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Bonjour chez vous !

Vincent Capo-Canellas : « La hausse des taux d’intérêts nous fait risquer l’asphyxie financière »

Après trois jours de débat sur le budget 2026 devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le texte amendé est finalement rejeté par les rapporteurs. Le texte du budget entre dans l’Hémicycle, ce vendredi 24 octobre, promettant de nombreux débats, notamment sur la suspension de la réforme des retraites, les hausses de dépenses et les hausses d’impôts. Si le vote se fera a priori sans la menace du 49.3, celle des ordonnances est avancée en cas d’impasse. Mais la question demeure : après la mise en place ou non de plusieurs milliers d’amendements, parfois contradictoires, qui pourra voter le projet de loi de finances ?Pour Vincent Capo-Canellas, sénateur (Union Centriste) de la Seine Saint-Denis et rapporteur à la commission des finances, « Alors que l’on a besoin d’un budget et de stabilité, les débats ne paraissent pas bien engagés à l’Assemblée Nationale. Le Premier ministre intervient cet après-midi : je pense qu’il faut lancer un appel à la raison. Il y a des divergences, des difficultés, mais le monde est instable, chacun nous regarde… Les marchés financiers nous rappellent que les taux d’intérêts auxquels nous empruntons augmentent ; on emprunte plus cher que l’Espagne, que le Portugal, que l’Italie. On risque d’être à nouveau déclassés ce soir par une agence. On vit ce qu’on appellerait le nœud coulant : l’étau se resserre sur nous, avec le risque d’une asphyxie financière ».

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  • Maire, l’engagement au cœur de la République

    33:50|
    Les élections municipales approchent avec des scrutins qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Avec le contexte de crise politique et budgétaire que traverse la France, ces élections locales seront-elles impactées par les enjeux nationaux ? Parité des listes, sécurité des élus, finances locales, la matinale « Bonjour chez vous ! » organisait un débat entre trois maires autour de ces questions : Nathalie Gavoille, maire (sans étiquette) de Trochères, Vincent Chauvet, maire (MoDem) d’Autun et Patrick Haddad, maire (PS) de Sarcelles.Sur la question de la sécurité, les maires constatent, comme dans d’autres métiers qui y sont confrontés, une montée de la violence de la société. Vincent Chauvet remarque que « les citoyens sont de moins en moins citoyens- électeurs, et de plus en plus clients-consommateurs, comme dans une relation avec un fournisseur d’accès, avec des comportements extrêmement agressifs et sans patience ».Nathalie Gavoille témoigne « d’agressions verbales». Patrick Haddad, victime d’une agression à proximité de sa mairie, notamment d’un lancer de pierre, constate : « la violence des habitants. La protection fonctionnelle nous défend physiquement, mais il y aussi le problème de la lenteur de la justice derrière. Il y a trois ou quatre mandats nous étions peut-être dans un monde qui allait moins vite, et moins conflictuel ».
  • Bernard Delcros : « Le Premier ministre devrait privilégier la copie du Sénat pour le budget »

    24:19|
    Ce lundi, Sébastien Lecornu a annoncé en conseil des ministres qu’il engageait la responsabilité de son gouvernement en déclenchant l’article 49-3 pour faire passer le budget de 2026. Trois motions de censure du gouvernement seront discutées dans l’Hémicycle. Le Premier ministre doit conserver tout ou partie des amendements votés à l’Assemblée nationale ou au Sénat pour les ajouter à la copie initiale du gouvernement : un nouveau compromis à trouver.Bernard Delcros, sénateur (Union Centriste) du Cantal, président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, constate que « le pays n’a toujours pas de budget dans la deuxième quinzaine du mois de janvier, je me satisfais que Sébastien Lecornu ait choisi une voie qui permet à la France d’en être dotée. C’est ce qu’attendent nos concitoyens, les élus, les acteurs économiques, etc. J’espère simplement que le Premier ministre conservera la copie du Sénat pour les collectivités, puisque nous avons préservé ces dernières d’une ponction trop lourde ».Bernard Delcros a également abordé le retour de la loi sur la fin de vie au Sénat : « C’est un texte qui donne toute liberté aux membres des groupes parlementaires de voter pour ou contre. Nous sommes sur un sujet qui touche à l’intime, à la conscience, aux convictions au plus profond de chacun, à son parcours, à la vie de ses proches, à son vécu familial, etc. En grande majorité, tout le monde aujourd’hui s’accorde pour dire qu’il faut aller un peu plus loin de la loi Leonetti, pour aller d’une ‘sédation profonde’ vers un ‘droit à l’aide à mourir’ ou une ‘assistance médicale à mourir’ ».
  • Sébastien Martin : « L’Europe doit être moins naïve, notamment sur la question industrielle »

