Partager

cover art for Handicap et Qualiopi; part. 2

Vos billets formation

Handicap et Qualiopi; part. 2

Saison 1, Ep. 20
•

Continuons à explorer le handicap dans la formation avec Qualiopi.

L'indicateur 10

Il vous invite à détenir une liste des structures et ou personnes ressources actualisée, susceptibles de vous aider à aménager les parcours aux besoins des personnes en situation de handicap. L’AGEFIPH est un organisme ressource qui vous aide à bâtir des plans individuels de compensation du handicap et à élaborer des fiches de suivi.

Les indicateurs 12 et 13

Ici on vous demande de prévenir les abandons, si vous avez accueilli des personnes en situation de handicap, quelles mesures avez-vous mises en place, quelles adaptations avez-vous proposées? En cas d'alternance, quel outil de liaison avez-vous proposé? Par exemple des rendez-vous de suivi réguliers avec fiches comme preuves.

Les indicateurs 14 et 21
  • Les dispositions des indicateurs 14 (pour les CFA) et 21 (pour tous) concernent les besoins du public en situation de handicap. Il vous faut démontrer qu’ils sont analysés et pris en compte dès la conception, par exemple avec des temps de pause réguliers ou avec des possibilités de suivi à distance ou de replay des réunions; que vous êtes en mesure de proposer des adaptations ou des aménagements en fonction des besoins spécifiques d’un ou d’une participante, par exemple de fournir des souris ergonomiques ou des claviers braille.
  • Les indicateurs 14 et 21 vous invitent à sensibiliser vos employés et les intervenants externes à la mixité, la diversité et la lutte contre les discriminations. L’AGEFIPH propose sur son site un kit de sensibilisation. Nous vous conseillons de former vos intervenants à l’accueil et au repérage des personnes en situation de handicap. 
L'indicateur 19

Les supports peuvent être fournis avant le démarrage de la formation et être conçus dans les règles de l’accessibilité et l’adaptabilité.

Les indicateurs 20, 23 et 25
  • Au sein de votre organisme de formation, vous devez nommer un ou une référente handicap, vous-même si vous êtes seul·e.
  • Les obligations de veille réglementaire et d'innovations pédagogiques et technologiques doivent bien sûr inclure la dimension du handicap.
L'indicateur 26

L’indicateur 26, central pour ce qui est du handicap, oblige tout prestataire de formation à mobiliser les expertises, outils et réseaux nécessaires pour accueillir, accompagner, former ou orienter les publics en situation de handicap. L’idée est de souligner que l’inclusion des personnes en situation de handicap passe donc forcément par une mise en réseau et une collaboration avec des spécialistes et prestataires experts du sujet. L'AGEFIPH fait un gros travail de sensibilisation et d’amélioration des conditions de formation des personnes en situation de handicap. en proposant la mise en réseau des référents handicaps.

Une amélioration continue

Le cœur de l’approche promue par Qualiopi est de faire du handicap un élément de l’amélioration continue à part entière. Si vous nous suivez, cela rejoint exactement ce que nous vous partageons dans ce podcast: parce qu’elle nous pousse à changer de perspective, l’inclusion est source d’innovation.


Envoyez-nous vos commentaires à vosbilletsformation@gmail.com. Nous les lirons avec intérêt et traiterons avec plaisir vos suggestions dans un prochain épisode !


Par Nadège Riche et Frédérique Bertelet


Références
  • Service Ressource Handicap Formation (RHF) de l’Agephip:
  • Ressource Focus Accessibilité V9 du guide de lecture Qualiopi de l’AGEFIPH:



