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Place des Fêtes
En direct de la Gaîté Lyrique avec Voyou, Izïa, le Front Électronique, KasbaH, Luidji et Bonnie Banane
Saison 5, Ep. 124
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En écho au grand rassemblement ce jour à République « Pour un Front Démocratique contre l’extrême droite », Tsugi Radio prend l’antenne dès 17h30 sur le parvis de la Gaîté Lyrique avec Voyou, KasbaH, le Front Électronique et la participation d’Izïa, Luidji et Bonnie Banane.
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120. La chronique de Benoît Félix-Lombard : Retour sur San Remo
09:00||Saison 6, Ep. 120Pour le mois de mars, Benoît revient sur l'édition 2026 de San Remo
119. Printemps de Bourges avec Thibaut en live, DeLaurentis et Boris Vedel
01:02:01||Saison 6, Ep. 119Du 14 au 19 avril, sur les bords de l’Auron, nous fêterons la 50ème édition d’un festival qui semble n’avoir pas pris une ride : le Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Né de l’esprit visionnaire de Daniel Colling, qui cherche comment montrer les nouveaux talents de la chanson, Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin… Daniel parvient à convaincre Charles Trenet de rejoindre la capitale du Cher pour la première édition du festival en 1977. Après ça, tout le monde va se presser à Bourges : Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, The Stranglers, Daniel Balavoine, Nina Simone. Le Printemps de Bourges devient vite un modèle et participe à structurer et professionnaliser le secteur des musiques actuelles qui reposait encore beaucoup sur des café concerts. Mais là où Bourges marque sa différence, c'est en ayant su rester branché sur la découverte et l’émergence, bien sûr à travers l’incroyable dispositif des Inouïs qui repose sur un fin maillage territorial de la francophonie. Mais aussi en célébrant des répertoires à travers des créations : Jeanne Added qui reprend Prince, Yan Wagner Portishead, Léonie Pernet Ziggy Stardust de David Bowie, Messages Personnels, l’hommage à Françoise Hardy en 2024. L’attachement au Printemps est si fort qu’il semble impensable de rater la moindre édition, le festival a eu lieu pour ses Inouïs en septembre 2020, en juin 2021 aussi, où nous étions assis sous la grande tente du W. Malgré quelques retours à l’hôtel au milieu de la nuit sous des trombes d’eau, malgré les courtes nuits, les salles du 22 sont toujours pleines de gens aux yeux mi-clos mais aux oreilles grandes ouvertes dès midi pour applaudir les Inouïs. Mon Printemps à moi c’est la première rock and beat party en 2009 avec Birdy Nam Nam, Yuksek et l’électrique duo allemand Digitalism, Charlotte Gainsbourg au Palain d’Auron rebaptisé Palais Daniel Colling, Hervé au 22 qui jouait pour les Inouïs comme si c’était son stade de France, le producteur de Zaho de Sagazan qui faisait des bons en observant les pros tomber sous le charme de la symphonie des éclairs, une soirée Catherine Ringer, Juliette Armanet, Véronique Sanson le soir des 70 ans de la chanteuse d’Amoureuse, ma première interview de Clara Luciani, l’ambiance familiale et joyeuse de la première venue d’Aya Nakamura un dimanche, François Hollande qui déambule à quelques jours de son élection à l’Élysée, ou l’année dernière tout le 22 qui pleure en découvrant Pierre & la Rose. Vous n’êtes pas prêts parce qu’en 27 on fêtera les 50 ans du Printemps, en 28, Bourges sera capitale européenne de la culture, et aujourd’hui sur Tsugi Radio, 3 invités, Thibaut, ancien Inouï en piano-voix avec son nouveau single, le directeur du festival Boris Vedel, et aussi la productrice et compositrice DeLaurentis qui rendra cette année hommage aux pionnières de la musique électronique.