    23:52|
    Donald Trump menace d’une hausse drastique des droits de douane sur les pays européens qui s’opposent à son projet d’annexion du Groenland. Le président des États-Unis a fait un cas particulier du vin et du champagne français : « Je vais leur imposer des droits de douane de 200% et Macron rejoindra le Conseil de paix ». Un « Conseil de paix » pour gérer la reconstruction de la bande de Gaza, avec pour but d’offrir une alternative à l’ONU pour régler les conflits dans le monde ».Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie déplore cette situation : « La menace n’est pas œuvre de diplomatie. Se comporter exactement de la même manière, peu importe l’interlocuteur, interroge même de savoir qu’elle est la vraie ligne diplomatique des Américains. Je conçois qu’il puisse imaginer faire la pluie et le beau temps sur toute la planète à lui tout seul, mais au bout d’un moment on a toujours besoin d’alliés. Je pense que ça incite encore plus l’Europe à réagir, à s’affirmer comme puissance, et à faire preuve de moins de naïveté, notamment sur la question industrielle ».Sébastien Martin conteste l’échec du bloc présidentiel, des Républicains et du Parti Socialiste à trouver un compromis sur le budget : « Certains groupes politiques ont fait en sorte que ça ne fonctionne pas. On a réussi à trouver le compromis sur le budget de la Sécurité sociale, sur le budget de l’État, ces groupes sont venus faire durer ad vitam aeternam cette situation. Ils se nourrissent d’une forme d’irresponsabilité. Ça n’est certainement pas parce que nous n’avons pas réussi à embarquer le Parti Socialiste, mais à cause d’une alliance de circonstance RN-LFI ».
  • 75. Bonjour chez vous ! du 20 janvier 2026

    01:28:54||Ep. 75
    Le gouvernement engage sa responsabilité en recourant au 49.3 pour faire adopter le budget, au terme d’une séquence marquée par l’échec du compromis parlementaire. Ce choix relance le débat sur la méthode de l’exécutif, la place du Parlement et le coût politique d’un passage en force.Au cœur de cette émission, Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, analyse la stratégie du gouvernement face aux motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, et revient sur les conséquences économiques et industrielles de l’instabilité budgétaire.Côté Sénat, la question du rôle des collectivités territoriales s’impose. Quel effort leur est demandé ? Jusqu’où peut aller la contribution des territoires dans un contexte de finances publiques contraintes ? Bernard Delcros, président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et sénateur centriste du Cantal, apporte son éclairage.À l’approche des élections municipales, l’émission ouvre également le débat sur la place du maire dans la société française. Après un mandat marqué par des crises successives, comment les élus locaux vivent-ils leur fonction et leur rapport aux citoyens ? Trois maires viennent confronter leurs expériences et leurs visions.Enfin, à la une de nos régions un focus sur les inondations dans l’Aude, leurs conséquences locales et les réponses apportées sur le terrain.
  • Ordonnances ou 49.3 : Le dilemme de Sébastien Lecornu

    33:32|
    Sébastien Lecornu s’était refusé jusqu’ici à utiliser le 49-3 pour laisser libre cours au débat parlementaire. Cette décision faisait face aux menaces du Parti Socialiste de censurer le gouvernement en cas de recours à l’article 49-3. Avec le risque de blocage, de censure, de dissolution et de législatives anticipées, la donne a changé et des élus socialistes appellent à présent le Premier ministre a faire usage de cet outil.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat juge « qu’il faut en finir de toute façon. Le 49-3 avait sa préférence, sauf qu’il y a renoncé sous la pression du Parti Socialiste. Maintenant il doit le ressortir, donc s’asseoir sur une partie de ses promesses. Mais il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétère. Nous aurons certainement un 49-3 dans les heures qui viennent, annoncé demain devant la représentation nationale, discuté ensuite face à trois motions de censure. Ce sont des mauvaises solutions. Tout ça pour en arriver là ».Le Parti Socialiste estime qu’un 49-3 maintenant ne serait pas « un 49-3 de blocage, mais un blocage de compromis ». Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, s’amuse de cette communication : « Ils peuvent habiller ça comme ils veulent, je n’oublie pas que le 49-3 est depuis le début, pour eux, un outil anticonstitutionnel. C’est dramatique pour le discours et la crédibilité des femmes et des hommes politiques de ce pays. Tout ça fait les choux gras des extrêmes ».
  • Aurore Bergé : « Jusqu’au bout, le gouvernement a cherché le compromis sur le budget »

    21:21|
    Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit faire savoir ce lundi, s'il a recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale. Il espère avoir la clémence des socialistes, satisfaits par les nombreuses concessions gouvernementales.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, insiste sur le fait que le gouvernement a « jusqu’au bout cherché la capacité de compromis, et peu importe la méthode, ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera retenue. Vous savez que l’on vote d’abord les dépenses, sur lesquelles il est plus facile de s’accorder, et ensuite les recettes. Et nous, ce que nous voulions, et je crois que c’est la demande majoritaire des Français et des entreprises, c’est la question de la stabilité ».Aurore Bergé est également revenue sur l’opération « Talents de France », lancée ce lundi par son ministère : « pendant longtemps la lutte contre les discriminations a été une logique de segmentation. Je ne pense pas qu’il faille faire ça. Je pense qu’il faut une réponse républicaine. Il faut dire qu’on a un gâchis humain aujourd’hui, parce qu’on a des talents qui restent à la porte, on a une aberration économique parce que les entreprises sont en pénurie sur des secteurs de souveraineté. Il faut changer les méthodes de recrutement en fonction des compétences, et pas en fonction de critères qui ne devraient jamais avoir leur place ».
  • 74. L'intégrale du lundi 19 janvier

