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Formation inclusive : Le rôle essentiel des brise-glaces
Dans cet épisode, Nadège explore le rôle essentiel des brise-glaces pour instaurer une dynamique inclusive dès le début d’une formation. Elle explique comment ces exercices peuvent poser le ton, créer un climat de confiance et favoriser la participation active, tout en présentant les écueils à éviter pour ne pas exclure certaines personnes.
Qu’est-ce qu’un brise-glace ?
Nadège rappelle qu’un brise-glace est un exercice proposé en ouverture d’une formation. Il sert à dynamiser le groupe, installer la confiance et donner dès le départ l’idée que chacun et chacune sera invité·e à s’exprimer. Il illustre ainsi l’alignement entre les valeurs d’inclusion que l’on enseigne et les pratiques pédagogiques utilisées.
Elle distingue deux types d’exclusion possibles :
- Sur le fond : un sujet clivant ou intimidant peut mettre certaines personnes mal à l’aise, par exemple demander d’évaluer ses compétences devant tout le monde.
- Sur la forme : des consignes peu claires, des objets difficiles à manipuler, des déplacements ou la prise de parole non préparée peuvent exclure des participant·es.
Nadège détaille ses bonnes pratiques :
- Sur le fond : choisir un sujet simple, accessible à toutes et tous, favoriser la coopération, proposer une alternative pour celles et ceux qui ne souhaitent pas parler. Poser des questions ouvertes et laisser chacun·e partager à son rythme.
- Sur la forme : expliquer clairement les consignes à l’oral et les afficher à l’écrit, laisser un temps de réflexion individuelle, commencer en binôme avant de passer en plénière, et s’assurer que chacun·e ait la possibilité de prendre la parole à tour de rôle.
Un exercice qu’elle affectionne particulièrement consiste à faire circuler une boîte contenant un miroir et demander à chacun·e d’identifier une qualité chez soi. Ensuite, en cercle, chacun·e partage la qualité identifiée et avance d’un pas si quelqu’un d’autre se reconnaît. Simple, adaptable, valorisant et puissant pour créer du lien autour des forces partagées dans le groupe.
Passage à l’action
Nadège conclut en invitant les formatrices et formateurs à repenser leurs brise-glaces comme un levier concret de posture inclusive, au-delà d’un simple jeu, et à expérimenter ces pratiques dès la prochaine session.
Par Nadège Riche
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97. La pratique réflexive 1/2
03:47||Saison 1, Ep. 97Aujourd’hui, je vous présente un outil étonnant et impressionnant pour apprendre sur soi même: la pratique réflexive.Définition de la pratique réflexive.La réflexivité, c'est la capacité à observer ce que l'on fait et ce que l’on a fait, d’analyser pourquoi ça fonctionne (ou pas), et d’en tirer un enseignement conscient. On ne se contente pas de faire, on se regarde faire rétrospectivement. Un peu comme si vous placiez une caméra face à vous pour ensuite vous observer vous même en train de faire.Pourquoi utiliser la pratique réflexive ?Son intérêt majeur réside dans l’acquisition d’une capacité d’analyse accrue améliorant l’apprentissage et in fine l’autonomie de l’apprenant dans divers contextes de situation de travail.Cette pratique est indispensable à mener durant une formation en situation de travail (AFEST) pour obtenir son financement par un OPCO (opérateur de compétences).Mais la pratique réflexive s’adresse à tous les apprenants quelque soit la modalité de leur formation.Pour l’apprenantLe simple fait de se poser des questions sur ce qu’on a appris, ce que l’on sait faire amène un changement, une prise de conscience de sa progression. Notez que ça marche aussi dans le cas d’une mise en situation fictive comme lors d’une formation classique en salle ou à distance.La pratique permet de s’interroger sur ce que l’on a appris, les gestes techniques que l’on a su reproduire, le processus que l’on a su intégrer, l’inclusion dans une organisation…Comment fait-on ?Il s’agit de constater ce qui a fonctionné et grâce à quoi, en repérant le contexte de la situation d’apprentissage. On réfléchit aussi à ce qui n’a pas fonctionné sans se juger mais plutôt en tentant d’identifier des contextes ou des solutions permettant le changement de comportement.On mesure ainsi les progrès parcourus, le temps qu’il faudra pour l’intégration complète de la ou des compétences, ce qui permet de consolider les apprentissages en profondeur.Si vous venez de suivre une formation, posez-vous ces 3 premières