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Bonjour chez vous !
Marion Canalès : « Le Sénat demande encore aux salariés, apprentis et malades de faire des efforts »
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L’Assemblée nationale a rejeté le texte budgétaire, ce samedi 22 novembre. C’est un fait inédit, puisque tout l’Hémicycle, sauf un député, s’est opposé à l’adoption du projet de loi de finances. Le Sénat va à son tour examiner le budget à partir du jeudi 27 novembre. Mais est-il possible de d’adopter ce budget avant la fin de l’année ? Un compromis se fera-t-il après ce premier échec devant la représentation nationale ?Pour Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme et vice-présidente de la délégation sénatoriale aux entreprises, « Le Parti socialiste est déjà allé loin dans l’objectif du compromis. Depuis le début, nous voulons faire ce budget en responsabilité. Il y a une ligne rouge, il y a des objectifs à obtenir pour l’égalité : de la justice fiscale, des mesures socialement justes et efficaces pour notre économie. Mais ici au Sénat, nous connaissons la ligne budgétaire qui ressortira ».Le Sénat, dans son examen du budget de la Sécurité sociale a voté la hausse de la durée légale du travail, avec 15 minutes de travail en plus chaque semaine. Une mesure jugée efficace pour combler le déficit de la Sécurité sociale selon les sénateurs centristes qui ont défendu cette mesure. Pour Marion Canalès : « Mes collègues centristes pénalisent les pauvres car ils sont plus nombreux. L’argument des 15 minutes c’est d’amoindrir l’impact de cette proposition. Chaque année on a des propositions un peu exotiques, moi je la trouve assez osée. 15 minutes ça n’est pas rien, il y a déjà beaucoup de salariés en France qui sont sous contrainte et qui travaillent plus qu’ils ne sont payés. On demande encore aux salariés, aux apprentis, aux malades, de faire des efforts ».
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155. Bonjour chez vous ! du 28 mai 2026
01:28:25||Ep. 155Au programme de cette édition : Le RN lance sa campagne des sénatoriales avec un objectif inédit : obtenir pour la première fois un groupe au Sénat. Après sa percée aux municipales, le parti de Marine Le Pen peut-il transformer l’essai dans les territoires ? Les Républicains et les Centristes doivent-ils craindre une recomposition de la droite au Palais du Luxembourg ? Analyse et décryptage dans notre débat.Violences, dysfonctionnements, manque de contrôles… Après plusieurs signalements dans le périscolaire à Paris, la sénatrice LR de Paris Agnès Evren réclame une commission d’enquête. Quelles failles dans le système ? Qui est responsable ? Elle est notre invitée.Face au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la création d’une liste noire d’adultes interdits d’exercer auprès des enfants. Cette réponse est-elle suffisante ? Comment mieux protéger les mineurs ? Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, répond à nos questions.À la une de nos régions, la vague de chaleur continue de frapper une grande partie du pays. Comment les communes s’organisent-elles pour protéger les personnes âgées et les plus fragiles ? Reportage en Indre-et-Loire, à Ballan-Miré, où les services municipaux multiplient les initiatives de prévention.
Agnès Evren : « La ville de Paris avait été alertée dès 2015 sur le périscolaire »
23:55|Alors que le scandale du périscolaire éclabousse la mairie de Paris depuis plusieurs semaines, la sénatrice (LR) de Paris Agnès Evren, invitée de la matinale de Public Sénat, souhaite rappeler le constat : « Les chiffres sont glaçants. 110 écoles parisiennes concernées et il y a clairement un caractère systémique, puisqu’en fait il y a une école sur six. La difficulté, c’est que les alertes existaient. Et plutôt que de saisir la justice, la ville de Paris a tout simplement déplacé des animateurs d’école en école qui, sont passés des délits à des crimes. Et ce sont les parents qui se sont substitués à l’institution, en portant plainte et en saisissant la justice ». Elle insiste : « C’est inadmissible, parce qu’il y avait une responsabilité politique et, moi je le dis, une responsabilité pénale aussi car la ville de Paris avait été alerté dès 2015 sur le périscolaire, via un rapport de l’inspection générale avec des préconisations et qu’en fait il ne s’est rien passé. ». Pour faire toute la lumière sur cette affaire, la sénatrice réclame une commission d’enquête parlementaire.