More episodes

View all episodes

  • 100. La pratique réflexive part2/2

    04:15||Saison 1, Ep. 100
    Dans l’épisode précédent, nous nous sommes intéressés à la pratique réflexive pour les apprenants. Pour que cette pratique se déroule correctement observons le rôle du formateur, ce véritable compagnon réflexif.Le rôle du formateur dans la pratique réflexiveIl planifie un temps et un espace dédié à la verbalisation de ce que l’apprenant a acquis, de ce qu’il sait désormais faire, de ce qu’il lui reste à apprendre ou à perfectionner.Il est important que l’apprenant constate ses propres écarts, lui même, indique ce qu’il va changer dans ses pratiques. Le formateur doit faire preuve d’écoute sans dévoiler de solutions, malgré la tentation qui est grande. Il s’agit de faire réfléchir l’apprenant à ses pratiques, après une activité, plutôt que de corriger ou d’expliquer.La confiance mutuelle totale et le droit à l’erreur font partie de la méthode afin que l’apprenant se sente autorisé à révéler ses difficultés éventuelles.Comment se déroule une séance de pratique réflexive ?Le formateur pose les questions suivantes :La description : Sans réflexions ni commentaires, peux-tu indiquer ce que tu as effectué ? dans quel ordre ? Le stagiaire commence par décrire la situation, les recettes ou gestes appliqués et éventuellement des informations données par des témoins. C’est un récit chronologique ne nécessitant pas d’hypothèses, ni analyse, ni conclusion.Etat d’âme : Qu'est-ce qui s'est passé quand tu as fait ça ? ici l’apprenant présente son jugement personnel, il argumente avec ou sans émotion. On peut éventuellement interroger cette émotion : Qu’as-tu ressenti ?Décisions : Est-ce que tu le referas de la même façon ou Qu'est-ce que tu pourrais faire différemment ? ou Qu’est-ce qui te manque ? ou Qu'est-ce qui t'a permis de réussir cette étape ? Il s’agit, pour l’apprenant de valider ou de remettre en cause, d’envisager des perspectives d’amélioration en argumentant de façon pertinente des décisions ou des choix futurs.Lors de la prise de distance, le formateur donne son avis et complète grâce à des liens avec la théorie enseignée ; Il indique les compétences mises en oeuvre ou à atteindre. L’apprenant situe son action dans la globalité de l’organisation.Cette pratique implique une cohérence parfaite entre les attentes du manager, du formateur et de l’apprenant. La formation du type AFEST impose, pour être financée, de produire un compte rendu des remarques et analyses émises lors de ces différents échanges réflexifs.La consolidation des apprentissagesLa pratique réflexive permet à l’apprenant de prendre du recul en identifiant les enjeux de ses actions, puis les analyser et les corriger. L’ensemble de ces actions permettent la consolidation de ses apprentissages. Cette pratique engage la participation de l’apprenant, du formateur et du manager et s'inscrit dans la durée.par Frédérique BerteletRéférencesSchön, D.A. (1988). Coaching Re- Coaching Re-flective Teaching. In : Hindryckx MN & Laschet M, 2009, Ce n’est pas tant de l’expérience qu’on apprend, mais de ce qu’on décide d’en garder. CIFEN : Centre interfacultaire de formation des enseignants • Bulletin n° 26 Vacher Y, 2015, Construire une pratique réflexive. Comprendre et agir. Ed de boeck.
  • 99. Intelligence collective : Les Chapeaux de Bono