questions :demandez-vous ce que vous avez-fait pendant la formation, sans vous juger, pensez juste aux faits, à la situation, à la chronologiedans un deuxième temps, vous pouvez juger ce qu’est-ce qui s’est passé quand vous avez fait ceci ou cela ? Qu’avez-vous ressenti ?En enfin demandez-vous si vous referiez les choses à l’identique, ce qui vous a permis de réussir et ce qu’il vous manque, en terme d’outils mais aussi de compétences, ou de temps... et que changeriez-vous ?Dans le prochain billet nous nous intéresserons au rôle du formateur durant cette pratique réflexive et notamment à la finalisation de cette pratique.Par Frédérique BerteletRéférencesSchön, D.A. (1988). Coaching Re- Coaching Re-flective Teaching. In : Hindryckx MN & Laschet M, 2009
96. Wordcafé
03:17||Saison 1, Ep. 96INTELLIGENCE COLLECTIVE : UTILISEZ LE WORLD CAFEAujourd’hui, Valérie vous propose une technique d’intelligence collective aussi simple qu’efficace : le World Café.Vous avez un groupe qui reste silencieux ? Des participants qui n’osent pas prendre la parole ? Ou, au contraire, toujours les mêmes qui monopolisent les échanges ?Et si vous changiez simplement… la façon de faire circuler la parole ?Le World Café, c’est quoi ? Le principe est très simple : on installe les participants autour de plusieurs tables, chacune consacrée à une question ou une problématique.Pendant quelques minutes, les participants échangent, réfléchissent, notent leurs idées… puis changent de table.Et c’est là que ça devient intéressant : à chaque nouvelle table, ils découvrent les réflexions du groupe précédent, les enrichissent, les questionnent et apportent leur propre expérience.Au fil des rotations, les idées circulent, se croisent, se transforment… et une véritable intelligence collective se met en mouvement.Comment l’utiliser en formation ? Alors, concrètement, comment l'intégrer dans une formation ?Imaginez que vous formiez des formateurs sur la pédagogie active.Vous pouvez proposer trois tables :Table 1 : « Qu’est-ce qui favorise l’engagement des apprenants ? »Table 2 : « Quelles activités pédagogiques fonctionnent vraiment ? »Table 3 : « Quels sont les freins à la participation ? »Les groupes tournent toutes les 8 à 10 minutes.À la fin, chaque table restitue les idées fortes qui ont émergé.Et vous pouvez terminer par une question essentielle :« Qu’est-ce que nous allons retenir et surtout… qu’allons-nous tester ? »Le World Café peut ainsi servir à faire émerger des idées, résoudre une problématique, partager des pratiques ou construire collectivement des solutions.Pourquoi ça fonctionne ? Pourquoi cette méthode est-elle intéressante pour un formateur ?Parce qu’elle décentralise la parole.Les participants ne sont plus simplement assis face au formateur à attendre le prochain PowerPoint : ils deviennent producteurs de contenus et de solutions.Et surtout, chacun apporte son expérience.Le rôle du formateur évolue alors : il n’est plus seulement celui qui transmet… il devient celui qui crée les conditions pour que le groupe apprenne du groupe.Conclusion Votre défi ?Lors de votre prochaine formation, choisissez une question qui mérite d’être explorée collectivement… et transformez votre salle en café !Quelques tables, quelques questions, quelques rotations… et beaucoup d’idées.Alors, prêt à ouvrir votre World Café pédagogique ?Merci pour votre écoute et à très bientôt pour une nouvelle capsule de veille pédagogique !Par Valérie Gabillard
95. Qualiopi “le décret estival”
04:49||Saison 1, Ep. 95Qualiopi change de référentiel ! Et il va falloir s’y préparer.Dans ce nouvel épisode, Ludovic, le « chat pitre » qui veille sur les évolutions législatives de la formation professionnelle, décrypte le décret n° 2026-728 du 1er août 2026, publié au Journal officiel le 4 août. Ce texte actualise le Référentiel National Qualité (RNQ) sur lequel repose la certification Qualiopi.Les 7 critères restent en place, mais plusieurs indicateurs évoluent, un nouvel indicateur 33 fait son apparition et les nouvelles exigences seront applicables à compter du 1er novembre 2026.Pas question ici de tout décortiquer indicateur par indicateur : les « chats pitres » y consacreront prochainement plusieurs épisodes. Mais voici déjà les évolutions à avoir dans le radar !1. Plus de transparence publiqueLes indicateurs du critère 1 précisent les informations à communiquer au public. Les programmes de formation devront notamment faire apparaître les modalités pédagogiques et les modes de financement