118. Avec 15 15 et la chronique d'Alexandre Berly
59:33||Saison 6, Ep. 118Aujourd’hui au rendez-vous de Place des Fêtes, des échos bizarres, des vibrations telluriques, des dissonances étourdissantes… On vous propose le remède parfait au froid de l’hiver qui dure, à l’angoisse de la marche du monde, au stress de l’entre-deux tours des municipales… On part en voyage, sans alourdir le bilan carbone, puisqu’il suffit de fermer les yeux et d’ouvrir grand les oreilles. Direction la Polynésie Française et l’île de Mārara. Pays imaginaire né des cinq parahata primordiaux, des êtres divins intervenus pour sauver les habitants de la famine, qui ont découvert ce paradis. Entre une session surf, un plat de Fāfaru, spécialité de poisson à l’eau de mer ou le festival de Taravanara’a… on vous promet vous allez oublier le métro aux heures de pointe et les vociférations des chaînes info. Bienvenue sur Mārara, île imaginée par les esprits fertiles d’un collectif de magiciens du rythme et de la mélodie syncopée. Ce collectif est composé de 5 musiciens et musicienne, qui sont peut-être, les doubles terrestres des parahatas, allez savoir… ce dont on est sûr c’est qu’ils s’appellent 15 15, et qu’après 2 EPs, un passage aux Trans Musicales, nous on demande direct notre carte de séjour pour aller vivre à Mārara.
117. "Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid" · Julien Lewkowicz, Guillaume Costanza & Jean-Luc Romero-Michel
01:00:37||Saison 6, Ep. 117Aujourd’hui sur Tsugi Radio, on va parler de musique - ça vous en avez l’habitude - mais aussi de théâtre et de radio. "Ce soir j’ai de la fièvre et toi tu meurs de froid", c’est le titre d’une pièce de et avec Julien Lewkowicz sur la scène du Théâtre Paris-Villette du 19 mars au 4 avril. Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’une comédie musicale avec les chansons de Claude François. Il s’agit d’une pièce inspirée par une émission mythique de la radio Fréquence Gaie, "Lune de Fiel". On est vers la fin des années 80, c’est la dernière de "Lune de fiel", une émission de libre-antenne au ton incroyablement libre et parfois grivois. Fréquence Gaie, radio pirate, devenue radio libre après l’élection de Mitterrand, est la première radio au monde à destination de la communauté homosexuelle à émettre 24h sur 24. Portée par l’arrivée de la gauche au pouvoir, la radio est très écoutée en Île-de-France, y compris par les hétérosexuel·les qui louaient sa liberté de ton et sa curiosité musicale, culturelle et même philosophique. Il faut dire que le paysage audiovisuel de l’époque ne comptait que 3 chaînes de télé et des radios qui, privées ou publiques, semblaient peu enclines à tourner la page des années 70, voire des années 60. Fréquence Gaie doit son incroyable popularité notamment aux Petites Annonces, des années avant l’arrivée de Grindr et l’invention du Minitel. On ne plaisantait pas avec les petites annonces parce que deux reporters à moto, allaient tous les soirs sonner chez les auditeurs, pour vérifier qu’ils ne mentaient pas sur leur apparence physique ou leur âge, et parfois pour profiter d’un petit échantillon promo. Mais en cette fin de décennie, Fréquence Gaie a enterré trop de ses forces vives à cause de l’épidémie de VIH. La pièce de Julien Lewkowicz amène l’esprit libertin et frondeur de Fréquence Gaie sur le plateau, sans occulter la tristesse insondable d’une génération dont les espoirs ont été fauchés en plein vol. Fréquence Gaie, en plus d’être un refuge a participé à la conquête des droits des gays et des lesbiennes. Droits dont on sait qu’ils ne sont jamais acquis. Le Sénégal il y a quelques jours a alourdi la répression contre l’homosexualité, les bonnes nouvelles du premier tour des municipales masquent à peine les réélections triomphales de certains maires d’extrême-droite qui, si elle prend le contrôle du pays, s’attaquera aux droits des minorités comme elle fait en Italie ou aux États-Unis. Alors aujourd’hui, exceptionnellement sur Tsugi Radio, on ne dit pas LGBTQIA+, mais pédé et gouine, aujourd’hui, notre webradio se branche sur le 90FM avec Julien Lewkowicz, la comédienne Laure Blatter, et la particpation de Jean-Luc Romero-Michel, ancien bénévole de Fréquence Gaie.En fin d'émission, coup de fil au Président du Campus-Condorcet, Pierre-Paul Zalio, à l'occasion de la 3ème édition du Printemps des Humanités. Du 19 au 21 mars, ce festival de sciences sociales se poste une question : pourquoi travailler ? Avec Banlieues Bleues, Tsugi Radio s'associe à la soirée de clôture samedi 21 novembre avec le concert de Da Cruz et un set de nos résidents PPJ.