Aurore Bergé : "La présomption d'innocence ne peut pas devenir une présomption de culpabilité"
21:04|En réponse au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la mise en place d’une liste noire pour interdire à certains adultes considérés comme des prédateurs, ayant commis délits ou crimes sur mineurs, de travailler au sein des structures accueillant des enfants lors des temps périscolaires.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et invitée de la matinale est revenue est sur cette affaire, sur le mouvement #MeToo, sur la polémique autour de Patrick Bruel ou encore sur le pacte Nouveau départ pour les femmes victimes de violences conjugales. En réaction au scandale « Patrick Bruel », la ministre entend rétablir de l’ordre dans le débat : « Premièrement, nous devons dire aux victimes que nous les croyons. Et parce que nous les croyons, nous respectons leur parole et les incitons à porter plainte. Mais dans un second temps, la présomption d'innocence ne peut pas devenir une présomption de culpabilité ». Aurore Bergé assure que « ce n’est pas simple de tenir les deux bouts, mais c’est nécessaire. »
154. Bonjour chez vous ! du 27 mai 2026
01:28:20||Ep. 154Au programme de cette édition : Un nouveau record de température pour un mois de mai a été battu ce mardi… et les fortes chaleurs vont encore s’intensifier dans les prochaines heures. Des pointes à 39 degrés sont attendues, tandis que plusieurs drames ont déjà été recensés, notamment des noyades. Ces épisodes de chaleur extrême deviennent-ils la nouvelle norme ? La France est-elle réellement préparée à faire face à ces événements climatiques ? Et comment protéger les populations les plus vulnérables ? Nous serons à Tours, où plusieurs accidents ont endeuillé ce week-end.Face au réchauffement climatique et aux tensions énergétiques liées à la crise au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle à accélérer l’électrification du pays. Un milliard d’euros investis par Stellantis à Mulhouse, 240 000 bornes de recharge supplémentaires promises d’ici 2030… Ces annonces sont-elles suffisantes face à l’urgence climatique ? La France peut-elle réussir sa transition sans fragiliser son industrie et son pouvoir d’achat ? Et les territoires sont-ils prêts pour cette révolution énergétique ? Nous en parlons avec la sénatrice RDSE de la Gironde, Nathalie Delattre.Le Rassemblement national reste largement en tête dans les intentions de vote selon notre dernier baromètre Odoxa. Mais cette position dominante à un an de la présidentielle est-elle forcément un avantage ? Le RN peut-il éviter le piège de l’hyper-exposition ? Le parti est-il traversé par des divergences stratégiques entre ses différentes figures ? Et comment transformer une avance dans les sondages en victoire réelle ? Nous recevons Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale.L’intelligence artificielle s’invite désormais dans les collectivités locales, les transports, les services publics ou encore la gestion énergétique. L’IA peut-elle améliorer concrètement le quotidien dans nos territoires ? Les collectivités françaises sont-elles prêtes à cette révolution technologique ? Et comment éviter que ces outils ne creusent davantage les fractures sociales et territoriales ? Débat avec le sénateur Alexandre Basquin et Laetitia Dordain de la Banque des Territoires. la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.
Nathalie Delattre : « L'électrique n'est pas un gros mot »
25:20|Dans un contexte de crise énergétique, le président de la République Emmanuel Macron, a appelé ce mardi à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs économiques dans le plan de l’électrification de la France. La sénatrice (RDSE) de la Gironde Nathalie Delattre, qui était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », réagit à cette initiative en consentant que « l’électrification des usages est impérative ». La guerre en Ukraine et le contexte géopolitique actuel avec le Moyen-Orient nous l’ont prouvé, selon elle « nous devons avoir un bouquet électrique. L’électrique n’est pas un gros mot. De plus, la souveraineté énergétique est fortement liée à la souveraineté numérique ». Face au coût de cette transition énergétique, la sénatrice est catégorique : « de toute façon, ce sont les Français qui payent ». Et il n’y a plus besoin de les convaincre à franchir le pas : « c’est le prix à la pompe qui pousse les gens à passer à l’électrique »
Jean-Philippe Tanguy : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat »
21:19|Si les Français étaient amenés à voter pour la présidentielle dès aujourd’hui, le Rassemblement National arriverait en tête du premier tour selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. En effet, avec 32 % des intentions de vote au premier tour, le candidat Jordan Bardella conserve une confortable avance notamment face aux candidats Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon, qui rassemblent respectivement 17% et 16%. Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, et député de la Somme, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », Jean-Philippe Tanguy assure que quel que soit le candidat du RN, il n’y a pas de divergences majeures entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Même si pour Jean-Philippe Tanguy, ils ont certes des différences qui les caractérisent car « ce ne sont pas des clones ».En attendant la présidentielle de 2027, cap sur les sénatoriales. Le député de la Somme espère qu’ils auront un groupe grâce aux derniers résultats des municipales. Il ajoute : « On va faire des campagnes actives. On estime qu’effectivement on peut gagner des sénateurs ». Par ailleurs, le député de la Somme se montre confiant : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat ».
L'IA est-elle un véritable atout pour les territoires ?