mobilisables. Les organismes devront également expliquer les modalités de calcul des taux de réussite ou de satisfaction publiés.2. La preuve devient centraleAvec l’évolution de l’indicateur 7, la notion de preuve est explicitement renforcée. Reste à attendre la nouvelle version du guide de lecture pour connaître précisément les éléments permettant de répondre à cette exigence.3. Violences et discriminationsLes indicateurs 12 et 15 intègrent davantage la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles, du harcèlement et des discriminations. Les organismes devront notamment formaliser leurs informations et leurs processus de traitement, à l’image des exigences relatives aux situations de rupture.4. Formation à distance renforcéeL’indicateur 19 apporte des précisions sur l’effectivité des formations à distance. Des précisions complémentaires sont encore attendues, notamment au travers du guide de lecture et d’un arrêté.Pour les centres de formation d’apprentis (CFA), l’indicateur 20 renforce également la participation des apprentis, des formateurs et des entreprises à la gouvernance du CFA.5. Sous-traitance mieux formaliséeL’indicateur 27 renforce les attentes concernant la sous-traitance, avec notamment une formalisation plus précise de la répartition des responsabilités entre les différents acteurs.6. L’amélioration continue évolueL’indicateur 30 introduit une nuance avec la collecte des appréciations des financeurs « le cas échéant ». L’indicateur 32 demande désormais d’intégrer la gestion des risques liés à la qualité des actions de formation dans le plan d’amélioration.Et un nouvel indicateur 33 introduit une évaluation par les apprenants, pour les CFA, ainsi que plusieurs modalités de communication des résultats.Le compte à rebours est lancé : 1er novembre 2026.Le nouveau Référentiel National Qualité passe à 33 indicateurs.Dans les prochains épisodes, Ludovic et les « chats pitres » reviendront en détail sur les évolutions et les preuves à préparer.En attendant, mieux vaut ne pas attendre le dernier moment pour faire le point sur ses procédures, ses documents et ses preuves qualité !Par Ludovic SimoninRéférences:https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054608509
94. Visuel de formation et diversité (Episode 3/3)
03:31||Saison 1, Ep. 94Comment représenter le handicap sans tomber dans les clichés du fauteuil roulant, de la vulnérabilité ou, à l’inverse, de la personne « extraordinaire » ?Dans ce troisième épisode consacré à la diversité dans les visuels de formation, Nadège, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l’inclusion en formation, applique trois questions simples à la représentation des personnes en situation de handicap.Qui est représenté ?Dans le monde, environ une personne sur six dans le monde vit avec un handicap. Pourtant, les personnes en situation de handicap restent souvent absentes des visuels. Et lorsqu’elles sont présentes, attention à ne pas se limiter au fauteuil roulant : les situations de handicap et les déficiences sont multiples et nombre d’entre elles ne sont pas immédiatement apparentes.Montrer les barrièresComment représenter un handicap non apparent ? Une possibilité consiste à montrer non pas une caractéristique censée « signaler » le handicap, mais la barrière rencontrée par la personne. Une personne dyslexique peut, par exemple, être représentée face à un support difficilement accessible, puis utilisant une solution adaptée comme la synthèse vocale.Représenter avec dignitéQui agit, décide ou dirige dans vos images ? L’épisode invite à sortir des représentations fondées sur la pitié, la dépendance ou l’héroïsation. Une personne en situation de handicap peut simplement travailler, apprendre, enseigner, prendre des décisions ou diriger une équipe : son handicap fait partie de son parcours sans résumer son identité.Montrer d’autres possiblesUne femme en fauteuil anime une réunion. Une personne aveugle dirige une équipe. Une personne avec un appareil auditif enseigne. Le handicap n’a pas besoin d’être le sujet du visuel : il peut simplement faire partie de la diversité humaine représentée.À vous d’observerPour terminer cette série de trois épisodes, une grille simple à appliquer à vos propres supports : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?Par Nadège RicheRéférences:Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Handicap et santé — l’OMS estime que 1,3 milliard de personnes, soit environ 16 % de la population mondiale ou une personne sur six, vivent avec un handicap important. (https://www.who.int/health-topics/disability#tab=tab_1)
