui pose de plus en plus question, les manifestations mettent-t-elles à nu la faillite de l’Etat français ? Quelles conséquences pour les prochains mois ? Pour en débattre : Elizabeth Martichoux, éditorialiste politique Public Sénat, Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards, Agathe Ranc, journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales et Louis Morin, Journaliste Politique. Selon Elizabeth Martichoux, Emmanuel Macron n’est plus qu’« un président spectateur ». Face à la montée du chaos, le président n’aurait pas pris conscience de la situation hors du commun que le pays est en train de traverser. Elle dénonce également un manque cruel d’annonces susceptibles de désamorcer la bombe sociale lors de son allocution. Pablo Pillaud-Vivien se dit aussi profondément choqué par les faillites de l’Etat dans l’organisation et la gestion des manifestations : « la préfecture de police de Paris n’a pas su empêcher les pillages » déclare-t-il. Un constat sur lequel s’accorde Agathe Ranc, qui dénonce « la répression policière » survenue samedi. « Il faut aussi questionner les techniques », affirme-t-elle, en rappelant que certains manifestants ont été gazés avant même le début de la mobilisation. Selon Louis Morin, la dégénération des manifestations n’est pas exclusivement liée à une mauvaise doctrine du maintien de l’ordre, en rappelant que « la France est considérée comme étant la bonne élève du maintien de l’ordre à l’international ». Au contraire, il pointe du doigt, l’évolution des manifestations, qui se sont transformées en « mouvements épars ». Il plaide enfin pour davantage d’encadrement dans les mobilisations.
  • Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »

    20:05|
    Vitrines brisées, bâtiments en feu, gaz lacrymogènes : la manifestation du 17 octobre a été émaillée par des épisodes de dégradation et d’affrontement entre la police et les manifestants. Des scènes de chaos qui ont traversé les frontières, en provoquant de vives réactions dans de nombreux pays. Ces images mettent-elles à mal l’attractivité et la crédibilité de la France ? Bernard Guetta, député européen (Renew Europe), répond ce matin dans Bonjour chez Vous !« Quelque chose se passe en France, mais quelque chose se passe en Europe » déclare le député, en rappelant que des événements de teneur similaire ont eu lieu dans d’autres pays européens, notamment en Albanie et en Italie. Cependant, en ce qui concerne le cas français, ces manifestations surgissent alors que la France est déjà profondément affaiblie sur la scène internationale : « Nous sommes depuis samedi un pays économiquement affaibli, en état d’anarchie et à la politique illisible », affirme-t-il.Un affaiblissement qui risque de porter préjudice à la crédibilité de la France, à un moment où – selon le député – « les idées que la France défend depuis vingt ans » commencent à primer au sein de l’UE : « La France risque de ne plus être dans la salle des machines de l’union européenne ». Enfin, amené à réagir sur les propos du Président des Etats-Unis, Donald Trump, qui laisse entendre qu’une immigration incontrôlée serait à l’origine des violences, il déclare qu’il existe aujourd’hui une « une internationale réactionnaire », dont le seul but est de faire monter l’extrême droite en France comme en Europe.
  • Pierre-Antoine Lévi : « Il y a des vocations parmi les enseignants, mais on les empêche »

    24:48|
    Remplacement des enseignants absents, réformes du baccalauréat et de Parcoursup, état du bâti scolaire : lors d’une audition sénatoriale de 2 heures, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray est revenu sur les revendications à l’origine du mouvement lycéen. Le gouvernement a-t-il encore des leviers pour endiguer la colère des lycéens ? Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union centriste) du Tarn-et-Garonne revient ce matin sur cette audition dans Bonjour chez Vous !« Le ministre a répondu avec sincérité à toutes les questions », déclare le sénateur, président de la commission ayant auditionné Edouard Geffray, tout en ajoutant que les mesures ébauchées par le gouvernement restent encore insuffisantes. Il pointe notamment du doigt la réduction budgétaire envisagée pour les collectivités territoriales, responsables de l’entretien des bâtiments scolaires : « Si Emmanuel Macron veut une réponse rapide, il faut des moyens ».Pierre-Antoine Lévi revient également sur l’annonce du ministre de l’Education au sujet du remplacement des professeurs absents. Au-delà des 3000 enseignants recrutés en urgence par le ministère pour endiguer la crise, il estime que des reformes plus profondes devront être portées à l’avenir, notamment en ce qui concerne l’affectation des professeurs. Malgré des réponses encore trop faibles et face à des revendications qu’il juge pleinement légitimes, Pierre-Antoine Lévi estime qu’il faudrait également dénoncer les violences survenues lors des mobilisations lycéennes : « On condamne beaucoup le manque de réponses du gouvernement, mais on ne condamne pas assez la violence ».
  • David Chavalarias : « Tous les téléphones peuvent déjà potentiellement être piratés à distance »

