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Bonjour chez vous !
Bonjour chez vous ! du 26 février 2026
Ep. 102
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Au programme de cette édition : une émission consacrée pour une large partie au Salon de l'agriculture. Dermatose, accords commerciaux comme le Mercosur, revenus insuffisants, concurrence internationale : comment enrayer les crises successives qui touchent nos agriculteurs ? La France demeure-t-elle une grande puissance agricole ? Doit-elle préserver son modèle productiviste ou le réinventer ? Débat avec Frédéric Denhez et Emmanuelle Ducros.
L'entretien se poursuit avec Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture. La politique agricole menée ces dernières années est-elle un échec des quinquennats d'Emmanuel Macron ? Quelles réformes auraient dû être engagées ? Quelles marges de manoeuvre restent possibles ?
Dans la séquence Sénat, focus sur l'usage détourné du protoxyde d'azote, un gaz en vente légale devenu pour certains une drogue. Face à l'ampleur du phénomène, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales propose d'en réserver l'usage aux seuls professionnels, notamment dans les secteurs médical et culinaire. Cette restriction est-elle la bonne réponse ? Peut-elle réellement endiguer le fléau ?
Enfin, dans nos régions, la campagne des municipales entre dans une phase décisive.
Au Havre, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat. Un sondage le donne battu par son adversaire communiste. Ce scrutin local peut-il préfigurer des dynamiques nationales, voire présidentielles ? Analyse dans notre journal de campagne.
L'entretien se poursuit avec Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture. La politique agricole menée ces dernières années est-elle un échec des quinquennats d'Emmanuel Macron ? Quelles réformes auraient dû être engagées ? Quelles marges de manoeuvre restent possibles ?
Dans la séquence Sénat, focus sur l'usage détourné du protoxyde d'azote, un gaz en vente légale devenu pour certains une drogue. Face à l'ampleur du phénomène, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales propose d'en réserver l'usage aux seuls professionnels, notamment dans les secteurs médical et culinaire. Cette restriction est-elle la bonne réponse ? Peut-elle réellement endiguer le fléau ?
Enfin, dans nos régions, la campagne des municipales entre dans une phase décisive.
Au Havre, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat. Un sondage le donne battu par son adversaire communiste. Ce scrutin local peut-il préfigurer des dynamiques nationales, voire présidentielles ? Analyse dans notre journal de campagne.
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Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu »
23:02|Face à la crise au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu présente en fin de journée de nouvelles aides pour les métiers les plus touchés par la hausse des prix de l'énergie. Mais les marges de manoeuvre du Premier ministre sont étroites avec un déficit public inquiétant et une dette abyssale. Un dilemme qui fait dire à l'invité de la matinale, le sénateur LR de la Haute-Marne, Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu ». Le président de la Délégation sénatoriale aux entreprises fait le point sur les conséquences de la guerre et du blocage du détroit d'Ormuz sur les entreprises : « L'impact n'est pas seulement énergétique mais également sur le coût des matières premières, et donc l'impact sur les coûts de production et sur les emplois ».En tant que président de la Délégation aux entreprises, Olivier Rietmann accueille ce jeudi 250 chefs d'entreprise au Sénat pour les Journées des entreprises. Parmi les thèmes abordés : la montée en puissance de l'Intelligence artificielle dans les entreprises françaises. A ce jour, 55% des PME utilisent l'IA. Pour le sénateur : « On n'est plus dans la prospective mais dans l'application (...). La question n'est plus de savoir s'il faut aller ou pas sur l'IA. Il faut y aller et mettre des moyens européens. » Quant aux craintes des conséquences sur l'emploi, Olivier Rietmann reste optimiste : « L'IA ne doit pas prendre la place des emplois mais mettre en place de nouveaux emplois. »
Nicolas Tenzer : « Poutine est allé voir son maître »
21:04|Xi Jinping a accueilli tour à tour Donald Trump et Vladimir Poutine s'imposant comme l'homme incontournable de la scène international. Le géopolitologue Nicolas Tenzer tire les leçons de cette séquence diplomatique : « Pour Trump, ça a été un échec cuisant (...). Il n'a rien obtenu». L'expert des relations internationales poursuit son analyse : « Poutine est allé voir son maître. La Russie est totalement dépendante de la Chine. Xi Jinping joue avec Poutine. La Chine utilise la Russie quand ça l'intéresse (...), ça fait très longtemps que la Russie est un astre mort. La Russie est destinée à décliner et Poutine la précipite dans la chute». Pour Nicolas Tenzer, Xi Jinping s'impose donc comme l'homme fort : « La Chine veut montrer que c'est elle qui fixe les règles du jeu et qui décide ». Face à ce nouvel ordre mondial, quelle est la place de l'Europe ? La réponse de Nicolas Tenzer est sans appel : « L'Europe apparait comme la puissance de résistance qui peut agréger toutes les puissances de résistances attachées au Droit, au principe de société ouverte. C'est ça que peut faire l'Europe »
Emmanuel Macron : la dernière marche ?