93. Visuels de formation et diversité (Episode 2/3)
03:43||Saison 1, Ep. 93Les femmes sont-elles vraiment représentées à égalité dans nos supports de formation ? Et lorsqu'elles apparaissent, quels rôles leur attribuons-nous ?Dans ce deuxième épisode consacré à la diversité dans les visuels de formation, Nadège Riche, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l'inclusion en formation, propose d'appliquer trois questions simples à la représentation des femmes et, plus largement, du genre.Qui est représenté ?Les femmes représentent environ la moitié de la population : sont-elles pourtant aussi présentes que les hommes dans l'ensemble de vos supports ? Et quelles femmes montrez-vous ? L'enjeu ne se limite pas au nombre : il s'agit également de rendre visible la diversité des âges, origines, corpulences, situations de handicap et parcours.Dans quels rôles ?Une femme présente dans une image n'est pas nécessairement une femme représentée de manière égalitaire. Corps utilisé comme décoration, femmes qui écoutent, accueillent, prennent des notes ou prennent soin des autres : l'épisode invite à repérer les représentations qui reproduisent les stéréotypes et la division genrée du care.Montrer d'autres possiblesLes visuels peuvent aussi contribuer à élargir nos représentations. Montrer des femmes expertes, confiantes, décisionnaires ou présentes dans des secteurs traditionnellement masculins permet de proposer d'autres possibles et de sortir des rôles traditionnellement assignés.Diversifier le genreL'inclusion ne s'arrête pas à une représentation équilibrée des femmes et des hommes. Diversifier les expressions de genre et rendre également visibles les personnes trans et non binaires contribue à mieux représenter la diversité de nos sociétés.À vous d'observerPrenez maintenant l'un de vos supports de formation et posez-vous cinq questions : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?par Nadège RicheRéférence:Pépite Sexiste — association qui repère et partage des exemples actuels de sexisme ordinaire, de stéréotypes et de marketing genré dans la publicité et la communication. Elle est notamment présente sur Instagram, Facebook, TikTok et LinkedIn.Site web : https://www.pepitesexiste.fr/
92. Visuels de formation et diversité (Episode 1/3)
03:57||Saison 1, Ep. 92Les photos et illustrations utilisées en formation ne sont jamais complètement neutres : elles montrent qui parle, qui écoute, qui dirige, qui aide… et aussi qui n'est jamais représenté·e.Dans cet épisode, Nadège Riche, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l'inclusion en formation, propose une grille simple en trois questions pour analyser ses visuels et mieux représenter la diversité.Qui est représenté ?Certains groupes sont-ils omniprésents dans vos supports tandis que d'autres sont presque invisibles ? Il ne s'agit pas d'appliquer des quotas à chaque image, mais d'observer l'ensemble de ses supports pour rechercher une représentation suffisamment diverse et équilibrée.Dans quels rôles ?Être présent ne suffit pas. Il faut aussi observer les rôles attribués : qui parle, dirige ou prend les décisions ? Qui écoute, prend des notes ou aide les autres ? Ces choix peuvent reproduire, souvent inconsciemment, des stéréotypes et des rapports sociaux existants.Montrer d'autres possiblesLes visuels peuvent aussi devenir des vecteurs de changement. Montrer une femme dirigeant une équipe technique, une personne en situation de handicap animant une réunion ou un homme prenant soin d'un enfant permet d'élargir les rôles auxquels nous associons différents groupes sociaux.À vous d'observerUne seule image n'a pas à représenter toute la diversité humaine. C'est l'ensemble des visuels d'une formation qui compte. Pour faire votre propre diagnostic, cinq questions simples : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?Cet épisode ouvre une série de trois consacrée à la diversité dans les visuels de formation. Les deux suivants appliqueront cette grille à la représentation du genre, puis du handicap.Par Nadège Riche
91. Le cycle d'apprentissage expérienciel de Kolb
