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Bonjour chez vous !
Trump-Macron : le bras de fer continue
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La guerre commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne aura-t-elle lieu ? Les velléités de Trump sur le Groenland sont à l’origine des menaces de hausse des droits de douanes sur tous les produits européens importés. Le président américain, à la suite d’une discussion avec Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a reconsidéré sa position et annoncé les bases d’un futur accord sur le Groenland sans imposer de nouveaux tarifs douaniers dès le 1er février.Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, explique ce que « l’on connaît maintenant comme la méthode Trump. Le premier épisode c’est le matamore, il vient en promettant le pire. Il va expliquer qu’il va créer le chaos. Ensuite il recule, il baisse le ton, et puis là tout d’un coup ses interlocuteurs sont soulagés en se disant ‘ah, finalement il n’a pas cassé la vaisselle, il a juste renversé la table. Et donc on est très contents et on a gagné’. C’est à la fois la limite du personnage et le piège qu’il tend ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards rappelle que même « des cadres du parti républicain aux États-Unis se sont exprimés publiquement pour dire que Trump allait trop loin sur la question du Groenland. Il y a aussi de nombreux chefs d’État étrangers qui commencent à proposer un front peu uni mais assez offensif, allant de certains pays asiatiques jusqu’au Premier ministre canadien en passant par Emmanuel Macron, qui, avec ses lunettes, a tenu un discours assez punchy à la tribune de Davos ».
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77. Bonjour chez vous ! du 22 janvier 2026
01:28:24||Ep. 77Au programme de cette édition : Le Sénat rejette toute forme de droit d’aide à mourir et durcit le texte sur la fin de vie, au terme de débats particulièrement tendus. Ces choix provoquent de vives critiques à gauche et relancent un débat majeur sur l’évolution du cadre légal et éthique. Annie Le Houérou, sénatrice socialiste des Côtes-d'Armor et cheffe de file du groupe socialiste sur ce texte, analyse les implications politiques et sociétales de cette décision.Le débat sur la fin de vie interroge aussi les convictions religieuses. Les autorités spirituelles sont-elles prêtes à une évolution de la loi ? Quelle place pour la parole religieuse dans une société laïque confrontée à ces questions ? Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, apporte son éclairage.Sur le plan international, les tensions diplomatiques s’intensifient. Donald Trump multiplie les déclarations contre Emmanuel Macron et réaffirme ses ambitions sur le Groenland, tout en excluant l’usage de la force. Jusqu’où peut aller cette confrontation politique et symbolique ? Quelles conséquences pour les relations transatlantiques et pour le débat politique en France ? Décryptage avec Michaël Darmon et Pablo Pillaud-Vivien.Enfin, l’actualité des territoires met en lumière la mobilisation agricole face à l’accord avec le Mercosur. La décision du Parlement européen de saisir la justice européenne retarde l’application du traité. Comment ce vote est-il perçu par les agriculteurs et les territoires ? Direction la Bretagne avec les équipes de Ouest-France.
Annie Le Houérou : « Le Sénat a changé la nature du texte sur la fin de vie »
25:54|Le Sénat a profondément modifié, mercredi soir, l’article 4 du texte sur la question de la fin de vie, refusant la création de toute forme d’aide à mourir, avec 144 voix contre et 123 pour. Les parlementaires en faveur d’une « avancée sur les questions autour de la fin de vie » déplorent que « la droite sénatoriale vide de sa substance ». Le président de la commission des affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller a concédé que « le texte n’a plus de sens ».Annie Le Houérou, sénatrice (PS) des Côtes d’Armor a avoué être « surprise que l’article 4 soit rejeté, parce que la commission des affaires sociales a changé la nature du texte qui nous avait été présenté par l’Assemblée nationale en changeant l’aide à mourir en un complément à la loi Claeys-Leonetti. Je crois que la droite a été prise à son propre jeu. Elle a voulu changer le cap par rapport au texte qui nous a été présenté et n’a pas suivi la proposition de la commission des affaires sociales ».Annie Le Houérou est également revenue sur les manifestations des agriculteurs qui se poursuivent en France et devant les institutions européennes face à la mise en place du traité de libre-échange avec le Mercosur : « Je comprends les agriculteurs et les agricultrices qui se sont mobilisés car ils doivent pouvoir vivre de leur travail. Il y a de la concurrence internationale, on voit les produits venant de pays étrangers. Le Mercosur va accentuer ceci, notamment avec des droits de douane qui ne seront plus ce qu’ils sont aujourd’hui. En tant qu’élus, nous pouvons agir, notamment les collectivités avec la question de la restauration collective de nos écoles ».
