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Bonjour chez vous !
Philippe Dessertine : « En fait, tout le monde perd dans cette crise »
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Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».
Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. »
Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. »
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126. Bonjour chez vous ! du 1er avril 2026
01:28:38||Ep. 126Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.
Lisnard/Retailleau : fracture chez les Républicains
23:30|Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. »
Max Brisson : « En France, on fait des subventions pour calmer la colère »
26:28|Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. »
125. Bonjour chez vous ! du 31 mars 2026
01:28:28||Ep. 125Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra.
Edouard Philippe : le seul à pouvoir battre Jordan Bardella ?
29:39|Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. »
Marc Fesneau : « Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain »
24:28|L’annonce du gouvernement d’aides aux carburants à destination des pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers ne calme pas la colère. Certains appellent à la manifestation dans les rues ou à ‘faire des chèques’ pour élargir cette mesure qui ne touche qu’une partie de la population. Certains partis réclament au gouvernement des aides généralisées, mais pour Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, le ciblage de cette mesure est absolument nécessaire. Il est catégorique : « Nous n’avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain parce que c’est à crédit tout ça. Et à la fin ce sont les Français qui paieront. La dette, ce sont les Français qui la paient dans leur taux d’intérêt, les entreprises, dans leur TVA. (…) Si les fluctuations des prix du pétrole durent plus longtemps, alors se posera la question d’un choc un peu plus systémique. »
Karine Daniel : « Je demande au Ministre de revoir ces fermetures d’écoles, c’est inacceptable »
24:44|Les enseignants du public appellent à la grève pour protester contre la suppression annoncée de postes dans le cadre des discussions autour de la carte scolaire. Ces fermetures de classes seraient une réponse à la chute démographique que connaît la France. Le ministre de l’Education nationale parle d’une perte historique d’« un million d’élèves sur 6,5 millions, en école primaire, depuis 2019 ». Une suppression de près de 4 000 postes est prévue pour la rentrée 2026, pour s’adapter à la baisse d’effectifs des élèves. La sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel est l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Pour elle, il est indispensable que « le gouvernement porte un regard particulier sur les écoles rurales ». Elle poursuit : « Ces écoles ont souvent des indices de position (IPS) assez faibles. Nous sommes sur des élèves, pour qui la République, et l’Education nationale doivent avoir une attention particulière. J’appelle la rectrice, dans notre département de Loire-Atlantique, et le ministre de l’Education nationale à avoir un regard particulier sur ces situations. (…) Je vous le dis avec l’exemple de mon département, mais il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés, tant mieux pour les écoles qui en avaient besoin et puis, il y a certaines écoles qui ont été fermées, alors qu’il n’y a aucune baisse d’effectif et même des besoins spécifiques. (…) Je le dis c’est inacceptable, et je demande au Ministre de revoir ces situations parce qu’elles créent de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques et de la politique. La République doit être là où les élèves et les familles en ont besoin. »
124. Bonjour chez vous ! du 30 mars 2026
01:27:58||Ep. 124Au programme de cette édition : l'interview politique d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburants. Mais faut-il s’arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d’un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Nous recevons également le sénateur RN Joshua Hochart. Avec lui, nous parlons des prochaines élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Le RN a de fortes chances d’obtenir un groupe politique au Sénat, une première dans l’histoire. Un groupe changerait-il la donne politique pour le RN ? Le parti de Marine Le Pen espère-t-il convaincre d’autres élus le rejoindre ? Enfin dans le débat : les partis se projettent également sur la présidentielle. La droite et le centre auront-ils un candidat commun ? Les appels à l’union se multiplient, mais comment désigner le ou la futur(e) candidat(e)? Les candidats déjà déclarés s’effaceront-ils ? L’absence d’union est-elle synonyme de victoire du RN ?