    04:08||Saison 1, Ep. 99
    Aujourd’hui,Valérie vous propose de découvrir une méthode pour faire réfléchir autrement vos apprenants : les fameux 6 chapeaux de Bono. Une technique idéale pour éviter les discussions qui tournent en rond, faire émerger différents points de vue… et surtout, apprendre à changer de lunettes pour regarder une même situation.Alors, prêts à essayer ?Les 6 chapeaux, c’est quoi ? Imaginée par le médecin et psychologue maltais Edward de Bono, cette méthode propose d’explorer une situation à travers six modes de pensée différents.Chaque chapeau correspond à une manière de réfléchir :⚪ Le blanc : les faits, les données, les informations disponibles.🔴 Le rouge : les émotions, les intuitions, les ressentis.⚫ Le noir : les risques, les limites, les difficultés.🟡 Le jaune : les avantages, les opportunités, ce qui peut fonctionner.🟢 Le vert : la créativité, les idées nouvelles, les alternatives.🔵 Le bleu : l’organisation, la synthèse et la décision.L’objectif ? Ne pas mélanger tous les modes de pensée en même temps, mais les explorer successivement.Comment l’utiliser en formation ? Prenons un exemple.Vous formez des professionnels à l'utilisation de l'intelligence artificielle en formation.Votre question pourrait être : « Faut-il intégrer davantage l’IA dans nos formations ? »Avec le chapeau blanc, le groupe recherche les faits : Que savons-nous ? Quelles sont les données ?Avec le rouge : Qu’est-ce que cela nous inspire ? Qu’est-ce que cela nous fait ressentir ?Avec le noir : Quels sont les risques ? Les limites ?Puis le jaune : Quels bénéfices pouvons-nous en tirer ?Le vert ouvre la porte à la créativité : Quelles utilisations originales pourrions-nous imaginer ?Et enfin, le bleu reprend la main : Que retenons-nous ? Quelle décision ou quelle action allons-nous prendre ?Vous pouvez faire travailler tout le groupe sur chaque chapeau… ou répartir les chapeaux entre plusieurs sous-groupes.Pourquoi utiliser les 6 chapeaux ? Cette méthode permet de structurer les échanges et d’éviter qu’une discussion soit dominée uniquement par les critiques… ou, à l’inverse, par les idées enthousiastes.Elle développe également la capacité à prendre du recul, à écouter d’autres perspectives et à argumenter.Et pour le formateur, c’est un formidable outil pour transformer une discussion parfois floue en réflexion collective structurée.Petit plus : les chapeaux peuvent être de vrais chapeaux, des cartes, des pictogrammes… ou simplement des consignes projetées à l’écran.Votre défi ?Prenez une problématique de votre prochaine formation et faites-la passer… sous les six chapeaux !Vous allez voir : changer de point de vue peut complètement changer la réflexion.Parce qu’en pédagogie, penser autrement, ça s’apprend aussi !Merci pour votre écoute et à très bientôt pour une nouvelle capsule de veille pédagogique !Par Valérie Gabillard
  • 98. Qualiopi " En attendant la V10 du guide de lecture"

    04:32||Saison 1, Ep. 98
    À quelques semaines de l’entrée en vigueur du nouveau référentiel Qualiopi, Ludovic, le « chat pitre » qui veille sur l’actualité législative de la formation professionnelle, fait le point sur une situation pour le moins… inconfortable : le décret est là, mais le nouveau Guide de lecture V10 se fait encore attendre.Pour enregistrer cet épisode, j’ai attendu la dernière minute, ou presque. Je l’enregistre le Lundi et vous l’écoutez un Vendredi. Mais pourquoi ai-je attendu ? Et bien comme plusieurs personnes, à moins d’un mois de l’entrée en vigueur du décret Qualiopi, j’aurai aimé vous présenter les pistes d’améliorations proposées par le Guide de lecture V10, mais voilà, il n’est toujours pas disponible.Quel décret s'applique?Certes une version de travail a fuité sur les réseaux sociaux, mais elle n’est en rien le guide officiel V10. Donc pour l’instant si vous avez un audit Qualiopi ; quel qu’il soit, initial, de surveillance ou de renouvellement, programmé le 1er Novembre et au-delà. Le décret s’applique, mais vous ne disposez que de la V9 du guide de lecture pour accompagner la mise à jour de vos procédures.Pas de panique, pour autant, l’échantillon des formations auditées sera surement en très grande majorité composé d’actions qui se sont déroulées avant le 1er Novembre et de ce fait il est normal que vos éléments de preuves soient conformes aux recommandations de la V9 du guide de lecture.Anticiper des indicateurs 32 et 33Cependant, puisque vous êtes audité, c’est que vous êtes dans une démarche d’amélioration continue. Et à ce titre vous avez anticipé l’application du décret comme l’arrivée du nouvel indicateur 33 pour les CFA ou l’intégration de la gestion des risques dans votre indicateur 32.Votre anticipation permet de présenter la procédure que vous allez appliquer pour les actions à venir et les éléments de preuves que vous allez y associer. Effectivement, c’est là, lorsque vous avez à faire un choix tant sur la forme que sur la finalité de votre élément de preuve que le guide de lecture V10 serait un plus. Gardons comme exemple la gestion des risques.La nouvelle version de l’indicateur 32 utilise le verbatim « Une analyse des risques sur la qualité des formations délivrées » Vous avez donc mis en place un processus d’analyse des risques, et pour ce faire vous avez identifiés les risques, puis analysé la probabilité et les conséquences possibles. Puisque vous êtes dans une démarche de gestion du risque vous avez peut-être ajouté des actions correctives afin de modifier le risque. Et bien ce dernier point, sauf si indiqué dans la V10 n’est pas attendu par le décret. A la lecture du décret seule l’analyse est attendue, et pas les actions correctives.L’élément de preuve que vous allez construire est donc la formalisation de l’analyse du risque par exemple : une matrice de criticité et non un plan d’actions pour traiter les risques.Attention, ceci est ma lecture, partagé par plusieurs experts sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas le verbatim officiel du guide de lecture V10… Puisqu’il n’est toujours pas là. Si à sa sortie, le guide mentionne comme élément de preuve mobilisable un plan d’actions. Il vous faudra revenir sur votre processus avant l’audit suivant afin de démontrer tant votre amélioration continue que votre capacité de veille. Alors en attendant la V10, continuez à écouter les épisodes des chats pitres, c’est une activité de veille que vous pouvez valoriser en entretien d’audit.Par Ludovic SimoninRéférence:Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 relatif au référentiel national sur la qualité des actions concourant au développement des compétences : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054608509
  • 97. La pratique réflexive 1/2