Monseigneur Matthieu Rougé : « La fraternité est l’accompagnement de la vie, pas des gestes létaux »
20:32|Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Le texte de loi sur la fin de vie est en discussion au Sénat. Mercredi soir, le Sénat a rejeté toute création d’un droit à l’aide à mourir en modifiant en profondeur l’article majeur de la loi examinée auparavant en commission des affaires sociales. La matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, qui espérait une opposition franche de la part des sénateurs sur ce texte.Monseigneur Rougé souhaite clarifier les raisons de sa prise de parole en tant qu’homme d’Église : « Je dois préciser que je ne viens pas ici pour défendre une position confessionnelle. Les Eglises, avec beaucoup d’autres acteurs du monde de la santé, promeuvent un rapport particulier avec la fraternité. Elle passe par le meilleur accompagnement possible, et c’est toute la logique des soins palliatifs. Pour nous, la fraternité passe par l’accompagnement de la vie, pas par des gestes létaux ».Monseigneur Rougé insiste sur le fait que : « inscrire un geste létal dans le contexte du soin est contre-nature. Ce n’est pas moi-même qui le dit, mais de nombreux acteurs du secteur médical. D’autre part, nous ne pensons pas que le geste létal soit légitime, et c’est tout l’enjeu de ce débat. Le dernier comité consultatif national d’éthique, malgré le fait que plusieurs membres avaient pris des réserves par rapport à cet avis, était plutôt en faveur du suicide assisté. Mais il avait bien précisé qu’avant toute évolution législative sur ce sujet-là, il fallait pleinement prendre en compte la question des soins palliatifs ».
76. Bonjour chez vous ! du 21 janvier 2026
01:28:40||Ep. 76Au programme de cette édition : le recours au 49.3 pour faire adopter le budget ouvre une nouvelle séquence politique. Face aux motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national, une question s’impose : les orientations budgétaires défendues par Sébastien Lecornu sont-elles réellement soutenues par son propre camp ? Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président d’Horizons, analyse la solidité de la majorité et les équilibres internes du bloc gouvernemental.On se penche ensuite sur un débat de société majeur : la fin de vie. Après plusieurs reports, le Sénat examine deux textes distincts, l’un sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir. Faut-il aller plus loin et légaliser le suicide assisté, voire l’euthanasie ? Le débat réunit Alain Claeys, auteur de la précédente loi, Laurence Garnier, sénatrice LR de Loire-Atlantique, et Ségolène Perruchio, présidente de la Société française de soins palliatifs.Au Sénat, focus sur l’examen du texte relatif à l’aide à mourir. Quels sont les équilibres recherchés par la majorité sénatoriale ? Quelles lignes rouges émergent entre accompagnement en fin de vie, soins palliatifs et évolution du cadre légal ? Alain Milon, rapporteur du texte, expose l’esprit du projet, les points de convergence possibles et les blocages persistants.Enfin, l’actualité des territoires met en lumière les inquiétudes du secteur viticole face aux menaces de hausses de droits de douane massives brandies par Donald Trump. Direction Reims, au cœur de la Champagne, pour comprendre les conséquences économiques et les réactions de la filière.
Alain Milon : « En Suisse, l’aide au suicide est légale mais l’euthanasie est un délit et un crime »
26:14|Faut-il légaliser l’euthanasie et le suicide assisté ? Le texte de loi sur la fin de vie entre en discussion au Sénat. La droite, majoritaire au Sénat, s’oppose à la version du texte avancée par l’Assemblée nationale, certains refusant le principe même d’une aide à mourir.Alain Milon, sénateur (LR) du Vaucluse, rapporteur du texte relatif à l’aide à mourir au Sénat, explicite le débat entre aide au suicide et euthanasie : « Dans la plupart des pays qui ont mis en place l’aide au suicide et l’euthanasie, l’aide au suicide est mise de côté par les gens, et demandent que ce soit un professionnel de santé qui fasse le nécessaire pour les faire mourir. Car dans l’aide au suicide, c’est à eux-mêmes de s’administrer le produit létal. En Suisse, l’euthanasie est un délit et un crime. Si le patient refuse de prendre le produit, en disant ‘docteur faites-le à ma place’, le médecin n’a pas le droit de le faire ».Alain Milon a également réagi aux menaces de Donald Trump d’une hausse de 200% des droits de douanes sur les vins et champagnes français : « Je crois qu’on a actuellement au niveau mondial des dirigeants qui sont des gens un peu excités, pour ne pas dire autre chose. La seule façon de contrecarrer ce genre d’individus c’est la force, c’est la seule chose qu’ils craignent. Ce n’est qu’alors que Donald Trump, parmi d’autres, baissera d’un ton ».