04:51||Saison 1, Ep. 91Alice et David Kolb, tous deux chercheurs américains, ont créé l’organisme de recherche sur l’apprentissage par l’expérience.Qu’est ce que le cycle de l’apprentissage expérienciel ?La théorie de l’apprentissage expérienciel donne une importance prépondérante à l’expérience dans les apprentissages et le développement de l’humain.Cette théorie très simple se déroule en 4 étapes : Expérimenter, Réfléchir, Penser et Agir. On peut aussi la formuler sous forme de questions : Faire, Quoi ?, Et alors ?, Et maintenant ? C’est un modèle adaptable à la création de programme de formation qui engage l’apprenant dans son processus d’apprentissage.Pour commencer, le formateur propose une pratique adaptée aux objectifs pédagogiques telles qu’une expérience concrète en laboratoire, un jeu de rôle ou un problème à résoudre...Ensuite il organise une séquence de réflexions personnelle ou en sous-groupes.La 3eme phase appelée Pensée est en réalité une phase de conceptualisation. Ici, l’apprenant a pour objectif de comprendre la signification de l’expérience. C’est dans cette phase que la théorie peut être abordée via le cours ou des lectures ou vidéos ...Pour terminer les apprenants sont invités à mettre en pratique ce qu’ils ont appris durant leur vie personnelle ou professionnelle.Un processus sans finCe cycle n’est pas un cycle linéaire comme peut l’être celui de la méthode transmissive où l’apprenant engrange passivement des connaissances et doit être capable de les restituer sans faille. Ce processus décrit par Kolb consiste, pour l’apprenant à absorber des connaissances à travers des expériences vécues et ressenties. Puis à les transmettre avec maitrise, sa vie durant. Il est capable de les transmettre car ses connaissances ont été réfléchies et conceptualisées. Il est donc capable de les reproduire et les analyser afin d’adopter les compétences nécessaires à son intégration dans le monde d’aujourd’hui, dans des contextes qui évoluent très vite.Une spirale progressive de cyclesPour vous, formateur, il s’agit d’organiser votre formation sous forme d’une série de cycles en augmentant progressivement la complexité et en élargissant les applications.Cette méthode permet à l’apprenant de découvrir les limites pratiques, les contextes d’application et de transposer ses connaissances.Des expériences d’apprentissage vivantesEn tant formateur, il est important de créer de vraies expériences d'apprentissage comme des projets sur le terrain, des jeux de rôle et d'autres exercices pratiques. L’important pour l’apprenant est de vivre pleinement l'expérience (plutôt que de suivre machinalement le déroulement d'un exercice en salle).A distance, cet engagement de l’apprenant dans ses apprentissages peut être renforcé par la présence physique du formateur, une présence sociale et cognitive et l’apprentissage par l’expérience.Les polarités dialectiquesKolb conseille d’inclure systématiquement à une formation active, une réflexion et une analyse conceptuelle.Les énigmes ou la résolution de problème par exemple stimulent parfaitement l’apprentissage. Il s’agit d’éviter le seul mode d’apprentissage descendant. Nous avons besoin à la fois d'une expérience concrète et d'une réflexion abstraite pour donner un sens à ce que nous apprenons.Par Frédérique BerteletRéférencesKolb, D.A (1984) Experiential Learning : Experience as the source of Learning and development. Prentice-Hall, Englewood Cliffs, New Jersey.Kolb D & Kolb A, 2023, 8 things to know about Experiential Learning Cycle, https://learningfromexperience.com/books/8-things-to-know-about-the-experiential-learning-cycle.pdfLe site de Kolb : https://learningfromexperience.com/
90. Reforme fiscale - TVA - OPCO et subrogation de paiement
04:12||Saison 1, Ep. 90Assujettissement à la tva des OPCO et fin de la subrogation?Dernièrement vous avez dû voir passer de nombreuses publications annonçant l’assujettissement à la tva des OPCO et y associant la fin de la subrogation de paiement. Ludovic fait le point, car ce n’est pas si radical.Effectivement ? Suite aux décisions de la Direction de la Législation Fiscale, (DLF) neuf des 11 OPCO ne bénéficieront plus au 1er Octobre 2026 de l’exonération de TVA.9 sur 11 car Opco santé et Uniformation, au regard des spécificités des secteurs couverts restent exonérés.Pour les 9 autres OPCO, ce ne sont pas toutes les activités qui sont impactées. L’apprentissage et le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas concernés. De plus, chaque OPCO adapte son fonctionnement selon les règles fixées par son Conseil d’administration.Ce que ceux-là signifie pour vous, si vous êtes un prestataire, que vous disposez d’une certification Qualiopi et que vous utilisez la subrogation de paiement c’est-à-dire, que ce n’est pas l’entreprise