27:23|Dans un an, Emmanuel Macron quittera l'Elysée après 10 ans de pouvoir. Que peut-on attendre de cette dernière année de mandat. Les nominations de proches du président comme celle d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France s'accélèrent. Certains, dans les oppositions, dénoncent un « copinage ». Pour Elizabeth Martichoux, éditorialiste à Public Sénat et TF1, il ne faut pas y voir une atteinte aux pratiques démocratiques : « Le principe de ne pas laisser tomber les gens, ça ne me choque pas ». Alors que certains dénoncent un « verrouillage des institutions » dans la perspective d'une accession du Rassemblement national au pouvoir, Jean-Rémi Baudot constate : « On est dans une pratique monarchiste, c'est évident. Certains diront que c'est le système qui se protège, le système qui met en place des anticorps un peu partout pour éviter que le pays ne bascule ».
Nicolas Tenzer : « Poutine est allé voir son maître »
21:04|Xi Jinping a accueilli tour à tour Donald Trump et Vladimir Poutine s'imposant comme l'homme incontournable de la scène international. Le géopolitologue Nicolas Tenzer tire les leçons de cette séquence diplomatique : « Pour Trump, ça a été un échec cuisant (...). Il n'a rien obtenu». L'expert des relations internationales poursuit son analyse : « Poutine est allé voir son maître. La Russie est totalement dépendante de la Chine. Xi Jinping joue avec Poutine. La Chine utilise la Russie quand ça l'intéresse (...), ça fait très longtemps que la Russie est un astre mort. La Russie est destinée à décliner et Poutine la précipite dans la chute». Pour Nicolas Tenzer, Xi Jinping s'impose donc comme l'homme fort : « La Chine veut montrer que c'est elle qui fixe les règles du jeu et qui décide ». Face à ce nouvel ordre mondial, quelle est la place de l'Europe ? La réponse de Nicolas Tenzer est sans appel : « L'Europe apparait comme la puissance de résistance qui peut agréger toutes les puissances de résistances attachées au Droit, au principe de société ouverte. C'est ça que peut faire l'Europe »
Emmanuel Macron : la dernière marche ?
27:23|Dans un an, Emmanuel Macron quittera l'Elysée après 10 ans de pouvoir. Que peut-on attendre de cette dernière année de mandat. Les nominations de proches du président comme celle d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France s'accélèrent. Certains, dans les oppositions, dénoncent un « copinage ». Pour Elizabeth Martichoux, éditorialiste à Public Sénat et TF1, il ne faut pas y voir une atteinte aux pratiques démocratiques : « Le principe de ne pas laisser tomber les gens, ça ne me choque pas ». Alors que certains dénoncent un « verrouillage des institutions » dans la perspective d'une accession du Rassemblement national au pouvoir, Jean-Rémi Baudot constate : « On est dans une pratique monarchiste, c'est évident. Certains diront que c'est le système qui se protège, le système qui met en place des anticorps un peu partout pour éviter que le pays ne bascule ».
150. Bonjour chez vous ! du 20 mai 2026
01:28:28||Ep. 150Le nom d’Édouard Philippe apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par l’ancien Premier ministre, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Les Français sont-ils devenus plus sensibles aux questions d’exemplarité politique ? Et le calendrier judiciaire peut-il rebattre les cartes à droite et au centre ? Nous recevons Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe.Le chanteur Patrick Bruel est visé par plusieurs plaintes pour viol, dont une déposée par l’animatrice Flavie Flament. Des accusations qu’il conteste fermement. Plusieurs concerts prévus au Canada ont été annulés. Comment encourager la parole des victimes, même des années après les faits ? La présomption d’innocence est-elle suffisamment respectée dans l’espace médiatique ? Et les affaires visant des personnalités publiques changent-elles durablement le regard de la société ? Nous en parlons avec la sénatrice socialiste et ancienne ministre Laurence Rossignol.Fusillades, règlements de comptes, victimes de plus en plus jeunes… Le narcotrafic continue de gagner du terrain en France. Le gouvernement promet une réponse plus ferme avec la loi Ripost actuellement examinée au Sénat. L’État est-il en train de perdre le contrôle face aux réseaux criminels ? Faut-il frapper davantage les consommateurs pour casser les trafics ? Et la réponse uniquement sécuritaire peut-elle suffire ? Débat avec la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur ps Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué.Et puis en régions, comment transformer nos déchets alimentaires en énergie ? À Rennes, les invendus des supermarchés connaissent une seconde vie grâce à la méthanisation. Peut-on faire des déchets une ressource énergétique ? Ces initiatives sont-elles réellement efficaces pour la transition écologique ? Et pourraient-elles se généraliser dans d’autres villes françaises ? Reportage en Bretagne.