    03:47||Saison 1, Ep. 97
    Aujourd’hui, je vous présente un outil étonnant et impressionnant pour apprendre sur soi même: la pratique réflexive.Définition de la pratique réflexive.La réflexivité, c'est la capacité à observer ce que l'on fait et ce que l’on a fait, d’analyser pourquoi ça fonctionne (ou pas), et d’en tirer un enseignement conscient. On ne se contente pas de faire, on se regarde faire rétrospectivement. Un peu comme si vous placiez une caméra face à vous pour ensuite vous observer vous même en train de faire.Pourquoi utiliser la pratique réflexive ?Son intérêt majeur réside dans l’acquisition d’une capacité d’analyse accrue améliorant l’apprentissage et in fine l’autonomie de l’apprenant dans divers contextes de situation de travail.Cette pratique est indispensable à mener durant une formation en situation de travail (AFEST) pour obtenir son financement par un OPCO (opérateur de compétences).Mais la pratique réflexive s’adresse à tous les apprenants quelque soit la modalité de leur formation.Pour l’apprenantLe simple fait de se poser des questions sur ce qu’on a appris, ce que l’on sait faire amène un changement, une prise de conscience de sa progression. Notez que ça marche aussi dans le cas d’une mise en situation fictive comme lors d’une formation classique en salle ou à distance.La pratique permet de s’interroger sur ce que l’on a appris, les gestes techniques que l’on a su reproduire, le processus que l’on a su intégrer, l’inclusion dans une organisation…Comment fait-on ?Il s’agit de constater ce qui a fonctionné et grâce à quoi, en repérant le contexte de la situation d’apprentissage. On réfléchit aussi à ce qui n’a pas fonctionné sans se juger mais plutôt en tentant d’identifier des contextes ou des solutions permettant le changement de comportement.On mesure ainsi les progrès parcourus, le temps qu’il faudra pour l’intégration complète de la ou des compétences, ce qui permet de consolider les apprentissages en profondeur.Si vous venez de suivre une formation, posez-vous ces 3 premières questions :demandez-vous ce que vous avez-fait pendant la formation, sans vous juger, pensez juste aux faits, à la situation, à la chronologiedans un deuxième temps, vous pouvez juger ce qu’est-ce qui s’est passé quand vous avez fait ceci ou cela ? Qu’avez-vous ressenti ?En enfin demandez-vous si vous referiez les choses à l’identique, ce qui vous a permis de réussir et ce qu’il vous manque, en terme d’outils mais aussi de compétences, ou de temps... et que changeriez-vous ?Dans le prochain billet nous nous intéresserons au rôle du formateur durant cette pratique réflexive et notamment à la finalisation de cette pratique.Par Frédérique BerteletRéférencesSchön, D.A. (1988). Coaching Re- Coaching Re-flective Teaching. In : Hindryckx MN & Laschet M, 2009
  • 96. Wordcafé