116. Pédale rurale · la chronique d'Olivier Forest
05:56||Saison 6, Ep. 116Cette semaine dans sa chronique cinéma, séries, écrans, Olivier Forest parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier.
115. Alphons Bisaillon & la chronique d'Olivier Forest
58:14||Saison 6, Ep. 115Je vous parle souvent du FME, le festival de musiques émergentes à Rouyn Noranda au Nord du Québec. Mais je ne suis pas sûr de vous avoir déjà parlé des Mooses. C’est la salle des fêtes de l’association de chasse de cette ville minière d’Abitibie-Témiscamingue. Ambiance plafond en formica, bois de cerfs, étrange décoration de Noël qu’on ne prend jamais la peine de retirer. Ambiance chelou un peu Twin Peaks, un peu lost in translation mais avec l’accent québécois. Si la délégation française semble désorientée dans cet environnement, pour celui que j’étais venu voir en cette fin d’après-midi du 30 août dernier, c’était sans doute beaucoup plus familier. Alphonse Bisaillon vient de Saint-Hyacinthe, petite ville rurale à l’Ouest de Montréal en remontant le Saint-Laurent. C’est là qu’il a grandi entre expositions agricoles, virées dans les champs et un ennui certain que le jeune Alphonse trompe avec la musique et l’écriture. Alphonse Bisaillon aime la chanson, aime la musique traditionnelle québécoise, mais aussi le rap, le jazz, et je le soupçonne d’aimer le disco. Mais plus que tout, il aime les mots. « Ma grand-mère trouve qu’il se passe trop d’affaires dans mes tounes ! Mais je ne pourrais pas faire autrement, il y a tellement de mots que j’aime. », déclare-t-il à nos confrères de La Presse au Canada. Alphonse Bisaillon, est prolixe comme un rappeur. Si vous aimez l’ellipse et la retenue, peut-être que l’émission d’aujourd’hui va vous paraître un peu dense. Mais je vous conseille de rester avec nous, parce qu’aujourd’hui dans Place des Fêtes, on va jaser avec Alphonse Bisaillon et ça va être bien le fun, puisqu’il va même se mettre au piano du studio pour jouer un titre en live.En fin d'émission, la chronique cinéma, séries, écrans, d'Olivier Forest. Aujourd'hui on parle jardinage, campagne, fierté et tracteurs, on parle de PÉDALE RURALE, le premier documentaire d’Antoine Vasquez, en salle depuis mercredi dernier.
114. Gris, un jeu de Nomada Studio · la chronique de Juliette de Prigny
04:46||Saison 6, Ep. 114Fini la rigolade, pour changer on parle guérison de trauma et deuil avec le magnifique, Gris. Gris c’est une histoire toute en délicatesse et en poésie, où même si on parle traumatisme deuil et lutte, on parle aussi guérison, persévérance et espoir. On y incarne une jeune femme, Gris, qui traverse les paysages dévastés d’un monde qui a perdu ses couleurs et c’est à nous de les retrouver. Un jeu Nomada Studio.
