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Bonjour chez vous !

Le gouvernement tient-il sa « ripost » contre le désordre ?

L’examen du projet de loi « Ripost » est en cours au Sénat depuis lundi. Un projet de loi qui a pour but de fournir aux forces de l’ordre de nouveaux outils pour lutter contre la délinquance du quotidien et contre le narcotrafic. Pour en parler, la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur PS Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué sont sur le plateau de « Bonjour chez vous ». Tous sont unanimes sur la portée de cette loi. Jacqueline Eustache Brinio déplore que ce texte n’apporte pas un « choc d’autorité » mais pour elle, « cette loi a le mérite d’exister et de donner des moyens nouveaux pour essayer de sanctionner ». Pour son homologue, Hussein Bourgi, « le texte à lui seul ne suffit pas, c’est une boite à outil, c’est un texte utile ». Sur le terrain, le texte est bien accueilli à en croire la commissaire de police Anouck Fourmigué : « Sur la délinquance du quotidien, les forces de police se heurtent régulièrement à une certaine forme d’impuissance (…). Le fait qu’on permette de simplifier certaines formes de répression des comportements qui troublent l’ordre public, la tranquillité, c’est intéressant pour les policiers ».Concernant la lutte contre le narcotrafic, le gouvernement espère apporter une réponse plus ferme avec la loi Ripost. Pour Anouck Fourmigué, « l’Etat n’a pas perdu la bataille mais a pris du retard » face aux réseaux de narcotrafiquants. Même espoir du côté du sénateur Bourgi : « il n’est jamais trop tard : ni résignation, ni renoncement, ni défaitisme, ni fatalité »

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  • 150. Bonjour chez vous ! du 20 mai 2026

    01:28:28||Ep. 150
    Le nom d’Édouard Philippe apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par l’ancien Premier ministre, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Les Français sont-ils devenus plus sensibles aux questions d’exemplarité politique ? Et le calendrier judiciaire peut-il rebattre les cartes à droite et au centre ? Nous recevons Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe.Le chanteur Patrick Bruel est visé par plusieurs plaintes pour viol, dont une déposée par l’animatrice Flavie Flament. Des accusations qu’il conteste fermement. Plusieurs concerts prévus au Canada ont été annulés. Comment encourager la parole des victimes, même des années après les faits ? La présomption d’innocence est-elle suffisamment respectée dans l’espace médiatique ? Et les affaires visant des personnalités publiques changent-elles durablement le regard de la société ? Nous en parlons avec la sénatrice socialiste et ancienne ministre Laurence Rossignol.Fusillades, règlements de comptes, victimes de plus en plus jeunes… Le narcotrafic continue de gagner du terrain en France. Le gouvernement promet une réponse plus ferme avec la loi Ripost actuellement examinée au Sénat. L’État est-il en train de perdre le contrôle face aux réseaux criminels ? Faut-il frapper davantage les consommateurs pour casser les trafics ? Et la réponse uniquement sécuritaire peut-elle suffire ? Débat avec la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur ps Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué.Et puis en régions, comment transformer nos déchets alimentaires en énergie ? À Rennes, les invendus des supermarchés connaissent une seconde vie grâce à la méthanisation. Peut-on faire des déchets une ressource énergétique ? Ces initiatives sont-elles réellement efficaces pour la transition écologique ? Et pourraient-elles se généraliser dans d’autres villes françaises ? Reportage en Bretagne.
  • Laurence Rossignol : « Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois »

    26:20|
    Le chanteur Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles dont celle de l’animatrice Flavie Flament qui l’accuse de l’avoir violée lorsqu’elle avait 16 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour demander à l’artiste d’annuler ses concerts. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol ne signerait pas les pétitions pour empêcher Patrick Bruel de monter sur scène mais elle estime qu’il « y a un malaise à voir des hommes qui continuent de nier, de parader et de rechercher l’amnistie du public ». Pour l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, il faut écouter la parole des victimes : « Longtemps, le système judiciaire n’a pas cru les femmes. (…) Il y a une présomption du mensonge qui pèse depuis des décennies, voire même des siècles sur la parole des femmes » (…) Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois ».En tant que ministre, Laurence Rossignol avait confié à Flavie Flament une mission sur le viol et les délais de prescription. 10 ans plus tard, le ministre actuel de la justice Gérald Darmanin veut aller plus loin et rendre imprescriptibles les viols sur mineurs. Une évolution qui réjouit Laurence Rossignol : « Cette modification législative, on la doit à l’engagement de Flavie Flament (…). En dix ans, elle a obtenu ce qu’elle voulait, c’est assez touchant ».
  • Christophe Béchu : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis »

    21:05|
    Edouard Philippe est dans le viseur de la justice. Le nom de l’ancien Premier ministre apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par Edouard Philippe, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe est l’invité de la matinale de Public Sénat. Pour lui, « c’est une vieille affaire, il n’y a rien de nouveau ». Il constate en revanche que « les débuts de procédures judiciaires arrivent dans des moments qui ne sont pas des moments politiquement neutres (…). Il peut y avoir des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral et politique ».Interrogé sur la multiplication des candidatures au sein du bloc central dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, l’élu fait le constat qu’ « il y a pléthore d’ambitions légitimes » mais pour lui le danger serait un deuxième tour opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement national. Pour écarter cette hypothèse, il estime que les discussions doivent être maintenues avec toutes les composantes du bloc central y compris les Républicains : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis on aura vocation à se retrouver à la fin »
  • Olivier Henno : « On a un modèle social qui vit à crédit depuis très longtemps »

    23:45|
    Le sénateur (Union Centriste) du Nord et vice-président de la commission des affaires sociales Olivier Henno était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il est revenu sur les derniers projets de loi liés à l'assurance chômage, la fraude fiscale et sociale et d'autres textes concernant la démocratie sociale. D'abord rejeté par l'Assemblée nationale, l'accord entre les partenaires sociaux sur la rupture conventionnelle a été adopté au Sénat. Cet accord prévoit notamment de réduire la durée maximale d'allocation à l'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle. L'objectif est de réguler la dépense en réduisant de 18 à 15 mois la durée maximale d'indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans et de 20,5 mois au lieu de 26 mois, pour les plus de 55 ans. Pour Olivier Henno, la dette sociale est devenue incontrôlable : « On va bientôt dépasser les 3500 milliards de dette. Il y a 2000 milliards qui sont une dette sociale. C'est d'ailleurs le drame du pays parce que l'endettement en soi, ce n'est pas gravissime si ça concerne les nouvelles technologies, la production des ponts, des infrastructures des écoles, enfin tout ce qui concerne les équipements. Mais là le pays ne s'est pas endetté pour les équipements, mais pour ses soins, ses retraites et c'est tout à fait irresponsable pour les générations futures. On vit à crédit depuis très longtemps ».
  • 149. Bonjour chez vous ! du 19 mai 2026

    01:28:26||Ep. 149
    Au programme de cette édition : c’est un coup de froid sur le tapis rouge cannois. Le patron du groupe Canal+, premier financeur du cinéma français, annonce ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Vincent Bolloré. Cette riposte est-elle légitime ? Vincent Bolloré défend-il simplement ses intérêts économiques ou mène-t-il un combat idéologique ? Et jusqu’où l’influence d’un grand groupe privé peut-elle peser sur le monde culturel et médiatique ? Débat avec Frédéric Dabi, Françoise Degois et Jean-Sébastien Ferjou.Le Sénat examine le projet de loi Ripost porté par Laurent Nuñez, un texte présenté comme un “choc d’autorité” face à l’insécurité et au narcotrafic. Les mesures proposées sont-elles à la hauteur ? L’État est-il en train de perdre la bataille contre les narcotrafiquants ? Et faut-il désormais changer totalement de stratégie face à l’ampleur du phénomène ? Nous recevons Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.Le narcotrafic est aussi à la une de nos régions. À Marseille, le procès de l’un des plus importants narcotrafiquants français s’est ouvert ce lundi. Félix Bingui, présenté comme le chef du clan Yoda, est jugé notamment pour trafic de stupéfiants, blanchiment et association de malfaiteurs. Comment les réseaux criminels ont-ils pris une telle ampleur ? La guerre entre clans peut-elle encore être contenue ? Et pourquoi certains territoires deviennent-ils des bases stratégiques du narcotrafic ? Reportage dans le Gard, la région d’origine du principal accusé, avec Midi Libre.Jeudi, Sébastien Lecornu doit présenter de nouvelles mesures face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et à la flambée des prix du carburant. Mais dans un contexte budgétaire déjà très tendu, où trouver les financements ? La crise énergétique menace-t-elle notre modèle social ? Et l’État a-t-il encore les moyens de protéger durablement les Français sans creuser davantage la dette ? Le sénateur centriste du Nord Olivier Henno nous répond.
  • Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »

    21:32|
    Le président du groupe socialiste au Sénat et le sénateur du Nord Patrick Kanner était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il s'est exprimé sur la loi Ripost qui permet en autres de mieux lutter contre le narcotrafic mais également la hausse des prix du carburant et la stratégie de la gauche en vue de l'élection présidentielle. Autre s ujet abordé : la question de l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Patrick Kanner a rappelé le contexte qui avait mené aux émeutes de 2024 : « Ce n'est pas la réforme sur la loi constitutionnelle qui a déclenché les émeutes de 2024. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, Monsieur Darmanin qui a poussé les feux de manière brutale en disant, `ce sera ça et pas autrement'. Aujourd'hui il y a un consensus autour du corps électoral, car on a pris le temps de trouver ce consensus et de ne pas forcer le destin comme ça avait été le cas en 2024. Je vous rappelle qu'en mai 2024, le constat avait été 14 morts, et plus de 2 milliards de dégâts. Depuis cette époque la Nouvelle-Calédonie a perdu 12 000 emplois, 700 entreprises ont disparu, le PIB a chuté de 15% pour un archipel accueillant 300 000 habitants. [..] Faites la comparaison avec la France, ce seraient des chiffres absolument insupportables pour l'hexagone. »
  • Cinéma : Que veut Vincent Bolloré ?