    03:17||Saison 1, Ep. 96
    INTELLIGENCE COLLECTIVE : UTILISEZ LE WORLD CAFEAujourd’hui, Valérie vous propose une technique d’intelligence collective aussi simple qu’efficace : le World Café.Vous avez un groupe qui reste silencieux ? Des participants qui n’osent pas prendre la parole ? Ou, au contraire, toujours les mêmes qui monopolisent les échanges ?Et si vous changiez simplement… la façon de faire circuler la parole ?Le World Café, c’est quoi ? Le principe est très simple : on installe les participants autour de plusieurs tables, chacune consacrée à une question ou une problématique.Pendant quelques minutes, les participants échangent, réfléchissent, notent leurs idées… puis changent de table.Et c’est là que ça devient intéressant : à chaque nouvelle table, ils découvrent les réflexions du groupe précédent, les enrichissent, les questionnent et apportent leur propre expérience.Au fil des rotations, les idées circulent, se croisent, se transforment… et une véritable intelligence collective se met en mouvement.Comment l’utiliser en formation ? Alors, concrètement, comment l'intégrer dans une formation ?Imaginez que vous formiez des formateurs sur la pédagogie active.Vous pouvez proposer trois tables :Table 1 : « Qu’est-ce qui favorise l’engagement des apprenants ? »Table 2 : « Quelles activités pédagogiques fonctionnent vraiment ? »Table 3 : « Quels sont les freins à la participation ? »Les groupes tournent toutes les 8 à 10 minutes.À la fin, chaque table restitue les idées fortes qui ont émergé.Et vous pouvez terminer par une question essentielle :« Qu’est-ce que nous allons retenir et surtout… qu’allons-nous tester ? »Le World Café peut ainsi servir à faire émerger des idées, résoudre une problématique, partager des pratiques ou construire collectivement des solutions.Pourquoi ça fonctionne ? Pourquoi cette méthode est-elle intéressante pour un formateur ?Parce qu’elle décentralise la parole.Les participants ne sont plus simplement assis face au formateur à attendre le prochain PowerPoint : ils deviennent producteurs de contenus et de solutions.Et surtout, chacun apporte son expérience.Le rôle du formateur évolue alors : il n’est plus seulement celui qui transmet… il devient celui qui crée les conditions pour que le groupe apprenne du groupe.Conclusion Votre défi ?Lors de votre prochaine formation, choisissez une question qui mérite d’être explorée collectivement… et transformez votre salle en café !Quelques tables, quelques questions, quelques rotations… et beaucoup d’idées.Alors, prêt à ouvrir votre World Café pédagogique ?Merci pour votre écoute et à très bientôt pour une nouvelle capsule de veille pédagogique !Par Valérie Gabillard
  • 95. Qualiopi “le décret estival”