35:22|La question est au cœur de notre débat. Les collectivités territoriales tentent de se positionner dans la transition numérique en marche, selon leurs moyens, leurs subventions et leur agenda politique.La directrice du digital de la Banque des territoires Laetitia Dordain souhaite généraliser cette révolution numérique sur l’ensemble du territoire : « Nous travaillons activement avec les collectivités territoriales dans ce but, dans le cadre de l’IA Factory. On est en partenariat avec Mistral AI, pour pouvoir effectivement développer ces cas d’usages ». Laetitia Dordain souhaite tout de même alerter sur les risques de disparité : « il ne faut pas qu’il y ait des collectivités à deux vitesses. Avoir de l’intelligence artificielle dans les métropoles, et dans les petites collectivités, ne pas en avoir. [..] C’est important de pouvoir les accompagner, et ne pas laisser seules les collectivités qui peuvent avoir moins d’expertise, moins de moyens. »Pour le sénateur communiste du Nord et auteur de "Numérique : stop à l’exploitation !" Alexandre Basquin, il faut, au contraire, clairement limiter les effets de l’IA et se concentrer sur une souveraineté numérique assurée par l’Etat français, au lieu d’utiliser des logiciels qui ont des actionnaires étrangers tels que Mistral AI. Il illustre : « On a constaté plus de 6 000 fuites de données sur la dernière année, avec également une cybercriminalité qui se développe. Tant en termes de souveraineté, que de protection de nos données, on a encore beaucoup à faire ». Pour le sénateur communiste, la seule solution résiderait dans un investissement orchestré par l’Etat « dans un bien public, qui nous permettrait d’être pleinement souverain. »
153. Bonjour chez vous ! du 26 mai 2026
01:27:57||Ep. 153Au programme de cette édition : la course à la présidentielle se resserre. Le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale révèle une baisse de la cote de popularité d’Édouard Philippe, désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon, qui atteint un niveau inédit à onze mois du premier tour. Le Rassemblement national reste largement en tête. Comment expliquer la dynamique de Jean-Luc Mélenchon ? Édouard Philippe est-il fragilisé par les affaires et les divisions du bloc central ? Analyse avec Nathalie Mauret du groupe Ebra et Erwan Lestrohan d’Odoxa.Vie chère, inégalités sociales, dépendance aux importations… Les territoires ultramarins restent particulièrement exposés à la hausse des prix et aux crises économiques. Le gouvernement doit-il aider davantage les Outre-mer ? Les réponses apportées jusqu’ici sont-elles suffisantes ? Et comment réduire durablement les écarts entre l’Hexagone et les territoires ultramarins ? Nous recevons la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou.Le Sénat publie un rapport sévère sur les pratiques de la grande distribution. Menaces, déséquilibres commerciaux, pression sur les producteurs… Les sénateurs dénoncent des rapports de force jugés abusifs envers les industriels et les agriculteurs. La grande distribution abuse-t-elle de sa puissance ? Les agriculteurs et producteurs sont-ils devenus les variables d’ajustement des prix bas ? Et les propositions du Sénat peuvent-elles réellement changer les règles du jeu ? Nous en parlons avec la présidente de la commission d’enquête sénatoriale, la sénatrice centriste de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier.Et puis en régions, les secours en montagne sont de plus en plus sollicités. Le nombre d’interventions explose, tout comme leur coût pour les collectivités. Faut-il mieux encadrer certaines pratiques à risque ? Les comportements imprudents doivent-ils être davantage sanctionnés ? Et qui doit payer le coût des secours en montagne ? Reportage dans les Pyrénées-Orientales.
Anne-Catherine Loisier : « Nous vivons un crash agroalimentaire »
23:18|6 mois de travaux, 189 auditions : la commission d'enquête du Sénat portant sur les marges des industriels et de la grande distribution s’est conclue en fin de semaine dernière par un rapport avec 24 préconisations afin de rétablir un équilibre entre les différents acteurs économiques concernés. La sénatrice UC de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier évoque, dans la matinale de Public Sénat, des pratiques trompeuses de la part des distributeurs et un rapport de force déséquilibré. Les industriels ont réagi rudement aux conclusions de la commission. De quoi provoquer l’indignation de la sénatrice : « C’est leur politique de communication, qui veut clairement se faire passer pour des victimes. Ils crient au loup. Je les invite à plus de responsabilité. Il faut qu’on discute, parce que ce genre de posture ne résoudra pas ce problème. L’agriculture vit un drame. Tout le monde parle d’industrie, de réindustrialisation de la France. Cependant, l'industrie agroalimentaire qui était un des fleurons de la France vit actuellement un crash agroalimentaire. »