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Bonjour chez vous !

Guillaume Ancel : « La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran, c’est l’action terroriste »

L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous du 3 mars 2026. Selon lui, le conflit actuel qui impacte tout le Moyen-Orient « n’est pas tenable dans le temps ; dans moins de trois semaines, tout cela sera complètement terminé ».L’ancien lieutenant-colonel rappelle que la fermeture du Détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes génère des conséquences négatives également dans le pays. Il précise : « L’Iran est en train de chercher quels sont les moyens qui leur permettraient réellement de perturber cette opération. Ils ont fermé le Détroit d'Ormuz, mais le problème c’est que l’Iran a aussi besoin du détroit, pour exporter son pétrole ; par conséquent, ça ne peut pas durer. Les marchés s’affolent et les compagnies pétrolières en profitent pour augmenter les prix à toute vitesse. » La position de Guillaume Ancel prend un tournant fort, lorsqu’il déclare :« La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran jusqu’ici c’est l’action terroriste, et c’est ça qui inquiète tous les pays, y compris Israël et les Etats-Unis parce que c’est une menace plus compliquée à gérer et par conséquent tous les services de renseignements du monde entier sont sur les dents pour éviter qu’il y ait un attentat qui touchera évidemment des innocents. »

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  • Laurent Burgoa : « Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise »

    25:24|
    Dans le cadre de la nouvelle réforme de l’assurance chômage, le dispositif de ruptures conventionnelles se durcit. En effet ce projet de loi prévoit notamment une réduction de la durée de l’indemnisation : désormais 15 mois d’indemnisations chômage pour les moins de 55 ans au lieu de 18 mois. Ces indemnisations seraient raccourcies également pour les plus de 55 ans : 20,5 mois post-réforme contre 22,5 mois à l'heure actuelle. Une évolution de ces règles qui va permettre des économies. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa est l’invité de la matinale « Bonjour Chez vous », afin de nous éclairer, en tant que membre de la commission des affaires sociales, sur ce projet de loi. Pour lui, cette évolution issue d’un accord entre les partenaires sociaux va dans le bon sens : « Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés soient même allés au-delà de la lettre de mission du ministre. Lettre qui prévoyait une économie de 400 millions d’euros. Ils sont arrivés à un accord qui pourrait faire économiser entre 700-800 millions d’euros sur deux ou trois ans. (…) On devrait plutôt se réjouir de ce dialogue social entre salariés et patronat. Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise. »
  • Municipales à Paris : récit d’une campagne mouvementée

    31:15|
    Près de deux semaines après le sacre d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, retour sur la campagne municipale. Public Sénat propose la diffusion de « Bataille de Paris : Scènes de campagne ». Le journaliste et réalisateur Quentin Calmet a partagé les coulisses de la campagne Dati/Grégoire : « Depuis le mois de janvier, nous, les journalistes, avons sollicité Dati pour faire ces fameuses rencontres au plus près du débat, avec les Parisiens. Mais ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes. (…) Elle s’est dit qu’elle avait une renommée, une notoriété qui serait considérée comme un avantage parce qu’elle était identifiée comme la principale opposante à Anne Hidalgo, et que ce serait suffisant ».Elizabeth Martichoux, éditorialiste, le confirme en reprenant les propos d’Agnès Evren : « Oui, il y avait une soif d’alternance telle, que dans le fond, on se dit ‘ça suffit’. Cependant je vous rappelle qu’il y a eu le poison de la division à droite, qui a nui à Rachida Dati ». Pour Michael Darmon, la question de l’alternance était surtout théorique. Selon lui, dans la réalité la capitale est et restera de gauche. Il affirme « En réalité, beaucoup ont critiqué Hidalgo, mais nous sommes juste face à une maire qui a strictement appliqué son programme. (…) On n’a pas vu de manifestation de Parisiens dire ‘on veut retourner à la voiture’».
  • Carole Delga : « La politique de zigzag du PS ne peut plus continuer »

    22:58|
    Dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans de la fusion des régions françaises, la présidente de Régions de France est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Selon Carole Delga, le découpage du territoire en 18 régions, a été nécessaire pour pouvoir structurer des filières économiques comme les énergies renouvelables par exemple. Elle déplore, cependant, le montant du budget alloué à l’ensemble des régions, qu’elle juge trop faible.La présidente PS de la région Occitanie est également revenue sur l’état de son parti. A la suite de la campagne municipale et des alliances PS-LFI, Caroline Delga déclare : « Je pense que les propos d’Olivier Faure, dans l’entre-deux-tours, ont été très préjudiciables. Ils ont donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux. Les Français nous ont donc sanctionnés au second tour, parce qu’ils en ont marre des ‘magouilles’ »La présidente PS de la région Occitanie en appelle au changement et une clarté au sein du parti parce que « la politique du zigzag ne peut plus continuer, elle va nous amener dans des grandes difficultés. (…) Maintenant, nous devons avoir une ligne claire. »
  • 126. Bonjour chez vous ! du 1er avril 2026

    01:28:38||Ep. 126
    Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.
  • Lisnard/Retailleau : fracture chez les Républicains

    23:30|
    Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. »
  • Philippe Dessertine : « En fait, tout le monde perd dans cette crise »

    29:51|
    Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. »
  • Max Brisson : « En France, on fait des subventions pour calmer la colère »

    26:28|
    Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. »
  • 125. Bonjour chez vous ! du 31 mars 2026

    01:28:28||Ep. 125
    Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra.
  • Edouard Philippe : le seul à pouvoir battre Jordan Bardella ?

    29:39|
    Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. »