    04:49||Saison 1, Ep. 95
    Qualiopi change de référentiel ! Et il va falloir s’y préparer.Dans ce nouvel épisode, Ludovic, le « chat pitre » qui veille sur les évolutions législatives de la formation professionnelle, décrypte le décret n° 2026-728 du 1er août 2026, publié au Journal officiel le 4 août. Ce texte actualise le Référentiel National Qualité (RNQ) sur lequel repose la certification Qualiopi.Les 7 critères restent en place, mais plusieurs indicateurs évoluent, un nouvel indicateur 33 fait son apparition et les nouvelles exigences seront applicables à compter du 1er novembre 2026.Pas question ici de tout décortiquer indicateur par indicateur : les « chats pitres » y consacreront prochainement plusieurs épisodes. Mais voici déjà les évolutions à avoir dans le radar !1. Plus de transparence publiqueLes indicateurs du critère 1 précisent les informations à communiquer au public. Les programmes de formation devront notamment faire apparaître les modalités pédagogiques et les modes de financement mobilisables. Les organismes devront également expliquer les modalités de calcul des taux de réussite ou de satisfaction publiés.2. La preuve devient centraleAvec l’évolution de l’indicateur 7, la notion de preuve est explicitement renforcée. Reste à attendre la nouvelle version du guide de lecture pour connaître précisément les éléments permettant de répondre à cette exigence.3. Violences et discriminationsLes indicateurs 12 et 15 intègrent davantage la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles, du harcèlement et des discriminations. Les organismes devront notamment formaliser leurs informations et leurs processus de traitement, à l’image des exigences relatives aux situations de rupture.4. Formation à distance renforcéeL’indicateur 19 apporte des précisions sur l’effectivité des formations à distance. Des précisions complémentaires sont encore attendues, notamment au travers du guide de lecture et d’un arrêté.Pour les centres de formation d’apprentis (CFA), l’indicateur 20 renforce également la participation des apprentis, des formateurs et des entreprises à la gouvernance du CFA.5. Sous-traitance mieux formaliséeL’indicateur 27 renforce les attentes concernant la sous-traitance, avec notamment une formalisation plus précise de la répartition des responsabilités entre les différents acteurs.6. L’amélioration continue évolueL’indicateur 30 introduit une nuance avec la collecte des appréciations des financeurs « le cas échéant ». L’indicateur 32 demande désormais d’intégrer la gestion des risques liés à la qualité des actions de formation dans le plan d’amélioration.Et un nouvel indicateur 33 introduit une évaluation par les apprenants, pour les CFA, ainsi que plusieurs modalités de communication des résultats.Le compte à rebours est lancé : 1er novembre 2026.Le nouveau Référentiel National Qualité passe à 33 indicateurs.Dans les prochains épisodes, Ludovic et les « chats pitres » reviendront en détail sur les évolutions et les preuves à préparer.En attendant, mieux vaut ne pas attendre le dernier moment pour faire le point sur ses procédures, ses documents et ses preuves qualité !Par Ludovic SimoninRéférences:https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054608509
  • 94. Visuel de formation et diversité (Episode 3/3)

    03:31||Saison 1, Ep. 94
    Comment représenter le handicap sans tomber dans les clichés du fauteuil roulant, de la vulnérabilité ou, à l’inverse, de la personne « extraordinaire » ?Dans ce troisième épisode consacré à la diversité dans les visuels de formation, Nadège, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l’inclusion en formation, applique trois questions simples à la représentation des personnes en situation de handicap.Qui est représenté ?Dans le monde, environ une personne sur six dans le monde vit avec un handicap. Pourtant, les personnes en situation de handicap restent souvent absentes des visuels. Et lorsqu’elles sont présentes, attention à ne pas se limiter au fauteuil roulant : les situations de handicap et les déficiences sont multiples et nombre d’entre elles ne sont pas immédiatement apparentes.Montrer les barrièresComment représenter un handicap non apparent ? Une possibilité consiste à montrer non pas une caractéristique censée « signaler » le handicap, mais la barrière rencontrée par la personne. Une personne dyslexique peut, par exemple, être représentée face à un support difficilement accessible, puis utilisant une solution adaptée comme la synthèse vocale.Représenter avec dignitéQui agit, décide ou dirige dans vos images ? L’épisode invite à sortir des représentations fondées sur la pitié, la dépendance ou l’héroïsation. Une personne en situation de handicap peut simplement travailler, apprendre, enseigner, prendre des décisions ou diriger une équipe : son handicap fait partie de son parcours sans résumer son identité.Montrer d’autres possiblesUne femme en fauteuil anime une réunion. Une personne aveugle dirige une équipe. Une personne avec un appareil auditif enseigne. Le handicap n’a pas besoin d’être le sujet du visuel : il peut simplement faire partie de la diversité humaine représentée.À vous d’observerPour terminer cette série de trois épisodes, une grille simple à appliquer à vos propres supports : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?Par Nadège RicheRéférences:Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Handicap et santé — l’OMS estime que 1,3 milliard de personnes, soit environ 16 % de la population mondiale ou une personne sur six, vivent avec un handicap important. (https://www.who.int/health-topics/disability#tab=tab_1)
  • 93. Visuels de formation et diversité (Episode 2/3)