client qui règle votre prestation, mais l’Opco.A partir du 1er Octobre 2026, En premier lieu vous allez devoir bien identifier :Quel est l’Opco de votre client, et quelles sont les modalités fixées par celui-ci, par exemple AKTO propose un dispositif tiers payant. ATLAS liste par typologie de financement mobilisés les impacts de l’application des décisions fiscales. Il est donc important de faire le tour des 9 OPCO concernés pour valider les choix de chacun.Ensuite vous devez identifier:Quelle est la source du financement mobilisé par votre client? Un contrat d’apprentissage ou le Plan de développement des entreprises de moins de 50 salariés et vous pouvez continuer comme avant. Un contrat de professionnalisation, une période de reconversion, le plan de développement des compétences des entreprises de 50 salariés et plus, le plan conventionnel et surtout une action co-financées c’est-à-dire incluant un financement public (FSE par exemple) et/ou un versement volontaire de l’entreprise et là vous ne pourrez pas bénéficier de la subrogation de paiement.Sans subrogation, vous facturez votre client, l’entreprise. Vous recevez son paiement et lui délivrez, en plus des classiques attestations de formation et certificat de réalisation, une facture acquittée et votre client se fera rembourser par son Opco. D’autres modalités peuvent être proposées par l’OPCO, par exemple AKTO a mis en place un « tiers payant » Vous facturez l’entreprise, AKTO vous règle le montant Hors Taxe, dans le cadre du tiers payant que vous avez préalablement accepté, et l’entreprise vous règle la TVA.Fin Juin, j’ai consulté les sites des 9 OPCO concernés, seulement 2 avaient une publication précise sur le sujet, j’y retournerais à la rentrée en Septembre en même temps que la facturation électronique et d’ici là je vais réfléchir pendant les vacances à comment intégrer de façon agile ses nouveautés dans mes process. Et vous ! Êtes vous prêt ?par Ludovic Simonin
89. Accessibilité par les textes alternatifs : mode d'emploi
03:33||Saison 1, Ep. 89Comment rendre vos images accessibles aux personnes qui utilisent un lecteur d'écran ? Dans cet épisode, Nadège, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l'inclusion en formation, explique ce qu'est un texte alternatif – ou alt text – et partage des conseils simples pour rédiger des descriptions utiles, accessibles et efficaces. Une compétence facile à acquérir, qui améliore non seulement l'accessibilité de vos supports de formation, mais aussi leur qualité pour l'ensemble de votre public.Pourquoi un texte alternatif ?Le texte alternatif permet aux personnes aveugles ou malvoyantes d'accéder aux informations transmises par une image grâce à un lecteur d'écran. Nadège explique son fonctionnement et montre pourquoi il est devenu indispensable dans les documents, les présentations et les publications en ligne.Décrire l'information utileLa règle essentielle est simple : décrire le message transmis par l'image, et non l'image elle-même. À travers plusieurs exemples, l'épisode montre comment rédiger un texte alternatif pertinent pour une photographie, un graphique ou une illustration, et rappelle qu'une image purement décorative doit être déclarée comme telle.Les cinq bonnes pratiquesNadège partage cinq conseils faciles à appliquer : décrire uniquement l'information utile, rester concis, éviter les formulations inutiles comme « photo de », adapter la description au contexte et toujours vérifier que le texte permet réellement de comprendre ce que le visuel apporte.L'IA comme alliéeLes outils d'intelligence artificielle peuvent proposer une première version d'un texte alternatif. Nadège explique pourquoi ils constituent une aide précieuse, tout en rappelant qu'une relecture humaine reste indispensable pour garantir la qualité pédagogique du résultat.Une accessibilité bénéfique à tousL'épisode se conclut par un principe central de la conception universelle : ce qui améliore l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap profite également à l'ensemble des utilisateurs et utilisatrices. Des textes alternatifs bien rédigés facilitent la compréhension des supports et contribuent également à un meilleur référencement des contenus publiés en ligne.Par Nadège RicheRéférencesWebAIM – Alternative Text Guide W3C – Images Tutorial (Text Alternatives) Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA) Le guide par l’université d’Harvard (en anglais) : https://accessibility.huit.harvard.edu/describe-content-images