    20:12|
    L’IA, nouvel outil de la guerre hybride ? Après les piratages de supermarchés des derniers jours, ayant mis à nu les failles des systèmes de cybersécurité français, la question des éventuels dangers liés à l’IA s’impose dans le débat. Quelle est l’ampleur du danger ? David Chavalarias, mathématicien et directeur de recherche CNRS au centre d’analyses et de mathématiques sociales, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.« La menace d’attaques faisait déjà partie de notre quotidien, mais avec l’IA elle est multipliée », déclare le mathématicien, en affirmant que l’interconnexion technologique est un amplificateur de notre vulnérabilité face aux piratages. Il rappelle également que « ces IA ont été mises très rapidement sur le marché avant de savoir si le produit était sûr », ce qui explique en partie les préoccupations face à ce nouvel outil.David Chavalarias insiste sur l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins malveillantes, notamment dans le cadre de la « guerre cognitive » : « l’IA peut servir à des Etats qui ont intérêt à corriger la trajectoire d’autres pays », une stratégie qui fait partie entre autres des programmes de la Chine et des USA.Malgré ces épisodes inquiétants, David Chavalarias tient à nuancer l’éventualité d’une IA apocalyptique : « Tout dépend de son utilisation », « si l’humain reste dans la boucle, il peut y avoir des avancées notables » conclut-t-il.
  • 23. Bonjour chez vous ! du 15 octobre 2026

    01:28:29||Ep. 23
    Le gouvernement à l’épreuve des lycéens Mercredi 14 octobre 2026, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a été audi-tionné au Sénat dans le cadre de la crise des lycéens. Alors que la vague de contestations s’abat avec violence sur la France, le gouvernement peut-il encore endiguer le mécontente-ment, ou sera-t-il submergé ? Pierre-Antoine Lévi, sénateur (Union centriste) du Tarn-et-Garonne revient ce matin sur cette audition dans Bonjour chez Vous ! Quand l’I.A. nous cybermenaceAprès plusieurs piratages ayant mis à nu les failles de la cybersécurité nationale, le Président de la République Emmanuel Macron a décidé de convoquer en urgence un conseil de défense et de sécurité entièrement consacré aux enjeux de l’IA et à ses dangers. L’intelligence artifi-cielle est-elle plus dangereuse que l’arme nucléaire ? David Chavalarias, mathématicien et di-recteur de recherche CNRS au centre d’analyses et de mathématiques sociales, répond ce ma-tin au micro d’Oriane Mancini. Le débat : Mélenchon, Le Pen, profiteurs du chaos ?Les résultats du dernier baromètre Odoxa sur les intentions de vote des Français ont été pu-bliés : 37% d’intentions de vote au premier tour pour Marine Le Pen, qui rien ne semble ébran-lée, et 18% pour Jean-Luc Mélenchon, qui enregistre son meilleur début de campagne depuis 20 ans. Un duel Le Pen – Mélenchon au second tour est-il inévitable ? Place au débat avec nos invités.
  • Mélenchon, Le Pen, profiteurs du chaos ?

    36:24|
    Et vous, pour qui allez-vous voter en 2027 ? Alors que la campagne électorale n’entrera pas dans sa phase décisive avant février, la sempiternelle question hante déjà la France : qui sera le plus amène pour redresser le pays ? Décryptage ce matin du dernier baromètre Odoxa sur les intentions de vote des Français avec nos invités : Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra, Erwan Lestrohan, directeur conseil à l'institut ODOXA et Michaël Darmon, éditorialiste politique I24News. Selon le sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 12 000 personnes, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour de l’élection présidentielle avec 37% des voix. « Rien ne peut atteindre Marine Le Pen », déclare Nathalie Mauret, qui note que les différentes polémiques des derniers mois – notamment celles des propos antisémites attribués à Jordan Bardella – n’ont pas modifié les intentions de vote des Français. Michaël Darmon estime que ce sondage confirme l’ancrage du vote RN dans les différentes régions : « le RN augmente son score à chaque élection ». Il ajoute que le RN a réussi à limiter « la personnalisation à outrance », en rappelant que même avec Jordan Bardella, on avait des scores similaires. Enfin Erwan Lestrohan revient sur le score de celui qui arrive aujourd’hui deuxième dans les sondages : Jean-Luc Mélenchon. Le candidat LFI est donné à 18% d’intentions de vote, en enregistrant son meilleur début de campagne électoral depuis plus de 20 ans, en particulier parmi les 18-24 ans. Candidat hégémonique à gauche pour l’instant, Jean-Luc Mélenchon pourrait par contre voir son électorat « grignoté » dans les prochains mois, notamment par les écologistes et par Raphaël Glucksmann, désigné par la primaire à gauche.
  • 22. Bonjour chez vous ! du 14 octobre 2026

    01:28:08||Ep. 22
    La doctrine du maintien de l’ordre en question ?Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez en pleine tempête : auditionné mardi 13 octobre par le Sénat dans le cadre de la mission d'information sur l'avenir du maintien de l'ordre, le ministre est revenu sur les affrontements entre la police et les manifestants et sur les blessés en marge des protestations. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie face au mouvement lycéens ? David Margueritte, sénateur (LR) de la Manche, nous répond ce matin dans Bonjour chez Vous !Devant la France qui grognePeut-on assister à une convergence des luttes ? Lycéens, enseignants, pompiers, syndicats : face à des citoyens qui descendent en masse dans les rues, le gouvernement est-il impuissant face au mécontentent des Français ? Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, est l’invitée de la matinale de Bonjour chez Vous ! Le débat : peut-on vraiment se passer de l’immigration ?Mardi 13 octobre, le roi d’Espagne Félipe VI s’est rendu dans l’enclave espagnole de Ceuta, où fin juillet plus de 70 000 migrants en provenance du Maroc avaient franchi les frontières. Un épisode qui relance le débat sur l’immigration au sein des pays de l’Union européenne : faut-il durcir la politique migratoire ? Peut-on vraiment se passer de l’immigration ? Place au débat avec nos invités.