Laurence Rossignol : « Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois »
26:20|Le chanteur Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles dont celle de l’animatrice Flavie Flament qui l’accuse de l’avoir violée lorsqu’elle avait 16 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour demander à l’artiste d’annuler ses concerts. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol ne signerait pas les pétitions pour empêcher Patrick Bruel de monter sur scène mais elle estime qu’il « y a un malaise à voir des hommes qui continuent de nier, de parader et de rechercher l’amnistie du public ». Pour l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, il faut écouter la parole des victimes : « Longtemps, le système judiciaire n’a pas cru les femmes. (…) Il y a une présomption du mensonge qui pèse depuis des décennies, voire même des siècles sur la parole des femmes » (…) Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois ».En tant que ministre, Laurence Rossignol avait confié à Flavie Flament une mission sur le viol et les délais de prescription. 10 ans plus tard, le ministre actuel de la justice Gérald Darmanin veut aller plus loin et rendre imprescriptibles les viols sur mineurs. Une évolution qui réjouit Laurence Rossignol : « Cette modification législative, on la doit à l’engagement de Flavie Flament (…). En dix ans, elle a obtenu ce qu’elle voulait, c’est assez touchant ».
Christophe Béchu : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis »
21:05|Edouard Philippe est dans le viseur de la justice. Le nom de l’ancien Premier ministre apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par Edouard Philippe, qui assure vouloir répondre “avec sérénité”. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe est l’invité de la matinale de Public Sénat. Pour lui, « c’est une vieille affaire, il n’y a rien de nouveau ». Il constate en revanche que « les débuts de procédures judiciaires arrivent dans des moments qui ne sont pas des moments politiquement neutres (…). Il peut y avoir des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral et politique ».Interrogé sur la multiplication des candidatures au sein du bloc central dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, l’élu fait le constat qu’ « il y a pléthore d’ambitions légitimes » mais pour lui le danger serait un deuxième tour opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement national. Pour écarter cette hypothèse, il estime que les discussions doivent être maintenues avec toutes les composantes du bloc central y compris les Républicains : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis on aura vocation à se retrouver à la fin »
Le gouvernement tient-il sa « ripost » contre le désordre ?
34:50|L’examen du projet de loi « Ripost » est en cours au Sénat depuis lundi. Un projet de loi qui a pour but de fournir aux forces de l’ordre de nouveaux outils pour lutter contre la délinquance du quotidien et contre le narcotrafic. Pour en parler, la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur PS Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué sont sur le plateau de « Bonjour chez vous ». Tous sont unanimes sur la portée de cette loi. Jacqueline Eustache Brinio déplore que ce texte n’apporte pas un « choc d’autorité » mais pour elle, « cette loi a le mérite d’exister et de donner des moyens nouveaux pour essayer de sanctionner ». Pour son homologue, Hussein Bourgi, « le texte à lui seul ne suffit pas, c’est une boite à outil, c’est un texte utile ». Sur le terrain, le texte est bien accueilli à en croire la commissaire de police Anouck Fourmigué : « Sur la délinquance du quotidien, les forces de police se heurtent régulièrement à une certaine forme d’impuissance (…). Le fait qu’on permette de simplifier certaines formes de répression des comportements qui troublent l’ordre public, la tranquillité, c’est intéressant pour les policiers ».Concernant la lutte contre le narcotrafic, le gouvernement espère apporter une réponse plus ferme avec la loi Ripost. Pour Anouck Fourmigué, « l’Etat n’a pas perdu la bataille mais a pris du retard » face aux réseaux de narcotrafiquants. Même espoir du côté du sénateur Bourgi : « il n’est jamais trop tard : ni résignation, ni renoncement, ni défaitisme, ni fatalité »