113. Avec Gildaa et la chronique de Juliette de Prigny
58:39||Saison 6, Ep. 113Aujourd’hui, je suis un peu jaloux. Aujourd’hui, j’aimerais remonter le temps et avoir la chance de vivre à nouveau mon premier concert de Gildaa. C’était il y a un peu plus d’un an, en janvier 2025 à la Maroquinerie. Gildaa auditionnait pour les Inouïs du Printemps de Bourges, dont elle finira par remporter ex-aequo avec Pierre & La Rose, le prix d’un jury présidé par Eddy de Pretto. Kora, boucles, guitare, portugais, piano, anglais, percussions, français : découvrir le monde de Gildaa, c’est accepter de baisser la garde et se laisser emporter. Oui, mais par qui ? Camille Constantin Da Silva le sait-elle elle-même ? Ou comme nous se laisse-t-elle dériver au fil de ses inspirations et de ses aspirations ? « Attention perds pas l’équilibre » chante-t-elle sur ce premier album. Et si justement, tout était là : perdre l’équilibre, perdre pied, n’être plus qu’une double-croche qui rebondit sur sa saudade empreinte de groove et de mystère. Le mystère, c’est en partie celui d’une aïeule à Salvador de Bahia, infirmière, guérisseuse et prêtresse. C’est peut-être elle qu’on entend quand Gildaa chante. Dans la voix de Gildaa, on entend aussi ces femmes qui prennent la parole qu’on leur refuse. Ou les personnes venues d’ici et d’ailleurs qui ont du mal à trouver leur foyer. Gildaa chante pour Perséphone qui se rend aux enfers, pour l’enfant qu’elle était ou la femme qu’elle sera. Mais Gildaa chante surtout pour le public qui lui donne vie, et ça c’est elle qui le dit. Au fond, la seule certitude, c’est qu’il faut viser l’utopie ne serait-ce que pour les aventures qu’on va vivre en route. Alors aujourd’hui, laissez-vous faire, Gildaa est l’invtée de Place des Fêtes.En fin d'émission, notre spécialiste en jeu vidéo, Juliette de Prigny, évoque Gris, un jeu pour tromper le deuil, édité par Nomada Studio.
112. Banlieues Bleues avec Rocé et Xavier Lemettre
45:11||Saison 6, Ep. 112Savez-vous ce que c’est un qu’un picó ? Eh bien c’est un soundsytem customisé prisé par la jeunesse de la côte caribéenne colombienne. Edna Martinez, originaire de Cartagena en Colombie, artiste visuelle basée à Berlin raconte : « Les gens aiment leur Picó, le défendent, se font tatouer son logo. C’est la culture musicale de la périphérie, belle et libre. Dans les quartiers populaires, la musique vous relie au reste du monde. » C’est une des nombreuses belles histoires qui seront racontées cette année encore au Festival Banlieues Bleues, une histoire dont vous entendrez des échos tout à l’heure à 19h sur la Tsugi Radio avec un DJ set de La Saramuya Picó, 1h de vibrations afro-caribéennes en avant-goût de leur venue le 27 mars à la Dynamo de Pantin. Relier les quartiers populaires au reste du monde à travers la musique, c’est un peu la raison d’être de Banlieues Bleues qui depuis 43 éditions, investit le département de la Seine-Saint-Denis pour trois semaines de mélanges artistiques et culturels en tous genres. Cameroun, Tanzanie, RDC, Iran, Portugal, Maroc, États-Unis, Brésil, Thaïlande, Japon… le monde a rendez-vous dans le 9-3 pour des concerts où fête rime avec politique, jazz avec curiosité, rap avec hybridité, tradition avec électronique. Aujourd’hui Place des Fêtes accueille le directeur de Banlieues Bleues, Xavier Lemettre, ainsi que le rappeur Rocé, fidèle du festival, qui sortira son 6ème album, Palmiers, le 20 mars prochain.