    36:11|
    Le Festival de Cannes se retrouve sous tension après la publication d’une tribune « anti-Bolloré ». Cette tribune signée par 600 signataires, réalisateurs, acteurs et producteurs critique l’influence grandissante de l’homme d’affaires Vincent Bolloré sur les médias et la culture française. En réaction, le directeur général de Canal+, Maxime Saada a indiqué qu’il ne souhaitait pas que le groupe Canal+ continue à collaborer avec les signataires de cette pétition.On en débat avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi, l’éditorialiste politique Françoise Degois et le fondateur d’Atlantico Jean-Sébastien Ferjou. Pour ce dernier, il n’y a clairement pas une « volonté d’emprise de Bolloré ». Il étaye : « Oui il a certainement un projet et on le voit plus à travers son groupe de presse et il ne s’en cache pas. Mais il me semble que la censure fonctionne plutôt à l’inverse, et ce, depuis des années ». Le fondateur d’Atlantico va plus loin : « Il y a de facto dans ce milieu-là de l’audiovisuel une forme emprise idéologique de la gauche, et là on voit juste une gauche qui panique à l’idée de perdre son hégémonie culturelle. »Frédéric Dabi estime que les Français ne se préoccupent pas de cette question : « Je suis frappé par l’indifférence des Français sur cette affaire. Ils sont davantage préoccupés par les questions internationales entre l’Iran et les USA, écrasés par les préoccupations autour du pouvoir d’achat, et ce n’est pas une surprise. […] Dans le top 50 ex-JDD que réalise désormais l’IFOP avec TF1-LCI : il y a l’idée que les artistes ne connaissent pas notre vie. Et puis sur cette affaire en tant que telle, il y a cet adage qui peut prendre chez les Français c’est ‘ne mordez pas la main qui vous nourrit’. »De son côté, l’éditorialiste politique Françoise Degois est formelle : « On peut s’en foutre, on peut considérer que c’est la main qui vous nourrit, etc. Mais nous sommes dans un combat culturel. […] Nous sommes déjà dans la présidentielle. Et les gens peuvent s’en foutre maintenant, mais la réalité profonde c’est que ce combat est idéologique. »
  • 148. Bonjour chez vous ! du 18 mai 2026

    01:28:08||Ep. 148
    Au programme de cette édition, le déplacement en Algérie de Gérald Darmanin qui tente de relancer la coopération entre Paris et Alger. Lutte contre le narcotrafic, contre le terrorisme, dossier Christophe Gleizes, les sujets sensibles ne manquent pas. Cette visite marque-t-elle un véritable dégel diplomatique ? La France et l’Algérie peuvent-elles renouer une relation de confiance durable ? Et jusqu’où les tensions mémorielles continuent-elles d’empoisonner les relations entre les deux pays ? On en débat.À un an de la présidentielle, les soutiens à Gabriel Attal s’organisent. 500 maires et élus viennent de lancer un appel en faveur de sa candidature. Gabriel Attal peut-il incarner le renouveau du macronisme ? Et cette initiative risque-t-elle d’accentuer les rivalités avec Édouard Philippe ou d’autres ambitions du bloc central ? Nous recevons l’un des signataires de cet appel : Franck Riester, maire de Coulommiers et numéro 2 de Renaissance.Après le spectaculaire casse du musée du Louvre, la commission d’enquête parlementaire a rendu ses conclusions en fin de semaine dernière. Mais d’autres musées en région ont également été visés ces derniers mois. La sécurité de nos musées est-elle aujourd’hui insuffisante ? L’État protège-t-il correctement notre patrimoine culturel ? Et comment sécuriser les collections sans transformer les musées en forteresses ? Nous en parlons avec le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson.Et puis en régions, la lutte contre le narcotrafic reste au cœur des préoccupations des élus locaux. Après la mort d’un adolescent à Nantes, le gouvernement promet une nouvelle intensification de l’action policière. Les maires disposent-ils des moyens suffisants pour agir ? Comment lutter contre l’emprise des trafics dans certaines communes ? Et les habitants ont-ils le sentiment d’être abandonnés face à cette violence ? Nous interrogeons le maire de Saint-Yon, dans l’Essonne.