    03:43||Saison 1, Ep. 93
    Les femmes sont-elles vraiment représentées à égalité dans nos supports de formation ? Et lorsqu'elles apparaissent, quels rôles leur attribuons-nous ?Dans ce deuxième épisode consacré à la diversité dans les visuels de formation, Nadège Riche, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l'inclusion en formation, propose d'appliquer trois questions simples à la représentation des femmes et, plus largement, du genre.Qui est représenté ?Les femmes représentent environ la moitié de la population : sont-elles pourtant aussi présentes que les hommes dans l'ensemble de vos supports ? Et quelles femmes montrez-vous ? L'enjeu ne se limite pas au nombre : il s'agit également de rendre visible la diversité des âges, origines, corpulences, situations de handicap et parcours.Dans quels rôles ?Une femme présente dans une image n'est pas nécessairement une femme représentée de manière égalitaire. Corps utilisé comme décoration, femmes qui écoutent, accueillent, prennent des notes ou prennent soin des autres : l'épisode invite à repérer les représentations qui reproduisent les stéréotypes et la division genrée du care.Montrer d'autres possiblesLes visuels peuvent aussi contribuer à élargir nos représentations. Montrer des femmes expertes, confiantes, décisionnaires ou présentes dans des secteurs traditionnellement masculins permet de proposer d'autres possibles et de sortir des rôles traditionnellement assignés.Diversifier le genreL'inclusion ne s'arrête pas à une représentation équilibrée des femmes et des hommes. Diversifier les expressions de genre et rendre également visibles les personnes trans et non binaires contribue à mieux représenter la diversité de nos sociétés.À vous d'observerPrenez maintenant l'un de vos supports de formation et posez-vous cinq questions : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?par Nadège RicheRéférence:Pépite Sexiste — association qui repère et partage des exemples actuels de sexisme ordinaire, de stéréotypes et de marketing genré dans la publicité et la communication. Elle est notamment présente sur Instagram, Facebook, TikTok et LinkedIn.Site web : https://www.pepitesexiste.fr/
  • 92. Visuels de formation et diversité (Episode 1/3)

    03:57||Saison 1, Ep. 92
    Les photos et illustrations utilisées en formation ne sont jamais complètement neutres : elles montrent qui parle, qui écoute, qui dirige, qui aide… et aussi qui n'est jamais représenté·e.Dans cet épisode, Nadège Riche, la Chat Pitre qui veille sur la diversité et l'inclusion en formation, propose une grille simple en trois questions pour analyser ses visuels et mieux représenter la diversité.Qui est représenté ?Certains groupes sont-ils omniprésents dans vos supports tandis que d'autres sont presque invisibles ? Il ne s'agit pas d'appliquer des quotas à chaque image, mais d'observer l'ensemble de ses supports pour rechercher une représentation suffisamment diverse et équilibrée.Dans quels rôles ?Être présent ne suffit pas. Il faut aussi observer les rôles attribués : qui parle, dirige ou prend les décisions ? Qui écoute, prend des notes ou aide les autres ? Ces choix peuvent reproduire, souvent inconsciemment, des stéréotypes et des rapports sociaux existants.Montrer d'autres possiblesLes visuels peuvent aussi devenir des vecteurs de changement. Montrer une femme dirigeant une équipe technique, une personne en situation de handicap animant une réunion ou un homme prenant soin d'un enfant permet d'élargir les rôles auxquels nous associons différents groupes sociaux.À vous d'observerUne seule image n'a pas à représenter toute la diversité humaine. C'est l'ensemble des visuels d'une formation qui compte. Pour faire votre propre diagnostic, cinq questions simples : qui est présent·e ? Qui est absent·e ? Qui agit ? Qui décide ? Et qui aide qui ?Cet épisode ouvre une série de trois consacrée à la diversité dans les visuels de formation. Les deux suivants appliqueront cette grille à la représentation du genre, puis du handicap.Par Nadège Riche