    01:27:58||Ep. 74
    Au programme de cette édition : quelle stratégie Sébastien Lecornu va-t-il choisir pour faire adopter le budget ? 49.3 ou ordonnances ? Peut-il réussir ce passage en force tout en évitant une censure parlementaire ? Décryptage dans notre dévat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.À l’approche des municipales, Renaissance cherche sa place dans un scrutin traditionnellement difficile pour les partis présidentiels. Quelle stratégie pour exister localement ? Faut-il nouer des alliances, soutenir des maires sortants ou présenter des candidats sous bannière Renaissance ? Nous en parlons avec Aurore Bergé, ministre et figure de Renaissance.Sur la scène internationale, l’Union européenne fait face à un monde sous tension. Est-elle suffisamment ferme face à l’Iran ? Peut-elle répondre aux menaces de Donald Trump sur les droits de douane visant les pays soutenant le Groenland ? Nous en parlons avec le sénateur socialiste Val-d’Oise et vice-président de la commission des affaires étrangères, Rachid Temal, et avec le témoignage rare du neveu du guide suprême iranien Ali Khamenei, installé en France.Enfin, dans nos régions, nous donnons la parole aux élus de terrain à l’approche des municipales. Qui sont ces maires qui cumulent les fonctions et portent seuls la vie locale ? Direction l’Eure, à Quittebeuf, à la rencontre de Benoît Hennart, un maire aux multiples casquettes.
  • Rachid Temal : « Il faut détruire le régime iranien pour que le peuple choisisse son destin »

    25:05|
    Le régime iranien vit-il ses derniers jours ? Donald Trump déclare « qu’il est temps de chercher un nouveau dirigeant iranien ». Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé dimanche que toute attaque visant le guide suprême Ali Khamenei équivaudrait à « une guerre totale contre la nation ».Rachid Temal, sénateur (PS) du Val-d’Oise, estime « qu’il y a des pays qui participent à la situation actuelle en Iran. Il faut une réunion rapide du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que le monde voit qui soutient qui. Parce qu’on sait bien que la Chine achète 90% du pétrole iranien, que du matériel militaire iranien rejoint la Russie contre l’Ukraine. Je pense qu’il faut qu’on le dise et que l’on détruise ce régime, pour que le peuple iranien choisisse librement son destin ».Rachid Temal est également revenu sur la détresse des lycéens et des parents d’élèves avec l’ouverture de Parcoursup : « Parcoursup est un scandale en soi. La réforme du Bac, avec ce système d’options, fait que très tôt on trie les élèves. Car en fonction de votre lycée, vous n’aurez pas toutes les options. C’est un tri social et géographique qui est détestable. Et sur Parcoursup, il faut déjà que les lycéens imaginent ce qu’ils veulent faire, ce n’est pas toujours très simple, et ensuite c’est un algorithme dont personne ne connaît rien qui choisit votre avenir. Quel adulte accepterait cela dans le monde du travail ? ».
  • Budget 2026 : vers un 49.3 ou des ordonnances ?

    34:47|
    Les débats budgétaires à l’Assemblée nationale ont été mis à l’arrêt par le gouvernement. Face à l’impasse et à l’impossibilité de trouver un accord entre le bloc présidentiel, Les Républicains et le Parti Socialiste, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin a évoqué à nouveau la possibilité de recourir à l’usage du 49.3 ou des ordonnances pour doter la France d’un budget.Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat explique le fait « que les débats soient interrompus hier à minuit, personne ne l’avait prévu. Mais on savait qu’il fallait absolument, pour le gouvernement, interrompre les débats avant le vote de la première partie du texte. Car on se doutait de l’issue de ces votes au vu de l’état des débats dans l’Hémicycle, et si le volet recettes du texte était rejeté, le gouvernement se trouverait coincé, sans possibilité de recourir aux ordonnances ou au 49.3 ».Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, analyse les options du gouvernement : « Il y a donc deux questions qui se posent. Le contenu : qu’est-ce que le gouvernement va conserver des débats parlementaires, et sur quoi les socialistes et Les Républicains sont-ils prêts à faire des concessions ? Et le véhicule, aussi important que le contenu, car ce n’est pas la même chose de passer par le 49.3 et les ordonnances. La dernière fois que l’on a utilisé des ordonnances pour faire passer un budget, ça remonte à la Restauration ».