Christian Estrosi : « J’ai trois mandats d’expérience à la mairie de Nice, Éric Ciotti n’en a pas »
24:08|A l’approche des municipales, Nice est devenue le théâtre d’une « campagne de caniveau » opposant Christian Estrosi et Éric Ciotti. Autrefois amis, les deux rivaux se livrent une bataille sans merci pour la mairie de Nice, avec de nombreux dérapages, au point que le préfet a appelé au calme les équipes des deux candidats.Christian Estrosi, maire de Nice, vice-président d’Horizons, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à cette situation : « Cette campagne est très peu digne de la part d’Éric Ciotti, qui tronque des vidéos, et qui dans cette période de vœux, essaye de faire passer de l’humour pour des attaques. On est dans un temps où il faut porter une campagne heureuse, dynamique. Il est temps de revenir sur le fond. J’ai trois mandats d’expérience, l’équipe d’Éric Ciotti n’a pas d’expérience ».Christian Estrosi a également alerté sur les menaces de hausse des taxes de Trump sur le vin : « C’est un véritable chantage. Sachant que je suis dans une région les plus productrices de vins exportés vers les États-Unis, 200% de taxes c’est mettre complètement à plat notre économie si jamais nous ne cédions pas à sa pression sur le Groenland. Après s’être emparé de l’exploitation du pétrole au Venezuela, des terres rares en Ukraine, maintenant aux ressources naturelles du Groenland, en ne respectant aucun principe diplomatique, jusqu’à s’attaquer aux Nations Unies, la position de Donald Trump est inacceptable ».
Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
31:28|Faut-il légaliser le suicide assisté ? Avec le début des discussions au Sénat sur le texte de loi sur la fin de vie, la matinale « Bonjour chez vous ! » organise un débat sur la question. Pour le moment, le texte prévoit une aide à mourir pour des patients condamnés par la maladie, qui refusent une agonie prolongée. Le patient s’administrerait lui-même le produit létal, sauf s’il n’est pas physiquement en mesure de le faire.Laurence Garnier, sénatrice (LR) de Loire-Atlantique, estime que « la législation sur la fin de vie aux Pays-Bas est ce à quoi nous ne voulons surtout pas arriver. Et c’est tout le travail que nous sommes en train de conduire. On constate que dès que l’on ouvre une porte, parce qu’on veut entendre la souffrance de patients en fin de vie, on arrive, sous couvert de lois d’exception qui ne concernent que quelques cas, à ce que proposent aujourd’hui les Pays-Bas : se voir proposer un droit à l’euthanasie à partir de 74 ans ».Alain Claeys, ancien député (PS), rappelle que dans la loi Claeys-Leonetti de 2016 dont il est co-auteur : « on autorise une sédation profonde et continue jusqu’au décès, avec l’arrêt de tous les traitements, l’hydratation et l’alimentation artificielles constituant un traitement. En ce qui me concerne, c’est une aide à mourir. Pourquoi nous n’avons pas utilisé le terme « d’euthanasie » ou de « suicide assisté » ? Parce que ce n’est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort elle est là, la seule question que la société peut se poser est ‘quel est le chemin le moins pire pour la personne ?’ ».Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, a immédiatement réagi aux propos d’Alain Claeys : « Vous avez dit que ‘la mort est déjà là’. Pour moi, qui suis médecin aux soins palliatifs, qui depuis 20 ans accompagnent des phases de fin de vie : la mort n’est jamais déjà là. Certes c’est parfois la vie difficile, c’est parfois la vie à l’ombre de la mort, et notre travail est de les soulager, notamment avec la sédation dans certains cas, mais c’est toujours d’accompagner la vie, et cette différence est fondamentale ».
Bernard Delcros : « Le Premier ministre devrait privilégier la copie du Sénat pour le budget »
24:19|Ce lundi, Sébastien Lecornu a annoncé en conseil des ministres qu’il engageait la responsabilité de son gouvernement en déclenchant l’article 49-3 pour faire passer le budget de 2026. Trois motions de censure du gouvernement seront discutées dans l’Hémicycle. Le Premier ministre doit conserver tout ou partie des amendements votés à l’Assemblée nationale ou au Sénat pour les ajouter à la copie initiale du gouvernement : un nouveau compromis à trouver.Bernard Delcros, sénateur (Union Centriste) du Cantal, président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, constate que « le pays n’a toujours pas de budget dans la deuxième quinzaine du mois de janvier, je me satisfais que Sébastien Lecornu ait choisi une voie qui permet à la France d’en être dotée. C’est ce qu’attendent nos concitoyens, les élus, les acteurs économiques, etc. J’espère simplement que le Premier ministre conservera la copie du Sénat pour les collectivités, puisque nous avons préservé ces dernières d’une ponction trop lourde ».Bernard Delcros a également abordé le retour de la loi sur la fin de vie au Sénat : « C’est un texte qui donne toute liberté aux membres des groupes parlementaires de voter pour ou contre. Nous sommes sur un sujet qui touche à l’intime, à la conscience, aux convictions au plus profond de chacun, à son parcours, à la vie de ses proches, à son vécu familial, etc. En grande majorité, tout le monde aujourd’hui s’accorde pour dire qu’il faut aller un peu plus loin de la loi Leonetti, pour aller d’une ‘sédation profonde’ vers un ‘droit à l’aide à mourir’ ou une ‘assistance médicale à mourir’ ».